dimanche 8 mars 2009

LE 9 MARS : ANNIVERSAIRE D'UN JOUR D'ESPERANCE

Hier, c'était le 9 mars. C'est une date importante pour bien des Angevins. En effet, le 9 mars 2008 fut un beau jour. Ce jour-là, démentant les prédictions sondagières au professionnalisme suspect, Christophe Béchu et la liste Choisir l'Avenir qu'il avait su rassembler arrivait très nettement en tête du premier tour des élections municipales à Angers. L'espérance de voir un autre majorité à l'Hôtel de Ville n'était pas alors un irrationnel pari.
Il s'en fallut de si peu que le dimanche suivant une autre majorité s'installât à l'Hôtel de Ville. Nous ne rappellerons pas la lourde responsabilité de ceux qui ont trahi leurs idéaux en faisant le choix du conservatisme et du maintien de l'existant.
Bien plus encore que le souvenir de cette campagne enthousiasmante, ce qui se vit actuellement à Angers nous fait dire que aujourd'hui comme hier nous referions avec la même conviction et le même enthousiasme le même choix. Celui de l'audace pour faire rayonner Angers. Celui du parler vrai pour tourner définitivement le dos à l'artifice communicationnel et aux faux-semblants.

Après un an de mandat, le bilan ne plaide pas en la faveur du maire réélu dans les conditions que l'on sait.

Rien de nouveau dans la gouvernance de la ville, sinon l'artifice cosmétique et le changement de look de Monsieur le Maire.

A en croire certain quotidien de la presse régionale, la succession de celui-ci serait déjà un objet de convoitise de la part de certains de ses adjoints. Que de pensées inavouables les miroirs matutinaux de ceux qui y pensent déjà en se rasant ou en se maquillant le matin auraient-ils déjà captées !

Si ce n'est pas des querelles d'ego en gestation, qu'est-ce que c'est?

Alors que notre ville est ellle aussi frappée par la crise économique, alors que depuis des années nous savons que la ville est plus pauvre que maintes agglomérations de taille et de structure comparables, nous payons aujourd'hui au prix fort les conséquences des choix criticables du passé.

La dérive insupportable des coûts du tramway obèrera pour longtemps les capacités d'investissement de l'agglomération, et l'on sait parfaitement que le choix d'un tracé aberrant n'est pas pour rien dans ce surcoût. Il est d'ores et déjà certains que la seconde ligne ne sera jamais réalisée, faute de pouvoir la financer.
Il est particulièrement navrant de voir que le message des urnes émis sans ambiguïté au premier tour sur ce seul point comme tant d'autres n'ait pas été entendu.

Ainsi, les sommes qui sont englouties dans ce projet mal conçu dès l'origine ne profiteront pas au développement économique d'Angers et de son agglomération. Alors que c'est hic et nunc, ici et maintenant qu'il faudrait agir, faute de quoi ce serait ouvrir toutes grandes les portes d'Angers à un déclin irrémédiable.

Au lieu de chercher là où il le faudrait les indispensables économies, on utilise la crise pour tenter d'imposer une conception univoque de la culture, comme si en dehors de la culture socialiste bling-bling officielle symbolisée par le Quai il n'y avait pas place pour d'autres manifestations de qualité, commme le Festival du Scoop ou Angers l'Eté, qui permettait à un public qui ne part pas en vacances de se distraire tout de même l'été.

Les travaux qui gênent la circulation des automobiles et des piétons dans l'hypercentre disent chaque jour l'incohérence absolue de ce choix. Un tracé raisonnable par les boulevards eût certes engendré des contraintes, mais certainement pas autant de nuisances ni de dérives de coûts induits liés à la configuration particulière de la rue de la Roë. Il suffit de se promener place du Ralliement pour constater désormais que c'est un lieu mort. Du temps où la place était accessible à tous types de déplacements, il était loisible à chacun de voir que c'était là que battait le coeur de la ville. Le réaménagement de celle-ci la transformera en lieu dangereux car coupée en deux par l'immonde balafre d'une voirie de tramway en son centre. Ce sera tout simplement difficile pour les piétons d'y déambuler en sécurité.

Il suffit de se promener dans les rues adjacentes pour voir à quel point le commerce est mis à mal par des conditions d'accès rédhibitoires pour la clientèle, et il ne faut pas s'étonner si fermetures et faillites se multiplient.

Seulement en la matière, ce sont les générations suivantes qui paieront la dette de ce projet dépensier. Pour équilibrer les comptes, il faudra certainement s'attendre à une augmentation substantielle du tarif du ticket. Il ne serait pas surprenant qu'il avoisine d'ici peu les 1,50 € (c'est-à-dire 10,00 francs). Il ne serait pas non plus étonnant que les années suivantes ville et agglo augmentent les impôts.

C'est bel et bien la conception de ce que doit être un centre-ville qui est en cause. Développer les transports en commun est sans doute très bien, mais un centre-ville qui n'est pas accessible grâce à un nombre suffisants de places de parking et d'accès pour automobiles est un centre-ville qui meurt. Car tout simplement si l'on ne peut plus acheter en centre-ville des biens de consommation d'un certain poids, et qu'on a absolument besoin de voiture pour les transporter, on reporte sur l'extérieur de l'agglomération certains secteurs de chalandise. Et c'est là que l'on se rend compte que l'écologie d'une certaine élite bobo n'est qu'un artifice. La réalité, c'est que l'on veut chasser du centre de la ville certains types de commerce.

Le 9 mars 2008 a cependant fait surgir des lumières d'espérance. C'est à chacun qui s'est reconnu dans les propositions de Choisir l'Avenir de contribuer à les faire luire y compris au milieu des ténèbres. Il n'est en effet pas possible de s'accommoder ni du déclin qui naîtrait inéluctablement du manque d'ambition, ni des choix actuels qui ne répondent pas suffisamment aux vraies attentes des Angevins, ni de considérer avec un fatalisme désabusé que ça pourrait être pire, surtout quand nous avions en nous les moyens d'éviter le pire.
Puisse un jour la fortune sourire à ceux qui feront preuve de saine audace pour leur ville. Ces cinq années seront en effet vite passées. Puissions-nous le moment venu retrouver le dynamisme et l'audace qu'Angers avait lorsque Jean Turc et Jean Monnier étaient aux commandes.
Plutôt que de se dire encore cinq ans, mieux vaut se dire "déjà un an".

Fortuna audaces juvat.

samedi 7 mars 2009

LAURENT GERAULT SUR ANGERS 7

Laurent GERAULT, Président du Modem 49, conseiller municipal d'Angers (groupe de la minorité qui comprend des membres de la société civile, des personnes issues de la gauche, des membres du Modem bénéficiant du soutien de François Bayrou et des membres de l'UMP) était l'invité de la chaine Angers 7 ce samedi 7 mars.
Il s'est exprimé sur les questions clé de la vie municipale: les choix contestables et contestés de la majorité municipale dont le projet de budget est inadapté aux nécessités de la crise, et dont les effets d'annonce (gel des tarifs municipaux) sont largement obérés par l'augmentation des prélèvements au titre de l'agglo (ordures ménagères - eau - transports) et ne prennent pas en compte les besoin sociaux et la nécessité de développer l'économie de l'agglomération.
Le budget de cette année tant à l'agglomération qu'à la ville révèle avec encore plus d'acuité le dérapage des coûts du tramway qui absorbe cette année encore plus de parts au titre de l'investissement au détriment du développement de l'économie.
Finalement, c'est bien à l'épreuve des faits que nous nous rendons compte que lorsque le maire et sa majorité présentent le budget 2009 comme un budget de combat, il n'y a dans ce vocable qu'un artifice de communication hélas démenti par la réalité dès le debut de l'exercice comptable.
Ensuite, Laurent Gérault est longuement revenu sur le projet européen du MOdem.



7 A DIRE SEM 10 LAURENT GERAULT
envoyé par ANGERS7

mardi 3 mars 2009

PRESSE PEOPLE HYPOCRISIE ET CUPIDITE

L'on se souvient que la campagne des élections présidentielles avait été marquée par le mensonge par omission de Ségolène Royal se refusant à dire si oui ou non elle nommerait François Hollande au gouvernement, ou s'il briguerait la présidence de l'Assemblée Nationale, alors que nul n'ignorait leur concubinage notoire, dont la rupture était connue cependant d'un petit cénacle médiatico-politique parisien.
La question n'était pas sans importance et ne concernait pas simplement une question de vie privée, mais touchait à la séparation des pouvoirs.
Depuis la présidente de Poitou-Charentes poursuit de sa vindicte les magasines, qui font le choix de publier non des photos privées, mais des photos prises dans des lieux accessibles au public, comme naguère tel cliché la montrant abîmée en prière devant l'autel d'une chapelle italienne, ou tout récemment une photographie la représentant au bras d'un homme dans une rue vraisemblablement passagère.
Résultat : poursuite pour atteinte à la vie privée et demande de substantiels dommages et intérêts.
Or en ces temps de crise où tant de françaises et de français ont tant de mal à joindre les deux bouts, la multiplication de ces procès par Ségolène Royal laisse apparaître opportunisme et cupidité : opportunisme car la défense des opprimés et des petites-gens n'est qu'un attrape-mouches pour électeurs naïfs, et cupidité, parce que réclamer 50000 Euros de dommages-intérêts sans s'être donné d'autre peine que d'être photographiée, c'est une insulte pour le peuple des travailleurs qui gagne cette somme en au moins 3 ans...
Finalement, quand on dit que Ségo, c'est Sarko au féminin, ce n'est pas si faux: mélange des genres, exhibitionnisme médiatique, hypocrisie, culte de l'argent facile, populisme démagogique, même mépris de la liberté de la presse.
Ce matin, la sus-dite était l'hôte des quatre vérités et répond tout de go que le procès intenté à Paris-Match, c'est son avocat qui en a pris l'initiative. Mais à qui fera-t-on croire cette fable? Un avocat n'engage une citation devant le tribunal que sur mandat exprès de son client, et après avoir reçu les nécessaires avances sur honoraire.
Mais il y a une différence de taille: le président de la république assume sans ambages son ancrage à droite, alors que la présidente de Poitou-Charentes croit encore et sans le panache et la duplicité florentine d'un mentor dont elle retient si peu les leçons (François Mitterrand) que le PS peut encore être le point de passage pour des gens de droite qui n'arrivent pas à faire carrière dans leur véritable camp et qui par opportunisme croient que l'on peut en toute impunité se déguiser de l'habit de défenseur des opprimés et gruger les électeurs, quitte deux ans après à faire machine arrière.

samedi 28 février 2009

LA CULTURE ASPHYXIEE A ANGERS?

A Angers, la crise servirait-elle de prétexte à d'obscurs réglements de comptes politiciens pour justifier le gel de certaines subventions.

L'édition Ouest France http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-Subventions-supprimees-la-culture-va-deguster-_loc-841954_actu.Htm de ce jour révèle en effet que la Culture sera l'une des victimes immolées sur l'autel budgétaire.

La crise a en effet bon dos. Ne s'agit-il pas plutôt de l'effet pervers d'une gestion budgétaire qui pendant des années a refusé l'emprunt pour payer cash des investissements dont le fonctionnement s'avère coûteux (notamment le Quai, dont les frais de fonctionnement sont paraît-il très élevés) au point désormais d'étrangler un certain nombre de manifestations qui contribuaient au rayonnement d'Angers, comme par exemple le Festival du Scoop et Angers l'Eté, Tours de Scène.

D'autres manifestations échappent à la cure d'austérité: Premiers plans, et Accroches Coeurs.

L'on se convaincrait plus facilement de la crédibilité des arguments budgétaires mis en avant pour justifier ces coupes sombres, si les sacrifices étaient équitablement réparties? Peut-on parler d'équité quand certaines manifestations sont purement et simplement étranglées? Alors que certaines qui ces dernières années ont sombré dans le clientélisme politique échappent comme par hasard au gel des subventions.

Or demeurer l'Athènes de l'Ouest, c'est comme le développement durable, il ne suffit pas d'en parler, il faut aussi des actes et des moyens. Ce n'est pas simplement un slogan pour papier glacé de propagande électoraliste. Il faut aussi respecter l'indépendance des acteurs culturels dont les financements ne sauraient dépendre d'allégeances politiques ou de dénaturation de leurs objecifs initiaux.

Il n'est pas certain que la municipalité d'Angers en prenne le chemin en étranglant des manifestations qui depuis plus de vingt ans contribuent à son rayonnement national et international.
L'actuel maire d'Angers serait-il tout simplement prisonnier d'une vision étriquée de la culture, qu'il ne semble ne juger qu'à l'aune de son degré de servilité ou de médiocrité.
Voilà un élément s'il en était besoin pour déplorer que l'an dernier Angers ait raté sa réconciliation avec son histoire.
Aujourd'hui comme hier, ce blog continuera à passer au crible d'une critique sans concession ni compromission les orientations de la majorité municipale d'Angers qui ne peut se prévaloir d'avoir été élue par adhésion à son projet.

mardi 24 février 2009

SEGOLENE OU LA PSEUDO ANTILLAISE

La Guadeloupe est confrontée depuis plus d'un mois à des troubles d'une rare ampleur. Ni le silence gouvernemental, ni la manipulation-récupération par l'extrême-gauche, ni le blocus qui fait obstacle à la liberté du travail ne sont des méthodes de résolution des problèmes dignes d'une démocratie.
Si nul ne doit nier le poids de l'histoire, est-ce pertinent et honnête de juger ce qui se passe dans les territoires d'outre-mer avec des grilles de jugement valables pour décrire des situations historiques, mais anachroniques aujourd'hui?
Est-il opportun pour une personnalité politique dont les responsabilités sont limités à la présidence d'une région métropolitaine de s'afficher lors de la sépulture d'un syndicaliste?
Est-il opportun pour la présidente de Poitou-Charentes de donner dans la surenchère ethnicisante en se présentant fallacieusement comme "antillaise" et jugeant bon d'insister qu'elle ne vient pas en tant que "blanche"?
S'il eût été opportun et porteur de sens que le Président de la République entreprît sans délais ce que le Général de Gaulle aurait appelé une "tournée des popotes", ce n'est peut-être pas la place d'une personnalité qui n'a pas de responsabilités à la tête d'un parti politque et dont le seul mandat s'exerce en métropole de s'afficher en de telles circonstances pour se livrer à une inconvenante récupération politicienne?
Est-il judicieux de rajouter à une présence inopportune un discours ethnicisant et incendiaire?
A l'heure où précisément il conviendrait de s'asseoir autour d'une table, et de se parler en hommes et femmes de bonne volonté, convenait-il que Ségolène Royal se risquât à une allusion à la Révolution?
Visiblement en pareille circonstance, il faudrait la sagesse d'un Ménénius Agrippa, le délégué patricien qui par sa force de persuasion fit en sorte que la plèbe romaine retirée sur le mont Célius revienne à Rome. Qui aujourd'hui tient aux uns et aux autres le sage discours de la bonne entente des membres et de l'estomac? Sans doute pas un Président silencieux. Mais assurément pas ceux qui à gauche croient opportun de jeter de l'huile sur le feu ou se livrent à du discours communautariste, ou qui pire encore attisent les foyers de sédition.

lundi 9 février 2009

CONFERENCE NATIONALE DU MODEM

Dimanche 8 février s'est tenue la Conférence Nationale du Mouvement Démocrate au cours de laquelle ont été présentés les têtes de liste pour les élections européennes.
Selon des sources autorisées, l'intervention de Sylvie Goulard, tête de liste pour la région Ouest a été longuement applaudie.
A l'issue de la journée François Bayrou a prononcé le discours que voici:



Conf nat 080209 cloture
envoyé par mouvementdemocrate

samedi 7 février 2009

PERSEVERARE DIABOLICUM

L'actualité religieuse récente a nourri la polémique. A l'affut de tout ce qui pourrait créer le scandale, la presse s'est plue à dresser le pilori médiatique pour s'adonner à l'un de ses jeux favoris, la critique du pape et des catholiques, profitant d'une collusion de deux faits absoluments distincts, la décision du pape de lever l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre et les propos négationnistes tenus par l'un d'entre eux courant novembre, et diffusés on ne sait comment ni par qui alors que s'annonçait la mesure de mansuétude voulue par le souverain pontife.
Voici qu'aujourd'hui, le prélat Williamson, loin d'adopter l'attitude d'humilité et de repentance demandée sans ambiguïté par le pape, persiste dans le négationnisme.
Le révisionnisme et le négationnisme sont des attitudes intellectuelles intrinsèquement perverses. La communauté universitaire française se souvient du profond scandale causé par la soutenance d'une "pseudo-thèse" à l'Université de Nantes dans les années quatre-vingt où sous couvert d'études linguistiques, le doctorant se livrait à une négation de l'existence des chambres à gaz, amenant le ministre des universités de l'époque à annuler la délibération du jury de l'université devant laquelle la thèse avait été soutenue.
Plus récemment, le révisionnisme et le négationnisme furent le fond de commerce abject et nauséeux de l'extrême droite lepéniste.
Alors les propos de Williamson sont triplemment condamnables, historiquement, parce que depuis la libération des camps la preuve est faite du génocide, y compris dans les documents laissés par le Reich où les bourreaux avec leur sens de la méthode et de l'organisation mis au service de l'abjection ont laissé des preuves irréfutables, judiciairement parce que depuis Nuremberg la vérité judiciaire a été dite, et enfin religieusement, parce que les catholiques fidèles au pape, parce que notre pape n'ont pas à faire les frais de l'antisémitisme d'un évêque sans diocèse. Depuis des années, la hiérarchie catholique n'a pas ménagé ses efforts pour se réconcilier avec nos frères juifs à qui Dieu a parlé en premier. Jean-Paul II alla prier à la synagogue de Rome et se rendit à Jérusalem, Benoît XVI depuis son accession au siège de Pierre n'a pas non plus manqué n'a pas manqué de manifester sa préoccupation vis-à-vis de la résurgence de l'antisémitisme en se rendant à la Synagogue de Cologne, la plus ancienne d'Allemagne, détruite par les nazis en 1938 et restaurée en 1959. Une visite à la Synagogue de Rome devrait même avoir lieu prochainement.
Nous n'osons imaginer ce que ressent le Cardinal Lustiger de là où il est entendant les propos ahurissant d'un évêque à qui les preuves irréfutables de l'histoire semblent insuffisantes.
Alors, ne mélangeons pas tout: les tenants de la messe en latin, les tenants d'une vision de l'église qui ne se reconnaissent pas dans les errements théologiques et la politisation post-conciliaire ne sont pas tous d'affreux extrémistes de droite, d'abjects antisémites, d'irrécupérables négationnistes. Parmi eux il y a des gens dont la conscience droite ne supporte justement pas ces dérives. Par respect pour eux, il serait de la plus grande opportunité que la presse se montrât un peu plus objective et honnête quand elle rend compte des décisions du pape et ne confondît pas dans le même opprobre les chrétiens traditionnalistes et les propos d'un évêque négationniste.

jeudi 5 février 2009

ELECTIONS EUROPEENNES

Voici les clips de présentation des deux premiers candidats de la liste présentée par le Mouvement Démocrate aux élections européennes du 7 juin 2009.
Tout d'abord Sylvie GOULARD


En seconde position, Bruno JONCOUR, maire de Saint-Brieuc



mercredi 4 février 2009

POUR MIEUX CONNAÎTRE SYLVIE GOULARD

Source du cliché : http://www.sylvie-goulard.eu/





Les semaines qui viennent nous permettront assurément de mieux connaître Sylvie Goulard.





C'est une universitaire, licenciée en droit, diplômée de Sciences Po Paris et de l'ENA, chercheur associée au CERI, centre d'études et de recherches internationales. Elle enseigne au Collège d'Europe à Bruges, et fut conseillère de Romano Prodi de 2001 à 2004 du temps où celui-ci était président de la commision européenne.


Présidente du Mouvement Européen France depuis le 9 décembre 2006, date à laquelle à la suite d'une dynamique campagne elle a succédé à Pierre Moscovici, elle a annoncé aujourd'hui son intention de se mettre en congé de cette fonction, le Mouvement Européen étant par essence apolitique.


Le Mouvement Européen est né des mouvements de résistance, il s'est structuré lors du Congrès de la Haye en 1948, et sa branche française s'est organisée en 1949.


Avant Sylvie Goulard, le Mouvement Européen France a été présidé par Louis Leprince-Ringuet, Jean François-Poncet, Jean-Louis Bourlanges, Anne-Marie Idrac et Pierre Moscovici.


Sylvie Goulard a écrit de nombreux articles pour les grands quotidiens nationaux français: Le Monde, La Croix, Libération, et étrangers, Süddeutsche Zeitung, Financial Times.

Elle est également l'auteur de Il faut cultiver notre jardin européen, éditions du Seuil, 2008.







Lien vidéo: http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=6142
Sources:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Goulard
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_Europ%C3%A9en-France



Post-scriptum:

Dans la bibliographie de Sylvie GOULARD, il y a aussi l'ouvrage de vulgarisation L'Europe pour les Nuls




Interview Sylvie Goulard
envoyé par Euros_du_Village

TOUS AVEC SYLVIE GOULARD, TÊTE DE LISTE DU MODEM POUR L'OUEST

Dernière minute
Sylvie Goulard tête de liste MoDem dans l'Ouest

http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-Sylvie-Goulard-tete-de-liste-MoDem-dans-l-Ouest_-815262--BKN_actu.Htm

Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen France, mènera la liste MoDem dans l'Ouest. A ses côtés, le maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour sera numéro deux sur la liste. "Je suis heureuse de la confiance qui m’est faite pour aller défendre l’Europe dans une région de grande tradition européenne et qui, depuis mon mariage, m’est particulièrement chère. L’Europe, c’est la mobilité", dit Sylvie Goulard sur son site Internet.
Davantage de précisions dans les heures à venir.

INCOHERENCE ET GAFFITUDE

Qu'aurait-on dit naguère si un leader de la droite avait osé dire tout haut que les frontières avec l'extrême-droite n'étaient pas infranchissables? Il aurait été aussitôt à juste titre voué aux gémonies et précipité du haut de la roche tarpéienne médiatique.

Ségolène Royal en rajoute dans l'incohérence. On se souvient de la sérénade entamée en avril 2007 sous les fenêtres de François Bayrou, on se souvient de son positionnement de drague des voix centristes lors du congrès de Reims.

Et voilà qu'à Bélem en plein forum alter mondialiste, c'est la danse du ventre devant l'extrême gauche.

Le PS ne pourra véritablement rassurer l'électorat centriste qu'à la condition de ne pas se compromettre avec l'extrême gauche dont nous connaissons tous les méthodes antidémocratiques. Ce n'est pas la seule condition, mais c'est la première d'entre elles, et c'est une condition sine qua non.
Dans un autre registre, Ségolène Royal, en quête d'espace et de légitimité par rapport à Martine Aubry, croit utile de se livrer au jeu dangereux de la désignation de coupables et de boucs-émissaires.
Est-il responsable de s'en prendre avec autant de haine aux banques en laissant accréditer l'idée qu'elles sont abreuvées de milliards par l'Etat et que leurs dirigeants continueraient à s'en mettre plein les fouilles.
On sait hélas sur quel substrat idéologique nauséeux ont surfé ceux qui naguère ont fait des banques et des familles de banquiers les coupables tout désignés de la crise des années trente. Les socialistes de la génération qui a connu la guerre, comme François Mitterrand et tant d'autres ne seraient pas risqués à offrir des professions entières à la vindicte publique et au courroux injuste des peuples en qui l'on ne persiste à ne voir que des réserves à voix tout juste bons pour bien voter dans les isoloirs.
Il n'est pas trop tard pour enfin retenir les leçons de l'histoire. La crise des valeurs est suffisamment importante pour n'y point rajouter le mensonge et la haine intra-civique. Ce serait alors instiller le pire des poisons au sein du corps social.
Le populisme d'extrême gauche dans son principe et dans sa vision des rapports sociaux ne diffère guère du populisme d'extrême droite.
Quand on connaît la séduction illusoire qu'opère les idées d'extrême gauche sur les milieux estudiantins et intellectuels, cela confère aux démocrates une lourde responsabilité. Celle de la pédagogie et de la sincérité. Celle du parler vrai qui ne promette pas la lune que l'on sait ne pas pouvoir décrocher.

mardi 3 février 2009

FALLAIT-IL ALLER A LA ROCHELLE?

La presse locale s'est faite l'écho du déplacement de la majorité municipale aux ateliers Alstom pour aller essayer la rame de tramway.
En ces temps de crise économique où les élus devraient donner l'exemple des vertus d'économie, et où les dépenses de représentation et de communication devraient être limitées à ce qu'exige le strict nécessaire, est-il bien nécessaire de maintenir le superflu?
Cela fait une belle jambe aux Angevins de savoir que la première rame roule... à La Rochelle, quand les commerçants sont confrontés aux nuisances quotidiennes, quand les travaux amplifient les effets de la crise, faisant plonger chiffres d'affaires et bilans commerciaux, et alimentant les charettes qui ne prennent plus le chemin du Ralliement, mais qui se dirigent vers le tribunal de commerce, qui pour y obtenir le redressement, qui, hélas, pour procéder à la liquidation.
Aller parader comme cela a été fait à la Rochelle relève à tout le moins de l'inconvenance. Ne serait-ce que par égard pour les commerçants sur qui un sort injuste s'est abattu.
Une bien discutable opération de communication ne compense pas la gêne en matière de circulation et de stationnement, où faute de pouvoir passer en centre-ville, les flux automobiles se détournent vers d'autres secteurs de la ville.
En attendant, l'un des premiers résultats tangibles des travaux, c'est la baisse de fréquentation du centre-ville, montrant par là les limites de la piétonnisation et révélant une fois de plus l'erreur manifeste de jugement et de prospective qui a présidé au choix d'un mauvais tracé.
Certes, le déplacement à la Rochelle, ce n'est pas la sortie nocturne de qui nous savons au Fouquet's, mais cela laisse entière la question du bien-fondé d'une opération de communication dont on se demande en quoi concrètement elle améliore la vie quotidienne des angevins.
Pour paraphraser le titre d'un film, on serait tenté de dire: "Vous ne connaissez pas encore votre tramway, mais vous le détestez déjà."

samedi 31 janvier 2009

CHRONIQUE DU ROI ET DE LA COUR

Je ne résiste pas plus longtemps à recycler ce titre qui rappellera sûrement la belle époque d'André Ribaud brocardant le Général de Gaulle et ses ministres.
Toute proportion gardée, nous avons la même chose à Angers. A défaut de parole libre, la majorité municipale révèle avec éclat aujourd'hui dans le Courrier de l'Ouest combien sa plume est serve. A peine ce journal a-t-il interrogé l'avant-veille l'un des conseillers de l'opposition que petits marquis, ducs et duchesses réagissent, que marottes et grelots se mettent à bruire, que piqueurs et fourriers sonnent l'halali, et ne sont pas loin de crier haro?
Un crime de lèse-majesté a-t-il été commis en exposant sans détour les inquiétudes des sujets angevins à propos des dérives des coûts du carossse municipal dont le roi et la cour sont allés admirer en grand convoi à la Rochelle le premier exemplaire?
Le trône du roi serait-il donc ébranlé à ce point pour qu'à la cour l'on s'émeuve dès que l'on ose dire la vérité sur les sujets qui fâchent?
"Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur". Beaumarchais.

mercredi 28 janvier 2009

CONSEIL MUNICIPAL : SEANCE DU 26 JANVIER

Le conseil municipal d'Angers s'est tenu lundi soir à 20 heures.

Il s'est terminé à près de 23 heures.

La majorité municipale a offert l'image d'un spectacle affligeant. Le débat d'orientation budgétaire s'est limité à de vagues explications autour d'un diaporama se contentant de présenter de grandes masses (sans les zéros des millions d'Euros), arrondis à la louche au million d'Euro près. Or un débat d'orientation budgétaire doit permettre aux élus de se prononcer en connaissance de cause sur les grands postes d'affectations des recettes, et prévoir ce que l'on compte faire pour trouver les ressources nécessaires.
Il doit permettre à la presse et au public d'avoir une idée claire des grandes orientations de la collectivité.

Le pire fut cependant le paroxysme de l'arrogance atteint par l'un des adjoints, lisant de toute évidence une déclaration manifestement préparée d'avance par une autre plume et se livrant à une attaque aussi déplacée qu'inutile d'une autre institution, s'attirant par là une vigoureuse et judicieuse réplique du leader de l'opposition.
Comme toujours, dès lors qu'il s'agit du tramway, l'adjointe en charge du dossier cultive l'irénisme et la béatitude. Tout baigne, tout va très bien. Il n'y a pas de problème de stationnement ni de circulation. Et ça irait même encore mieux.

Or, ce sont bien deux parkings du centre-ville qui vont fermer pour cause de travaux pendant plus d'un an, alors que les besoins en stationnement en centre-ville ne se réduisent pas. Ce sont bien deux parkings qui une fois réouverts auront été réduits en capacité d'accueil.

C'est dire s'il est important de disposer en coeur de ville d'un nombre suffisant de places de stationnement. C'est particulièrement vrai lorsque l'on se rend à la gare tôt le matin. Est-ce en bus où ceux-ci sont rares aux heures matinales des premiers trains ou en bicyclette avec de lourdes valises la nuit quand il fait noir, ou en taxi qui n'est pas à la portée de toutes les bourses que tout le monde se déplacer?
L'opposition municipale a par ailleurs émis le voeu que l'on poursuive l'effort d'information sur les travaux en cours, les modifications temporaires de circulation, ainsi que l'on prête une attention particulière aux commerçants dont la crise économique ajoute aux tracas liés au hoix du tracé du tramway et aux travaux y afférents.
C'est dire si compte-tenu des résultats des élections municipales du mois de mars, une opposition forte, capable d'une parole forte, autant dans son expression publique que dans la salle du Conseil Municipal. Une opposition qui ne s'en laisse pas compter est indispensable à Angers pour ne pas obérer l'avenir. Nous avons cette chance à Angers. Sachons cultiver son unité dans la diversité. Ce sera indispensable le moment venu.
NB: Justement, puisqu'à ce conseil il fut entre autres sujets questions de déplacements à bicyclette, il serait peut-être opportun de porter davantage d'attention à la manière dont de plus en plus de cyclistes circulent ces temps-ci: utilisation des trottoirs, notamment Boulevard Foch, comme piste cyclable, absence d'éclairage ou éclairage peu visible donc inefficace.
Il ne suffit pas de promouvoir les modes de déplacements "doux", encore faut-il que leurs utilisateurs comprennent que le Code de la Route s'applique aussi à eux. Rien n'est plus dangereux pour les piétons sur les trottoirs de risquer se faire renverser au moindre pas par des vélos circulant parfois à contre-sens. Rien n'est plus dangereux pour les automobilistes d'apercevoir à la dernière minute des vélos dont les usagers se croient dispensés de tout éclairage.

lundi 26 janvier 2009

VERS LE SCRUTIN EUROPEEN

Les élections européennes ont lieu le 7 juin. Le temps n'est heureusement plus où l'on attend d'être deux mois avant les élections pour procéder aux investitures.
Depuis 2004, les élections au parlement européen, pour la France se font dans le cadre de huit circonscriptions territoriales.
C'est dire si à la différence d'un scrutin sur liste nationale, le lien entre territoire et mandat est renforcé. Ce qui se passait jusqu'en 1999, c'est que les listes étaient nationales, donc conduites par des personnalités nationales qui détenaient pour la plupart d'autres mandats, et qui souvent siégeaient à l'Assemblée Nationale ou au Sénat. Ils ne faisaient la plupart du temps que conduire la liste, mais ne siégeaient pas, laissant les sièges à des députés souvent dévoués, mais dont la notoriété ne dépassait pas le cercle restreint du microcosme politique.
Le passage à huit circonscriptions a pour corollaire de renforcer le lien entre l'assise géographique de l'élection et la fonction de député européen.
L'ancrage local authentique est d'ailleurs le meilleur rempart contre l'abstention.
En politique, ce qui assure le lien avec le territoire, c'est d'y avoir sa résidence principale, c'est y exercer son activité professionnelle, et c'est y disposer d'une expérience par l'exercice de mandats locaux, qui par leur nature intrinsèque contribuent à assurer le lien de proximité avec la population.
C'est dire si le parachutage est indigne d'un parti qui se donne pour ambition de faire de la politique autrement. La province n'a plus vocation à devenir le fief électoral pour parisiens qui pour le besoin de l'élection font mine de s'enticher pour un territoire qu'ils ne connaissent pas et dans lequel ils n'habitent pas.
Ce qui garantit aussi la crédibilité d'une liste, et particulièrement de la personne appelée à la conduire, c'est sa fidélité aux orientations validées par les instances nationales.
Par exemple, une expression publique en porte-à-faux par rapport à des décisions d'investiture lors de scrutins précédents apparaissant comme un soutien à peine voilé à des candidats adversaires de ceux régulièrement investis doit constituer à coup sûr un motif rédhibitoire.
Un mouvement politique, ce sont aussi des militants prêts à s'engager. Cela suppose que soient désignés des candidats vraiment capables de mobiliser leur énergie. C'est-à-dire de vrais candidats de proximité. Ils ne comprendraient pas qu'on leur impose une candidature venue d'aileurs.
Si l'on veut que l'électorat centriste soit fidélisé, alors que nous connaissons les risques de captation auxquels il pourrait être exposé, il est particulièrement important que soient désignés des candidats et des candidates dont l'attachement de proximité avec la circonscription électorale et la loyauté politique à l'égard de François Bayrou soient absolument au dessus de tout soupçon.
En Maine-et-Loire, à partir du moment où le général Morillon a fait savoir son intention de ne pas se représenter, seul Laurent Gérault, conseiller municipal d'Angers, qui a réalisé aux élections législatives l'un des meilleurs scores nationaux d'un candidat Modem, est à même de porter ambitieusement les couleurs oranges.
Ce serait même une chance pour notre département et notre ville d'avoir la certitude de compter un député européen authentiquement centriste.
Ne pas tenir compte des attentes des militants, leur imposer une candidature parachutée serait une bourde monumentale.

samedi 24 janvier 2009

BREVES DU JOUR

Voici quelques brèves du jour:
Ce matin, Laurent Gérault, conseiller municipal d'Angers, était l'invité du journal de la station de radio local RCF Anjou. Il a bien entendu évoqué l'impact qu'aura le dérapage des coûts de réalisation du tramway, puisque les dépenses qui dépassent de loin les premières estimations ne manqueront pas de rendre moins disponibles les finances de l'agglomération, à une époque où davantage de vigilance devrait être accordée au soutien de l'économie locale, et davantage d'attention portée au pouvoir d'achat des angevins.
Toujours sur ce même sujet: notre maire d'Angers déclare (sic) "si le tramway prend du retard, si les coûts augmentent, j'assumerai".
Autre sujet: Christophe Béchu président du conseil général a accepté de conduire la liste de l'UMP pour les élections européennes. Cette décision aura sans doute des incidences sur la représentation de l'opposition au conseil municipal d'Angers et sur la répartition des tâches au sein de l'exécutif départemental.

mercredi 21 janvier 2009

PROPOS NOCTURNES ET NEANMOINS IMPERTINENTS

L'actualité est parfois l'objet de comparaisons inattendues entre le Nouveau Monde et la Vieille Europe.
Alors qu'une liesse planétaire ce mardi 20 janvier a accompagné l'entrée de Barack Obama dans ses fonctions de Président des USA, ce qui en fait l'un des plus jeunes à exercer cette fonction éminente depuis J.F. Kennedy.
Le même jour, le Président du Conseil Régional des Pays de Loire annonçait son intention de briguer un nouveau mandat à la tête de l'instance régionale.
A l'heure où les USA font le choix judicieux autant qu'audacieux d'élire un jeune chef d'Etat, le plaçant ainsi au sommet d'un cursus honorum au quel son propre père n'aurait jamais pu accéder, le chef de l'exécutif régional semble habité par d'autres références, lesquelles ne sont pas loin de rappeler celle du maintien au pouvoir nonobstant l'inexorable fuite du temps que l'on trouverait aisément sur des livres d'histoire dans les chapitres traitant de l'URSS d'avant la chute du rideau de fer.
Pour la région, l'heure des bilans viendra bientôt, celles des projets d'alternance aussi, mais il est des collusions que l'actualité rendrait presque pathétique s'il ne s'agissait des enjeux que nous devrons affronter en Pays de Loire.

Ne peut-on rêver pour notre région ligérienne d'un effet Obama qui fasse passer parité, diversité, nouveauté et expérience, et centrisme, dans les faits, c'est-à-dire à la tête de l'exécutif régional.

mardi 20 janvier 2009

GOD BLESS THE UNITED STATES OF AMERICA

Ce jour du 20 janvier semble avoir remis au goût du jour un genre rhétorique qui plonge ses racines dans l'antiquité. Les moyens de communication quelle qu'en soit la forme n'ont d'yeux que vers les Etats-Unis qui célèbrent aujourd'hui l'inauguration de la présidence de Barack Obama.

Le dithyrambe revient donc à l'honneur, y compris dans nos pays de la vieille Europe qui croient voir dans l'american dream la part de rêve et de désir qui leur manque.



L'audace des américains est en effet fabuleuse d'avoir dans un monde en crise choisi précisément de risquer le pari de la jeunesse et de la nouveauté. Quelle admirable leçon pour notre Europe parfois si frileuse et pusillanime. Quel exemple pour tant de nos cités tentées par le repli !
In God we trust.




dimanche 18 janvier 2009

UNE COMPTABILITE CHOQUANTE

L'actualité de la semaine au plan national a été marquée par un mini remaniement ministériel, dont les principales mesures nominatives étaient du reste connues depuis longtemps. Le passage d'un ministre d'un ministère fait partie des moeurs démocratiques, mais l'on ne peut que s'étonner des propos qui accompagnent la passation de pouvoir ou les ultimes déclarations à la presse que l'on adresse en qualité de ministre en charge d'un ministère que l'on s'apprête à quitter.
L'idée même d'un Ministère de l'Immigration et de l'identité Nationale avait heurté les valeurs fondatrices des démocrates, comme celles des humaistes, et dans son dernier discours ès qualités, M. Hortefeux se félicite d'avoir presque atteint l'objectif des 30000 expulsions.
Peut-on réduire des êtres humains à des numéros, à des flux comptables qu'il faudrait gérer? Cela fait froid dans le dos et ravive hélas de bien sombres pages de notre histoire.
Entre la démagogie des promesses de ceux qui rasent gratis et n'ont à la bouche que l'impossible "régularisation immédiate et sans condition", et la politique du chiffre à l'aveugle, il y a les réalités humaines, celles de frères humains qui ont fui leur patrie parce qu'ils y étaient menacés, qui n'ont eu d'autre solution que l'immigration pour sauver leur vie et celle de leur famille. Il y a place pour l'éthique et les comportements souvent discrets où agir selon sa conscience est bien plus efficace.
Derrière la froideur des chiffres, il ya des personnes, il y a des enfants, des adolescents confrontés à l'épreuve que représente la scolarisation dans des conditions pas toujours optimales étant donné la rareté des structures scolaires d'accueil pour allophones.
Etre plongé du jour au lendemain dans un univers linguistique et coutumier souvent radicalement différent représente en soi une épreuve qu'il faut déjà gérer pour que le pays d'immigration n'en rajoute pas en contraignant des milliers de famille à vivre dans la crainte quotidienne d'un arrêté de reconduite aux frontières.
La mondialisation et la complexité font aujourd'hui que les questions d'immigration ne peuvent être limité au cadre de l'Etat, mais que c'est bien une politique européenne cohérente qu'il faudra construire.
Notre ville d'Angers, notre agglomération est naturellement concernée par tout ce qui touche à l'accueil décent de familles dont la régularisation est soumise au cheminement complexe et bien long de leurs dossiers dans les méandres administratifs.
Samedi dernier, à l'hôtel de ville d'Angers, avait lieu une cérémonie de parrainage de 31 enfants sans papiers. Contactés par le Réseau Education Sans Frontières, leurs parrains et marraines se sont engagés devant Mme Camara-Tombini, adjoint au maire à protéger ces 31 enfants, désormais placés sous la protection symbolique de la Ville d'Angers.
Parmi les personnalités qui ont accepté la responsabilité de parrain ou marraine, signalons en particulier Jeanne Moreau, présente à Angers à l'occasion du Festival Premiers Plans, et Laurent Gérault, président départemental du Modem, conseiller municipal d'Angers.

jeudi 15 janvier 2009

LE TRAMWAY ANGEVIN OU LA FUITE DU TEMPS

Tempus fugit inexorabile. Le temps fuit inexorablement.
Suite à une réunion qui s'est tenue dans le quartier Létanduère, la première adjointe a visiblement lâché une révélation qui n'était pas prévue sur la check-list communicationnelle.
Après avoir fin août-début septembre 2007 avoir adopté la solution de la voie unique rue de la Roë, tout en jurant ses grands dieux encore six moix avant que OUI-OUI-OUI les deux rames pouvaient s'y croiser, après avoir raillé la proposition pourtant sage d'une mise en trémie de la voie des berges au croisement du pont du tramway, la ville a bien été obligée d'admettre que pour le passage des convois spéciaux et hors gabarits interdits d'accès au contournement autoroutier, il faudrait bien excaver le niveau de la voie des berges pour avoir au moins 5 mètres de hauteur de passage sous le pont, la ville s'aperçoit que l'on ne peut plus mettre les poteaux au milieu de la rue de Létanduère, et qu'il faudra une nouvelle enqueête d'utilité publique pour pouvoir arrimer les câbles aux façades des demeures privatives de la dite rue.
Bref, comme l'exprime le communiqué signé par Gilles Groussard au nom de la minorité municipale, tout cela sent "l'amateurisme".

Gilles GROUSSARD, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.



Retard du tramway : la minorité municipale parle "d'amateurisme"

Un tramway en 2011 au lieu de 2010 à Angers ? La minorité municipale réagit. Gilles Groussard parle de "cafouillage" et "d'amateurisme". "L’air de rien, les Angevins apprennent par la presse, que les délais de réalisation du tramway s’allongent, s’allongent, s’allongent : 2008, 2009, 2010… aujourd’hui 2011 ! Souvenons-nous que la première ligne a été adoptée à un coût de 140 millions d’euros, elle est aujourd’hui annoncée à 280 millions d’euros, subventions déduites."


RETARD DE LA MISE EN SERVICE DU TRAMWAY

Comme l'on pouvait s'imaginer, l'annonce faite par Bernadette (Caillard-Humeau), et reprise par la presse locale a provoqué un certain émoi au sein du cabinet du Maire Président d'Agglomération.
L'article publié sur Ouest France est révélateur du vent de panique qui saisit les hautes sphères de la mairie d'Angers dès que sont abordées les questions qui fâchent.
Or si à certaines époques on pouvait s'autoriser à cacher la vérité aux peuples, comme Tanaquil faisant croire à une maladie de Tarquin l'Ancien alors qu'il était mort pour mieux pouvoir imposer son fils Servius Tullius en le faisant accepter ad interim, ou comme les autorités soviétiques des années cinquante tardant à annoncer la mort de Staline, il n'est plus possible de prendre les administrés d'une cité, capables de s'informer par eux-mêmes, pour des gens à qui l'on peut faire gober n'importe quoi.
Les confidences lâchées ici ou là, les propos tenus en public par les principaux responsables du projet tramway, les informations constantes communiquées à Avrillé, sont unanimes sur ce point: pas de tramway avant le premier semestre 2011.
C'est alors que l'on s'interroge sur ce communiqué du cabinet du maire s'en tenant à ce que plus personne ne croit, celle d'une date de mise en service fin 2010.
Les explications amphigouriques données par la première adjointe par téléphone à la rédaction d'Ouest France n'apportent pas tant s'en faut la clarté.
Ce n'est tout simplement pas la même chose de dire 2010, que de dire 2011.
Ne serait-il tout simplement pas plus honnête de reconnaître humblement que le tramway ne peut pas être mis en service avant 2011 au mieux, et d'en avouer les vraies raisons, au lieu de se complaire en arguties jésuitiques pour tenter fort mal au demeurant de masquer l'improvisation brouillonne qui a présidé à la conception de ce dossier, pour absolument faire passer en force un tracé de première ligne inadapté aux besoins réels de l'agglomération.
Pour plus d'informations:
Les travaux du tramway apportant déjà en soi assez de contraintes et de nuisances, ne serait-il pas temps d'intégrer l'idée que sur ce sujet les angevins ont droit à ce qu'on leur dise la vérité?

mercredi 14 janvier 2009

LE TRAMWAY AVEC ANTONINI : 18 MOIS AU MOINS DE RETARD SUR L'ECHEANCE ANNONCEE

Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. C'est bien connu. Lorsque fleurirent les totems à l'emplacement des stations de tramway, on nous indiquait 2009 comme mise en service, puis l'on s'aperçut quelque temps après qu'un autocollant avait été apposé sur l'emplacement de la date pour indiquer en fait l'année 2010.



Lors de la campagne électorale, le maire sortant avait prétexté que le projet présenté par Christophe Béchu, intégrant une nouvelle enquête publique pour permettre le passage par les grands boulevards, et profitant de ce délai pour prendre de date afin de lancer la demi-ligne vers Belle-Beille, retarderait de façon inacceptable l'arrivée du tramway, générerait des surcoûts.


Or, l'on peut lire sur le site de Consultram, une judicieuse information.


http://www.consultram.org/ . Et là, on s'aperçoit que l'on découvre qu'il faudra abaisser le niveau de la voie des berges sous le pont du tramway, parce que l'on vient de découvrir qu'il manquait soixante centimètres pour permettre le passage des camions à gabarit extraordinaire qui pour d'évidentes raisons de sécurité ne doivent ni ne peuvent pas passer par le contournement autoroutier.


Donc en somme, ce qu'il faudra faire, c'est peu ou prou ce que préconisait le plan Béchu-Gérault, c'est-à-dire une mise en trémie de la voie des berges sous le pont du tramway, solution initialement refusée par le maire d'Angers au nom de sa marotte de la requalification des voies sur berge.


En somme, nous aurons de toute façon le retard dans la livraison de la première ligne, les dérives de coûts dont on peut raisonnablement penser qu'ils ne seront pas minces, et les inconvénients d'un tracé aberrant en plus. Et, cerise amère sur le gâteau, il y a fort à parier que le temps de la conception de la deuxième ligne, le choix de son tracé, sa réalisation seront peu ou prou ce que dut être pour Ulysse la quête de la fuyante Ithaque ou plutôt ce que fut pour les Danaïdes le remplissage de leur tonneau.


Lorsque la presse locale dont nous ne doutons pas qu'elle sait faire son travail d'investigation aura pu diffuser un certain nombre d'informations dont tout donne à penser qu'elles sont avérées, cela fera mal...


Cela est d'ailleurs chose faite aujourd'hui. Voici le lien vers un article d'Ouest France où l'on apprend que pressée de questions par des riverains décidés à ne pas s'en laisser compter, Bernadette Caillard-Humeau a bien dû confesser l'inavouable vérité... et lâcher du bout des lèvres que les travaux avaient pris du retard, qu'on ne pouvait désormais envisager la mise en service avant 2011.


D'ores et déjà, ceux qui ont fait campagne pour un autre tracé, pourraient légitimement dire à leurs concitoyens "on vous l'avait bien dit...". Mais les turpitudes qu'ils découvriront n'ont rien de comique, car en la matière, le payeur n'est jamais le décideur. Réagiront-ils comme le corbeau de la fable, qui, honteux et confus, jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus.

On croirait presque que l'auteur anonyme de Un trolley nommé désir, délicieux petit roman à clefs bien transparentes publié voici quatre ans avait une connaissance bien lucide des turpitudes et vicissitudes de la vie municipale.

On peut en consulter quelques bonnes feuilles sur la toile... Quaerite et invenietis, cherchez et vous trouverez.

































dimanche 11 janvier 2009

INCENDIE AU CHÂTEAU D'ANGERS





Ce jour du samedi 10 janvier aurait bien pu être pour l'Anjou un dies calamitatis. En effet, suite à un vraisemblable court-circuit, une partie de la toiture du Logis Royal du château d'Angers a été la proie des flammes.
Cet incendie, qui affecte un des monuments les plus connus de notre cité, rappellera certainement celui survenu voici trente-cinq ans au Palais de Justice, où la toiture de la salle des pas perdus s'était effondrée sous l'effet des flammes.

Malgré des conditions d'accès difficiles, parce que l'unique entrée ne permet pas le passage des grandes échelles, les pompiers ont rapidement circonscrit le sinistre. Fort heureusement, les tapisseries conservées dans cette partie du château avaient été mises à l'abri.

Rappelons qu'il ne s'agit pas de la Tapisserie de l'Apocalypse qui est exposée dans une autre partie du château.

Il faut saluer la célérité de la réaction des moyens départementaux de lutte contre l'incendie et la sollicitude de l'Etat, qui par la personne du Préfet, était présent sur les lieux, accompagné du Maire d'Angers et du Conservateur du Château, dont l'émotion était palpable, en cette aube de l'année qui marque le 600ème anniversaire de la naissance du roi René.
Vue des dégats. Cliché pris depuis la terrasse du Théâtre le Quai. Dimanche 11 Janvier 2009.

Alors que nul n'ignore les importantes restrictions budgétaires qui affectent le budget de son Ministère, Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture, présente sur les lieux dès ce dimanche matin, envisage cependant la réparation des dégats causés par le feu dès cette année 2009. La Ministre de la Culture était accompagnée, outre le Préfet de Maine-et-Loire, de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, dont l'attachement à l'Anjou est connu de tous.



Cliché pris le dimanche 11 janvier - 10h35'. On voit encore deux échelles dressées.

mercredi 7 janvier 2009

"AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS"


L'après-midi de ce mercredi 7 janvier s'est tenue à Paris, au Palais de Justice, la rentrée solennelle de la cour de cassation.

Image d'archive:

http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/IMG/jpg/CASSATION_500.jpg

6 janvier 2006 : rentrée solennelle de la cour de cassation. De gauche à droite: Pascal Clément, Garde des Sceaux, Guy Canivet, Premier Président de la Cour de Cassation, Dominique de Villepin, Premier Ministre, Jean-Louis Nadal, Procureur Général près la dite cour.

A cette occasion le Président de la République a annoncé son désir de réformer la justice. Parmi les mesures annoncées la suppression du juge d'instruction et le transfert des pouvoirs d'enquête au parquet.
Les rapports, commissions, enquêtes n'ont pourtant pas manqué depuis un quart de siècle. Entre le rapport de la commission Delmas-Marty, et plus récemment les rapports du Procureur Général Viout et celui de la commission parlementaire installée après le scandale d'Outreau n'avaient pas été avares en préconisations. On sait ce qu'il en est advenu. Entre les voeux pieux de la commission parlementaire et la micro-réforme initiée par le dernier Garde des Sceaux de Jacques Chirac, c'est comme si la montagne avait accouché d'une souris.

Tout a été dit et son contraire sur la figure du juge d'instruction. Adulé lorsqu'il endosse la tenue du chevalier blanc pour traquer les turpitudes des puissants de ce monde, il est conspué et traité comme bouc-émissaire de toute une institution lorsque de monstrueux enchaînements de dysfonctionnements non seulement judiciaires mais surtout éthiques ont conduit au scandale d'Outreau, sans que jamais fût publiquement posée la responsabilité morale des politiques qui par leurs déclarations irresponsables avaient justement permis qu'on arrivât à un tel abîme d'iniquité.

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. Supprimer la fonction de juge d'instruction sans que soit posée dans toutes ses implications la question de l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif risque ne pas changer grand-chose.

Or sur ce point, le candidat François Bayrou, lors des élections présidentielles, avait me semble-t-il avancé une idée audacieuse: conditionner la nomination du Garde des Sceaux, à l'avis conforme de la majorité qualifiée des deux chambres, comme cela est requis pour la révision de la constitution, et couper le cordon ombilical entre le parquet et le gouvernement.

C'est à ce seul prix, celui de la nomination impartiale par une majorité qualifiée de la représentation populaire que le pouvoir judiciaire pourra échapper au soupçon d'assujettissement à l'exécutif.


Pour le reste des mesures, annoncées par le Président de la République, cela suppose comme préalable le rétablissement d'un minimum de sérénité dans les relations d'une profession qui semble sinon à cran, ou du moins sur une posture de soupçon, vis-à-vis de son autorité de tutelle.

Or, si l'on souhaite instaurer un habeas corpus à la française, cela suppose aussi que l'institution judiciaire dispose des moyens humains et matériels nécessaires à l'exercice serein de sa mission. Réformes de la carte judiciaire, utilisation des nouvelles technologies ne pourront jamais celer la criante insuffisance des effectifs, tant dans la magistrature, que dans les profession du greffe. Cela passe aussi par une meilleure considération matérielle et morale, comme pour toute profession. Cela implique donc qu'on y mette le prix et qu'avant tout on écoute, ceux qui de toute façon, in fine, feront vivre au quotidien l'acte de juger qui, ne l'oublions pas, s'accomplit "au nom du peuple français".

Il ne suffit pas d'avoir des ambitions, et nous ne sommes plus à l'époque, si tant est qu'elle existât jamais, de la pensée magique qui fait qu'il suffit de dire pour que les choses soient. Cela nécessite simplement que les missions régaliennes estimées indispensables à la pérennité de l'Etat et du pacte social voient leurs moyens sanctuarisés, pour ne plus être à la merci des vicissitudes de l'annualité budgétaire. Cela vaut pour la Justice, mais cela devrait aussi valoir pour la Sécurité, la Santé et l'Enseignement.

VOEUX DE FRANCOIS BAYROU AU MONDE DE LA PRESSE

Voici la vidéo des voeux de François BAYROU à la presse, lors de la conférence de presse de début de l'année civile.


François Bayrou Voeux 2009
envoyé par mouvementdemocrate

mardi 6 janvier 2009

VOEUX DE NOUVEL AN - MAIRIE D'ANGERS



Ce soir, au Quai, avait lieu la traditionnelle cérémonie des voeux du Conseil Municipal d'Angers. En présence notamment de Monsieur le Préfet, de Madame le Premier Président de la Cour d'Appel, de MM. Auxiette et Béchu, respectivement président du conseil régional, et président du conseil général, de Mgr Emmanuel Delmas, évêque d'Angers, des conseillers municipaux et des conseillers d'agglomération qui avaient bravé le froid glacial pour ce rendez-vous vespéral, le Maire d'Angers, dans un discours que l'on pourra au moins pour le ton créditer d'un certain volontarisme, a évoqué un certain nombre de projets, que la crise oblige néanmoins à redéfinir.
Mais est-ce que tout attendre de l'Etat sans commencer par retrousser ses propres manches est suffisant à répondre aux besoins de l'agglomération, notamment en matière de logements neufs, où tant de retards se sont accumulés en dix ans. Sans pour autant céder aux démons pervers de l'hyperdensification comme on peut raisonnablement le craindre.



Enfin, semble-t-il, on prend, au moins en paroles, la mesure de l'ampleur de la crise du logement et de la nécessité du développement économique.

Parmi les mesures annoncées, citons des décisions déjà prises, comme le gel des tarifs municipaux, prélude à la remise à plat de ceux-ci, la construction de la cité de la solidarité. Le projet de reconstruction in situ du stade, dont on ne devine que trop les dérives de coût que cela aurait entraîné, semble être passé aux oubliettes, de même que la piscine ludique. Et si tout cela constituait un entrebaillement de porte laissant à terme, c'est-à-dire après 2014, sous une autre majorité, la possibilité de la construction d'un stade HQE en périphérie, qui pourrait alors être financé autrement que par la seule addition de subventions publiques...?


Autre projet évoqué, la construction d'un centre des congrès à proximité du Quai, avec l'idée que la fermeture pour mise aux normes de l'actuel centre des congrès nuirait pour trop longtemps au positionnement d'Angers comme ville de congrès... L'actuel centre de Congrès construit par Jean Monnier dans le cadre si apaisant du Jardin des Plantes, à deux pas de l'hyper centre serait-il donc obsolète, n'ayant même pas trente ans... Se serait-on aperçu mais un peu tard qu'il était un peu trop éloigné du tracé du tramway, mais surtout, les multiples avatars de ce bout de terrain face à la Maine laissent à penser qu'un mauvais sort s'acharne sur lui.


Un temps destiné à y exiler la Préfecture, ce que l'Etat refusa, puis le siège national de l'ADEME, qui se rabattit sur un projet immobilier plus économe au plateau de Grésillé, ce terrain, croit-on savoir, avait plus ou moins avait été plus ou moins pressenti pour accueillir le Tribunal de Grande Instance, justifiant alors la présence derrière le théâtre du Quai d'une "Rue Justicière", et laissant le Palais de Justice historique à la Cour d'Appel.
L'évocation de cette idée par le maire sortant lors de la campagne électorale n'était-elle qu'un trompe l'oeil de plus. Or, il faudra bien répondre aux besoins en centre-ville d'espaces nouveaux pour l'institution judiciaire.


Ne peut-on pas laisser tout simplement le terrain comme il est, c'est-à-dire un espace vert. A coup sûr, on économiserait les frais d'études préalables qui, on le sait, ne sont pas minces, pour savoir s'il est opportun ou non d'y transférer le Centre des Congrès.
Cette idée, un peu bling bling, ne figurait pas dans le programme du maire, mais recycle, ô chose combien étonnante, - mais enfin pas tant que cela - , un des éléments du programme de Margaret Péry dont le soutien affiché au maire sortant n'était donc pas si désintéressé.

A l'heure où la crise économique impose des choix décisifs, c'est bien vers l'action sociale, l'aide aux plus démunis, le développement de l'emploi et des entreprises, ainsi que l'attractivité urbaine par une politique ambitieuse d'accès au logement que passent les priorités. Cela suppose parfois le courage de renoncer aux dépenses de luxe.


Souhaitons qu'Angers en ait le courage. Pour le plus grand bien des Angevins.

Cela suppose de l'audace. Car plus que jamais, il faut se convaincre que tout ce qui se vit est plus important que ce qui se voit.




vendredi 2 janvier 2009

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - DECEMBRE 2008


“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
2009 : voeux de solidarité, voeux d’avenir

L’année 2008 se referme dans une ambiance morose, sur le plan international et sur le plan national. La situation locale subit également l’augmentation du nombre de chômeurs, d’emplois précaires, la diminution des intérimaires, la difficulté de trouver des stages, la complexité pour se loger, la diminution du pouvoir d’achat.
Lorsque les équilibres mondiaux se dérèglent, on est en droit d’espérer que les responsables locaux protègent, ou au minimum amoindrissent les difficultés en renforçant les protections, en redéfinissant les priorités.
Il appartient donc aux collectivités, proches de leurs administrés de les accompagner pour passer ces caps difficiles. Nos efforts pour aider les plus fragiles, doivent nous mobiliser pour attirer des entreprises et faciliter leur installation, car sans une économie forte, il ne peut y
avoir de solidarité durable. Certes, les tarifs des services publics, des transports, doivent être accessibles, certes il faut investir pour créer des emplois, certes il faut limiter les impôts, mais notre ville doit et peut également faire des économies sur les dépenses de fonctionnement (énergie, publications, déplacements, événements) pour se recentrer sur l’intérêt général.
En cette période de fin d’année, nos voeux de solidarité vont :
- Aux familles pour qu’elles puissent se retrouver pour Noël, avec les aînés et les enfants.
- Aux bénévoles des associations caritatives qui sont mobilisés pour lutter contre l’isolement,
distribuer des produits de première nécessité, visiter les malades, s’occuper des personnes sans abri, accompagner et soutenir les plus fragiles.
- Aux professionnels qui travaillent pendant la période des fêtes.
C’est tournés vers l’Avenir, que nous présentons nos voeux les plus chaleureux à tous les Angevins :
- Nous souhaitons que la solidarité soit une valeur essentielle de l’action politique locale.
- Nous souhaitons que l’action locale s’adresse à tous : habitants du centre ville et des quartiers, jeunes comme personnes âgées.
- Nous souhaitons tout simplement que l’action politique locale privilégie ce qui se vit et non ce qui se voit.
A tous, nous souhaitons de très bonnes fêtes fin d’année, et nous vous offrons nos meilleurs voeux pour 2009, voeux de chaleur humaine, d’épanouissement et de bonheur dans les relations familiales et sociales.

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”


Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli
Contact : 02 41 05 40 37

jeudi 1 janvier 2009

Voeux de François BAYROU pour 2009

François BAYROU présente ses voeux à la France pour l'année 2009.


mercredi 31 décembre 2008

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009

A tous les fidèles habitués de ce blog, à ses visiteurs occasionnels, bonne et heureuse année 2009.
Puissent les graines d'espérance qui se sont levées, durant l'année 2008 dans notre ville d'Angers, poursuivre sereinement leur maturation.
Que l'année 2009 soit aussi celle des retrouvailles de notre chère France avec l'Europe.

jeudi 25 décembre 2008

MESSAGE DE NOËL


En ce jour de Noël, ces simples voeux de Paix, de Joie et de Fraternité.

Jadis, dans l'Antiquité Romaine, on fêtait le Sol Invictus, le Soleil Invaincu, pour symboliser le triomphe de la lumière sur les ténèbres.

Aujourd'hui, les chrétiens fêtent la naissance de Jésus parmi les hommes. C'est fête de paix et de lumière. C'est ce que symbolise ce tableau de Georges de la Tour.

Pour l'âme d'enfant que chacun a conservé, le Sapin de Noël est l'occasion de joie toujours renouvelée.

Gloria in excelsis Deo

Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.



Soyons donc ici et maintenant, là où nous sommes des hommes de bonne volonté répandant la paix autour d'eux.


vendredi 19 décembre 2008

INTERVENTION DE CHRISTOPHE BECHU SUR ANGERS 7

Christophe Béchu, Président du Conseil Général de Maine-et-Loire, et leader de l'opposition au conseil municipal d'Angers, était aujourd'hui l'invité d'Angers 7. A cette occasion, il a expliqué de façon très pédagogique les décisions budgétaires que le Conseil Général était amené à adopter.




7AD SEM 51
envoyé par ANGERS7

samedi 13 décembre 2008

JOURNEE DE FORMATION SUR L'EUROPE






Hier matin samedi 13 décembre, les cinq fédérations départementales du Mouvement Démocrate de la Région des Pays de Loire se sont retrouvées à Saint-Barthélemy d'Anjou pour une session de formation sur l'Europe. Autour du Général Philippe Morillon, député européen avaient pris place à la tribune les présidents des sections départementales.



Le Maine-et-Loire, qui accueillait cette session était représenté par de nombreux adhérents et élus: notre président départemental Laurent Gérault, conseiller municipal et conseiller d'agglomération d'Angers, Stéphane Robin, délégué départemental du Modem, conseiller municipal délégué et vice-président de la communauté d'agglomération de Saumur, Françoise Le Goff, présidente de la section d'Angers, conseillère municipale d'Angers, Vincent Guimon, Président départemental des Jeunes Démocrates, président de la section de Segré, et conseiller municipal délégué de Segré, Michel Pointreau, président de la section de Saumur, et Xavier Coiffard, président délégué du Modem 49, président de la section de Cholet et conseiller municipal de cette ville.


Trois interventions se sont succédées. André-Hubert Mesnard, doyen honoraire de la faculté de droit de Nantes, ancien conseiller municipal de Nantes et ancien président de la section UDF du 44 a évoqué l'histoire de la construction européenne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. A la clarté si pédagogique et convaincante des juristes, le témoignage de M. Minvielle apportait ce supplément d'âme dont l'idée européenne a tant besoin.





Ensuite, ce fut le tour de Philippe Minvielle de raconter son expérience du tour de l'Europe pendant neuf mois, avec sa famille, peu de temps après le 29 mai 2005 où la France refusa de ratifier le Traité Constitutionnel Européen.




Puis cefut dont au tour de Dominique Maillard, professeur de droit public à l'Université d'Angers et membre de notre section d'évoquer avec la précision que nous lui connaissons la récente évolution du droit européen.



En fin de séance le Général Morillon, député européen, qui ne se représente pas, a appelé de ses voeux la constitution d'une liste paritaire, vraiment représentative de l'ensemble des départements de la grande région Bretagne Pays de Loire Poitou Charentes qui sert de circonscription électorale pour la désignation des députés européens, soulignant avec la clarté que nous lui connaissons depuis longtemps combien il importait que la liste fût conduite par une personnalité véritablement ancrée dans sa région, et qu'il ne souhaitait pas de "parachutage". Son intervention à ce moment précis fut nourrie d'applaudissements.

samedi 6 décembre 2008

Le Dimanche, c'est sacré. Le dimanche j'y tiens

On aurait pu tout aussi bien, pour paraphraser le slogan apparu dans les années quatre-vingts, écrire "Touche pas à notre Dimanche".

Le Mouvement Démocrate a lancé une campagne de refus de la généralisation du travail le dimanche et offre l'opportunité de signer en ligne http://www.lesdemocrates49.fr/spip.php?article208 la pétition du Collectif des Amis du Dimanche, dont le site est consultable à l'adresse suivante, http://www.travail-dimanche.com/.

Parce que sur ce site, nous n'avons jamais masqué notre attachement à la Démocratie Chrétienne, nous signalons également sur ce sujet la campagne spécifique du diocèse d'Angers au lien suivant http://www.ledimanchecsacre.com/web/index.php. Nombreux documents consultables en ligne au format PDF.

Dans le cadre d'une réflexion plus large, l'ancien évêque, Mgr Bruguès, dans sa Lettre Pastorale pour l'année 2005 avait abordé la question du Dimanche, et notamment les dangers d'une généralisation du travail ce jour là, qui n'est pas un jour comme les autres.

http://www.ledimanchecsacre.com/web/fichiers/pdf/lettrepastorale_mgr_bruges.pdf

Extraits :
6. Pour la très grande majorité de nos contemporains, le dimanche est le jour du repos par excellence. Chacun éprouve la nécessité d’une alternance des temps de travail et des moments de détente ; elle se trouve même inscrite dans notre horloge physiologique. Il est bon que nous puissions nous soustraire régulièrement aux impératifs de nos tâches habituelles pour recréer nos esprits et nos corps dans des activités librement choisies. Exercices physiques, voyages et activités culturelles, visites en famille ou chez des amis, participation à la vie associative, chacun sait bien qu’il ne pourrait tenir sans ces moments de reprise, ou mieux de recréation. [...]


La technique et les contraintes sociales exercent sur nous une pression constante. Il existe souvent une véritable tyrannie des horaires. Pire encore : pour beaucoup, le travail est devenu une sorte de nouvelle servitude, en raison des conditions déplorables dans lesquelles il s’effectue. Songeons aux régions les plus pauvres du monde. Songeons aussi à ces 10% de la population active qui, chez nous, ne peuvent faire valoir leur droit au travail et se trouvent contraints à l’inaction, même pendant les jours ouvrables : quel sens peut avoir le dimanche pour celui qui se trouve au chômage.


7. Périodiquement revient chez nous la question du travail du dimanche. C’est ainsi que, l’an passé, des hommes politiques ont proposé que certains commerces puissent être ouverts huit dimanches dans l’année, par simple autorisation du maire. L’exemple de pays étrangers, comme les Etats-Unis, montre que la pression se fera de plus en plus forte. N’est-ce pas là une sorte de « loi » du libéralisme économique ? La sécularisation de nos sociétés va bon train : après avoir gommé quelques-unes des références religieuses des vacances scolaires, elle tend naturellement à banaliser le dimanche pour en faire un jour comme les autres. Aussi la commission sociale des évêques de France a-t-elle invité les responsables de la société à réfléchir à trois enjeux majeurs : l’importance du même jour de repos pour tous ; les exigences de la vie familiale et de la convivialité sociale ; le sens de l’homme libre et ouvert à la gratuité. « Le repos du dimanche manifeste que l’homme ne se réduit pas à ses activités économiques : produire, échanger, consommer. Un jour de liberté et de repos permet de s’arrêter, de prendre de la distance par rapport au quotidien, de se recueillir, de se refaire, de ressaisir son existence. L’homme est appelé à maîtriser le temps, non à s’y dissoudre » (déclaration du 26 mai 2003).

Sur le même sujet, voici l'incipit d'une tribune publiée dans Le Monde (version papier ou abonnement en ligne) par le Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon.

"L'équilibre de l'homme et le lien social appellent un repos régulier et commun. Rappelons un fait historique. Quand le débat sur le dimanche faisait rage, au XIXe siècle, ce n'est pas seulement le chrétien Ozanam qui défendit le repos dominical, mais aussi le socialiste athée Proudhon. Les révolutionnaires, lorsqu'ils avaient voulu éradiquer la religion et réformer le calendrier, avaient tout de même inventé le « décadi », sachant bien que l'équilibre de l'homme et le lien social appellent un repos régulier et commun."

Le texte complet de cette tribune est consultable également sur le site de l'archevêché de Lyon http://lyon.catholique.fr/spip.php?article3795 .

Finalement, la querelle du dimanche n'est pas neuve, et déjà au 19ème siècle, chrétiens sociaux comme Frédéric Ozanam et socialistes athées comme le fut Proudhon défendirent le dimanche comme jour de repos dans un siècle où le progrès était à conquérir tous les jours et où déjà, l'économie de la cupidité entendait broyer dans le moloch du capitalisme naissant la force de travail de l'homme.

Aurions-nous en ce début de troisième millénaire tant régressé au point de ne pas être convaincus, que le repos dominical fait partie des éléments structurants du rythme social et que les dérogations qui existent déjà dans le code du travail ou les statuts de la fonction publique pour les secteurs que cela concerne suffisent organisent de la façon la moins imparfaite possible le travail dominical là où il y a une absolue nécessité qu'il en soit ainsi, ou une très sérieuse utilité. La convenance personnnelle de quelques uns qui dans un calcul à courte vue font l'apologie du travail dominical généralisé n'est-elle pas source de régression pour tous, et particulièrement pour les plus fragiles, les plus précaires, qui seront à n'en pas douter les premiers désignés pour travailler le dimanche, sans avoir la possibilité de le refuser.

mercredi 3 décembre 2008

CONSEIL MUNICIPAL : SEANCE DU 1er DECEMBRE

Lors de sa session du lundi 1er décembre, le Conseil Municipal d'Angers a examiné différents dossiers, parmi lesquels deux délibérations rapportées par Jean-Luc Rotureau, dont l'une concernait le lancement d'un "plan logement" et l'autre l'allongement de la durée d'octroi du dispositif du bouclier logement.
Si l'opposition a voté ces délibérations, elle a rappelé par la voix de Laurent Gérault qu'allonger cette durée, c'était institutionnaliser le surcoût des loyers, et que la dégressivité ne constituait pas une réponse aux plus démunis des Angevins.
Par ailleurs, chose étonnante, le Maire a concédé, certes mezza voce qu'il y avait du retard à l'allumage concernant la construction de logements neufs. Voilà qui est étonnant, parce qu'il y a seulement un an c'était tabou de ne faire que seulement la plus minime allusion à ce sujet.
Or, malgré l'intérêt que l'on pourrait trouver à tout dispositif visant à alléger les effets d'une crise multiforme sur nos concitoyens les plus démunis, la Ville d'Angers ne pourra pas faire indéfiniment l'économie d'une salutaire interrogation sur la réalité à laquelle tous les contribuables sont confrontés, celle du coût élevé de la taxe foncière, comparativement à des villes de taille comparable, qui naturellement se répercute sur les coûts des loyers que payent les habitants aux bailleurs sociaux. Or, un tiers des angevins vivent en habitat social, et même s'ils ne paient pas directement la taxe foncière, celle-ci se répercute nécessairement sur les loyers, parce que les propriétaires, les bailleurs sociaux en l'occurrence, y sont assujettis, et sont dans l'obligation d'avoir des comptes équilibrés. La taxe foncière est donc bel et bien un impôt invisible acquitté indirectement par les locataires.
Et lorsque l'on met en parallèle l'absence d'endettement de la ville, la hauteur de l'autofinancement, qui fait financer des investissements par les contribuables de l'année N au lieu du choix de l'emprunt qui répartit la charge sur plusieurs années, on se dit que manifestement, Angers thésaurise sur le dos des plus pauvres de ses concitoyens.
Un visiteur venu de Sirius entendant les interventions en Conseil Municipal trouverait peut être la gauche, au sens de prise en compte des besoins des plus pauvres, ailleurs que là où elle se targue d'être.