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mercredi 12 mai 2010

ANGERS 7, L'AGGLO M'A TUER


En 1989, Angers était une ville dynamique, respectée dans le concert des métropoles innovantes. Jean Monnier, son maire avait été l'un des premiers à comprendre l'intérêt d'une chaîne de télévision locale quand l'antenne régionale de France 3 privilégiait Nantes.
TV 10 fut un magnifique outil. Angers 7, préparé pour affronter les défis de la TNT, est aujourd'hui victime des choix aberrants de la majorité municipale d'Angers et de l'agglomération. En raison de leur attitude sectaire et dogmatique, de leur refus de faire confiance à un projet de reprise porté par les salariés, c'est la liquidation judiciaire.
L'écran noir de notre chaîne locale que nous pouvons d'ores et déjà constater ne s'explique que par la seule frilosité de l'agglomération d'investir dans ce média.
Que l'on ne nous objecte pas l'ampleur de la somme (à peine 1 euro par habitant), assez mince quand on la ramène à celles englouties dans des investissements forts coûteux, où les avenants empilés les uns sur les autres finissent par doubler les sommes initialement octroyées, et où l'on cherche vainement le service rendu au citoyen.
Aujourd'hui Angers 7 rejoint donc la cohorte des sacrifiés. Il y avait déjà eu le festival du scoop, immolé sur l'autel des vendettas politiciennes.
Alors on se prend à rêver de ce qu'auraient pu se dire Jean Sauvage, président du département, s'il était encore de ce monde, et Jean Monnier, s'il était encore maire...
Nul doute que les collectivités se seraient entendues pour assurer la pérennité de notre média local.
Alors cherchons la différence, et il ne faut pas être grand clerc pour la trouver.
Angers n'a pas la majorité municipale qu'elle méritait, l'Agglo non plus.
 
Au moment où il aurait fallu se bouger pour le présent et l'avenir d'Angers 7, c'est-à-dire ces jours-ci, et concrètement pour la municipalité et l'agglo consentir à signer un engagement financier, la majorité municipale, via son association Aimer Angers, n'est intéressée que par un sondage concernant la "popularité" (sic) du maire, la question de savoir "s'il est usé" (resic).
Libre à Aimer Angers d'utiliser ses subsides comme bon lui semble, puisqu'il s'agit de fonds privés, mais, il y avait un moyen gratuit de ne pas avoir à se poser ce genre de question, c'était de ne pas se tromper de scrutin le 16 mars 2008.
La liquidation d'Angers 7 n'est hélas que l'un des dommages collatéraux de la frilosité gestionnaire qui sert de guidance politique à notre commune. Que l'on arrête de se payer de mots, la mission de l'élu est d'avoir de l'ambition pour son territoire, la gestion n'étant qu'un moyen de réalisation optimale pour atteindre un objectif. Car enfin, s'il ne s'agissait que de désigner des gestionnaires, le suffrage universel serait superfétatoire, il suffirait de pourvoir aux postes de maires et d'adjoints aux finances sur la base d'un concours sur épreuves écrites et orales, et de nommer aux postes les plus prestigieux les candidats les mieux classés.
Or si le législateur avait voulu qu'il en fût ainsi, il n'aurait pas maintenu le système de l'élection au suffrage universel.
Si au contraire lors des élections la parole est redonnée au corps civique, c'est bien pour que ce même corps civique réponde par lui-même aux questions qui touchent à son avenir, à l'ambition qu'il a pour son territoire.
Or, à Angers, si les résultats du premier tour des élections municipales ont indubitablement sanctionné le maire sortant, les résultats du deuxième tour, suite à une campagne mensongère, reposant sur des ragots diffamatoires, ont induit le corps civique en erreur, le faisant se tromper d'élection et répondre à une question hors sujet. Or aujourd'hui, ce sont les Angevins qui au quotidien paient cette erreur: un mauvais tracé de tramway, dont la dérive des coûts renvoie au retour des coquecigrues la réalisation de la 2ème ligne, aggravant ainsi le mauvais choix initial, c'est la dérive des dépenses somptuaires et les atermoiements sur les projets structurants pour notre territoire, c'est le climat peu agréable de vendetta politicienne qui a pour conséquence la suppression du festival du scoop.
Et aujourd'hui à cette sinistre cohorte des abandons et des trahisons, se rajoute le coup de poignard dans le dos assené à notre chaîne locale.
La grossièreté avec laquelle le premier magistrat de notre cité a répondu aux salariés d'Angers 7, coupables à ses yeux du crime de lèse-majesté d'avoir eu l'outrecuidance d'avoir manifesté lors de la première sortie du jouet sur rail est en soi l'indice de l'absence de crédibilité des arguties mises en avant pour refuser de soutenir la chaîne locale.
Sans doute s'agit-il d'un énième exemple d'application du précepte autocratique selon lequel la soi-disant écoute participative n'est que le paravent misérable d'une décision déjà arrêtée dont on refuse d'assumer les vrais motifs.
Nous sommes persuadés qu'Angers mérite mieux que cela. Mais il importe, si nous voulons que la léthargie et la frilosité ne se transforment pas en coma dépassé et en cryogénisation, de renouer sans tarder avec une vision dynamique de notre territoire, et des attentes de nos concitoyens.
Tout cela passe par un changement de politique, et pour changer de politique, il faut un nouveau maire, une nouvelle majorité.
C'est pourquoi, le moment venu, nous devrons pour changer de maire donner à Angers les vrais moyens d'une nouvelle majorité.
En 2014, se posera avec urgence et acuité la question de l'accession au pouvoir d'une nouvelle génération d'élus, et d'un maire plus en phase avec les vrais besoins des concitoyens, donc plus jeune.
Angers ne devra pas laisser passer cette chance, faute pour elle de se condamner à une irrémédiable régression.
Trop de signes se sont déjà accumulés. Il faut arrêter ce détricotage de l'héritage des générations de l'après-guerre, de ses élus, de Jean Turc à Jean Monnier, sans le combat quotidien desquels Angers ne serait pas ce qu'elle est.
Nos concitoyens méritent vraiment autre chose que la léthargie et autre chose qu'une gestion de rentiers dont l'alourdissement du bas de laine est inversement proportionnel au travail qu'ils fournissent.

jeudi 17 décembre 2009

TRAMWAY ANGEVIN, QUAND LA REALITE FINANCIERE VIENT MODERER LES EXCES D'ENTHOUSIASME.

Il a été procédé mardi 15 décembre à l'inauguration du centre de maintenance de la Ligne Unique du Tramway d'Angers. La cérémonie s'est déroulée sous la présidence de Monsieur Richard Samuel, Préfet de Maine-et-Loire, et à ce titre représentant de l'Etat, dont l'investissement en faveur des déplacements en site propre n'est plus à prouver, ainsi d'ailleurs que le montre les décisions consécutives au récent Grenelle de l'Environnnement. C'est du reste l'une des premières manifestations officielles.
Conformément à la déontologie électorale républicaine, et en raison de la proximité du scrutin régional, afin de ne pas faire interférer une inauguration qui ne concerne que la concession du réseau des transports de l'Agglomération d'Angers avec la campagne électorale, aucun nom d'élu présent quelle que soit sa fonction ne peut par conséquent être mentionné.
En ces moments où le commerce angevin, notamment en centre-ville, est durement impacté par les travaux, qui plus qu'ailleurs amènent leur long cortège de faillites, de fermetures, sans pour autant que les préjudices soient toujours reconnus, il est naturel que l'optimisme de façade et de discours doive être tempéré, ne serait-ce que par égard pour les victimes économiques des travaux.
Parce qu'aussi, le dépassement de l'enveloppe initialement prévue fait craindre qu'une fois encore le citoyen angevin fasse les frais de cette opération dispendieuse dont l'opportunité au moins en ce qui concerne le tracé est éminemment contestable, nous nous permettrons simplement d'émettre le voeu que ces dérapages de coût, à trente ans de distance, ne constituent pas pour les finances angevines un scandale politico-financier - les plus anciens angevins se souviennent certainement de la crapuleuse affaire de la STUDA, où tant l'imprévoyance que l'impéritie, ou la naïveté ont généré en un an une hausse du budget de 53 %, ainsi qu'un déficit grandissant.
A l'heure où nos concitoyens subissent de plein fouet les effets de la crise, alors même qu'il est établi que leur potentiel fiscal est inférieur à la moyenne des villes de taille comparable, il semble que cela ne serait pas excessif dans ce domaine aussi des dépenses d'investissements de chercher d'ores et déjà les économies d'échelle qui s'imposent. En effet, ne nous payons pas de mots, ne nous gargarisons pas de langue de bois, le tramway coûte cher aux angevins, l'erreur manifeste quant au choix de son tracé aura fatalement une incidence sur sa fréquentation. Les hypothèses les plus optimistes tablent sur 35000 passagers par jour, ce qui est connu pour être largement insuffisant, dans la mesure où le seuil de rentabilisation devrait-être de l'ordre de 50000 passagers.
C'est dire si l'heure n'est plus aux incantations, à l'inflation communicationnelle sur le développement durable, aux affabulations mythomaniaques sur le réchauffement climatique, mais bel et bien à la mise en place de mesures qui soient réellement de nature à faire retrouver à Angers et à sa région les chemins de la croissance économique et du rayonnement. Cela suppose d'abord pour l'agglomération de faire des économies sur les chages, si justement nous voulons éviter que nos concitoyens subissent pendant de longues années la contrepartie pécuniaire d'un investissement surdimensionnné et mal pensé.

dimanche 6 décembre 2009

NON, LES JOURNALISTES NE SONT PAS DES PIQUE-ASSIETTES.

Plus le temps passe, moins les conseils municipaux d'Angers se passent de manière sereine.
Serait-ce hors de portée d'un maire qu'il respectât ceux qui ne pensent peut-être pas comme lui ou qui ne partagent pas sa manière de faire lorsqu'il s'agit de répartir les subventions pour l'organisation d'événements de nature à contribuer au rayonnement d'Angers.
Lors du Conseil Municipal tenu lundi 30 novembre, en réponse à l'intervention d'une conseillère de l'opposition, le Maire a comparé les journalistes invités au Festival du Scoop à des "pique-assiettes".
De telles images, de telles façons de parler dans une enceinte publique ne sont tout simplement pas de mise. Ce ne sont pas des propos off. Et par le fait-même d'avoir été tenus en conseil municipal par le premier magistrat de la ville, c'est l'image d'Angers dans son ensemble qui est atteinte.
Les journalistes du reste ne s'y sont pas trompés qui ont envoyé cette semaine leurs courriers de réaction à Ouest-France.
Si l'objectif partagé des Angevins et de leurs élus municipaux est de contribuer au rayonnement de leur cité, les petites phrases du caniveau politicien ne sont pas la meilleure des méthodes pour y arriver.
Que l'on songe à tout ce qu'en vingt-cinq ans le Festival du Scoop a apporté à Angers, et que pour assouvir un besoin inavouable de vengeance politicienne, la majorité socialo-écologiste refuse de subventionner, l'on s'aperçoit que pour la dite majorité, prête à laisser partir ailleurs le Festival du Scoop, le rayonnement de la ville n'est peut-être pas la priorité, tant lorsqu'il s'agit des moyens à mettre en oeuvre et des énergies à susciter, les postures politiciennes deviennent le crible au travers duquel il faut préalablement faire passer les projets événementiels qui par leur nature même, contribuent au vivre ensemble, et à l'exercice en acte d'une vie démocratique réellement apaisée.
Les Angevins, peu importe leur vote du 16 mars 2008, n'ont certainement pas demandé à être les otages d'une rancoeur personnelle que leur Maire chercherait à assouvir en coupant les ailes à un Festival dont le seul tort des responsables est de s'être comportés en authentiques démocrates, et de privilégier lors des dites élections le débat des idées, la culture de projet, plutôt que les postures politiciennes d'un autre âge.

mardi 27 octobre 2009

LA VILLE D'ANGERS FAIT-ELLE TOUT POUR LA SECURITE DES DEPLACEMENTS?

Pour le bon sens, on pourrait croire qu'entre une passerelle spécifiquement dédiée aux piétons, et un passage à niveau, même aménagé, sur un axe important où devront cohabiter circulation automobile et tramway, la solution optimale aurait justifié la conservation de la passerelle.
Or pourtant, contrairement à l'avis des commissaires-enquêteurs, la ville a préféré sacrifier la sécurité à ses a priori dogmatiques anti-voiture.
Les arguties développées par les adjoints successifs en charge de la voierie et des déplacements sont de peu de poids.
Non seulement, cette passerelle était utile, puisque permettant une traversée sécurisée pour le flot de piétons, mais on aurait pu la conserver, quitte à abaisser le niveau du sol pour permettre le passage du tramway. Les finances de la ville n'en auraient guère pati, surtout quand on sait que s'agissant de l'argent d'autrui, et s'agissant de projets éminemment contestables, la ville d'Angers ignore la crise quand il s'agit de dépenser, surtout d'ailleurs pour sa com, aussi inutile que tapageuse et tendancieuse.
Ainsi donc, la construction de ce tramway aura multiplié les exemples de ce qu'il ne fallait pas faire:
  • passage par l'hypercentre, au prix d'une voix unique, sur toute la longueur de la rue de la Roë, débouchant de surcroît sur un secteur systématiquement inondé lors des crues décennales.
  • dérapage des coûts, multiplication des avenants aux contrats établis avec les adjudicataires.
  • insuffisante prise en compte de la sécurité:
    • place du Ralliement, vouée désormais à la piétonnisation, le tram traversera de façon dangereuse l'espace piétonnier.
    • boulevard Winston Churchill, la passerelle appréciée de tous est démolie ces jours-ci, ainsi d'ailleurs que toute la végétation qui donnait à ce boulevard l'aspect très agréable d'une rue végétalisée.
    • En lieu et place de tout cela: un passage piéton à niveau des voies, un environnement qui restera strictement minéral et métallique le temps que la végétation repousse.
Et avec cela Angers s'imagine faire du développement durable. Une seule ligne de tramway au mauvais tracé, plombant pour de longues années les finances de l'agglomération et donc les impôts des ménages. Une arrogance insupportable de la majorité municipale lorsque l'opposition demande simplement combien tout cela va coûter. Réponse de la mairie: "on saura le coût final quand tout sera fini." Ben voyons! Comme si pour un investissement de cette nature on pouvait se permettre de considérer que les ressources étaient une manne inépuisable.

Comment se satisfaire des incantations en faveur des "déplacements doux" ? C'est sans doute très bien de promouvoir le vélo. Soit. Mais ce serait encore mieux si les cyclistes étaient un peu plus souvent rappelés aux obligations que leur impose le code de la route, à commencer par l'obligation d'un éclairage efficace la nuit ou au petit matin. Combien de cyclistes se permettent en effet de rouler sans lumières, s'exposant ainsi de manière imprudente, certes, mais surtout exposant les automobilistes, du fait de leur imprudence à eux les cyclistes, à des manoeuvres dangereuses pour précisément les éviter? Combien également voyons-nous de cyclistes prendre à contre sens les pistes cyclables, enfin, les portions de rue sur lesquels on se contente par trois coups de pinceaux de dessiner un vélo?

Promouvoir les rues piétonnes, c'est peut-être très bien, mais il serait certainement plus judicieux de revenir à l'ancienne règle de circulation, c'est-à-dire que les cyclistes doivent tenir absolument leur vélo à la main. Tout cela n'est pas anecdotique, car pour les piétons, ce serait un comble d'êter davantage exposé au risque d'être renversé par un vélo sur une rue piétonne, que par une voiture sur une rue normale pourvue de dispositif de sécurité, et où surtout par nature, il est plus facile pour le piéton de faire attention.

Il n'y a donc pas cinquante solutions si l'on veut que la rue soit un espace partagé. Cela commence par rappeler aux cyclistes leurs obligations. Et force nous est de constater que sur ce point la carence est manifeste. Faire respecter le code de la route par les cyclistes, y consacrer les moyens nécessaires contribuerait certainement davantage à la sécurité de tous.

jeudi 8 octobre 2009

NOUS DEVONS CONSERVER LA VOIE DES BERGES.

Le Maire d'Angers a fait le choix de déclencher une polémique stupide avec le Président du Conseil Général. Il ne faut donc pas s'étonner des réponses que ses prises de positions ancrées dans le fantasme d'une impossible reconquête des berges de Maine entraînent inévitablement.
Le Maire d'Angers a fait le choix de politiser les enjeux et de s'abaisser à la question générationnelle. Or, comme ce serait si simple, si pour gouverner un pays, une région, ou une ville, il suffisait de regarder l'acte d'Etat Civil, la feuille d'impôt et le bulletin de salaire des électeurs pour en déduire ce qu'ils pensent et quelles sont leurs idées.
Donc pour Antonini, quand on a trente-cinq ans, il faudrait être anti voiture, écolo-bobo, et se satisfaire au prix de contradictions évidentes, d'un centre-ville coupé du reste du monde urbain. Comme tout serait si simple, si en fonction de circonstances si contingentes comme l'âge ou la profession on pouvait déduire la couleur du bulletin de vote. Nous n'aurions même pas besoin de démocratie, ni même d'élections, ni même de confrontation des idées. Que ce serait donc confortables pour les édiles de savoir d'un clic de souris combien de leurs concitoyens vont les suivre, et combien vont s'opposer.
Tout cela, c'est très orwellien comme scénario, mais c'est la parfaite extrapolation des idées d'Antonini pour qui en raison de son âge Christophe Béchu ne devrait pas dire ce qu'il dit, ni penser ce qu'il pense.
Or dans cette affaire où il y a plus de coups à recevoir que de bénéfices immédiats à engranger, le président du Conseil Général n'oublie pas les électeurs d'Angers qui lui ont fait confiance. Ce ne sont pas les pitoyables arguties du maire d'Angers, rameutant ses adjoints pour qu'ils joignent leur voix à l'hallali qui vont enlever aux Angevins qui se sont reconnus dans le programme de Christophe Béchu et de ses colistiers leur fierté.
Quand dans le Courrier de l'Ouest de ce jour, je vois Luc Belot endosser à son tour la triste thématique de l'argumentaire politique fondée sur l'âge, et quand je vois qu'il est à peu près de la même génération que Christophe Béchu, je me dis que c'est un honneur pour moi qui suis de quelques années seulement plus âgé, d'avoir une vision "ringarde" du monde. C'est-à-dire de souhaiter simplement maintenir un axe de circulation rapide qui permette de traverser notre ville d'Ouest en Est sans feu rouge ni ronds points, et penser qu'il est inopportun de construire la rocade Sud, qui signerait irrémédiablement l'arrêt de mort de l'horticulture à Sainte Gemmes, et qui priverait les habitants de la Roseraie de leur poumon vert. Car ne nous faisons pas d'illusion, tant la requalification des voies sur Berges que la construction de la Rocade Sud apporteront inévitablement une nouvelle étape d'hyperdensification urbaine.
Autant dire que jamais le projet de requalification des berges de Maine tel que le conçoit le maire d'Angers ne me convaincra. Pour la simple raison que j'ai été convaincu en 2001 par cette proposition de Dominique Richard, reprise en 2008 par Christophe Béchu : couvrir la voie des Berges.
La chose est techniquement possible, puisque c'est précisément ce que fait la ville de Paris en recouvrant le périphérique, ce que s'apprête à faire Neuilly en recouvrant l'avenue qui sépare la ville en deux. Et contrairement à ce que prétend Antonini il n'est pas impossible de végétaliser la dalle. C'est même la seule façon de réduire l'emprise de la voie que de l'enfouir.
En termes de coûts, c'est sûr que ça aura un prix, mais sûrement moins que le projet mégalomaniaque du maire actuel, et en terme d'effet environnemental, ça sera plus écologique que de condamner des voitures à circuler au maximum à 50 km/h, voire moins étant donné les multiples ronds points qui ne manqueraient pas de s'ajouter à ce "boulevard urbain" qui serait non seulement le cauchemar des automobilistes, mais aussi et surtout des riverains, qui subiraient encore plus les nuisances.
C'est cet avenir pourtant que dans leur vision idéologique de l'urbanisme le maire d'Angers et ses adjoints sont en train de tracer pour notre ville.
Pour parler trivialement, Angers court le risque de se faire faire un enfant dans le dos, qui a pour nom hyperdensification. Point n'est besoin de rappeler quels fléaux sociaux elle porte en soi en germe.
L'avenir d'Angers appartient à ceux qui sauront le choisir, et il est évident que le fait d'avoir soutenu la campagne municipale de Christophe Béchu implique de la part de tous ceux qui s'y sont impliqués une obligation de loyauté. Ne serait-ce que par respect des électeurs qui leur ont accordé leur confiance.
Cela implique fidélité aux options du projet proposé en commun aux Angevins.

Telle est du moins ma conviction, et c'est à l'aune de ce devoir de fidélité au projet municipal proposé par la liste Angers Choisir l'Avenir que j'entends situer mes engagements politiques.

dimanche 20 septembre 2009

QUAND LE BOUGISME FRAPPE L'AGGLO

Il paraît que c'est la semaine de la mobilité.

Je ne puis résister au plaisir de brocarder le flyer publicitaire de l'agglomération d'Angers.


Mon fond viscéralement libéral me pousse spontanément à penser qu'il n'appartient pas aux structures politiques de décider comment les citoyens doivent se déplacer, et même à me demander si inciter ces mêmes citoyens à choisir tel ou tel mode de déplacement relève de la mission des politiques.
Une chose est que les pouvoirs publics fassent des choix visant à développer tel ou tel mode de déplacement, une autre est d'empiéter sur la liberté de chacun de se déplacer comme il l'entend.
En particulier, il n'y a aucune raison de profiter d'un mode de transport sur la partie du tracé avec laquelle nous sommes en désaccord irréductible, ni d'une navette gratuite.
Quand on pense que tout service doit se payer, la moindre des choses c'est de refuser de bénéficier de services en apparence gratuits mais coûteux pour la collectivité.

Enfin, que penser de ce slogan aux allures de publicités mensongères quand nous savons à quel point la construction du tramway a pris de retard. Les mots un sens, qu'on ne dise pas qu'il arrive alors qu'il n'est pas là et que le tracé de la ligne est un vaste chantier.


Une entreprise privée qui se livrerait à de telles déformations de la vérité serait certainement confrontée à de sérieuses déconvenues.
Est-ce trop exiger, si l'on se place du point de vue du contribuable dont on utilise les finances, de faire en sorte qu'on ne le rende pas financièrement et malgré lui complice d'un mensonge.
Quant aux habitants de l'agglomération ou même d'Angers que le tracé de la LU (la Ligne Unique) laissera durablement à l'écart, qu'est-ce qu'ils sont en droit de s'imaginer, qu'on se moque d'eux?


dimanche 13 septembre 2009

DE L'EAU DANS LE GAZ AU SEIN DE LA MAJORITE MUNICIPALE

Une première adjointe un peu difficile, agaçante même, le manque de solidarité que je ne supporte pas au sein de la majorité, notamment de la part des jeunes, voilà en substance les propos tenus par le maire d'Angers lors de sa conférence de presse de rentrée.
Et tout cela officiellement, dans le bureau, en costume et cravate, car on n'est pas aux Accroches-Coeurs.
Tout cela rappelle le mythe de Pygmalion, désespérément seul parce qu'il ne trouve pas de femme suffisamment parfaite. Donc, sculptant de ses mains la statue de la femme parfaite, Pygmalion est victime d'une illusion des sens, et tombe amoureux de l'objet. Désillusion de l'humain qui croit pouvoir façonner l'autre à son image.
Donc, la première adjointe parfaite, en phase en temps et en heure, ça n'existerait pas? Le délai de rentabilité électoraliste semble donc forclos.
Voilà donc une méthode bien étrange: l'humiliation publique des collaborateurs les plus proches.
Comme tout cela est étonnant... Seulement, les désaccords ne vont pas manquer de surgir: la liaison Sud, "il faut la faire absolument". Mais alors les Verts, qui ont applaudi à la décision du Conseil Général de se retirer de ce projet? Une couleuvre de plus à avaler en perspective?
La reconquête des berges, revoilà la marotte et les grelots. Alors on garde les bonnes vieilles recettes : études coûteuses confiées à des cabinets parisiens, c'est bien connu, y a qu'eux qui savent faire, et puis c'est plus cher, donc c'est forcément mieux et c'est flatteur pour les provinciaux de voir ceux qui savent, les Parisiens, condescendre à jeter le regard sur vous, pour vous fourguer ce dont ils ne voudraient pas même pour eux.
N'est-il pas urgent de redonner la parole à ceux qui sont les premiers concernés, c'est-à-dire les Angevins, donc de les consulter directement sur les grands projets par voie de referendum? Les finances de la ville qui se dit bien gérée ne s'en porteraient pas plus mal.
Couvrir la rue Roosevelt pour en faire une galerie marchande, et revoilà le veau d'or... en pleine crise, et au moment où de nouvelles habitudes d'achat s'installent durablement au détriment du coeur de ville.
Le stade. Contre tout bon sens, on persiste à vouloir faire du vieux avec du vétuste, garder Jean Bouin et ses nuisances, alors qu'on sait que la reconstruction in situ, la mise aux normes coûteront plus cher qu'un nouveau stade ailleurs, dans un quartier offrant toutes garanties en matières de dessertes et de stationnement.
La piscine ludique. On se demande où est la priorité, alors que tant n'est pas fait et reste à faire pour la promotion du sport, ce qui commence par respecter l'indépendance des dirigeants et des clubs, la mise à disposition d'équipement de qualité. Ne pourrait-on pas flécher l'investissement que représenterait ce projet peu utile vers l'amélioration de l'existant.
La démagogie. Pour donner l'impression qu'on s'intéresse à Monplaisir en dehors des moments où il est indispensable d'en capter les voix dût on pour celà rameuter les Goua, Garot, Ayrault, Auxiette à grand renfort de Laguna, 406, et blousons rouges qui n'auront vu Monplaisir qu'à cette seule occasion de leur vie, et bien on décide d'y tenir le Conseil Muncipal, pour une séance délocalisée au mois d'octobre. Seulement mais après, on fait quoi.
Le tramway. Tiens un étrange aveu, la première ligne a coûté plus cher qu'on ne le croyait, donc on ne pourra pas faire la deuxième avant la fin du mandat. Belle-Beille, l'Université attendront encore. Cela n'est pas bien grave tant on sait qu'à gauche, la solidarité commence par soi (les bobos de centre-ville, la banlieue chic...), les pauvres, les petites gens, ça fait longtemps que ça n'intéresse plus les socialistes.
La pompe à finances. Comme c'est étonnant, pour trouver l'argent pour financer les folies, il faut bien aller le chercher quelque part. Comme le coûteux projet de Centre de Congrès, alors que l'actuel, qu'il suffirait de mettre aux normes, possède l'extrême avantage d'être en ville, c'est-à-dire sur la rive gauche, à vol d'oiseau de la gare. Alors surgit le rêve d'un nouvel impôt sur les ménages, projet qui semble-t-il ne fait pas l'unanimité à la conférence des maires. Or, à l'heure où nos concitoyens subissent plus qu'ailleurs les effets de la crise, où l'Etat lui-même donne le signal de la modération fiscale en minorant la taxe carbone, ne serait-il pas plus judicieux de faire des économies de fonctionnement. Visiblement la Ville et l'Agglomération ne vont pas assez loin dans la E-administration. Or, dématérialiser les dossiers papiers, y compris dans le travail de commission et de séances publiques de conseil municipal, constituerait une sérieuse piste. Faire la chasse au gaspillage, aux dépenses inutiles (communication, études bidon), rechercher systématiquement les gains de productivité, sont des pistes insuffisamment explorées. Qu'il suffise de regarder ce qu'ont fait d'autres collectivités locales qui depuis longtemps ont pris en compte la valeur ajoutée du tout numérique.
Quel signal a-t-on aussi donné en 2008 en nommant autant d'adjoints et en générant autant d'indemnités?
Et puis pas de candidature aux régionales?? tiens donc, Auxiette qui est pourtant si adorable, serait-ce une divergence politique?
Mais non, vous n'y êtes pas, il faut du temps pour la Ville, c'est-à-dire pour corseter tellement les projets que même en cas d'alternance, le successeur soit comme pieds et poings liés par rapport à une vision de la ville dont on peut craindre qu'elle augure mal de ce que sera Angers dans trente ou cinquante ans.
Là encore, voilà le complexe de Pygmalion, car le successeur dûment choisi devra être dans les clous.
L'on pourrait croire que le temps venant du retrait des affaires publiques, on ait la délicatesse de laisser le successeur agir. Il semblerait donc qu'il n'en sera rien.
Sauf que dans tout cela, il y a encore une fois un élément qui n'est pas pris en compte, c'est la liberté des Angevins qu'il n'en soit pas ainsi. Le scrutin de mars 2014 sera donc l'occasion d'un nouveau rendez-vous pour Angers avec son Avenir. Puissions-nous ne pas le laisser filer encore une fois.

jeudi 3 septembre 2009

DU DANGER DE LA NOVLANGUE

Depuis quelques années il est de bon ton de se plaindre du fossé qui s'élargit entre politiques et citoyens d'en-bas.
La Ville d'Angers et ses hiérarques socialistes avaient déjà donné pendant la campagne électorale un avant-goût du divorce linguistique entre eux et le bas peuple. Souvenons-nous des libellés affriolants de la campagne électorale pour désigner les responsabilités des adjoints: la ville bien gérée ; la ville de l'art d'être ensemble ; la ville éducatrice (comme s'il appartenait à la ville de s'arroger en la matière un pouvoir de substitution : les parents apprécieront...) ; la ville de la mobilité...

Apparemment, moins de deux ans après les élections municipales, cette rage de la novlangue qui s'est inoculée chez les principaux responsables de la majorité municipale n'a pas disparu.

Au point que Jean-Yves Lignel, dans le Courrier de l'Ouest d'aujourd'hui, relate avec une ironie certaine la conférence de presse donnée par l'adjointe aux transports.

Saviez-vous que le tramway est censé favoriser le report modal? Heureusement que le journaliste donne généreusement la traduction en français courant. Le report modal, c'est tout simplement quand on prend sa bicyclette au lieu de sa voiture, ou que l'on combine marche à pied et transport en commun.
On se demande qui invente ces vocables ronflants, mais dont la vacuité n'a d'égale que l'immodestie. N'y a-t-il pas mieux à faire, car l'argent des contribuables n'est pas inépuisable, que payer des agences de com' pour inventer ces expressions qui trouveraient bien leur place dans une anthologie de la consistance du vide.


"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément..." (Boileau, Art Poétique).
On se demande vraiment pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. Visiblement, tout ce fatras, tout ce verbiage a irrité le journaliste, qui se paie d'un communiqué cinglant, sous forme d'une lettre ouverte à son rédacteur en chef.

Manifestement, en matière de communication politique, beaucoup reste à faire. Tout d'abord revenir aux choses simples. Avoir des idées, et trouver les mots pour le dire. Le Général de Gaulle, François Mitterrand n'ont jamais eu recours aux services de coaches ou d'officines de communication. Au niveau de notre bonne ville d'Angers, des maires de grande qualité comme Jean Turc ou Jean Monnier savaient de façon intuitive comment parler à leurs administrés.

Nos hommes comme nos femmes politiques ne seraient aucunement déshonorés s'ils retrouvaient l'audace de nommer les choses par leur nom.

Sur le fond, chacun appréciera comme il convient de le faire. C'est à se demander, si une fois que l'on a fait l'expérience des conditions actuelles de déplacement en ville, une fois que l'on a vu que la rentrée venant encore davantage de rideaux de magasins demeuraient baissés, tout le monde parle bien de la même ville. Fallait-il par suite du choix d'un mauvais tracé, sacrifier le commerce de centre-ville à je ne sais quel Moloch jamais repu.






mercredi 20 mai 2009

LE GRAND ECART

Il paraît qu'à Angers on construit un pont. Plus exactement un viaduc, destiné à enjamber la Maine à une hauteur de 5,50 m pour y faire passer le jouet de Jean-Claude Antonini.
Un jouet coûteux, un jouet qui divise la ville.
Chacun se souvient que le choix primitif de la municipalité était celui d'un pont berge à berge, avec un carrefour giratoire faisant se couper à niveau voie des berges et voie du tramway.
Or, les services de l'Etat, en charge des routes nationales, puis ceux du conseil général lorsque la responsabilité des dites routes leur fut transférée, ont judicieusement fait valoir d'évidentes raisons de sécurité, ce qui poussa l'agglomération à choisir la solution d'un viaduc à l'aspect beaucoup plus intrusif, sauvant ainsi la voie des Berges.
Or, aujourd'hui, tel le Sicambre brûlant ce qui fut adulé la veille, l'adjointe aux déplacements, trouve que la formule la plus chère, 22 millions hors taxes, est la plus intéressante.
L'argent, quand c'est celui des autres, et particulièrement celui des Angevins, ne semble pas un problème. Comme si le tramway était un tonneau des Danaïdes que l'on pouvait remplir avec l'argent d'autrui.
On voudrait démontrer le caractère indispensable du maintien de la voie des berges en l'état qu'on ne s'y prendrait autrement.
Mais dans ce cas, pourquoi continuer à prendre les Angevins pour des andouilles et à ne pas dire la vérité : tout simplement que la voie des berges comme pénétrante rapide a vocation à être pérennisée.
D'ailleurs, le creusement de celle-ci, au droit du pont, pour y permettre le passage des plus gros gabarits, qui pour des raisons de sécurité ne peuvent pas passer par le tunnel de l'A 11 est aussi un aveu.
Pourquoi, à partir du moment où il est avéré pour des raisons de sécurité, qu'une pénétrante rapide doit être maintenue à Angers continuer à mentir aux Angevins, quitte à faire le grand écart avec les idées, nous ne dirons pas les convictions, défendues au conseil municipal, mais sans doute était-ce dans une vie antérieure et que les philtres et maléfices qui ont inspiré trahisons et coups tordus d'un certain mois de janvier 2008 expliquent certainement cette façon de confondre la politique avec le grand écart.

jeudi 19 mars 2009

LA MORT DE LA PLACE DU RALLIEMENT


Naguère, la place du Ralliement était une place vivante. L'accessibilité à tous les modes de transports, aux bus, aux automobiles en faisait véritablement le coeur de la ville. Nous ignorons si à la fin des travaux qui chaque jour amènent leurs tombereaux de nuisances les Angevins se réapproprieront cette place, et si elle redeviendra ce lieu trépidant de vie avec ses klaxons, la musique entraînante des moteurs. En attendant, elle est la proie des pelleteuses. Et c'est le spectacle d'une place saccagée qui est offert aux Angevins, même pas quinze ans après la dernière réfection.

La verrière qui l'ornait, et qui permettait de s'abriter les jours de pluie est vouée aux démolisseurs.

Certes, la ville a connu par le passé la mise au rencarts d'éléments architecturaux qui ne semblaient plus au goût du jour. En son temps, les édiles firent disparaître l'horloge des anciens abattoirs. Mais elle fut simplement remisée, en attendant d'être redécouverte pour être intégrée à l'ensemble architectural du Front de Maine.

La verrière du Ralliement qui représentait un témoignage intéressant de l'art urbain des années quatre-vingt dix est vouée à la destruction, sans même qu'ait été posée la question de sa conservation, ou de son intégration dans un autre site, comme on sut le faire pour la rose du Ralliement transportée place Saint-Serge.

L'on peut s'interroger à la fois sur l'idée que se font les édiles de l'économie des deniers publics quand on casse un lieu emblématique de la ville tous les quinze ans, et sur le peu de respect du patrimoine architectural contemporain, comme s'il s'agissait d'infliger à l'oeuvre de Jean Monnier l'ancien maire d'Angers une bien étonnante damnatio memoriae.

Qu'aura gagné la place du Ralliement : une voie ferrée en son centre, visible comme une balafre au milieu d'un beau visage?

samedi 14 mars 2009

UN PEU DE DIGNITE

La réaction du maire d'Angers à la décision d'une association de se désister de son recours contre la DUP est pour le moins désobligeante et insultante. Elle est indigne de la haute idée qu'un élu devrait se faire des devoirs de sa charge. Comment prétendre représenter tous les Angevins et stigmatiser ainsi tous ceux qui se sont reconnus derrière les interrogations d'Angevins simplement dubitatifs par rapport au projet du tramway? Les véritables questions n'ont tout simplement jamais été posées. En particulier celle-ci: comment s'y est-on pris pour faire avaliser le projet à l'agglomération. Quand nous voyons la dérive des coûts, nous n'oserions pas croire que lors de la présentation initiale du projet, les estimations avaient été délibéréement minorées pour faire passer la pilule.
L'utilisation politicienne du tramway que fait la municipalité est tout simplement un élément de plus qui le moment venu me confortera dans le refus de l'utiliser dans sa partie comprise dans l'hypercentre.
En effet, quand on a voté pour une liste qui proposait un autre trajet, il serait incohérent d'utiliser un mode de transport collectiviste passant sur un tracé avec lequel on n'est pas d'accord. Mettre en accord ce que l'on fait avec ce que l'on dit, c'est aussi cela. Faire le contraire serait s'accommoder du péché originel de ce maudit tramway.
Une chose est déjà certaine, le jour où le tramway sera inauguré, je n'assisterai pas à l'inauguration et prendrai toutes dispositions pour ne pas être à Angers ce jour-là.

mardi 10 mars 2009

SOMMES NOUS DEVENUS DES CHIENS?

Nous ne pensons pas que ce soit à l'honneur d'hommes politiques de "se battre comme des chiens". La métaphore canine fort lamentable utilisée par le maire d'Angers en conclusion du vote du budget après les interventions de ses adjoints lisant bien sagement les fiches qui leur avaient été préparées n'est pas à l'honneur d'une vie municipale authentiquement démocrate.
Cette métaphore en appelle une autre, celle de la curée, où après la chasse, on déchiquète les morceaux.
Passons sur la surcharge d'éloges décernés à ce budget, où certain(e)s adjoint(e)s faisaient assaut de flagornerie, comme si certains tenaient absolument à donner des gages supplémentaires de conversion opportuniste au socialisme bobo.
Si ce budget est bon, cette débauche de louange et d'auto-célébration relève de ces moeurs qui caractérisent les microcosmes où règne l'esprit de cour.
S'il n'est pas bon, et s'il n'est pas le budget de combat que l'on se plait tant à vanter, si le montant de la subvention municipale octroyée au CCAS est inférieure au montant de l'inflation, il serait peut-être temps pour les Angevins de s'apercevoir que la municipalité qu'ils ont élue n'est pas une municipalité de gauche préoccupée de justice sociale, mais une municipalité dont le premier réflexe est l'entre-soi bourgeois bohème.
Quelqu'un qui ne connaîtrait pas le tropisme angevin serait bien étonné de voir la préoccupation sociale que l'imaginaire politique classe plutôt à gauche prise en réalité en charge par l'opposition.
Rappelons que c'est au sein de ce groupe de la minorité que siègent les conseillers investis par François Bayrou lors des élections municipales de 2008.
Pour revenir sur cette image des chiens se disputant l'os médullaire, rappelons simplement que la vie politique n'est pas une vénerie où l'on vient planter ses crocs dans les mollets de ceux qui pensent autrement ou tout simplement qui pensent.
Pour reprendre le mot fameux de je ne sais quel journaliste se plaignant de ce que le président de la république les ait comparés à des chiens dans un éloge funèbre resté célèbre, nous ne sommes pas des chiens.
Se battre oui, mais en hommes civilisés, c'est-à-dire faisant preuve entre eux de civilité. Se battre comme des chiens est justement caractéristique d'une agressivité qu'aucune fin ne justifie. C'est faire l'apologie de l'instinct qu'aucune raison ne vient tempérer. Cette image de chiens prompts à s'entredéchirer pour un hochet accrédite hélas l'idée qui trotte dans toute les têtes: l'hallali que l'on sonne sur certaines manifestations culturelles est en réalité une bien triste manoeuvre visant à satisfaire des instincts dont on aimerait voir la race humaine prémunie. Quelle peste aurait donc frappé Angers pour qu'en haut lieu de la cour on criât à ce point haro sur le baudet?
Utiliser la crise pour assouvir un désir de je ne sais quel désir de vendetta politicienne à l'égard de manifestations, dont une en particulier, qui n'a pas démérité, n'est guère honnête ni digne d'hommes et de femmes probes et libres.
Oui, si vraiment faire des économies était nécessaire, nous aurions compris que les sacrifices fussent équitablement répartis.
Restreindre la voilure impliquait peut-être de différer à des jours meilleurs des investissements pas vraiment indispensables, de restreindre encore plus les frais de communication et de fonctionnement qui ne sont pas minces.
Un budget de combat, pour favoriser les ménages et le pouvoir d'achat, c'était peut-être le choix courageux de baisser les taux pour tout simplement maintenir les rentrées fiscales, vu que les bases augmentent mécaniquement. Au lieu de cela, on laisse augmenter les impôts en présentant cette augmentation comme le résultat d'un processus mécanique sur lequel on se prive de la possibilité d'agir. On s'empresse à l'agglo d'enlever d'une main ce que l'on donne chichement de l'autre à la ville en augmentant la taxe d'enlèvement des ordures et l'eau.
Un budget de combat aurait été un budget qui ait le courage de baisser les taux de la fiscalité, pour à terme les ramener au niveau de villes comparables.

Au lieu de tout cela, la politique du trompe l'oeil se poursuit.

Certes, voir ses subventions diminuées aurait assurément chagriné bien des acteurs culturels. Mais au lieu d'un chagrin de courte durée imposé à tous au nom de la solidarité, on prend le risque de la provocation délibérée et de sacrifier un festival qui depuis 25 ans contribuait à la notoriété d'Angers et qui était unanimement salué par la presse. Fallait-il donc un bouc émissaire à la majorité municipale?

Enfin, oui, n'en déplaise, l'évergétisme, c'est-à-dire la juste intervention du pouvoir politique dans le secteur culturel, qui n'utilise pas les acteurs culturels comme des faire-valoirs, ce n'est pas le vulgaire panem et circenses. Cette haute idée de la culture commande que même en temps de crise, l'on puisse continuer à faire exister des événements culturels qui permettent le temps d'un soirée ou d'un festival d'échapper à la morosité du quotidien. Dissiper l'ennui, divertir des préoccupations et des inquiétudes du moment est une activité salutaire pour la culture qui propose à l'homme le supplément d'âme dont il a besoin. Cela suppose une chose: le respect absolu et sans condition de l'indépendance des acteurs culturels, ainsi que la prise en compte de la diversité des lieux où peut se vivre la culture.
Cela suppose aussi le respect des électeurs, car on ne peut pas impunément présenter pour les besoins d'une élection la culture comme l'art d'être ensemble et un an après immoler pour de fallacieux prétextes certaine manifestation sur l'autel expiatoire des froides vengeances.

mardi 3 février 2009

FALLAIT-IL ALLER A LA ROCHELLE?

La presse locale s'est faite l'écho du déplacement de la majorité municipale aux ateliers Alstom pour aller essayer la rame de tramway.
En ces temps de crise économique où les élus devraient donner l'exemple des vertus d'économie, et où les dépenses de représentation et de communication devraient être limitées à ce qu'exige le strict nécessaire, est-il bien nécessaire de maintenir le superflu?
Cela fait une belle jambe aux Angevins de savoir que la première rame roule... à La Rochelle, quand les commerçants sont confrontés aux nuisances quotidiennes, quand les travaux amplifient les effets de la crise, faisant plonger chiffres d'affaires et bilans commerciaux, et alimentant les charettes qui ne prennent plus le chemin du Ralliement, mais qui se dirigent vers le tribunal de commerce, qui pour y obtenir le redressement, qui, hélas, pour procéder à la liquidation.
Aller parader comme cela a été fait à la Rochelle relève à tout le moins de l'inconvenance. Ne serait-ce que par égard pour les commerçants sur qui un sort injuste s'est abattu.
Une bien discutable opération de communication ne compense pas la gêne en matière de circulation et de stationnement, où faute de pouvoir passer en centre-ville, les flux automobiles se détournent vers d'autres secteurs de la ville.
En attendant, l'un des premiers résultats tangibles des travaux, c'est la baisse de fréquentation du centre-ville, montrant par là les limites de la piétonnisation et révélant une fois de plus l'erreur manifeste de jugement et de prospective qui a présidé au choix d'un mauvais tracé.
Certes, le déplacement à la Rochelle, ce n'est pas la sortie nocturne de qui nous savons au Fouquet's, mais cela laisse entière la question du bien-fondé d'une opération de communication dont on se demande en quoi concrètement elle améliore la vie quotidienne des angevins.
Pour paraphraser le titre d'un film, on serait tenté de dire: "Vous ne connaissez pas encore votre tramway, mais vous le détestez déjà."

samedi 31 janvier 2009

CHRONIQUE DU ROI ET DE LA COUR

Je ne résiste pas plus longtemps à recycler ce titre qui rappellera sûrement la belle époque d'André Ribaud brocardant le Général de Gaulle et ses ministres.
Toute proportion gardée, nous avons la même chose à Angers. A défaut de parole libre, la majorité municipale révèle avec éclat aujourd'hui dans le Courrier de l'Ouest combien sa plume est serve. A peine ce journal a-t-il interrogé l'avant-veille l'un des conseillers de l'opposition que petits marquis, ducs et duchesses réagissent, que marottes et grelots se mettent à bruire, que piqueurs et fourriers sonnent l'halali, et ne sont pas loin de crier haro?
Un crime de lèse-majesté a-t-il été commis en exposant sans détour les inquiétudes des sujets angevins à propos des dérives des coûts du carossse municipal dont le roi et la cour sont allés admirer en grand convoi à la Rochelle le premier exemplaire?
Le trône du roi serait-il donc ébranlé à ce point pour qu'à la cour l'on s'émeuve dès que l'on ose dire la vérité sur les sujets qui fâchent?
"Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur". Beaumarchais.

jeudi 15 janvier 2009

LE TRAMWAY ANGEVIN OU LA FUITE DU TEMPS

Tempus fugit inexorabile. Le temps fuit inexorablement.
Suite à une réunion qui s'est tenue dans le quartier Létanduère, la première adjointe a visiblement lâché une révélation qui n'était pas prévue sur la check-list communicationnelle.
Après avoir fin août-début septembre 2007 avoir adopté la solution de la voie unique rue de la Roë, tout en jurant ses grands dieux encore six moix avant que OUI-OUI-OUI les deux rames pouvaient s'y croiser, après avoir raillé la proposition pourtant sage d'une mise en trémie de la voie des berges au croisement du pont du tramway, la ville a bien été obligée d'admettre que pour le passage des convois spéciaux et hors gabarits interdits d'accès au contournement autoroutier, il faudrait bien excaver le niveau de la voie des berges pour avoir au moins 5 mètres de hauteur de passage sous le pont, la ville s'aperçoit que l'on ne peut plus mettre les poteaux au milieu de la rue de Létanduère, et qu'il faudra une nouvelle enqueête d'utilité publique pour pouvoir arrimer les câbles aux façades des demeures privatives de la dite rue.
Bref, comme l'exprime le communiqué signé par Gilles Groussard au nom de la minorité municipale, tout cela sent "l'amateurisme".

Gilles GROUSSARD, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.



Retard du tramway : la minorité municipale parle "d'amateurisme"

Un tramway en 2011 au lieu de 2010 à Angers ? La minorité municipale réagit. Gilles Groussard parle de "cafouillage" et "d'amateurisme". "L’air de rien, les Angevins apprennent par la presse, que les délais de réalisation du tramway s’allongent, s’allongent, s’allongent : 2008, 2009, 2010… aujourd’hui 2011 ! Souvenons-nous que la première ligne a été adoptée à un coût de 140 millions d’euros, elle est aujourd’hui annoncée à 280 millions d’euros, subventions déduites."


mercredi 3 décembre 2008

CONSEIL MUNICIPAL : SEANCE DU 1er DECEMBRE

Lors de sa session du lundi 1er décembre, le Conseil Municipal d'Angers a examiné différents dossiers, parmi lesquels deux délibérations rapportées par Jean-Luc Rotureau, dont l'une concernait le lancement d'un "plan logement" et l'autre l'allongement de la durée d'octroi du dispositif du bouclier logement.
Si l'opposition a voté ces délibérations, elle a rappelé par la voix de Laurent Gérault qu'allonger cette durée, c'était institutionnaliser le surcoût des loyers, et que la dégressivité ne constituait pas une réponse aux plus démunis des Angevins.
Par ailleurs, chose étonnante, le Maire a concédé, certes mezza voce qu'il y avait du retard à l'allumage concernant la construction de logements neufs. Voilà qui est étonnant, parce qu'il y a seulement un an c'était tabou de ne faire que seulement la plus minime allusion à ce sujet.
Or, malgré l'intérêt que l'on pourrait trouver à tout dispositif visant à alléger les effets d'une crise multiforme sur nos concitoyens les plus démunis, la Ville d'Angers ne pourra pas faire indéfiniment l'économie d'une salutaire interrogation sur la réalité à laquelle tous les contribuables sont confrontés, celle du coût élevé de la taxe foncière, comparativement à des villes de taille comparable, qui naturellement se répercute sur les coûts des loyers que payent les habitants aux bailleurs sociaux. Or, un tiers des angevins vivent en habitat social, et même s'ils ne paient pas directement la taxe foncière, celle-ci se répercute nécessairement sur les loyers, parce que les propriétaires, les bailleurs sociaux en l'occurrence, y sont assujettis, et sont dans l'obligation d'avoir des comptes équilibrés. La taxe foncière est donc bel et bien un impôt invisible acquitté indirectement par les locataires.
Et lorsque l'on met en parallèle l'absence d'endettement de la ville, la hauteur de l'autofinancement, qui fait financer des investissements par les contribuables de l'année N au lieu du choix de l'emprunt qui répartit la charge sur plusieurs années, on se dit que manifestement, Angers thésaurise sur le dos des plus pauvres de ses concitoyens.
Un visiteur venu de Sirius entendant les interventions en Conseil Municipal trouverait peut être la gauche, au sens de prise en compte des besoins des plus pauvres, ailleurs que là où elle se targue d'être.

dimanche 16 novembre 2008

TRAMWAY ANGEVIN

Voici ce que l'on peut voir en ce moment rue de la Roë. Nous savions que sous cet axe contient sous la chaussée de nombreuses excavations et notamment ce qui ressemble à une galerie voûtée.

L'on sait que l'étroitesse de la voie en question, quoi qu'on en ait dit au départ, a imposé le choix saugrenu d'une voie unique, seul exemple de cette nature pour une voie neuve de tramway en site urbain.
Cette aberration à elle seule aurait dû inciter des édiles soucieux de bon sens à un choix plus raisonnable que commandait en plus l'évidence: le passage par les grands boulevards, qui de toute façon eût été plus économique.
Seulement, en cas de grosse intervention sur le réseau souterrain de la dite rue une fois l'infrastructure du tramway installée, on fait comment?

Le sous-sol de cette partie de la ville offre-t-il toutes les garanties de solidité et de stabilité.

lundi 3 novembre 2008

VOIE DES BERGES - SUITE

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire ou penser, la question de la voie des berges est un élément essentiel qui concerne au quotidien non seulement les citoyens d'Angers, mais aussi tout ceux que leur état de vie ou leur profession amène à passer par cet axe.
Ce n'est certainement pas l'obscurantisme anti-automobile qui donnera la clef si l'on veut voir évoluer cet axe majeur sans rien céder de son utilité, c'est-à-dire la possibilité de traverser la ville de part en part à vitesse rapide et sans encombre.
Ces questions qui touchent au quotidien des gens ne sont pas plus de gauche qu'elles ne seraient de droite. Cela n'est même pas une question d'appartenance à un quelconque parti politique.
Une chose est de s'attacher à développer des transports en commun performants, sur des itinéraires efficaces, et une autre est de considérer les automobilistes comme les coupables tout désignés des maux de la planète.
S'il est établi que la vie en ville concerne au premier chef ses habitants, le fait d'habiter le chef-lieu du département crée à l'égard de ceux qui n'y résident pas mais dont le travail enrichit et développe la ville plus de devoirs que de droits.
Ce n'est donc pas le petit confort de l'élite de privilégiés qui a les moyens d'être propriétaires en centre-ville qui doit être l'élément de décision quand il s'agit des conditions de circulation en ville.
En transformant en boulevard urbain la voie des berges on voudrait asphyxier la ville qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Engager si tôt une réflexion sur de telles bases comme le fait le maire d'Angers est au mieux un gadget inutile, et ce n'est pas indécent de s'interroger sur l'utilité de ce projet, quand on sait qu'il n'est pas immédiatement réalisable, et quand on sait qu'il y va de l'utilisation des deniers publics.
A l'heure où les budgets des collectivités locales sont confrontés à la raréfaction de leurs ressources et où celles-ci, qu'on le veuille ou non, doivent se faire à l'idée que l'Etat n'est pas la vache à lait qui comblera les tonneaux des danaïdes des dépenses locales irréfléchies, il y a très certainement mieux à faire que de mettre en place la coûteuse structure que cette réflexion sur un projet dont il y a de très fortes chances qu'il reste à jamais virtuel.

lundi 27 octobre 2008

A PROPOS DES PRESIDENTIELLES AMERICAINES

Petite remarque impertinente.
Dans quelques jours, les Américains vont élire leur Président.
Si l'élection était le fait des seuls Français, Barack Obama serait élu très certainement haut la main.
Si les Etats Unis élisent le candidat démocrate, cela démontrera aussi qu'ils ont su faire le pari de la jeunesse.
Quelle formidable leçon ce serait pour tant de villes et de collectivités locales françaises dont on connaît hélas la frilosité congénitale à faire le pari de la jeunesse dont la valeur n'attend point le nombre des années.
Si les américains sont capables d'élire un président de 47 ans, et que des cités françaises préfèrent élire des septuagénaires alors qu'elles avaient précisément l'opportunité du changement aussi sur ce plan-là, il y a de quoi se poser des questions sur la modernité, et l'aptitude à impulser le renouveau des dites cités.
Comme quoi le conservatisme, la frilosité, le refus du changement ne sont pas là où on croit qu'elles sont.

vendredi 12 septembre 2008

LA PALME DU MAUVAIS GOUT VESTIMENTAIRE

Non, ce site ne se reconvertit pas dans la publicité pour le maire d'Angers. Il y a d'autres lieux pour cela et il sont largement assez nombreux.
Simplement, il serait bon de rappeler un certain nombre de règles de bienséance vestimentaire.
Donner une interview à la télévision, ès qualités, suppose le respect des télespectateurs.
D'où vient cette mise négligée que croient bon d'adopter, notamment les élus de gauche, de paraître publiquement, dans l'exercice de leurs fonctions, ou dans les interviews, sans arborer la cravate.
En une époque où l'on s'inquiète à juste titre que les codes vestimentaires ne soient plus respectés, le moins que l'on puisse attendre du maire d'une grande ville, c'est de montrer un minimum de respect à ses administrés.
Que dirait-on d'un magistrat rendant ses arrêts en ayant jeté aux orties la robe et l'hermine?
Paraître sur la place publique est d'autant plus exigeant que l'on occupe de hautes fonctions. Pour les familles les plus humbles, où respecter l'autre par un habillement adapté aux circonstances est une valeur qui a encore un sens, c'est déchoir et montrer une bien mauvaise image que de s'autoriser à confondre espace public et espace intime où l'on peut s'autoriser un habit moins convenu ou plus décontracté. La télévision, ce n'est pas le petit salon.
Pour le fond, c'est du même tonneau. Rien de nouveau sous le soleil. La com, la com, toujours la com, rien que la com, aucune remise en cause sur les sujets qui fâchent: la crise du logement, aggravé à Angers par le refus de programmer les constructions, la fiscalité qui exclut les classes moyennes...
Et bien sûr, la méchanceté gratuite, la vilenie envers Michelle Moreau et Hervé Carré, pourtant choisis par Jean Monnier.
Le clou étant le couplet final, digne d'Ubu Roi. "La succession, pas le temps d'y penser", ce qui en clair, signifie comme le roi de la pièce de Jarry, qu'il n'y a personne d'aussi bien que lui. Sympa pour les adjoints. Tous ne méritent quand même pas une telle disgrâce.
C'est curieux, quand j'écoute certains hommes politiques, j'ai confiance ou je n'ai pas confiance. Quand j'entends Royal, quand j'entends Antonini, je me méfie. La raison en est simple, c'est que la discordance entre la parole et les actions saute aux yeux.
Dalida, pourtant égérie de la gauche, chantait "paroles, paroles, paroles...", c'est pourtant le disque qu'on aurait envie d'écouter après avoir entendu Antonini.


7 A DIRE du 13 09 08
envoyé par ANGERS7