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vendredi 12 novembre 2010

TRES CHER TRAMWAY

Mardi 10 novembre se tenait le conseil d'agglomération d'Angers Loire Métropole. Parmi les délibérations soumises au vote des édiles figuraient entre autres le vote d'une somme de 400000 € (somme arrondie) pour rémunération d'une prestation d'assistance et de conception des festivités d'inauguration de la Ligne Unique du Tramway Angevin. Après les consultations d'usages, une agence parisienne avait été retenue.
L'élément inattendu fut ce que l'on pourrait appeler un commencement de fronde des maires des communes suburbaines, obligées, appartenance à l'agglomération oblige, de financer un tramway dont elles ne verront jamais les couleurs dans leur territoire pour nombre d'entre elles, et trouvant sans doute un peu fort de café, cette prestation ne couvrant qu'une mission d'assistance. Ainsi donc, le premier vice-président de l'assemblée nationale, par ailleurs maire d'Avrillé, cherchait à savoir si à cette somme il convenait de rajouter les locations de barnum, les fournitures de petits fours, etc... comme il est d'usage en pareil cas. Laurent Gérault, porte-parole de l'opposition angevine, suggérait l'idée que l'inauguration fût associée aux accroches-coeurs prévus pour le mois de septembre, comprenant mal qu'en période de crise économique qui frappe en premier les plus pauvres de nos concitoyens, une agglomération s'apprête à la fois à dilapider 400000 € pour une prestation de communication, et à voter, dit-on, un impôt sur les ménages... Toujours dans le même registre, Michelle Moreau, ancienne adjointe centriste de l'ancien maire Jean Monnier, désormais représentante de l'opposition, suggérait que l'on envisageât de confier cette action de communication à des étudiants, ce qui aurait le double mérite de faire travailler ceux-ci sur un vrai événement, de concevoir une vraie action de communication, et de ne pas plomber les finances de l'agglomération.
C'est alors que plusieurs maires des communes périphériques faisaient part de leur intention de voter contre cette délibération, arguant peu ou prou des mêmes motifs.
Cette délibération, présentée initialement par la vice-présidente en charge des déplacements, n'avait visiblement pas l'heur de plaire aux édiles.
Crainte de ne pas avoir de majorité suffisante, perception en séance de ce que la délibération était inopportune, celle-ci était en tout cas retirée in extremis de l'ordre du jour.
Le lendemain, les articles de la presse régionale reprenaient cette clôture inattendue de la séance du conseil d'agglomération, et enfonçaient à nouveau le clou sur ce qui commence à être un secret de polichinelle: la mise en place d'un nouvel impôt, dans l'agglomération d'Angers Loire Métropole, frappant directement les ménages. http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-L-inauguration-du-tram-retoquee-au-conseil-d-agglo_loc-1583994_actu.Htm
En ces temps de crise économique, ne serait-il pas temps que les édiles locaux en finissent avec l'idée selon laquelle plus les dépenses de communications sont chères, meilleure est l'effet sur l'opinion. En ce domaine là, une saine sobriété ne s'impose-t-elle pas, et est-il besoin de dire que le moyen de transport induira son usage, par le fait même de le voir passer dans les rues. Ne peut-on pas imaginer non plus une inauguration à moindres frais?

mercredi 12 mai 2010

ANGERS 7, L'AGGLO M'A TUER


En 1989, Angers était une ville dynamique, respectée dans le concert des métropoles innovantes. Jean Monnier, son maire avait été l'un des premiers à comprendre l'intérêt d'une chaîne de télévision locale quand l'antenne régionale de France 3 privilégiait Nantes.
TV 10 fut un magnifique outil. Angers 7, préparé pour affronter les défis de la TNT, est aujourd'hui victime des choix aberrants de la majorité municipale d'Angers et de l'agglomération. En raison de leur attitude sectaire et dogmatique, de leur refus de faire confiance à un projet de reprise porté par les salariés, c'est la liquidation judiciaire.
L'écran noir de notre chaîne locale que nous pouvons d'ores et déjà constater ne s'explique que par la seule frilosité de l'agglomération d'investir dans ce média.
Que l'on ne nous objecte pas l'ampleur de la somme (à peine 1 euro par habitant), assez mince quand on la ramène à celles englouties dans des investissements forts coûteux, où les avenants empilés les uns sur les autres finissent par doubler les sommes initialement octroyées, et où l'on cherche vainement le service rendu au citoyen.
Aujourd'hui Angers 7 rejoint donc la cohorte des sacrifiés. Il y avait déjà eu le festival du scoop, immolé sur l'autel des vendettas politiciennes.
Alors on se prend à rêver de ce qu'auraient pu se dire Jean Sauvage, président du département, s'il était encore de ce monde, et Jean Monnier, s'il était encore maire...
Nul doute que les collectivités se seraient entendues pour assurer la pérennité de notre média local.
Alors cherchons la différence, et il ne faut pas être grand clerc pour la trouver.
Angers n'a pas la majorité municipale qu'elle méritait, l'Agglo non plus.
 
Au moment où il aurait fallu se bouger pour le présent et l'avenir d'Angers 7, c'est-à-dire ces jours-ci, et concrètement pour la municipalité et l'agglo consentir à signer un engagement financier, la majorité municipale, via son association Aimer Angers, n'est intéressée que par un sondage concernant la "popularité" (sic) du maire, la question de savoir "s'il est usé" (resic).
Libre à Aimer Angers d'utiliser ses subsides comme bon lui semble, puisqu'il s'agit de fonds privés, mais, il y avait un moyen gratuit de ne pas avoir à se poser ce genre de question, c'était de ne pas se tromper de scrutin le 16 mars 2008.
La liquidation d'Angers 7 n'est hélas que l'un des dommages collatéraux de la frilosité gestionnaire qui sert de guidance politique à notre commune. Que l'on arrête de se payer de mots, la mission de l'élu est d'avoir de l'ambition pour son territoire, la gestion n'étant qu'un moyen de réalisation optimale pour atteindre un objectif. Car enfin, s'il ne s'agissait que de désigner des gestionnaires, le suffrage universel serait superfétatoire, il suffirait de pourvoir aux postes de maires et d'adjoints aux finances sur la base d'un concours sur épreuves écrites et orales, et de nommer aux postes les plus prestigieux les candidats les mieux classés.
Or si le législateur avait voulu qu'il en fût ainsi, il n'aurait pas maintenu le système de l'élection au suffrage universel.
Si au contraire lors des élections la parole est redonnée au corps civique, c'est bien pour que ce même corps civique réponde par lui-même aux questions qui touchent à son avenir, à l'ambition qu'il a pour son territoire.
Or, à Angers, si les résultats du premier tour des élections municipales ont indubitablement sanctionné le maire sortant, les résultats du deuxième tour, suite à une campagne mensongère, reposant sur des ragots diffamatoires, ont induit le corps civique en erreur, le faisant se tromper d'élection et répondre à une question hors sujet. Or aujourd'hui, ce sont les Angevins qui au quotidien paient cette erreur: un mauvais tracé de tramway, dont la dérive des coûts renvoie au retour des coquecigrues la réalisation de la 2ème ligne, aggravant ainsi le mauvais choix initial, c'est la dérive des dépenses somptuaires et les atermoiements sur les projets structurants pour notre territoire, c'est le climat peu agréable de vendetta politicienne qui a pour conséquence la suppression du festival du scoop.
Et aujourd'hui à cette sinistre cohorte des abandons et des trahisons, se rajoute le coup de poignard dans le dos assené à notre chaîne locale.
La grossièreté avec laquelle le premier magistrat de notre cité a répondu aux salariés d'Angers 7, coupables à ses yeux du crime de lèse-majesté d'avoir eu l'outrecuidance d'avoir manifesté lors de la première sortie du jouet sur rail est en soi l'indice de l'absence de crédibilité des arguties mises en avant pour refuser de soutenir la chaîne locale.
Sans doute s'agit-il d'un énième exemple d'application du précepte autocratique selon lequel la soi-disant écoute participative n'est que le paravent misérable d'une décision déjà arrêtée dont on refuse d'assumer les vrais motifs.
Nous sommes persuadés qu'Angers mérite mieux que cela. Mais il importe, si nous voulons que la léthargie et la frilosité ne se transforment pas en coma dépassé et en cryogénisation, de renouer sans tarder avec une vision dynamique de notre territoire, et des attentes de nos concitoyens.
Tout cela passe par un changement de politique, et pour changer de politique, il faut un nouveau maire, une nouvelle majorité.
C'est pourquoi, le moment venu, nous devrons pour changer de maire donner à Angers les vrais moyens d'une nouvelle majorité.
En 2014, se posera avec urgence et acuité la question de l'accession au pouvoir d'une nouvelle génération d'élus, et d'un maire plus en phase avec les vrais besoins des concitoyens, donc plus jeune.
Angers ne devra pas laisser passer cette chance, faute pour elle de se condamner à une irrémédiable régression.
Trop de signes se sont déjà accumulés. Il faut arrêter ce détricotage de l'héritage des générations de l'après-guerre, de ses élus, de Jean Turc à Jean Monnier, sans le combat quotidien desquels Angers ne serait pas ce qu'elle est.
Nos concitoyens méritent vraiment autre chose que la léthargie et autre chose qu'une gestion de rentiers dont l'alourdissement du bas de laine est inversement proportionnel au travail qu'ils fournissent.

jeudi 25 juin 2009

Oyez, Angevins,
Voici ce qui se profile.
Sur les trente-et-une communes de l'agglomération, 16 maires sur les 31 formant la conférence des maires de la dite communauté d'agglomération ont validé le principe d'un nouvel impôt.
Cette décision, prise dans le secret d'un aréopage oligarchique, a provoqué la juste réaction de l'opposition municipale.
Celle-ci, par la voix de ses porte-paroles, Marie-Claude Cogné et Laurent Gérault, a rendu public le communiqué suivant, dont voici quelques extraits:
« Nous apprenons que dans « la plus grande confidentialité » et à une très courte majorité, 16 maires sur 31), que la conférence des maires a validé le principe d’un nouvel impôt ménage au sein de la communauté d’agglomération. Sans aucun débat, aucune étude chiffrée, aucune information supplémentaire sur la réforme de la taxe professionnelle, aucune prise en compte de la période de crise actuelle, aucune prise en compte de la faiblesse du pouvoir d'achat des Angevins... »
Ils ajoutent que cette décision ne peut être prise « sans connaître la situation financière globale de la collectivité, sans envisager différentes hypothèses et sans poser ce débat au sein du conseil communautaire et devant tous ses élus ? ».
Il n'en devient que plus nécessaire que soit fait un audit financier sur l'ensemble de l'agglomération.
De façon plus globale, c'est bien ce genre de décision qui est par la forme même criticable. En effet, une communauté d'agglomération ne dispose pas de conseil délibérant directement élu par les citoyens. Or, dans une matière si importante que celle de l'impôt, dans un état véritablement démocratique, ce genre de décision ne devrait pouvoir être pris que par des élus directement désigné par le corps électoral.
Comment se prévaloir désormais de démocratie, à partir du moment où le conseil d'agglomération est pour ainsi dire court-cicuité, au profit d'une décision prise à huis-clos par la conférence des maires, sans qu'ait été assurée l'élémentaire publicité des débats?

mercredi 22 avril 2009

GIFLE MAGISTRALE POUR L'AGGLO : LE PLU RETOQUE

Le Tribunal Administratif de Nantes vient de rendre son jugement. Suite à un recours de l'Association Sauvegarde de l'Anjou, qui pointait notamment un manque de concertation et la contradiction des préconisations du Plan d'Urbanisme avec la volonté de Développement Durable affichée par l'Agglomération d'Angers, ainsi que la protection du patrimoine culturel bâti et le très controversé projet de rocade Sud.
Le détail des attendus de ce jugement ne sera connu que vendredi, mais on peut au moins se demander s'il ne faut pas voir dans la décision de la juridiction nantaise la sanction d'une méthode de gouvernance, la faillite d'un système.
C'est du moins ce que l'on peut penser à la lecture des réactions à chaud du Maire d'Angers - Président de la Communauté d'Agglomération s'en prenant à l'association initiatrice du recours, laquelle "en soulevant des arguties juridiques mineures a pris le risque de geler le développement de l'agglomération".
L'on peut éventuellement attribuer une telle réaction à la colère. Mais à la lecture de la réaction du Maire d'Angers, on est pris d'un étrange autant que soudain vertige. La juridiction administrative n'ayant pas l'habitude de se contenter d'arguties mineures pour retoquer un PLU, sans doute faut-il comprendre que les raisons sont en réalité majeures et que les arguments des plaidants suffisamment convaincants et étayés pour emporter la conviction des juges?
Dans le registre de la vindicte, le député-maire de Trélazé s'en prend aux associations. Verbatim des propos d'icelui cité par le Courrier de l'Ouest : "je dis que les associations sont des pyromanes criminelles".
Un tel écart de langage, assurément très offensant pour les associations et leurs bénévoles, est révélateur du malaise qui s'empare des édiles de la majorité à l'agglomération, pris il faut bien le dire la main dans le sac en train de mettre en pratique via le PLU une étonnante conception de la démocratie participative et de l'écoute des citoyens, sans compter les écarts qu'une fois de plus on ne manque pas de constater entre le discours sur le développement durable à grand coup d'Agenda 21 et de com' dispendieuse et la réalité qui sans ce coup d'arrêt de la justice administrative ouvrait de fait la voie à l'hyperdensification urbaine avec tous les risques que cela induit pour les grands équilibres sociaux, écoomiques et environnementaux.
Certes, nos communes ont d'énormes besoins en logement, comme le rappelle Laurent Gérault, conseiller municipal de la minorité, mais, ces besoins non satisfaits, rappelons-le résultent aussi du retard accumulé en dix ans sur Angers en matière de contructions neuves.
Il faut donc bien que des "erreurs importantes aient été commises", comme le dit Laurent Gérault pour que le tribunal administratif ait décidé l'annulation du PLU d'Angers-Centre.
Souhaitons que suite à cette décision la sagesse de Minerve prévale désormais pour l'Agglomération.
Peut-être même serait-il opportun pour la majorité municipale d'Angers et celle de l'Agglo en ce lendemain de 21 avril d'en tirer les conséquences y compris en redonnant la parole à l'ultime souverain qu'est le corps électoral?
En attendant, si la nouvelle est peut-être mauvaise pour Angers, le bien suprême qu'est la démocratie, laquelle ne doit pas être galvaudée, exigeait certainement ce rappel ferme d'un certain nombre de principes.
En attendant, ceux qui pas plus tard que l'année dernière répondaient avec une morgue hautaine aux objections de ceux qui s'étonnaient que l'on fît passer une ligne de tramway au milieu des champs où naguère paissaient les vaches en sont pour leurs frais et auraient mieux fait sans doute de tourner sept fois leur langue dans leur bouche.
En effet, d'ores et déjà la crise économique amène depuis quelques mois les promoteurs à différer sine die pour certains des projets de constructions aux Capucins et au plateau de la Mayenne, mais crise ou pas crise, l'annulation du PLU aurait eu le même effet. Et annulation du PLU ou pas, la crise a de toute façon les effets que l'on sait.

jeudi 15 janvier 2009

LE TRAMWAY ANGEVIN OU LA FUITE DU TEMPS

Tempus fugit inexorabile. Le temps fuit inexorablement.
Suite à une réunion qui s'est tenue dans le quartier Létanduère, la première adjointe a visiblement lâché une révélation qui n'était pas prévue sur la check-list communicationnelle.
Après avoir fin août-début septembre 2007 avoir adopté la solution de la voie unique rue de la Roë, tout en jurant ses grands dieux encore six moix avant que OUI-OUI-OUI les deux rames pouvaient s'y croiser, après avoir raillé la proposition pourtant sage d'une mise en trémie de la voie des berges au croisement du pont du tramway, la ville a bien été obligée d'admettre que pour le passage des convois spéciaux et hors gabarits interdits d'accès au contournement autoroutier, il faudrait bien excaver le niveau de la voie des berges pour avoir au moins 5 mètres de hauteur de passage sous le pont, la ville s'aperçoit que l'on ne peut plus mettre les poteaux au milieu de la rue de Létanduère, et qu'il faudra une nouvelle enqueête d'utilité publique pour pouvoir arrimer les câbles aux façades des demeures privatives de la dite rue.
Bref, comme l'exprime le communiqué signé par Gilles Groussard au nom de la minorité municipale, tout cela sent "l'amateurisme".

Gilles GROUSSARD, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.



Retard du tramway : la minorité municipale parle "d'amateurisme"

Un tramway en 2011 au lieu de 2010 à Angers ? La minorité municipale réagit. Gilles Groussard parle de "cafouillage" et "d'amateurisme". "L’air de rien, les Angevins apprennent par la presse, que les délais de réalisation du tramway s’allongent, s’allongent, s’allongent : 2008, 2009, 2010… aujourd’hui 2011 ! Souvenons-nous que la première ligne a été adoptée à un coût de 140 millions d’euros, elle est aujourd’hui annoncée à 280 millions d’euros, subventions déduites."


mardi 6 janvier 2009

VOEUX DE NOUVEL AN - MAIRIE D'ANGERS



Ce soir, au Quai, avait lieu la traditionnelle cérémonie des voeux du Conseil Municipal d'Angers. En présence notamment de Monsieur le Préfet, de Madame le Premier Président de la Cour d'Appel, de MM. Auxiette et Béchu, respectivement président du conseil régional, et président du conseil général, de Mgr Emmanuel Delmas, évêque d'Angers, des conseillers municipaux et des conseillers d'agglomération qui avaient bravé le froid glacial pour ce rendez-vous vespéral, le Maire d'Angers, dans un discours que l'on pourra au moins pour le ton créditer d'un certain volontarisme, a évoqué un certain nombre de projets, que la crise oblige néanmoins à redéfinir.
Mais est-ce que tout attendre de l'Etat sans commencer par retrousser ses propres manches est suffisant à répondre aux besoins de l'agglomération, notamment en matière de logements neufs, où tant de retards se sont accumulés en dix ans. Sans pour autant céder aux démons pervers de l'hyperdensification comme on peut raisonnablement le craindre.



Enfin, semble-t-il, on prend, au moins en paroles, la mesure de l'ampleur de la crise du logement et de la nécessité du développement économique.

Parmi les mesures annoncées, citons des décisions déjà prises, comme le gel des tarifs municipaux, prélude à la remise à plat de ceux-ci, la construction de la cité de la solidarité. Le projet de reconstruction in situ du stade, dont on ne devine que trop les dérives de coût que cela aurait entraîné, semble être passé aux oubliettes, de même que la piscine ludique. Et si tout cela constituait un entrebaillement de porte laissant à terme, c'est-à-dire après 2014, sous une autre majorité, la possibilité de la construction d'un stade HQE en périphérie, qui pourrait alors être financé autrement que par la seule addition de subventions publiques...?


Autre projet évoqué, la construction d'un centre des congrès à proximité du Quai, avec l'idée que la fermeture pour mise aux normes de l'actuel centre des congrès nuirait pour trop longtemps au positionnement d'Angers comme ville de congrès... L'actuel centre de Congrès construit par Jean Monnier dans le cadre si apaisant du Jardin des Plantes, à deux pas de l'hyper centre serait-il donc obsolète, n'ayant même pas trente ans... Se serait-on aperçu mais un peu tard qu'il était un peu trop éloigné du tracé du tramway, mais surtout, les multiples avatars de ce bout de terrain face à la Maine laissent à penser qu'un mauvais sort s'acharne sur lui.


Un temps destiné à y exiler la Préfecture, ce que l'Etat refusa, puis le siège national de l'ADEME, qui se rabattit sur un projet immobilier plus économe au plateau de Grésillé, ce terrain, croit-on savoir, avait plus ou moins avait été plus ou moins pressenti pour accueillir le Tribunal de Grande Instance, justifiant alors la présence derrière le théâtre du Quai d'une "Rue Justicière", et laissant le Palais de Justice historique à la Cour d'Appel.
L'évocation de cette idée par le maire sortant lors de la campagne électorale n'était-elle qu'un trompe l'oeil de plus. Or, il faudra bien répondre aux besoins en centre-ville d'espaces nouveaux pour l'institution judiciaire.


Ne peut-on pas laisser tout simplement le terrain comme il est, c'est-à-dire un espace vert. A coup sûr, on économiserait les frais d'études préalables qui, on le sait, ne sont pas minces, pour savoir s'il est opportun ou non d'y transférer le Centre des Congrès.
Cette idée, un peu bling bling, ne figurait pas dans le programme du maire, mais recycle, ô chose combien étonnante, - mais enfin pas tant que cela - , un des éléments du programme de Margaret Péry dont le soutien affiché au maire sortant n'était donc pas si désintéressé.

A l'heure où la crise économique impose des choix décisifs, c'est bien vers l'action sociale, l'aide aux plus démunis, le développement de l'emploi et des entreprises, ainsi que l'attractivité urbaine par une politique ambitieuse d'accès au logement que passent les priorités. Cela suppose parfois le courage de renoncer aux dépenses de luxe.


Souhaitons qu'Angers en ait le courage. Pour le plus grand bien des Angevins.

Cela suppose de l'audace. Car plus que jamais, il faut se convaincre que tout ce qui se vit est plus important que ce qui se voit.




mardi 21 octobre 2008

GAUDEAMUS IGITUR: REJOUISSONS-NOUS DONC !

Le premier tour de l'élection municipale d'Angers et l'étroitesse de l'écart qui séparait Christophe Béchu au second tour ont suscité chez les angevins un immense espoir.
Bien entendu, il serait malhonnête de ne pas dire que nous aurions préféré un autre 16 mars 2008, tant le maintien à l'hôtel de ville de la majorité que nous savons n'est pas de nature à susciter l'élan nouveau dont Angers a aujourd'hui encore plus qu'hier tant besoin.
C'est cet élan nouveau des citoyens que l'Association Graines d'Angers, parrainée par Christophe Béchu, conseiller municipal leader de l'opposition , président du Conseil Général, se propose précisément de promouvoir, en créant de nouvelles occasions de débat.
Un comité de pilotage a préparé les bases indispensables à la naissance de cette association. Aux côtés de son président, Roch Brancour, c'est une équipe paritaire, riche de la diversité de ses talents qui a donné de son temps pendant l'été pour lui permettre d'exister bientôt au grand jour.
Outre Roch Brancour, l'équipe fondatrice comprend Nathalie Bernardin-Supiot, Maryse Chrétien, Bernard Dupré, tous trois anciens conseillers municipaux d'Angers, ainsi que Odile Guibert et Anita Gobert.
Gageons que les ouvriers seront nombreux et, le moment venu, la moisson fructueuse pour le plus grand bien d'Angers et des Angevins.

lundi 14 avril 2008

DE L'EQUILIBRE DES POUVOIRS LOCAUX

A l'heure où il est de bon ton de déplorer l'empilement des collectivités territoriales et de crier haro sur les départements comme sur le baudet de la fable, au point que d'aucuns verraient sans inconvénients ses compétences réparties entre la région et les agglomérations, peut-être faudrait-il rappeler que la désignation des représentants des communes aux conseils d'agglomération n'est pas un modèle de démocratie.
Le simple mécanisme de la désignation au second degré éloigne l'élu de l'électeur, et dans les villes d'une certaine importance, rien n'oblige les conseils municipaux à désigner une délégation qui reflète la composition du conseil municipal.
Il est ainsi des agglomérations où la minorité du conseil municipal n'est pas représentée.
Leur représentation tient au bon vouloir du maire, comme celle des autres communes aux vice-présidences stratégiques.
Ainsi, dans l'agglomération d'Angers, certains édiles des communes de première et deuxième couronne paient cher leur indépendance, ainsi, le maire de Mûrs-Erigné rétrogradé à l'antépénultième vice-présidence, sans doute pour crime de lèse-majesté et avoir dit haut et fort qu'il n'allait pas de soi que la présidence revienne de droit au maire d'Angers. Ainsi le maire de Saint-Barthélémy d'Anjou, au prix d'une distorsion des coutumes de représentatitivité démographique.
Ainsi c'est un maire au quel 27083 électeurs angevins ont refusé leur confiance qui - ne retenant aucunement la leçon du premier tour des élections municipales - verrouille encore plus la communauté métropolitaine, en dépossédant le conseil de communauté d'une parti de ses compétences au profit du bureau permanent, dont bien entendu l'opposition municipale angevine est exclue.
C'est sans doute cela la définition de la démocratie dans la ville qui se construit et qui à un si haut degré cultive l'art d'être ensemble, qu'elle commence par exclure ceux qui ont le tort de mal penser, de mal voter, et les représentants auxquels ils ont accordé leur confiance.
Le déficit démocratique naît toujours de la discordance entre le pays légal et le pays réel.
Le département quant à lui a au moins le mérite d'être administré par un conseil délibératif composé par la réunion des conseillers élus directement par les électeurs, qui sont ainsi directement représenté par un élu de proximité qu'ils ont personnellement choisi et qui n'est pas l'otage des partis et des alliances d'opportunité.
En Pays de Loire, il est heureux comme c'est le cas en Mayenne, en Vendée et en Maine-et-Loire que les Conseils Généraux, parce qu'ils sont composés de personnalités pondérées viennent contrebalancer les méfaits de l'aveuglement idéologique de la région et des métropoles.
Rien que par cela, ils font la preuve de leur utilité au service du citoyen.

mardi 8 avril 2008

ANGERS LOIRE METROPOLE : SEANCE D'INSTALLATION DU CONSEIL

Brève info:
La séance inaugurale du Conseil d'Agglomération se tiendra le jeudi 10 avril à 19h00, en la Salle du Conseil de "l'Hôtel de Communauté", 83 rue du Mail à Angers.
Comme pour les conseils municipaux, le début de la séance est présidée par le Doyen d'Âge (André Despagnet, adjoint au maire d'Angers) pour l'élection du Président d'Angers Loire Métropole.
Si l'élection du Président est en principe sans surprise, la désignation des vice-présidents pourrait peut-être amener une redistribution des cartes, compte-tenu des changements de majorité intervenus aux Ponts de Cé et à Bouchemaine, et de certains arbitrages sans aucun doute fort délicats au sein même de la représentation majoritaire d'Angers.
Ordre du jour: