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vendredi 15 janvier 2010

FIN DE PARTIE (OU FIN DE PARTI?)

Lors d'une conférence de presse, Laurent Gérault, conseiller municipal porte-parole de l'opposition au conseil municipal d'Angers a fait savoir qu'il renonçait à conduire la liste du Mouvement Démocrate pour les élections régionales en Pays de Loire.
En homme de convictions, Laurent Gérault en a développé les raisons. Elles tiennent essentiellement au risque de confusion de l'élection régionale avec un énième tour des élections présidentielles. Par ailleurs, fidèle à ses orientations centristes, le président départemental du Mouvement Démocrate a expliqué qu'il ne reconnaissait plus vraiment dans les orientations du parti, les idées fondatrices qui en 2007 avaient présidé à sa fondation.
Parce que l'engagement politique, c'est la loyauté, la fidélité à ses idéaux, et aussi le respect de ses électeurs, nous comprenons et nous partageons les raisons qui ont conduit Laurent Gérault à ne pas participer à une comédie de faux-semblant dont l'issue pourrait être la fusion avec la liste socialiste de Jacques Auxiette. 
A partir du moment où cela constitue une perspective inenvisageable, il est fort à craindre que maints électeurs centristes, issus notamment de ce terreau de la démocratie chrétienne qui a marqué de son empreinte notre cher Anjou, ne se retrouvent pas du tout dans ce virage à gauche, et en tirent les conséquences au second tour dans l'intimité de l'isoloir, et à défaut de pouvoir voter en faveur de la liste de leur coeur, se rallient à un vote de raison, même s'ils ne s'y retrouvent pas tout-à-fait.
A présent, ce qui doit primer pour notre région des Pays de Loire, c'est le renouveau, la rupture avec cinq années de dérive budgétaire, et surtout l'honnêteté vis-à-vis des ligériens. Nous ne trouvons pas cette honnêteté dans le bilan et le programme d'Auxiette. En effet, le parti socialiste ligérien ne s'est pas encore expliqué sur la contradiction flagrante qu'il y a entre son rejet - tout-à-fait légitime au demeurant - de l'emprunt Sarkozy, limité aux prêteurs institutionnels, et l'emprunt régional, que peuvent souscrire aussi les particuliers, et qui, pour qu'il soit attractif, bénéficie d'un taux pratiquement égal à une fois et demi les taux du marché. Or, c'est bien le contribuable ligérien qui devra payer le service de cette dette inopportune.
Nous ne ferons pas de politique fiction, mais nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si les pères fondateurs de l'UDF en Anjou, Jean Sauvage et Hubert Grimault, reconnaissent le mouvement auquels ils appartenaient aux côtés de François Bayrou, dans ce glissement plus que subreptice vers la gauche, et quelle gauche ... parce que qu'en on voit ce que ça donne comme casting, ça devient pathétique, et inquiétant pour la démocratie française, Frêche en Languedoc-Roussillon dont les valeurs ne sont pas les nôtres, Huchon en ïle de France, condamné à six mois de prison avec sursis, 60000 Euros d'amende et 1 an d'inéligibilité par le Tribunal Correctionnel de Paris pour prise illégal d'intérêt,  http://www.liberation.fr/societe/010121820-jean-paul-huchon-condamne-pour-prise-illegale-d-interets , et Auxiette, en Pays de Loire, qui n'incarne pas précisément le renouveau générationnel en politique, puisqu'élu maire de la Roche sur Yon en 1977...


mercredi 10 juin 2009

FRANCOIS BAYROU S'ADRESSE AUX MILITANTS DU MODEM

Voici l'interview diffusée par le site national du Mouvement Démocrate. François Bayrou livre son analyse des élections européennes et trace la feuille de route pour les élections régionales.


François Bayrou REPOND AUX MILITANTS
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

mardi 9 juin 2009

L'UNITE EST NOTRE PREMIER DEVOIR

Adhérent de base du Mouvement Démocrate, dans la fédération de Maine-et-Loire, je partage la déception qui est celle de nombreux centristes.
La candidature de François Bayrou avait suscité un immense espoir. Cependant, ce n'est pas parce que lors de ces élections européennes, le score a été mauvais qu'il faut chercher des poux dans la tête ou pire encore, - imitant en cela les moeurs d'un autre parti miné par la querelle des égos -, profiter de l'occasion pour s'en prendre à la direction du parti.
Or pourtant, c'est à cette curée médiatique que se livre Corinne Lepage, sur France Info
Corinne Lepage, france-info, 08 06 2009
envoyé par FranceInfo. - L'actualité du moment en vidéo.


Lorsque l'on est vice-président, on a un devoir de loyauté envers son président. Car la direction d'un parti, c'est comme une équipe de sport, on est loyal envers son capitaine, on évite de marquer contre son camp, et s'il faut s'expliquer, on ne le fait ni sur la place publique, ni devant le micro d'une station de radio, ni devant les caméras de télévision. On ne dresse pas chapelle contre église.
N'est-il pas stupéfiant de voir des personnalités, peut-être de valeur, qui doivent leur investiture comme chef de file à François Bayrou, et par la même la certitude de leur élection, se répandre publiquement en de telles diatribes?
A l'heure où le jeu des enchères, les pires travers du mercato et des transferts semblent servir de boussole politique à certains, on est tenté de demander à ceux qui seraient tentés d'aller voir chez les Verts si l'herbe est plus verte qu'au Modem s'ils auraient accepté autre chose que la première place, par exemple après Cohn-Bendit, et Eva Joly et Pascal Canfin, dans la Région parisienne.
Or un parti politique, ce n'est pas une assurance élection, ce n'est pas, "si le score est bon, je reste, si le score est mauvais, je tape sur le chef, j'essaie de prendre sa place, et si je n'y arrive pas, je vais voir ailleurs".
A la différence des écologistes, je ne crois ni au principe de précaution, ni au risque nul. Encore moins que dans la vie, le risque nul n'existe pas.
Lorsque le score n'est pas à la hauteur des espérances, ni l'autoflagellation, ni les regrets, et encore moins la remise en cause des leaders ne sont bons conseillers. Qui sommes-nous pour avoir l'outrecuidance insensée de croire qu'à la place de François Bayrou nous aurions mieux fait.
Or c'est pourtant à cet exercice obscène que se livre Corinne Lepage.
Avec tous les risques d'incohérence que cela comporte, ne disait-elle pas il y a seulement quelques jours qu'une alliance avec Cohn-Bendit était inenvisageable, parce que lui, le lendemain des élections, il ne proposait rien. Et aujourd'hui, plena voce, la Présidente de Cap 21 évoque sans détour le départ de Cap 21 du Mouvement Démocrate.
Tout cela n'est ni sérieux, ni honnête. Et c'est injuste envers François Bayrou, envers les adhérents qui ont largement ouvert leurs portes pour que le Modem puisse se construire.
Lorsque l'on se prévaut du titre de cofondateur, on a aussi des devoirs, à commencer par celui de ne pas défaire la maison commune et d'en arracher les tapisseries si patiemment tissées.
Le Modem n'est pas une auberge espagnole, dont on utilise les services quand c'est utile pour une investiture, et puis que l'on quitte quand celle-ci n'est plus utilisable.
Ce n'est pas non plus un hall de gare où l'on peut rester un pied dedans, un pied dehors.
Restent les questions de fond, qui sont de savoir à quoi on donne la priorité, et ce qui doit être la clef de voûte du projet politique: le modèle de société que l'on veut construire, l'humanisme que l'on souhaite, l'esprit entrepreneurial ou l'exploitation irraisonnée des phobies environnementales, source en soi des pires désillusions pour la cause qu'elle prétend servir.
En aucune manière, Corinne Lepage ne saurait s'ériger en porte-parole autoproclamée de la base. Jouer la base contre la hiérarchie, c'est le jeu stérile des gauchistes, perdre son temps en querelles byzantines d'organisation, on voit ce que ça donne, et sur ce plan-là, les Verts ne sont pas précisément un modèle...

mercredi 27 mai 2009

vendredi 22 mai 2009

LE MODEM DANS LA COURSE



Bertrand, à son arrivée à la Fontaine Saint-Maurice, accompagné par Eric.


Quand d'aucuns semblent se complaire faute certainement de pouvoir et de savoir parler d'Europe dans la rumination ad nauseam de leurs rancoeurs inassouvies, et de leurs haines recuites, le Mouvement Démocrate, fidèle à François Bayrou, uni autour de notre président départemental Laurent Gérault, et de notre présidente angevine Françoise Legoff porte fièrement ses valeurs et son projet, tourné vers l'Avenir. Haut et fort, sans regret. Loyal dans ses engagements au service des angevins. Présent dans la ville, et ouvrant large son regard vers nos soeurs et frères européens.

Pour la campagne des élections européennes, l'un des membres de la Section d'Angers, notre ami Bertrand, par ailleurs conseiller municipal à Beaucouzé, a voulu participer d'une manière novatrice à la campagne électorale, en reliant Saumur à Nantes en courant, en trois étapes.

Parti hier matin jeudi 21 mai de Saumur, il a fait étape hier soir à Angers, où une délégation de la section angevine l'a accueilli en fin d'après-midi à la promenade Jean Turc (Quai Ligny).




Etape d'Angers - Bertrand devant le drapeau de l'Europe - A l'arrière-plan, nimbée dans la lumière bleue du drapeau aux douze étoiles, Françoise Legoff, présidente de la section d'Angers.


Ce matin, vendredi 22 mai, il est parti d'Angers. Le départ a eu lieu à 9h00, près du Jardin du Mail.



Avant le départ, devant le jardin du Mail, Bertrand et une équipe de supporters.




Quelque part à Angers, rue Rabelais, au premier plan, Florian et Bertrand, derrière : Jean-Luc et Eric, à l'arrière-plan, en vélo, même si ça ne se voit pas trop sur la photo, Eric.


En fin de parcours, demain soir à Nantes, il remettra à Sylvie Goulard un fanion européen et un message du Général Morillon, "notre" eurodéputé sortant.
Pour plus de détail sur ce RED, Relais pour une Europe Démocrate, voir le site départemental : http://www.lesdemocrates49.fr/

jeudi 21 mai 2009

QUEL EST LE PROGRAMME DU PS POUR LES EUROPEENNES

Chaque élection en son temps, et à chaque élection sa campagne.
La lecture matinale de la presse locale semble montrer que ce n'est pas le cas pour tout le monde.
Assurément, la campagne du PS doit être bien morne et laisser beaucoup de temps à ses candidats, puisque Norma Mevel-Pla, adjointe socialiste du maire d'Angers, et candidate sur la liste conduite par Bernadette Vergnaud, publie ce matin dans le Courrier de l'Ouest un billet à la teneur bien étrange.
A croire qu'il s'agit d'un communiqué écrit l'année dernière dans la période des élections municipales, dont on aurait simplement mis la date à jour.
Faute d'avoir quelque chose à dire en terme d'enjeu européen, on vide le congélateur à idées, et on sert un plat mal réchauffé.
Or, confondre à ce point les enjeux d'une élection municipale, où les élections se vivent municipalement, avec ceux d'une élection européenne à la proportionnelle à un tour, révèle manifestement que cette année le PS a un problème avec l'Europe. Comment pourrait-il en être autrement, à partir du moment où la cohabitation au sein d'un même parti de OUISTES et de NONISTES amène l'incohérence et l'incapacité programmatique.
Rien dans le billet commis par Norma Mevel-Pla n'évoque l'Europe, ni la vision qu'elle peut en avoir, ni le projet qu'avec ses colistiers elle compte présenter à l'approbation des électeurs.
Réduire une élection à des enjeux qui ne sont pas ceux du scrutin en question, c'est la galvauder.
Ne pas informer les électeurs sur son projet, se cantonner dans des propos de basse boutique, ce n'est guère sérieux.
En une époque, où à gauche, comme à droite, ou chez les Verts (ce qui permet soit dit en passant à Daniel Cohn-Bendit de rejoindre ses congénères dans la dernière phase de leur complet embourgeoisement, allez rions un peu, pourquoi le prochain ministre d'ouverture, ça ne serait pas DCB, après tout, quand on a hameçonné Besson, Kouchner, etc..., qu'on s'apprête à le faire un jour avec Allègre, le lendemain avec Vallini, après tenté de le faire la veille avec Lang, pourquoi ne pas oser compléter le casting avec le lanceur de pavé maintenant bien rangé), on se livre tout uniment à la chasse au Bayrou, où l'on ressort du frigidaire la sotte idée qu'il n'aurait pas de programme, on se demande quel est celui du PS, parce que ce qui est sûr, c'est qu'au niveau européen, le candidat soutenu par les socialistes, c'est Barroso.
Faire croire aux électeurs français le contraire relève à tout le moins d'une insoutenable légèreté.
La différence substantielle entre le PS et le Modem, c'est que l'on sait que le PS ne pourra pas appliquer le sien, puisqu'il n'a pas de candidat à proposer pour succéder à Barroso, et qu'on voit mal les socialistes Français déplaire à ce point à leurs homologues espagnols, portugais et anglais qui ont déjà manifesté leur soutien empressé au président sortant de la commission européenne.
Il n'est donc peut-être pas faux de parler non pas du PSOE et du PPE, mais du PSPOE qui sait si bien s'entendre pour se partager le fauteuil présidentiel, choisir un candidat unique pour la présidence de la commission.

mercredi 20 mai 2009

VISITE DE F. BAYROU A ANGERS

Au premier rang : Françoise Legoff, conseillère municipale (Angers Choisir l'Avenir), Gilles Groussard, conseiller municipal (Angers Choisir l'Avenir), François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, André Angeard.
Au deuxième rang: Maryse Chrétien (conseillère municipale de 1989-1995, liste de Jean Monnier, candidate en 2008 sur la liste Choisir l'Avenir), Béatrice Groussard, Anita Gobert (candidate en 2008 sur la liste Choisir l'Avenir).
Au troisième rang: Laurent Gérault, conseiller municipal, porte-parole de l'opposition (Angers Choisir l'Avenir).


François Bayrou était donc à Angers hier matin. Lors de son passage, évidemment trop court, mais on en comprend les nécessités, le Président du Mouvement Démocrate a évidemment rencontré les conseillers municipaux issus de la formation qu'il préside et qui siègent au Conseil Municipal au sein du groupe d'opposition Angers Choisir l'Avenir.


mardi 19 mai 2009

BREVES DE CAMPAGNE : BAYROU A ANGERS






Au cours d'une journée marathon, François Bayrou a fait une brève mais dense escale à Angers. Accueilli à sa descente de train par notre président départemental Laurent Gérault et une délégation représentative du conseil départemental, il a participé ensuite à une réunion de travail avec des associations caritatives et humanitaires mobilisées contre le "délit de solidarité" et a tenu une conférence de presse publique, laquelle s'est tenue au jardin du Mail.
A cette occasion il était accompagné de Sylvie Goulard, tête de liste du Mouvement Démocrate pour la Région Ouest, Bruno Joncour, et Laurent Gérault, respectivement n° 2 et N° 4 sur la liste des candidats aux élections européennes du 7 juin.



A cette occasion, François Bayrou s'est prêté au jeu des dédicaces de son ouvrage Abus de Pouvoir, qui fait littéralement un tabac en librairie.



















mardi 12 mai 2009

CAMPAGNE EUROPEENNE : RUBRIQUE IMPERTINENTE

Composer des listes relève sans doute d'une mystérieuse alchimie.
Officialisée tout récemment, la liste de l'UMP dont nous ne connaissions pour l'Ouest que les deux chefs de file, Christophe Béchu, président du conseil général de Maine-et-Loire et Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne sortante, comprend - ce qui ne surprendra personne - des candidats issus de tous les départements qui composent notre grande région.
Seulement, il se trouve que le 3ème candidat de la dite liste est Monsieur Alain Cadec, premier adjoint au maire de Saint-Brieuc.
Or, pour le sens commun, le premier adjoint, c'est un peu comme l'alter ego du maire, et la plupart du temps, il dispose de quasiment toutes les délégations.
Or il se trouve que le Maire de Saint-Brieuc n'est autre que Bruno Joncour, n° 2 sur la liste du Modem, conduite par Sylvie Goulard.
Sans doute fallait-il qu'un breton - cela se peut comprendre - occupât la troisième place sur une liste dont à n'en pas douter la composition a fait l'objet d'une attention certaine de l'Elysée. Et il y a de sérieuses raisons de penser que c'est un euphémisme que de parler d'attention certaine.
Voici donc la réaction de Sylvie Goulard, lisible sur son site personnel: http://www.sylvie-goulard.eu/
Chroniques européennes du large N°4
10 mai 2009 - Valeurs du foot et de la politique
Parfois, à l’occasion d’un match, deux équipes voisines s’affrontent. Comme Guingamp contre Rennes, en coupe de France, hier soir. Parfois, c’est dur. Mais au foot, y a des règles. Ceux qui sont sur le terrain sont les meilleurs. Ils ont été sélectionnés parce qu’ils savent bien jouer. Ils se sont entraînés longtemps. Parce que sur le terrain, en coupe de France, si t’y connais rien, t’as pas l’air malin. Et puis, le foot, c’est « fair-play », comme disent les Anglais. C’est simple. Tu es d’un côté ou tu es de l’autre. Tu es de Guingamp ou tu es de Rennes. Tous Bretons, mais tu joues à la loyale. C’est la Coupe de France. Tu es fier. Tu es fier de savoir pour qui tu vas en Coupe de France.
Jamais, tu ne joueras contre ton capitaine, celui qui t’a soutenu lors de la dernière sélection, celle qui te tenait à cœur, pour aller en nationale. Jamais, tu ne lui feras un sale coup, à ton capitaine. Parce que tu veux te regarder dans la glace le matin, quand tu te rases. Tu sais que si, une fois, tu changes de maillot au dernier moment, rien qu’une fois, tu auras perdu la confiance. Et quand tu perds la confiance, tu es seul. C’est beau le foot. C’est pas comme la politique, parfois.
Y en a un, en politique, à St Brieuc, il paraît qu’il change d’équipe juste avant le match, alors que la saison des transferts est passée. Sur son blog, on peut lire encore à la date du 9 mai : « en 2001, il participe à la victoire de la liste menée par Bruno Joncour à St Brieuc » ; « en 2007, il participe à nouveau à la victoire de la liste de large ouverture menée par Bruno Joncour ». Il avait l’air de l’aimer son Bruno Joncour. Normal, un premier adjoint, en principe, aime bien son maire. C’est un peu son capitaine. Et pourtant, il va aux Européennes contre Joncour, sur la liste UMP… Allez comprendre ! Un type bien d’ailleurs, ce Joncour, solide, avec des valeurs chevillées au corps, les valeurs de l’Europe : la loyauté notamment, que l’UE demande solennellement aux Etats qui la composent. Cette année, Joncour est numéro 2 de la liste MoDem aux Européennes. Il a déjà fait campagne, pour l’Europe, en 2004 avec le général Morillon. Bruno Joncour, il s’est préparé. Il est allé à Strasbourg, il a rencontré des spécialistes. Depuis le mois de mars déjà, il sillonne toute la circonscription pour écouter les électeurs. Il les respecte.
Mais bon, c’est bien connu. L’Europe, c’est un truc qui vous prend irrésistiblement, une passion subite, un coup de foudre. Pire que les femmes. Sur le site précité, on a beau chercher, rien ; jusqu’à maintenant, pas un mot sur l’Europe. C’est venu d’un coup. Ça va pas être facile ! Changer de maillot et se mettre à l’Europe, sans être entraîné, en si peu de temps. Y a même plus un mois avant les élections ! Bon, il va falloir lui offrir « l’Europe pour les Nuls », comme Plantu à Rachida Dati.

Sylvie Goulard
Précisons, pour une complète information, que lors des législatives de 2007, Bruno Joncour, afin qu'il ne soit pas dit que sa candidature aurait favorisé l'élection du candidat socialiste, avait renoncé à se présenter contre son adjoint.
Moralité : présentez le calumet de la paix. Bien sûr, il sera fumé de concert quand cela sera nécessaire ; mais ne vous attendez pas à ce que la hache de guerre reste pour autant enterrée.
Bonjour l'ambiance au conseil municipal de Saint-Brieuc et dans les couloirs de l'hôtel de ville.
Assurément, la politique, ce n'est pas le monde des Bisounours, ce n'est pas la petite maison dans la prairie, mais, ne serait-ce que par égard pour les électeurs, et pensons d'abord aux briochins, que tout cela, j'imagine, doit rendre perplexe (on le serait à moins), ça serait bien que de temps en temps en politique, on prenne conscience qu'il y a des choses qui ne se font pas.
Autre détail, indépendant de toute cette histoire, quoi que...?
Ouest France rend compte de la position prise par François Goulard, député-maire de Vannes, à propos des élections européennes.
Confidentiel
mardi 12 mai 2009
La liste UMP n’emballe pas François Goulard

« Notre seule chance, dans l’Ouest, de gagner aux européennes, c’était une alliance avec le MoDem. Et que fait l’UMP pour faire plaisir à Bruno Joncour (maire MoDem de Saint-Brieuc)? On choisit son premier adjoint! Bravo, c’est grandiose ! » signé François Goulard. Le député UMP de Vannes n’est d’ailleurs pas le seul à penser que l’UMP a un gros problème dans l’Ouest avec les centristes. Il n’est que de voir, en Mayenne par exemple, la difficulté des relations entre le sénateur Jean Arthuis et l’UMP de centre-droit Yannick Favennec pour comprendre que la tentative de Pierre Méhaignerie de ramener les centristes vers l’UMP n’a pas été un grand succès. Sauf pour les socialistes.

C'est étonnant, c'est peu ou prou ce que je me souviens d'avoir entendu de la bouche même de François Bayrou, venant expliquer à Angers, que si les centristes étaient restés au centre, les régions Bretagne et Pays de Loire ne seraient pas passées à gauche.

Comprenne donc qui pourra.

mardi 24 mars 2009

C'EST OFFICIEL : LAURENT GERAULT 4ème sur la liste de Sylvie Goulard

Entendu lors du flash de Radio RCF Anjou. Laurent GERAULT, président départemental du Modem 49, sera bien candidat sur la liste conduite par Sylvie Goulard et Bruno Joncour.
Il figurera en 4ème position sur une liste qui comprendra 18 personnes.
Ce choix de François Bayrou fait honneur à la fédération départementale de Maine-et-Loire, et à la section d'Angers.
Elle fait honneur au Maine-et-Loire qui voit ainsi sa place reconnue dans le paysage centriste.
Elle récompense aussi la loyauté au service des idées centristes qui a toujours été la ligne directrice des centristes angevins.

mercredi 18 mars 2009

CAMPAGNE EN VUE DES ELECTIONS EUROPEENNES -16 MARS 2009

François BAYROU était à Saint-Brieuc le 16 mars 2009. A cette occasion, il était accompagné de Sylvie GOULARD, tête de liste de la formation centriste pour le Grand Ouest, et de Bruno JONCOUR, Maire de Saint-Brieuc, et numéro 2 sur la liste pour les élections européennes.

En conclusion, le Président du Mouvement démocrate a rappelé quelle était la ligne de positionnement du mouvement centriste.
"Le gouvernement défend le capitalisme ; le socialisme n'est pas l'attente des Français ; nous défendons un projet humaniste".

On ne pouvait formuler réponse plus claire aux convoitises intéressées de ceux qui à gauche se mettent à rêver à voix haute d'une gauche allant de Mélenchon à Bayrou.


lundi 9 février 2009

CONFERENCE NATIONALE DU MODEM

Dimanche 8 février s'est tenue la Conférence Nationale du Mouvement Démocrate au cours de laquelle ont été présentés les têtes de liste pour les élections européennes.
Selon des sources autorisées, l'intervention de Sylvie Goulard, tête de liste pour la région Ouest a été longuement applaudie.
A l'issue de la journée François Bayrou a prononcé le discours que voici:



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envoyé par mouvementdemocrate

lundi 26 janvier 2009

VERS LE SCRUTIN EUROPEEN

Les élections européennes ont lieu le 7 juin. Le temps n'est heureusement plus où l'on attend d'être deux mois avant les élections pour procéder aux investitures.
Depuis 2004, les élections au parlement européen, pour la France se font dans le cadre de huit circonscriptions territoriales.
C'est dire si à la différence d'un scrutin sur liste nationale, le lien entre territoire et mandat est renforcé. Ce qui se passait jusqu'en 1999, c'est que les listes étaient nationales, donc conduites par des personnalités nationales qui détenaient pour la plupart d'autres mandats, et qui souvent siégeaient à l'Assemblée Nationale ou au Sénat. Ils ne faisaient la plupart du temps que conduire la liste, mais ne siégeaient pas, laissant les sièges à des députés souvent dévoués, mais dont la notoriété ne dépassait pas le cercle restreint du microcosme politique.
Le passage à huit circonscriptions a pour corollaire de renforcer le lien entre l'assise géographique de l'élection et la fonction de député européen.
L'ancrage local authentique est d'ailleurs le meilleur rempart contre l'abstention.
En politique, ce qui assure le lien avec le territoire, c'est d'y avoir sa résidence principale, c'est y exercer son activité professionnelle, et c'est y disposer d'une expérience par l'exercice de mandats locaux, qui par leur nature intrinsèque contribuent à assurer le lien de proximité avec la population.
C'est dire si le parachutage est indigne d'un parti qui se donne pour ambition de faire de la politique autrement. La province n'a plus vocation à devenir le fief électoral pour parisiens qui pour le besoin de l'élection font mine de s'enticher pour un territoire qu'ils ne connaissent pas et dans lequel ils n'habitent pas.
Ce qui garantit aussi la crédibilité d'une liste, et particulièrement de la personne appelée à la conduire, c'est sa fidélité aux orientations validées par les instances nationales.
Par exemple, une expression publique en porte-à-faux par rapport à des décisions d'investiture lors de scrutins précédents apparaissant comme un soutien à peine voilé à des candidats adversaires de ceux régulièrement investis doit constituer à coup sûr un motif rédhibitoire.
Un mouvement politique, ce sont aussi des militants prêts à s'engager. Cela suppose que soient désignés des candidats vraiment capables de mobiliser leur énergie. C'est-à-dire de vrais candidats de proximité. Ils ne comprendraient pas qu'on leur impose une candidature venue d'aileurs.
Si l'on veut que l'électorat centriste soit fidélisé, alors que nous connaissons les risques de captation auxquels il pourrait être exposé, il est particulièrement important que soient désignés des candidats et des candidates dont l'attachement de proximité avec la circonscription électorale et la loyauté politique à l'égard de François Bayrou soient absolument au dessus de tout soupçon.
En Maine-et-Loire, à partir du moment où le général Morillon a fait savoir son intention de ne pas se représenter, seul Laurent Gérault, conseiller municipal d'Angers, qui a réalisé aux élections législatives l'un des meilleurs scores nationaux d'un candidat Modem, est à même de porter ambitieusement les couleurs oranges.
Ce serait même une chance pour notre département et notre ville d'avoir la certitude de compter un député européen authentiquement centriste.
Ne pas tenir compte des attentes des militants, leur imposer une candidature parachutée serait une bourde monumentale.

mercredi 7 janvier 2009

"AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS"


L'après-midi de ce mercredi 7 janvier s'est tenue à Paris, au Palais de Justice, la rentrée solennelle de la cour de cassation.

Image d'archive:

http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/IMG/jpg/CASSATION_500.jpg

6 janvier 2006 : rentrée solennelle de la cour de cassation. De gauche à droite: Pascal Clément, Garde des Sceaux, Guy Canivet, Premier Président de la Cour de Cassation, Dominique de Villepin, Premier Ministre, Jean-Louis Nadal, Procureur Général près la dite cour.

A cette occasion le Président de la République a annoncé son désir de réformer la justice. Parmi les mesures annoncées la suppression du juge d'instruction et le transfert des pouvoirs d'enquête au parquet.
Les rapports, commissions, enquêtes n'ont pourtant pas manqué depuis un quart de siècle. Entre le rapport de la commission Delmas-Marty, et plus récemment les rapports du Procureur Général Viout et celui de la commission parlementaire installée après le scandale d'Outreau n'avaient pas été avares en préconisations. On sait ce qu'il en est advenu. Entre les voeux pieux de la commission parlementaire et la micro-réforme initiée par le dernier Garde des Sceaux de Jacques Chirac, c'est comme si la montagne avait accouché d'une souris.

Tout a été dit et son contraire sur la figure du juge d'instruction. Adulé lorsqu'il endosse la tenue du chevalier blanc pour traquer les turpitudes des puissants de ce monde, il est conspué et traité comme bouc-émissaire de toute une institution lorsque de monstrueux enchaînements de dysfonctionnements non seulement judiciaires mais surtout éthiques ont conduit au scandale d'Outreau, sans que jamais fût publiquement posée la responsabilité morale des politiques qui par leurs déclarations irresponsables avaient justement permis qu'on arrivât à un tel abîme d'iniquité.

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. Supprimer la fonction de juge d'instruction sans que soit posée dans toutes ses implications la question de l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif risque ne pas changer grand-chose.

Or sur ce point, le candidat François Bayrou, lors des élections présidentielles, avait me semble-t-il avancé une idée audacieuse: conditionner la nomination du Garde des Sceaux, à l'avis conforme de la majorité qualifiée des deux chambres, comme cela est requis pour la révision de la constitution, et couper le cordon ombilical entre le parquet et le gouvernement.

C'est à ce seul prix, celui de la nomination impartiale par une majorité qualifiée de la représentation populaire que le pouvoir judiciaire pourra échapper au soupçon d'assujettissement à l'exécutif.


Pour le reste des mesures, annoncées par le Président de la République, cela suppose comme préalable le rétablissement d'un minimum de sérénité dans les relations d'une profession qui semble sinon à cran, ou du moins sur une posture de soupçon, vis-à-vis de son autorité de tutelle.

Or, si l'on souhaite instaurer un habeas corpus à la française, cela suppose aussi que l'institution judiciaire dispose des moyens humains et matériels nécessaires à l'exercice serein de sa mission. Réformes de la carte judiciaire, utilisation des nouvelles technologies ne pourront jamais celer la criante insuffisance des effectifs, tant dans la magistrature, que dans les profession du greffe. Cela passe aussi par une meilleure considération matérielle et morale, comme pour toute profession. Cela implique donc qu'on y mette le prix et qu'avant tout on écoute, ceux qui de toute façon, in fine, feront vivre au quotidien l'acte de juger qui, ne l'oublions pas, s'accomplit "au nom du peuple français".

Il ne suffit pas d'avoir des ambitions, et nous ne sommes plus à l'époque, si tant est qu'elle existât jamais, de la pensée magique qui fait qu'il suffit de dire pour que les choses soient. Cela nécessite simplement que les missions régaliennes estimées indispensables à la pérennité de l'Etat et du pacte social voient leurs moyens sanctuarisés, pour ne plus être à la merci des vicissitudes de l'annualité budgétaire. Cela vaut pour la Justice, mais cela devrait aussi valoir pour la Sécurité, la Santé et l'Enseignement.

VOEUX DE FRANCOIS BAYROU AU MONDE DE LA PRESSE

Voici la vidéo des voeux de François BAYROU à la presse, lors de la conférence de presse de début de l'année civile.


François Bayrou Voeux 2009
envoyé par mouvementdemocrate

jeudi 1 janvier 2009

Voeux de François BAYROU pour 2009

François BAYROU présente ses voeux à la France pour l'année 2009.


samedi 6 décembre 2008

Le Dimanche, c'est sacré. Le dimanche j'y tiens

On aurait pu tout aussi bien, pour paraphraser le slogan apparu dans les années quatre-vingts, écrire "Touche pas à notre Dimanche".

Le Mouvement Démocrate a lancé une campagne de refus de la généralisation du travail le dimanche et offre l'opportunité de signer en ligne http://www.lesdemocrates49.fr/spip.php?article208 la pétition du Collectif des Amis du Dimanche, dont le site est consultable à l'adresse suivante, http://www.travail-dimanche.com/.

Parce que sur ce site, nous n'avons jamais masqué notre attachement à la Démocratie Chrétienne, nous signalons également sur ce sujet la campagne spécifique du diocèse d'Angers au lien suivant http://www.ledimanchecsacre.com/web/index.php. Nombreux documents consultables en ligne au format PDF.

Dans le cadre d'une réflexion plus large, l'ancien évêque, Mgr Bruguès, dans sa Lettre Pastorale pour l'année 2005 avait abordé la question du Dimanche, et notamment les dangers d'une généralisation du travail ce jour là, qui n'est pas un jour comme les autres.

http://www.ledimanchecsacre.com/web/fichiers/pdf/lettrepastorale_mgr_bruges.pdf

Extraits :
6. Pour la très grande majorité de nos contemporains, le dimanche est le jour du repos par excellence. Chacun éprouve la nécessité d’une alternance des temps de travail et des moments de détente ; elle se trouve même inscrite dans notre horloge physiologique. Il est bon que nous puissions nous soustraire régulièrement aux impératifs de nos tâches habituelles pour recréer nos esprits et nos corps dans des activités librement choisies. Exercices physiques, voyages et activités culturelles, visites en famille ou chez des amis, participation à la vie associative, chacun sait bien qu’il ne pourrait tenir sans ces moments de reprise, ou mieux de recréation. [...]


La technique et les contraintes sociales exercent sur nous une pression constante. Il existe souvent une véritable tyrannie des horaires. Pire encore : pour beaucoup, le travail est devenu une sorte de nouvelle servitude, en raison des conditions déplorables dans lesquelles il s’effectue. Songeons aux régions les plus pauvres du monde. Songeons aussi à ces 10% de la population active qui, chez nous, ne peuvent faire valoir leur droit au travail et se trouvent contraints à l’inaction, même pendant les jours ouvrables : quel sens peut avoir le dimanche pour celui qui se trouve au chômage.


7. Périodiquement revient chez nous la question du travail du dimanche. C’est ainsi que, l’an passé, des hommes politiques ont proposé que certains commerces puissent être ouverts huit dimanches dans l’année, par simple autorisation du maire. L’exemple de pays étrangers, comme les Etats-Unis, montre que la pression se fera de plus en plus forte. N’est-ce pas là une sorte de « loi » du libéralisme économique ? La sécularisation de nos sociétés va bon train : après avoir gommé quelques-unes des références religieuses des vacances scolaires, elle tend naturellement à banaliser le dimanche pour en faire un jour comme les autres. Aussi la commission sociale des évêques de France a-t-elle invité les responsables de la société à réfléchir à trois enjeux majeurs : l’importance du même jour de repos pour tous ; les exigences de la vie familiale et de la convivialité sociale ; le sens de l’homme libre et ouvert à la gratuité. « Le repos du dimanche manifeste que l’homme ne se réduit pas à ses activités économiques : produire, échanger, consommer. Un jour de liberté et de repos permet de s’arrêter, de prendre de la distance par rapport au quotidien, de se recueillir, de se refaire, de ressaisir son existence. L’homme est appelé à maîtriser le temps, non à s’y dissoudre » (déclaration du 26 mai 2003).

Sur le même sujet, voici l'incipit d'une tribune publiée dans Le Monde (version papier ou abonnement en ligne) par le Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon.

"L'équilibre de l'homme et le lien social appellent un repos régulier et commun. Rappelons un fait historique. Quand le débat sur le dimanche faisait rage, au XIXe siècle, ce n'est pas seulement le chrétien Ozanam qui défendit le repos dominical, mais aussi le socialiste athée Proudhon. Les révolutionnaires, lorsqu'ils avaient voulu éradiquer la religion et réformer le calendrier, avaient tout de même inventé le « décadi », sachant bien que l'équilibre de l'homme et le lien social appellent un repos régulier et commun."

Le texte complet de cette tribune est consultable également sur le site de l'archevêché de Lyon http://lyon.catholique.fr/spip.php?article3795 .

Finalement, la querelle du dimanche n'est pas neuve, et déjà au 19ème siècle, chrétiens sociaux comme Frédéric Ozanam et socialistes athées comme le fut Proudhon défendirent le dimanche comme jour de repos dans un siècle où le progrès était à conquérir tous les jours et où déjà, l'économie de la cupidité entendait broyer dans le moloch du capitalisme naissant la force de travail de l'homme.

Aurions-nous en ce début de troisième millénaire tant régressé au point de ne pas être convaincus, que le repos dominical fait partie des éléments structurants du rythme social et que les dérogations qui existent déjà dans le code du travail ou les statuts de la fonction publique pour les secteurs que cela concerne suffisent organisent de la façon la moins imparfaite possible le travail dominical là où il y a une absolue nécessité qu'il en soit ainsi, ou une très sérieuse utilité. La convenance personnnelle de quelques uns qui dans un calcul à courte vue font l'apologie du travail dominical généralisé n'est-elle pas source de régression pour tous, et particulièrement pour les plus fragiles, les plus précaires, qui seront à n'en pas douter les premiers désignés pour travailler le dimanche, sans avoir la possibilité de le refuser.

mercredi 19 novembre 2008

ALLIANCE AVEC LE PS : BAYROU DIT NON.

Interrogé sur la chaîne LCI à propos de l'affaire Clearstream et à propos de la déliquescence du PS, François Bayrou a clairement précisé qu'il n'entendait ni adhérer au PS, ni conclure quoique ce soit qui ressemblerait à un programme commun, rappelant comme si cela n'était pas évident que le MoDem était en lui-même une force de proposition, alternative tant à l'UMP qu'au PS.
Ceux qui avaient inclus dans leurs petites stratégies carriéristes la phacocytation du Modem par le PS sauront désormais à quoi s'en tenir. C'est non et non, aussi bien le 19 novembre que lors de l'entre deux tours où Royal avait cru bon d'aller faire la sérénade au pied de l'appartement de François Bayrou.
Liens:
Il n'y a en effet pas d'avenir pour une quelconque alliance avec un parti en déliquescence dont les moeurs sont en totale contradiction avec la nouvelle façon de faire de la politique que cherche à promouvoir le Modem.
Le PS est devenu au fil du temps l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire: l'implosion en courants, la transformation du parti en entreprise politique au recrutement endogène où tant d'apparatchiks n'ont jamais connu la vraie vie, passant du statut d'étudiant permanent des syndicats étudiants aux cabinets d'élus et aux mandats électoraux gagnés sur la seule efficacité du nom d'un parrain.
Lorsqu'un parti fonctionne comme cela, de manière clanique, ce n'est pas demain qu'il saura proposer à la France une rénovation profonde de ses moeurs politiques.

dimanche 9 novembre 2008

EST-IL OPPORTUN DE REPORTER LA LIMITE D'AGE DE LA RETRAITE?

Récemment vient d'être adopté à la faveur d'un amendement voté lors d'une séance de nuit le report de la limite d'âge en matière de retraite, dans les secteurs où celle-ci est opposable aux salariés. Actuellement de 65 ans pour le droit commun, il est question de la faire passer à 70 ans.
En matière de retraite, chacun sait que si l'on veut maintenir le niveau des pensions, les leviers d'action ne sont pas nombreux, soit on augmente les cotisations, soit on augmente la durée du temps de cotisation, soit encore on fait reposer sur l'initiative privée des salariés une part de leur retraite via l'adhésion à des caisses complémentaires facultatives. Et ces leviers d'actions déjà d'amplitude limitée ne sont pas compensés par une démocraphie florissante. La charge de cotisation travailleur-retraité aujourd'hui est plus lourde que naguère, et lorsque cette charge est trop lourde on crée les conditions d'une crise explosive cumulant les risques d'une baisse de niveau des retraites et d'une pressurisation extrême des revenus du travail, déjà ponctionnés par la fiscalité directe.
La crise monétaire doit inciter à la plus extrême prudence en matière de fonds de pension. Lorsque les mutuelles de retraite placent leurs fonds sur des placements lucratifs, pas de problèmes, mais quand ces placements lucratifs s'effondrent, ce sont les cotisants qui paient l'addition.
L'allongement de la durée du temps de cotisation n'est pas extensible à l'infini. Et maintenir au travail des travailleurs trop âgés n'est ni bon pour la santé ni pour l'économie. Surtout en une époque où le taux de chômage des jeunes est si important.
De plus l'entrée de plus en plus tardive sur le marché du travail va faire à terme l'effet d'une vraie bombe à retardement. Limite d'âge portée à 70 ans ou non, bien des salariés n'auront de toute façon jamais atteint les périodes de cotisation pour avoir une retraite à taux plein.
Il faut aussi avoir le courage de le dire si l'on veut se donner les moyens de sortir de ce cercle vicieux.
Raison de plus pour repenser complètement le système de protection sociale. Car ne nous leurrons pas, les cotisations patronales sont au final payées par les ménages.
Dans son programme présidentiel, François Bayrou avait été le seul à proposer la mise en place d'une TVA sociale dont le produit aurait financé le système de protection sociale. Lorsque le gouvernement Sarkozy a eu la velléité d'y penser, bien tard au demeurant, ce fut une levée de boucliers de la gauche, qui pour la nécessité du moment oubliait que la CSG était son oeuvre, avec y compris l'absurdité que n'étant pas déductible totalement du montant imposable, elle a pour effet de faire payer en partie au contribuable un impôt sur de l'argent qu'il n'a pas touché.
A la vérité, c'est l'abstention des gouvernements des années quatre-vingt et quatre-ving-dix de s'attaquer au dossier des retraites a créé les conditions d'une situation potentiellement explosive que les retraités de demain paieront au prix fort.
En cette matière sans doute plus qu'en d'autres, nos gouvernements ne retrouveront crédibilité que par des décisions qui reposent sur des constats partagés, des décisions expliquées, des efforts consentis à condition que cela ne soit pas en pure perte ou sans espoir de contrepartie certaine.