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mercredi 14 janvier 2009

LE TRAMWAY AVEC ANTONINI : 18 MOIS AU MOINS DE RETARD SUR L'ECHEANCE ANNONCEE

Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. C'est bien connu. Lorsque fleurirent les totems à l'emplacement des stations de tramway, on nous indiquait 2009 comme mise en service, puis l'on s'aperçut quelque temps après qu'un autocollant avait été apposé sur l'emplacement de la date pour indiquer en fait l'année 2010.



Lors de la campagne électorale, le maire sortant avait prétexté que le projet présenté par Christophe Béchu, intégrant une nouvelle enquête publique pour permettre le passage par les grands boulevards, et profitant de ce délai pour prendre de date afin de lancer la demi-ligne vers Belle-Beille, retarderait de façon inacceptable l'arrivée du tramway, générerait des surcoûts.


Or, l'on peut lire sur le site de Consultram, une judicieuse information.


http://www.consultram.org/ . Et là, on s'aperçoit que l'on découvre qu'il faudra abaisser le niveau de la voie des berges sous le pont du tramway, parce que l'on vient de découvrir qu'il manquait soixante centimètres pour permettre le passage des camions à gabarit extraordinaire qui pour d'évidentes raisons de sécurité ne doivent ni ne peuvent pas passer par le contournement autoroutier.


Donc en somme, ce qu'il faudra faire, c'est peu ou prou ce que préconisait le plan Béchu-Gérault, c'est-à-dire une mise en trémie de la voie des berges sous le pont du tramway, solution initialement refusée par le maire d'Angers au nom de sa marotte de la requalification des voies sur berge.


En somme, nous aurons de toute façon le retard dans la livraison de la première ligne, les dérives de coûts dont on peut raisonnablement penser qu'ils ne seront pas minces, et les inconvénients d'un tracé aberrant en plus. Et, cerise amère sur le gâteau, il y a fort à parier que le temps de la conception de la deuxième ligne, le choix de son tracé, sa réalisation seront peu ou prou ce que dut être pour Ulysse la quête de la fuyante Ithaque ou plutôt ce que fut pour les Danaïdes le remplissage de leur tonneau.


Lorsque la presse locale dont nous ne doutons pas qu'elle sait faire son travail d'investigation aura pu diffuser un certain nombre d'informations dont tout donne à penser qu'elles sont avérées, cela fera mal...


Cela est d'ailleurs chose faite aujourd'hui. Voici le lien vers un article d'Ouest France où l'on apprend que pressée de questions par des riverains décidés à ne pas s'en laisser compter, Bernadette Caillard-Humeau a bien dû confesser l'inavouable vérité... et lâcher du bout des lèvres que les travaux avaient pris du retard, qu'on ne pouvait désormais envisager la mise en service avant 2011.


D'ores et déjà, ceux qui ont fait campagne pour un autre tracé, pourraient légitimement dire à leurs concitoyens "on vous l'avait bien dit...". Mais les turpitudes qu'ils découvriront n'ont rien de comique, car en la matière, le payeur n'est jamais le décideur. Réagiront-ils comme le corbeau de la fable, qui, honteux et confus, jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus.

On croirait presque que l'auteur anonyme de Un trolley nommé désir, délicieux petit roman à clefs bien transparentes publié voici quatre ans avait une connaissance bien lucide des turpitudes et vicissitudes de la vie municipale.

On peut en consulter quelques bonnes feuilles sur la toile... Quaerite et invenietis, cherchez et vous trouverez.