Visiblement, la municipalité d'Angers n'est pas tout à fait prête à faire vivre au quotidien la démocratie locale de proximité, alors que bien des villes, ont accepté de jouer le jeu en déconcentrant une quote part du budget municipal en direction des Conseils Consultatifs de Quartier, ce qui permettrait, cela va sans dire de rapprocher consultation, délibération et décision au plus près des besoins des citoyens.
Dans l'opposition au conglomérat PS/Verts, en Région des Pays de Loire, et en France. Soutien à la Majorité Départementale du Conseil Général 49 et à la nouvelle majorité municipale "Angers pour vous".
mardi 2 décembre 2008
QUAND LES ASSISES DE LA DEMOCRATIE FONT FLOP...
Visiblement, la municipalité d'Angers n'est pas tout à fait prête à faire vivre au quotidien la démocratie locale de proximité, alors que bien des villes, ont accepté de jouer le jeu en déconcentrant une quote part du budget municipal en direction des Conseils Consultatifs de Quartier, ce qui permettrait, cela va sans dire de rapprocher consultation, délibération et décision au plus près des besoins des citoyens.
dimanche 30 novembre 2008
L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - NOVEMBRE
Deux ou trois choses que nous voudrions vous dire sur la “démocratie participative”
La démocratie participative a pour objectif d’aller à la rencontre des femmes et des hommes qui veulent s’impliquer pour le “mieux vivre ensemble”, afin de pacifier les relations, s’intégrer davantage, s’enrichir par la pluralité des points de vue, apprendre à défendre l’intérêt général parmi les intérêts particuliers, aider les élus à prendre les bonnes décisions.
Toutefois, ces lieux de “démocratie organisée” ne doivent pas être exclusifs et empêcher les habitants d’avoir des initiatives. Ces instances doivent permettre le débat, accepter le conflit pour construire un consensus. Chaque partie, élus de la ville, ou habitants et représentants d’associations, doit apprendre à partager, mais aussi à renoncer,à écouter et à prendre en compte.
Prévenir la presse avant les habitants (crématorium à Monplaisir), laisser sans suite le travail mené par les membres des Conseils Consultatifs de Quartiers (pistes cyclables à Saint-Léonard), ignorer ce qui se fait déjà (journaux de quartier), sont autant d’exemples de ce qui ne doit plus arriver.
Lorsqu’il s’agit de démocratie participative, deux écueils sont à éviter :
● la démocratie participative ne peut être un outil de clientélisme, ou le moyen d’acheter le silence des habitants à travers la formation offerte aux membres du CCQ
● la démocratie participative n’est pas non plus le règne des habitants “experts d’usage”, face auxquels agents, techniciens et élus doivent s’effacer.
Face à l’attente, à la volonté d’engagements des habitants, mais aussi à leur déception quant au bilan des CCQ, voici nos propositions :
● Nous souhaitons que les CCQ soient présidés par un habitant du quartier, et que l’ordre du jour soit librement fixé par ses membres.
● Nous proposons que les CCQ soient dotés d’un budget propre pour les actions d ‘amélioration et d’animation de quartier.
● Nous défendons l’idée que chaque quartier soit représenté par un élu référent, résidant et s’investissant réellement dans le quartier. La démocratie participative n’a de sens que si la majorité municipale, au-delà des effets d’annonces et d’affichages, est prête à ne pas rester enfermée dans ses certitudes.
Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”
Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.
Contact : 02 41 05 40 37
dimanche 23 novembre 2008
OU VA LE PS?
vendredi 21 novembre 2008
SEGOSTOP: PIQÛRE DE RAPPEL
mercredi 19 novembre 2008
ET SI L'ON REFAISAIT UNE CURE DE SEGOSTOP?
ALLIANCE AVEC LE PS : BAYROU DIT NON.
SUR LES JOURNEES DE LA DEMOCRAITE LOCALE
mardi 18 novembre 2008
PETIT RAFFRAICHISSEMENT DE MEMOIRE ET EPITAPHE POUR UN PARTI DEFUNT
Les personnes qui à juste titres se sont senties blessées par les propos racialisants de Georges Frêche apprécieront.
SEQUENCE AIGRE DOUCE : LE QUAI DES EAUX TRANQUILLES
dimanche 16 novembre 2008
TRAMWAY ANGEVIN

jeudi 13 novembre 2008
TOUT SAUF ROYAL
PLAIDOYER POUR LA MAISON INDIVIDUELLE EN AGGLOMERATION
mardi 11 novembre 2008
SOUVENONS-NOUS DES MORTS AU COMBAT
lundi 10 novembre 2008
APPEL AU REFUS DE LA REGRESSION EN MATIERE JUDICIAIRE
Voici un texte tout-à-fait intéressant, c'est une pétition rédigée par des psychiâtres-experts auprès des tribunaux, signable en ligne.
Non à la perpétuité sur ordonnance !
Source : http://www.pratiquesdelafolie.org/phpPetitions/index.php?petition=2
La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur «particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! A juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.
Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.
C’est une mystification et une confusion organisée des registres. Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie, car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non de l’ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?
La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte. En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.
Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer cet appel.
dimanche 9 novembre 2008
EST-IL OPPORTUN DE REPORTER LA LIMITE D'AGE DE LA RETRAITE?
jeudi 6 novembre 2008
OU VA LE PARTI SOCIALISTE?
mercredi 5 novembre 2008
AVE AMERICA SPES NOSTRA
Cette simple dédicace aux Etats-Unis d'Amérique qui aujourd'hui vit l'un des plus grands moments de son histoire.
mardi 4 novembre 2008
CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS - PHOTOS
VOIES DES BERGES - SUITE 2
Couvrir une voie de circulation rapide est assurément un élément de redéfinition du paysage urbain, qui tout à la fois permet la reconquête de l'espace au profit des modes de déplacements doux, de nouveaux équipements, sans léser les besoins des automobilistes.
C'est ce qu'a compris la Ville de Paris, qui dans le cadre des contrats de Plan Etat-Région a entrepris la couverture d'une partie du périphérique.
C'est un autre exemple dont Angers pourrait s'inspirer pour la voie des berges. Surtout que l'hyperdensification qui nous est promise dans le secteur du Min pourrait bien ressembler peu ou prou à ce que nous pouvons voir de part et d'autre du périphérique parisien.
On imagine donc quel moyen merveilleux ce serait de réconcilier les Angevins avec la Rivière. Sans les nuisances des embouteillages que ne manquera pas de générer le "boulevard urbain" avec ses carrefours à niveaux et ses feux rouges que l'on ne manquerait pas de ressortir trente ans après avoir célébré en grande pompe la disparition du dernier sur l'axe Angers Paris.
PARIS : UN MODELE POUR LES DEPLACEMENTS URBAINS
lundi 3 novembre 2008
VOIE DES BERGES - SUITE
dimanche 2 novembre 2008
DE L'IRRUPTION DE L'IRRATIONNEL DANS LE POLITIQUE
DEVENIR DES VOIES SUR BERGE
mardi 28 octobre 2008
CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS - REDIFFUSION
DÉMOCRATIE LOCALE : LES CCQ, C'EST MAL PARTI !
lundi 27 octobre 2008
A PROPOS DES PRESIDENTIELLES AMERICAINES
FICHIER EDWIGE : AUDIENCE AU CONSEIL D'ETAT CE MATIN
Corinne Lepage
dimanche 26 octobre 2008
INTERVENTION DE F. BAYROU A LA CONFERENCE NATIONALE
C'est, pour moi, une occasion de vous dire, au passage, que je m'inquiète de ce que prépare la réforme du lycée. À savoir la semestrialisation du lycée, le découpage en modules, en unités de valeurs, en options auxquelles il serait loisible de renoncer après quelques mois. L'éphémère éducatif, il a une apparence : le lycée à la carte, le choix.
Je connais son apparence, je connais sa réalité et je connais ses conséquences. Sa réalité, c'est l'obligation de gagner des heures, de faire des économies et de diminuer le nombre d'heures d'enseignement effectivement délivrées devant les élèves. Mais sa conséquence -et c'est cela qui m'intéresse le plus- c'est que le savoir n'est plus considéré comme une continuité, une construction qui s'élabore au fil du temps et dont on sait que tout y participe à terme, même le cours que l'on trouvait ennuyeux sur le moment, et dont on s'aperçoit quelques années plus tard qu'en fait, il vous avait apporté quelque chose et que ce quelque chose vous aidait à comprendre autre chose.
Je regrette que l'on choisisse cette démarche d'acquisition de la culture qui est en fait une démarche sédimentaire, une démarche de compréhension progressive du monde. Je regrette que l'on choisisse de faire sortir le lycée de la culture de la durée pour le faire entrer dans la culture du zapping.
Cela nourrit pour moi deux inquiétudes. La première est culturelle et elle s'énonce simplement : le zapping est le contraire de la culture.
La deuxième est le risque social, car on sait bien à l'avance qui va s'obstiner dans le "menu large", soutenu par sa famille, avec des stratégies élaborées de parcours scolaires, et qui va renoncer tout de suite, alléger sans cesse son "menu", car les familles ne seront pas derrière pour expliquer l'intérêt de ces options que l'on va abandonner.
Pardon d'avoir fait cette remarque au passage, mais je trouve que le débat ne s'est pas noué autour de cette réforme du lycée, qui n'est pas un débat, selon moi, à périmètre corporatiste, mais un débat sur l'essentiel de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.
Je connais très bien la culture du zapping. C'est le lycée américain qui est, par ses performances, le plus mauvais de tout le monde occidental. Après, il se rattrape, car les Américains ont une institution qui s'appelle le Collège et conduit vers des universités de haut niveau, payantes.
Je n'ai pas envie que l'on abandonne le lycée, dont je considère qu'il n'était pas, et de loin, ce qui marchait le plus mal dans le système éducatif français.
Je voudrais que l'on se tourne vers la base, vers le moment où les fondamentaux sont reçus et acquis, ce qui m'amène à vous dire que je ne comprends pas les attaques contre l'école maternelle, car, si nous étions normalement une société efficace, c'est à l'école maternelle que nous devrions faire porter l'essentiel de l'effort.
CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS
Le lundi 27 octobre, de 19h00 à 20h30, il répondra en direct aux questions de Mathieu Doucet et d'Etienne Merlo. Au programme : les principaux dossiers du Conseil Général mais également ceux de la ville d'Angers.
Rendez-vous le 27 octobre 2008, dès 19h00, sur Radio Campus Angers (103 FM et www.radiocampusangers.com).
BAYROU TOUJOURS...HOULALA HI HOU
mercredi 22 octobre 2008
L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - OCTOBRE
OCTOBRE 2008 - N°326 11 VIVRE À ANGERS, page 11
Être élu de la minorité, consiste concrètement à alerter la majorité, à veiller à l’intérêt des angevins, à proposer.
La crise s’installant, notre groupe veut pouvoir contribuer pleinement à la redéfinition des politiques municipales afin d’anticiper ses effets négatifs sur les ménages angevins. Le logement est en cela prioritaire et emblématique.
Une double crise immobilière : Les angevins subissent dans le domaine du logement une double crise : locale et internationale.
- locale : entre 1999 et 2006 alors que nous aurions dû et pu construire (forte demande et entreprise du BTP en capacité de le faire) notre ville a divisé par trois le rythme de ses constructions provoquant une inflation soutenue des loyers et un frein à l’accession à la propriété. De même, les travaux mal maîtrisés dans le cadre de l’ORU et l’augmentation des charges (taxe sur les déchets, eau, …), ont entraîné des surloyers dans l’habitat social sans réelle
réaction de la ville.
- internationale : la situation économique provoque une chute de la construction, l’arrêt de projets urbains, le retrait de promoteurs, un fort ralentissement de l’accession à la propriété à Angers comme ailleurs.
Anticiper les effets de la crise sur le logement des angevins : trois propositions
Face à cette double crise la majorité campe sur ses projets d’ “HYPERDENSIFICATION” sans anticiper les conséquences de la crise !
Nous proposons concrétement :
- Le soutien des projets qui font consensus, comme les milliers de logements du plateau des Capucins au détriment de ceux planifiés dans le cadre de l’hyperdensification. Nous devons concentrer l’action des entreprises du BTP dans un souci d’efficacité.
- La création d’un fonds de solidarité municipal (pris sur les revenus de la taxe foncière beaucoup plus élevée à Angers que la moyenne nationale) afin de diminuer les surloyers dans l’habitat social. C’est une mesure rapide susceptible de redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes.
- créer un groupe de travail regroupant professionnels du BTP et élus de toutes tendances, afin de réaliser un audit, de suivre l’évolution du logement à Angers et d’en tirer les conséquences pour adapter notre Plan Local pour l’Habitat.
Il y a urgence !
Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”
Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.
Contact : 02 41 05 40 37
mardi 21 octobre 2008
GAUDEAMUS IGITUR: REJOUISSONS-NOUS DONC !
lundi 20 octobre 2008
SUR SAINT MAURILLE : SUITE
Saint Maurille, évêque d’Angers, né à Milan de parents fort illustres, vers l’an 350, mourut le 13 septembre, jour de sa fête, l’an 430, âgé de 90 ans, comme quelques-uns l’ont écrit, et la 34ème année de son épiscopat. Son corps fut mis d’abord dans une voûte ou cave souterraine, qu’il avait faite faire pour l’inhumer ; elle est précisément sous le chœur de l’église dédiée à Notre-Dame, qui porte aujourd’hui son nom. Dans cette cave ou crypte qui est double, et où on ne descend aujourd’hui que très difficilement et avec une échelle, par une ouverture cachée sous les ponts où se mettent les chantres, il y a plusieurs grands tombeaux de pierre dure, fort anciens, dont l’un desquels élevé sur quatre piliers de trois pieds de haut servait d’autel où l’on célébrait souvent la sainte messe. Cette double cave est un morceau précieux et remarquable pour son antiquité pour être l’ouvrage de S. Maurille et pour les voyages qu’on y faisait autrefois aux fêtes de saint Jacques-le-Majeurs, de S. Jacques-le-Mineur, et de S. Benoît, évêque d’Angers. Les reliques de S. Maurille ne furent exposées à la vénération des fidèles que vers le commencement du huitième siècle. Peu de temps après, Charles-le-Chauve les fit transférer de cette église dans celle de Saint Maurice, où elles sont conservées dans une riche et magnifique châsse, pour marque de la dévotion des angevins envers ce très-saint prélat, à qui ils attribuent, avec le Martyrologe des Saints de France, l’institution de la fête de la Nativité de la sainte Vierge, qu’on appelle aujourd’hui Notre-Dame de l’Angevine, parce qu’il est probable qu’elle a été premièrement célébrée en Anjou, le 8 septembre.
Saint Benoît, évêque d’Angers, qui mourut, vers l’an 827, a aussi été inhumé dans la cave souterraine de S. Maurille. Les miracles qui se firent à son tombeau, obligèrent le clergé de transporter son corps dans une châsse, sur le grand autel de la même église où l’on garde séparément son chef qui est d’argent et plusieurs autres reliques. Il tint le siège épiscopal sous le règne de Louis-le-Débonnaire et pratiqua tout ce que l’on devait attendre d’un si saint évêque ; on en fait la fête le 15 juillet. Ce fut sous son pontificat que Théodulphe, évêque d’Orléans, fut emprisonné à Angers comme criminel d’État ; il y fit l’hymne Glorial, laus et honor, comme nous en avons parlé ci-devant.
Péan de la Tuilerie,
Description de la Ville d’Angers et de tout ce qu’elle contient de plus remarquable, augmentée de notes… par Célestin Port, p. 320-326. Angers, E. Barasssé, Imprimeur Libraire, 1869. Laffitte reprints, Marseille 1977.
Les cryptes comprenaient quatre caves distinctes, dont trois sous le grand autel, chacune de 20 pieds de long sur 10 de large avec voûtes peintes, reposant sur des murs en ciment, relativement plus anciennes. On y descendait par un escalier de 12 marches, entre le sanctuaire et le chœur, recouvert d’une trappe de bois. Dans la première, quatre tombeaux à couvercle de pierre avec croix en relief à double croisillon formant bordure ; un des quatre tombeaux portait gravés les quatre animaux que vit Ézéchiel, et à un bout l’aigle et le bœuf avec le monogramme du Christ ; dans la seconde, moins longue mais plus large et éclairée par une fenêtre grillée donnant sur le jardin, un tombeau, long de huit pieds, élevé de deux pieds, reposait d’un bout sur deux petits piliers ; au-devant, une table d’autel où se célébrait autrefois la messe ; au bout, une petite statuette de Saint-Jacques-le-Majeur, en bois, mais ajouté postérieurement. C’est ce tombeau que Ménard prétendit être celui même de saint Jacques et qui pouvait bien plus probablement être accepté pour celui de saint Maurille. La troisième cave, à main droite, plus petite et obscure, contenait plusieurs tombeaux élevés, et par une porte murée, ouvrait, dit-on, sur un chemin souterrain qui communiquait avec Saint-Pierre. La quatrième cave, à gauche du maître autel, où menait un escalier distinct, renfermait quatre tombeaux, dont le plus curieux portait le monogramme du Christ, entre l’A et l’Ω. On y inhuma, au XVIe siècle, un Ménage, capitaine de cavalerie. Parmi les 14 tombeaux, on prétendait connaître ceux de Défensor, de saint Apothème, de saint Benoît, comme dans la muraille de l’église, à droite, celui de saint René, qu’on encensait aux grandes fêtes. Bruneau de Tartifume donne le dessin de ces antiquités, p. 356. Voir aussi Grandet, mss. 621, f. 139-141 ; Ballain, mss. 867, p. 571 ; Cl. Mesnard, mss. 875, t. II, p. 85.
dimanche 19 octobre 2008
A PROPOS DES SARCOPHAGES
Sur Saint Maurille.
Extrait :
Après avoir vécu au temps des empereurs Valentinien II, Honorius et Valentinien III, il [NDR : Maurille] mourut vers l’an 437, âgé de 90 ans. Son corps fut déposé dans une crypte ou chapelle souterraine qu’il avait fait bâtir au cimetière des chrétiens, hors les murs, dans un lieu où depuis fut construite une église en son nom, qui se voyait avant la révolution à l’est de la place du Ralliement. Charles-le-Chauve, au IXe siècle, fit exhumer le saint évêque, et porter sa châsse dans l’église Saint-Maurice[1]. On a longtemps fêté la fête de sa translation qui avait lieu le 19 octobre.
Godard-Faultrier,
l’Anjou et ses monuments, premier volume, p. 121.
Angers, Imprimerie et librairie de Cosnier et Lachèse, rue Chaussée-Saint-Pierre, 15, 1839.
Réimpression : éditions de la Tour Gile, 1996
[1] Cette église était antérieure à celle de ce nom que nous voyons aujourd’hui. Godard-Faultrier, p. 121, op. cit.