Dans l'opposition au conglomérat PS/Verts, en Région des Pays de Loire, et en France. Soutien à la Majorité Départementale du Conseil Général 49 et à la nouvelle majorité municipale "Angers pour vous".
mardi 8 septembre 2009
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mardi 14 juillet 2009
NE CONFONDONS PAS FICTION ET REALITE
Une fois de plus ni la forme ni le fond ne conviennent.
Sur la forme tout d'abord, exercer un chantage à la subvention revient à s'octroyer pour la présidente de Poitou-Charentes le droit de décider du bien et du mal dans le monde de l'art.
On peut penser ce qu'on veut du rap et des chansons d'Orelsan, mais comme le rappeur s'en est expliqué, sa chanson "Sale p..e", qui avait ému les associations féministes, il s'agit d'une fiction.
Ce n'est donc pas la réalité, car, sinon, ce serait quantité d'oeuvres d'art qu'il faudrait retirer des musées, des livres qu'il faudrait livrer aux bûchers des autodafés.
Or dans une démocratie, les pouvoirs publics s'honoreraient en s'abstenant d'intervenir dans ce qui relève de la liberté de création, de diffusion et de représentation. Autrement dit, cela revient à poser pour principe que la puissance publique n'a pas compétence en matière de définition des contenus.
Certes de nombreuses structures d'organisation d'événements perçoivent des financements publics, sous la forme de subvention, mais cela n'autorise pas pour autant les instances subventionnantes à intervenir dans les contenus, à partir du moment où les seuls critères qui justifient l'octroi de subvention sont l'aide à la création, à la diffusion, la participation des événements au rayonnement du territoire, entendu au sens large en raison des retombées pour l'économie locale des fréquentations festivalières.
Qu'en est-il exactement?
Orelsan avait il y a deux ou trois ans diffusé le clip suivant, puis à l'occasion du printemps de Bourges, il s'était expliqué.
Mais à la différence des Francofolies, le Printemps de Bourges n'avait pas déprogrammé le rappeur.
Ce qui s'est passé à La Rochelle, avec l'intervention de Ségolène Royal laisse planer des relents assez désagréables.
Tout d'abord, rien que le fait qu'un responsable politique s'octroie le droit de définir le bien et le mal en art. En serions-nous revenus à l'époque de Flaubert et de Baudelaire? A cette époque, le procès intenté à ces deux écrivains avait défrayé la chronique, et deux siècles après, les réquisitions du procureur impérial sont analysées pour ce qu'elle sont : le produit de l'ordre bourgeois avec ses idées étriquées. Ségolène Royal ne fait pas mieux aujourd'hui, fût-ce au nom de l'ordre juste et du politiquement correct.
Ensuite, lorsque l'on fait un tel chantage à la subvention, on invite implicitement l'organisateur d'événements à s'auto-censurer. La démocratie peut-elle s'accommoder de telles pratiques qui évoquent les régimes où les seuls arts ayant droit de cité sont ceux qui exaltent les valeurs politiques du moment ou du pouvoir en place?
Enfin, dans l'idée même de censurer, il y a la conception sous-jacente que le citoyen n'est pas lui-même en mesure de se faire son propre jugement, à tel point qu'il faille le préserver de ce qui pourrait être dangereux. Ségolène Royal ne serait-elle pas une fois de plus encore en train de confondre un public adulte ou adolescent, avec des petits enfants dont il faut surveiller les lectures? Heureusement à l'heure d'Internet, ce genre de rodomontades au nom de l'ordre juste, ces gesticulations puritaines d'un autre âge sont ce qu'ils sont : un coup d'épée dans l'eau.
Alors voici les pièces à convictions, tout d'abord le clip d'Orelsan.
ensuite, l'explication qu'il a donnée depuis:
Interrogé au moment du Printemps de Bourges, François Bayrou avait défendu le rappeur, et rappelé que selon lui, soit on se situe du côté de la censure, soit du côté de l'absence de censure:
Bayrou: "Je suis contre la censure d'Orelsan"
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lundi 10 novembre 2008
APPEL AU REFUS DE LA REGRESSION EN MATIERE JUDICIAIRE
Voici un texte tout-à-fait intéressant, c'est une pétition rédigée par des psychiâtres-experts auprès des tribunaux, signable en ligne.
Non à la perpétuité sur ordonnance !
Source : http://www.pratiquesdelafolie.org/phpPetitions/index.php?petition=2
La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur «particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! A juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.
Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.
C’est une mystification et une confusion organisée des registres. Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie, car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non de l’ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?
La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte. En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.
Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer cet appel.
lundi 27 octobre 2008
FICHIER EDWIGE : AUDIENCE AU CONSEIL D'ETAT CE MATIN
Corinne Lepage