jeudi 30 avril 2009

RUBRIQUE AIGRE-DOUCE

A coup sûr, voilà une nouvelle qui va faire bruire le microcosme angevin.
Laurent Le Sager, qui fut autrefois directeur de cabinet de Jean Monnier, maire d'Angers jusqu'en 1998, et président de l'Agglomération jusqu'en 2001, vient d'être nommé directeur général des services du département.
Après quelques années passées à Strasbourg, Laurent Le Sager fait donc son retour en Anjou. Et pour mettre ses compétences éprouvées au service du département.


Voilà sans doute qui va se rajouter aux événements de l'hebdomada horribilis de l'Agenda de Jean-Claude Antonini. Après la mise sur la place publique de la dernière indélicatesse envers Jean Monnier, évincé de son siège d'administrateur d'Angers Expo Congrès, et après que Jean-Claude Bachelot, président de la dite structure eût reconnu que "la décision venait de plus haut [que lui]." Sans doute après la liquidation du Festival du Scoop, soutenu par Jean Monnier, fallait-il au maire d'Angers, sans même endosser par lui-même l'habit de Brutus, faire porter le coup final par un second couteau, retirant ainsi à l'ancien maire sa dernière fonction représentative. De telles manières d'agir, peu glorieuses, dictées par le désir inassouvi de vendetta ne sont pas à l'honneur d'Angers.
Elles sont d'autant moins glorieuses que ceux qui aujourd'hui oublient leurs origines en taillant en pièces l'héritage de Jean Monnier, le vouant par leur paroles insensées à la roche Tarpéienne sont précisément des gens qui lui doivent tout, leurs responsabilités professionnelles pour certains, leur existence politique pour d'autres.
Le mot de Jean Monnier déclarant à l'issue du vote qui l'a évincé du conseil d'aministration d'Angers expo-congrès "je n'attends rien de ces gens-là..." résume bien la situation : ceux qui aujourd'hui l'évincent n'ont rien appris, sauf le devoir d'ingratitude.
Saluons au passage l'honnêteté de l'administrateur qui en s'abstenant n'a pas joint sa voix à cette manoeuvre indigne.
Plus graves encore, deux dossiers ont fait la une de la chronique de ces jours derniers. Et sans l'intervention opiniâtre des élus de l'opposition, peut-être n'auraient-ils même pas été abordés lors du Conseil. Fait étonnant, aussitôt après avoir rendu hommage à la mémoire de Germaine Pouillart-Cannone, le Maire n'a même pas prononcé de discours liminaire, abordant sans plus attendre l'ordre du jour, constitué pour l'essentiel de délibérations courantes. C'est insultant pour le Conseil Municipal, pour le public qui assistait à la séance et pour les Angevins.
L'annulation du PLU ne semble pas amener la moindre remise en question, provoquant, quoi de plus normal la réaction de Gilles Groussard (conseiller de la minorité), dans le Courrier de l'Ouest, et la publication d'une tribune libre de Vincent Dulong, président des Verts, conseiller de la Majorité, appelant les communes concernées et l'agglomération à "approfondir les éléments avancés par le tribunal administratif sur la rocade sud ou les espaces boisés."

On est quand même étonné parce que s'il était une manière de porter cette parole, ce n'est pas tant par le truchement de la presse que de vive voix en la salle du conseil municipal. Auto-censure? Interdiction de parole? Les députés de l'UMP hostiles à l'Hadopi ne seraient donc pas les seuls à être privés du droit de s'exprimer?
Or si les débats de fond désertent la salle du conseil municipal, il ne faudra pas s'étonner de la désaffection persistante du corps civique pour la chose politique.
Le PLU ne semble pas être d'ailleurs la seule pomme de discorde au sein de la majorité municipale. En effet, toujours ce même lundi 27 avril, alors qu'un silence de plomb pesait sur l'hémicycle, le Maire a renvoyé en fin de séance l'intervention de Françoise Le Goff sur l'expulsion du squatt de la rue Lionnaise.
La façon pour le moins fort peu sereine dont se sont déroulés les événements qui ont précédé, accompagné et suivi cette expulsion méritaient certainement davantage d'écoute et à tout le moins autre chose qu'un mesquin rappel au réglement pour stipuler que les questions diverses devaient être communiqués trois jours à l'avance. Est-ce présenter un visage digne de la fonction d'élu que de s'en prendre en la matière à l'incurie de l'Etat, au peu d'empressement du Conseil Général, et aux extrémistes manipulateurs.
Etait-ce honteux pour le maire de reconnaître que la décision d'expulsion avait été prise sur sa requête? Là encore, les Verts, au lieu d'exprimer publiquement dans la salle du conseil leur appréciation des choses, le font par voie de presse, appelant la ville à étudier la "faisabilité d'un lieu social autonome, à l'image de ce qui se fait à Dijon".
Autre sujet que le Conseil Municipal aurait dû aborder en séance publique. La décision de célébrer pour les couples qui le souhaiteraient des cérémonies de PACS dans la salle de la charte.
Entendons-nous bien, la loi dispose que les PACS sont conclus par voie de déclaration au greffe du Tribunal d'Instance. Les cérémonies organisées par les mairies ne peuvent être qu postérieures à la dite déclaration et ne peuvent de toute façon pas donner lieu à transcription en marge des registres d'Etat Civil. Et les éventuels registres qui pourraient être paraphés ou les recepisse qui pourraient être délivré, même revêtus du sceau municipal, n'auraient pas d'existence juridique.
Certains maires souhaitant que des cérémonies puissent être organisées sous l'égide d'un élu ont fait précéder leur prise de décision d'un débat en conseil municipal. Tel n'a pas été le choix d'Angers. Au lieu d'une discussion publique de l'assemblée des élus, c'est encore une fois l'impression d'une décision prise en catimini. L'on peut du reste s'étonner que jamais dans son programme électoral le maire n'ait fait figurer une telle idée. Fallait-il par cette curieuse abstention ne pas prendre le risque de choquer l'électorat conservateur? Comprenne qui pourra.

jeudi 23 avril 2009

PLUS DE PLU A ANGERS :QUE VA-T-IL SE PASSER?

En la matière, gardons nous du sensationalisme et réservons les termes de séisme et de tsunami à des événements qui le sont vraiment.
Selon le Code de l'Urbanisme, l'annulation d'un PLU a pour effet immédiat de remettre en vigueur les documents et règles immédiatement antérieurs, soit en l'espèce le Plan d'Occupation des Sols en vigueur jusqu'en décembre 2005.
Pour reprendre les explications données aujourd'hui dans le Courrier de l'Ouest, cela signifie concrètement que:
  1. Les permis déposés à partir de la date d'effet de la décision annulant le PLU devront se conformer aux dispositions du Plan d'Occupation des Sols. Cela signifie que les projets prévus sur les zones déclarées constructibles par le PLU mais classées en zone non aedificandi par le POS sont gelés.
  2. Les permis délivrés depuis plus de deux mois n'ont plus de base légale. Les projets pour lesquels ils ont été délivrés a priori ne seraient pas gelés. Sauf si évidemment ils ont fait dans l'intervalle l'objet d'un recours.

Ainsi, par exemple, la décision d'annulation du PLU pourrait certainement remettre en question les très contestés projets de construction aux Basses Fouassières et sur la Place Marcel Vigne.

Certes, les permis ont été délivrés le 22 octobre pour les Basses Fouassières. Or, dans le délai légal de recours, deux recours gracieux ont été déposés auprès de la Mairie d'Angers. La notification d'un refus ou l'absence de réponse dans un délai de quatre mois à compter de la requête équivalent à un refus implicite fait à nouveau courir un délai de deux mois pour déposer un recours contentieux devant le juge administratif. Lequel a été déposé le 2 avril.

Ce qui s'est passé doit donc servir de leçon pour l'avenir. Si l'on peut expliquer comme une manifestation d'acrimonie les déclarations outrageantes du Maire d'Angers et du Député-Maire de Trélazé, il faudrait peut-être rappeler que si le juge administratif a annulé le PLU, c'est que celui-ci ne respectait pas la loi.

C'est en effet trop facile pour l'Agglomération de laisser croire qu'en la matière elle peut plaider sa propre infortune. Les commentaires d'humeur et d'aigreur, pour ne pas dire les cris de haine, visant une association en particulier ne peuvent masquer la réalité. Celle d'un PLU mal ficelé dès le départ, où il s'agissait de faire entrer de force un certain nombre de lubies hyperdensificatrices dans un lit de Procuste.

Qu'à la mauvaise foi on ne vienne pas ajouter un calendrier manifestement hors du réel, car qui croira qu'on pourra raisonnablement préparer un nouveau PLU, en respectant toutes les exigences de concertation, pour le soumettre à enquête publique à la mi-septembre, et faire délibérer le conseil de communauté en décembre?

Récemment le Canard Enchaîné prêtait à un député de la Majorité Présidentielle le propos suivant, visant le Président de la République. Ce député disait, selon ce journal : "Oh ! Il n'est pas du genre à reconnaître ses erreurs." On pourrait presque dire la même chose, en le cas d'espèce, à propos des péripéties actuelles qui secouent le marigot angevin, comme du reste le reconnaît le Courrier de l'Ouest dont la conclusion de l'article de Jean-Yves Lignel est cinglante : "On cherchera en vain le moindre début de remise en cause, tant sur le fond que sur la méthode."

Personnellement, nous serions tentés de rappeler qu'il y avait pour Angers un moyen bien simple d'avoir ce changement, tant sur le fond que sur la forme.

mercredi 22 avril 2009

GIFLE MAGISTRALE POUR L'AGGLO : LE PLU RETOQUE

Le Tribunal Administratif de Nantes vient de rendre son jugement. Suite à un recours de l'Association Sauvegarde de l'Anjou, qui pointait notamment un manque de concertation et la contradiction des préconisations du Plan d'Urbanisme avec la volonté de Développement Durable affichée par l'Agglomération d'Angers, ainsi que la protection du patrimoine culturel bâti et le très controversé projet de rocade Sud.
Le détail des attendus de ce jugement ne sera connu que vendredi, mais on peut au moins se demander s'il ne faut pas voir dans la décision de la juridiction nantaise la sanction d'une méthode de gouvernance, la faillite d'un système.
C'est du moins ce que l'on peut penser à la lecture des réactions à chaud du Maire d'Angers - Président de la Communauté d'Agglomération s'en prenant à l'association initiatrice du recours, laquelle "en soulevant des arguties juridiques mineures a pris le risque de geler le développement de l'agglomération".
L'on peut éventuellement attribuer une telle réaction à la colère. Mais à la lecture de la réaction du Maire d'Angers, on est pris d'un étrange autant que soudain vertige. La juridiction administrative n'ayant pas l'habitude de se contenter d'arguties mineures pour retoquer un PLU, sans doute faut-il comprendre que les raisons sont en réalité majeures et que les arguments des plaidants suffisamment convaincants et étayés pour emporter la conviction des juges?
Dans le registre de la vindicte, le député-maire de Trélazé s'en prend aux associations. Verbatim des propos d'icelui cité par le Courrier de l'Ouest : "je dis que les associations sont des pyromanes criminelles".
Un tel écart de langage, assurément très offensant pour les associations et leurs bénévoles, est révélateur du malaise qui s'empare des édiles de la majorité à l'agglomération, pris il faut bien le dire la main dans le sac en train de mettre en pratique via le PLU une étonnante conception de la démocratie participative et de l'écoute des citoyens, sans compter les écarts qu'une fois de plus on ne manque pas de constater entre le discours sur le développement durable à grand coup d'Agenda 21 et de com' dispendieuse et la réalité qui sans ce coup d'arrêt de la justice administrative ouvrait de fait la voie à l'hyperdensification urbaine avec tous les risques que cela induit pour les grands équilibres sociaux, écoomiques et environnementaux.
Certes, nos communes ont d'énormes besoins en logement, comme le rappelle Laurent Gérault, conseiller municipal de la minorité, mais, ces besoins non satisfaits, rappelons-le résultent aussi du retard accumulé en dix ans sur Angers en matière de contructions neuves.
Il faut donc bien que des "erreurs importantes aient été commises", comme le dit Laurent Gérault pour que le tribunal administratif ait décidé l'annulation du PLU d'Angers-Centre.
Souhaitons que suite à cette décision la sagesse de Minerve prévale désormais pour l'Agglomération.
Peut-être même serait-il opportun pour la majorité municipale d'Angers et celle de l'Agglo en ce lendemain de 21 avril d'en tirer les conséquences y compris en redonnant la parole à l'ultime souverain qu'est le corps électoral?
En attendant, si la nouvelle est peut-être mauvaise pour Angers, le bien suprême qu'est la démocratie, laquelle ne doit pas être galvaudée, exigeait certainement ce rappel ferme d'un certain nombre de principes.
En attendant, ceux qui pas plus tard que l'année dernière répondaient avec une morgue hautaine aux objections de ceux qui s'étonnaient que l'on fît passer une ligne de tramway au milieu des champs où naguère paissaient les vaches en sont pour leurs frais et auraient mieux fait sans doute de tourner sept fois leur langue dans leur bouche.
En effet, d'ores et déjà la crise économique amène depuis quelques mois les promoteurs à différer sine die pour certains des projets de constructions aux Capucins et au plateau de la Mayenne, mais crise ou pas crise, l'annulation du PLU aurait eu le même effet. Et annulation du PLU ou pas, la crise a de toute façon les effets que l'on sait.

mardi 21 avril 2009

DU BON USAGE DU PARDON ET DE LA REPENTANCE


Crédit photographique: http://www.sacre-coeur-montmartre.com/fr/basilique.html


Gallia poenitens et devota. La Gaule repentante et dévote. Tels sont les mots que nous pouvons lire à Paris dans l'abside du Sacré Coeur de Montmartre, dont la construction résulte d'un voeu en expiation de la guerre de 1871.
D'autres périodes de l'histoire de France furent nimbées de ce mea culpisme généralisé comme s'il fallait que la nation dans son ensemble expiât de bien hypothétiques fautes. C'est ainsi qu'à ses débuts, la Révolution Nationale par ses initiateurs et ses thuriféraires stipendiés fut présentée comme l'expiation des turpitudes du Front Populaire. On sait ce que cela donna, l'exode pitoyable de Pétain à Sigmaringen. Ce fut aussi le poteau d'exécution pour Brasillach et Laval. Ce fut aussi la palinodie d'intellectuels ou d'écrivains découvrant un peu tard à quelles illusions les avait conduit l'esprit de Munich.
Face à cela, la voix libre de de Gaulle s'est toujours refusée à regretter quoique ce fût.
La République Française et l'Eglise Catholique ont certes initié ces dernières années de courageuses démarches de repentance, mais l'enjeu était à la mesure de l'histoire tragique de ce que fut la Shoah, parce que cela nécessitait en effet une salutaire purification des mémoires afin que l'on se souvienne que des Français furent complices du génocide.
Mais aujourd'hui, on cherche à mettre la repentance à toutes les sauces, y compris pour faire porter sur le poids des Français une culpabilité imaginaire qui n'existe que dans le psychologisme particulier de la rivale qu'affronta au second tour celui qui est actuellement le Président de la République. Les écarts de langage de quiconque fût il chef d'Etat n'engagent pas la France. Il n'y a donc aucune raison pour que celle-ci se repente de quoi que ce ce soit.
S'agissant du discours de Dakar, les Africains à qui s'adressa le Président Français ne demandaient rien, n'avaient pas exprimé la moindre once de demandes d'explication par la voix de leur ambassadeur, ni le moindre soupçon de demande d'excuses. Seul pourrait s'excuser celui qui prenant conscience de l'incongruité de ses paroles jugerait cela opportun. Mais on n'a pas à s'excuser au nom d'autrui et encore moins à parler sans mandat au nom de la France.
S'agissant des propos putatifs visant le premier ministre espagnol, encore eût-il fallu s'assurer des faits, au lieu de s'en tenir à des ragots de presse colportés par des plumitifs avides de sensationnel chez qui la conception du débat démocratique est tombé si bas qu'apparamment non satisfaits des vraies bourdes de l'actuel président de la République, ils croient bon d'en inventer ou de rapporter pour argent comptant des rumeurs invérifiées.
Imagine-t-on une seule seconde François Mitterrand tenant pareils propos et s'excusant de tel ou tel discours de Valéry Giscard d'Estaing? Imagine-t-on Jacques Chirac faisant de même à propos de paroles de François Mitterrand?
Faut-il que la France ait à ce point régréssé dans le débat démocratique pour qu'une candidate recalée à la présidentielle se croit investie de je ne sais quelle mission mystique justifiant de présenter in nomine Galliae des excuses pour un oui pour un non? Voudrait-on tant qu'on y est transformer les Françaises et les Français en une gigantesque confrérie de pénitents portant cilice et sac de cendres, venant se flageller publiquement. La France telle que l'imagine Ségolène Royal ne serait donc pas la France debout et portant haut le flambeau de la liberté, mais la France à genoux se repaissant de repentance malsaine.
Ce n'est pas cette repentance inopportune qui réconciliera les Français avec la politique, alors qu'il y a tant de sujets. La crise bien sûr, l'étrange non dit qui fait qu'à quarante sept jours des élections Européennes on préfère nous bassiner avec les jérémiades ségolinesques ou le chien de Barack Obama, tout en laissant le président iranien proférer d'ignobles propos racistes à Durban.
Sur ce sujet comme sur tant d'autres, on n'ose imaginer quel aurait été l'état de la France, si pour éviter Charybde le pays s'était jeté dans les bras de Scylla au second tour de la présidentielle. Que ceux qui à ce moment là se crurent autorisés à en appeler à l'impératif démocratique ne viennent pas aujourd'hui s'ériger en donneurs de leçons. Ils portent leurs responsabilités dans le climat politique délétère du moment.
Non la France n'est pas Tartuffe et n'a pas besoin de la haire et encore moins de la discipline. Nous n'en sommes plus à l'époque des Bourgeois de Calais venant implorer merci pieds nus, en chemise et la corde au cou.
Il y a d'autres urgences pour la France, à commencer par la réconciliation de celle-ci avec l'idée européenne.
Enfin, celle qui est encore présidente de la Région Poitou-Charentes dont la Cour de Cassation vient tout récemment de confirmer la condamnation prononcée par la Cour d'Appel de Rennes à verser à deux de ses ex employées des arriérés de salaires est-elle la première qualifiée pour venir à tout propos et hors de propos prôner la République du respect?
La France telle que la rêve ou croit la rêver l'ex candidate socialiste n'est pas la France. Lorsque celle-ci s'adonne à l'humiliation d'elle-même, elle ne fait rien de noble. Mais celle-ci, qui nous vient du fond des âges, assigne à ceux qui en sont les citoyens une mission plus grande encore: marcher fièrement vers l'avenir qu'elle s'est choisi, porter haut le flambeau de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.
La France à genoux pénitente et repentante est peut-être le modèle de civilisation de Ségolène Royal. Cela n'engage qu'elle même et aucunement ceux qui lui préfèrent une France debout et fière d'elle-même qui n'a de leçons à recevoir de personne dans le concert des nations.
Car c'est cette France, libre et fière, qu'ont voulu ceux qui dans des conditions bien plus tragiques que la crise actuelle l'ont remise debout en donnant tout d'eux-mêmes.

samedi 18 avril 2009

QUAND LE PS ANGEVIN DEFEND LE CUMUL DES MANDATS

Il a suffi que Roselyne Bachelot-Narquin ose dire tout haut ce que bien des gens pensent tout bas à propos de l'inconvénient qu'il y a à cumuler Mairie - Présidence de l'Agglomération et Vice-Présidence de la Région pour qu'un adjoint se fende d'une bien étonnante justification de ce cumul, avançant l'idée que grâce à cela la ville en question avait retrouvé son rang de 2ème ville de la Région.
Chacun appréciera comme il convient la pertinence de ce pathétique argument.
Merci à l'adjoint en question de nous aider à comprendre que quand le Parti Socialiste prône le non cumul, c'est juste un argument électoral qu'on s'empresse de mettre au frigidaire dès que l'élection est passée.
Après tout, si cela peut aider certains électeurs à rompre ce qui leur reste d'amarres avec le PS, on ne va pas s'en plaindre.
Voir Courrier de l'Ouest de Samedi 10 avril.
Nous n'oserions pas croire que cette apologie - intéressée ? - du cumul des mandats fait partie de ces attitudes courtisanes que certains élus de grande ville ne manquent pas de susciter autour d'eux pour attiser les ambitions successorales.
L'adjoint en question voudrait-il nous dire que le maire-président d'agglo ayant tellement pris goût au cumul des mandats il n'y aurait pas de raison de changer et de ne pas continuer une politique... qui ne marche pas.
Passons sur les autres approximations de fond et notamment l'affaire de l'ADEME. Que le maire d'Angers n'ait pas digéré le refus de l'ADEME de s'engager au Front de Maine dans une construction coûteuse en une période de restriction des finances des organismes d'Etat est un sentiment que l'on peut à la limite comprendre, mais ce sentiment pensons-nous s'est sans doute bien atténué par la perspective de pouvoir installler en cet endroit un hôtel haut de gamme sans doute plus lucratif.
La réalité est plus simple : il était plus avantageux, y compris en termes d'économies des deniers publics, y compris pour les finances angevines, pour l'ADEME de s'installer au plateau de Grésillé au Lac de Maine.
Tout cela ne rend que plus urgent la nécessité d'étendre les cas de cumuls de mandats. Si le législateur, dans sa sagesse, a décidé d'interdire le cumul d'une présidence de région, avec celle d'un département, et de maire d'une grande ville, il serait peut-être nécessaire d'intégrer à cette liste de cumuls interdits la participation à plus d'un exécutif de collectivité élue au suffrage direct. En clair, un maire ou un adjoint de grande ville (100000 habitants et plus), ne devrait pas pouvoir cumuler cette fonction avec la présidence ou la vice-présidence d'un département ou d'une région.
La vie démocratique ainsi que la disponibilité des élus aurait tout à y gagner.
Mais il y a pour l'électeur un moyen tout simple et peu onéreux de mettre un terme à ces cumuls, c'est tout simplement son bulletin de vote.
Sachons nous en souvenir lors des prochaines élections régionales, puisque de toute manière, il serait temps pour la région des pays de loire d'être dirigée par un exécutif régional substantiellement renouvelé, et surtout rajeuni, capable d'impulser en Pays de Loire une autre politique. Une politique plus ambitieuse, qui ne corsète pas les énergies des citoyens. Une politique qui ait à coeur de faciliter la liberté d'entreprendre et de créer. Une politique qui sache défendre la Région des Pays de Loire face aux convoitises intéressées ou face aux tentations de sécession. Une politique qui investisse autrement l'argent public dans de vrais actions de promotion économique de notre région ligérienne.








mercredi 8 avril 2009

LA GESTION DE LA VILLE D'ANGERS PAS SI EXEMPLAIRE QU'ON VEUT BIEN LE DIRE

Parce que la vocation première de ce site est la vie politique d'Angers, et dans la logique des options que nous avons suivies lors de la campagne électorale des dernières élections municipales, nous souscrivons pleinement à ce que le Livre noir des villes de gauche expose concernant notre ville d'Angers.
Les pages concernant Angers rappellent en effet un certain nombre de constats préoccupants que la propagande officielle municipale cherche constamment à masquer aux Angevins.
La publication de cette compilation est due à Gaston Domergue, président du groupe d'opposition au Conseil Municipal de Montpellier, qui a sollicité le témoignage des responsables de l'opposition dans un certain nombre de villes gérées depuis plus ou moins longtemps par le parti socialiste.
Pour Angers, il revenait à Christophe Béchu, chef de file de l'opposition au conseil municipal de rédiger les pages concernant spécifiquement Angers.

mardi 7 avril 2009

VISITE DE SYLVIE GOULARD A ANGERS

L'assistane réunie pour recevoir Sylvie GOULARD








Sylvie GOULARD, candidate tête de liste du Mouvement Démocrate pour la région Ouest.



Sylvie GOULARD était aujourd'hui en Maine-et-Loire. Après une fin de matinée consacré à la visite d'institutions travaillant dans le secteur de pointe du végétal, puis l'après-midi, dédié à une rencontre avec des viticulteurs, notre candidate tête de liste avait tenu à clôturer cette journée marathon par une rencontre avec les adhérents de la section départementale. L'assistance avait peine à loger dans la salle de réunions de la permanence de la rue Saint-Maurille.








Manifestement, quand Sylvie Goulard parle de l'Europe, elle en parle avec le discours d'un européenne convaincue.


Face aux multiples tentations du repli, l'Europe apparaît comme le rempart contre la crise, en même temps qu'un outil formidable de développement.



Aujourd'hui nos générations sont confrontées à un défi comparable à celui que choisirent de relever nos grands-parents quand après la seconde guerre mondiale ils construisirent l'Europe. La paix, le développement des drois humains, la juste coopération économique, la rénovation de la PAC, la construction d'une vraie défense européenne, ainsi que d'un vrai espace politique sont les défis à relever.

Ils constituent aussi depuis que l'Europe existe le programme politique de la famille centriste. En effet, une filiation directe relie les pères fondateurs de l'Europe au Mouvement Démocrate d'aujourd'hui.

Nous devons donc retrouver ce qui était premier dans l'intuition des fondateurs, c'est-à-dire une "certaine idée de l'Europe", ce qui n'a rien à voir avec un grand machin technocratique déconnecté des attentes des citoyens.


En cela, le discours de Sylvie Goulard se refuse à la langue de bois et c'est heureux. On ne peut pas et sans arrêt tout reprocher et son contraire à l'Europe lointaine, et continuer à cultiver superbe et indifférence lorsque les citoyens sont consultés comme c'est le cas lors des élections quinquennales de nos représentants au parlement européen.

Alors le 7 juin, pour commencer, acceptons de sacrifier quelques minutes d'un dimanche d'été pour faire notre devoir de citoyens européens. Nous pouvons être certains que les voix qui se porteront sur la liste conduite par Sylvie Goulard, Bruno Joncour, Elisabeth Delorme et Laurent Gérault ne seront pas des voix perdues.



Voter Goulard,
c'est voter Bayrou,
c'est voter pour une Europe proche des Européens.

Parmi les différentes forces politiques françaises qui se présentent aux suffrages, les candidats du Mouvement Démocrate sont les seuls à faire de l'Europe et de ses valeurs communes leur projet politique pour cette élection.
Alors, pour ces élections, ne nous trompons pas d'échelle, ce n'est pas un Xième tour de je ne sais quelle élection franco-française, mais de l'élection de celles et ceux qui nous représenteront à Strasbourg.
Merci à Sylvie Goulard d'être venue réveiller nos élans européens, merci à François Bayrou d'avoir vraiment compris quelles étaient les attentes des gens de l'Ouest en choisissant pour tête de liste une femme de la trempe de Sylvie Goulard

lundi 6 avril 2009

DÉMOCRATIE, JUSTICE ET LIBERTÉ

L'actualité récente a donné à voir les brutalités intolérables qui ont été perpétrées à Strasbourg à l'occasion du sommet de l'OTAN par des groupuscules armés de l'ultra-gauche décidés à pourrir l'expression démocratique et pacifiste d'une manifestation organisée par de nombreuses associations engagés dans le combat pour la paix dans le monde.
Quelle que soit l'appréciation que l'on peut porter sur le choix fait par le Président de la République de rayer d'un trait de plume l'indépendance voulue par le Général de Gaulle, il n'en demeure pas moins que depuis le second tour de l'élection présidentielle, pour les groupuscules antidémocratiques, l'intimidation des honnêtes gens par les destructions, tenant lieu de programme politique, fait peser sur la démocratie un risque certain.
Ceux qui par complaisance ou calcul politicien seraient tentés d'avoir pour l'ultra-gauche antidémocratique les yeux de Chimène prennent vis-à-vis des citoyens respectueux des lois de leur pays une très lourde responsabilité.
Les partis démocratiques doivent en ces circonstances condamner sans faiblesse aucune ni compromission idéologique les violences et les atteintes aux biens dont ont été victimes ces dernières heures les habitants de certains quartiers de Strasbourg envahis par des hordes antidémocrates venus saisir l'occasion de la présence de très nombreux chefs d'Etat et de Gouvernement pour se livrer à des exactions d'une rare sauvagerie.
Il n'est pas acceptable que dans un pays démocratique de telles violences à l'égard des personnes et des biens soient tolérées. Comme souvent en pareille circonstance, les victimes sont d'honnêtes gens qui ont travaillé pour acquérir leur patrimoine, ce sont des équipements collectifs qui sont visés. Plus que la culture de l'excuse à l'égard de ceux qui par leur action ou leurs propos insurrectionnels ont semé les germes de la sédition, c'est la solidarité matérielle et morale vis-à-vis des victimes qui doit s'exercer.
Les attaques récentes contre la sécurité des réseaux ferrés, les menaces réitérées de mort à l'égard des ministres, l'intimidation des populations civiles, le refus de la démocratie et des urnes, tout cela procède d'une même logique, celle précisément de saper les fondements des institutions démocratiques dont la France s'est souverainement dotée.
Les partis qui se réclament de la démocratie n'ont absolument aucun intérêt à laisser croire ne serait-ce qu'à l'idée qu'ils pourraient avoir une quelconque compréhension pour des actes de brutalisation et d'atteinte aux biens quand ceux-ci visent des citoyens respectueux des lois de leurs pays ainsi que les équipements collectifs.
La culture de l'excuse, la connivence intellectuelle à l'égard des responsables de ces actes délictueux commis ces jours-ci et croyant trouver un créneau de crédibilité politique en voyant dans la politique présidentielle la source de tous les maux passsés, présents, et futurs est politiquement dangereuse.
Depuis quelques années, chaque sommet de chefs d'Etats de l'Occident amène son lot de manifestations. Lorsque celles-ci sont pacifiques, lorsque les biens des citoyens qui se trouvent sur le parcours sont respectés, nous sommes encore dans la démocratie et l'exercice normal et raisonné de la liberté d'opinion et d'expression de celle-ci.
Lorsqu'au contraire des trublions spécialisés dans l'infiltration des manifestations viennent avec des barres de fer et autres armes par destination, lorsqu'ils se livrent sur les immeubles publics et les biens privés des honnêtes gens à d'inacceptables déprédations, la démocratie est bafouée dans son essence même.
Ce serait coupable faiblesse que de ne pas réagir. Sans le symbole du glaive de Thémis, la démocratie se condamne par elle-même à l'impuissance. Elle sape d'elle-même ses fondements par la complaisance malsaine à l'égard des ferments de sédition.



Le Glaive, Gardien de la Loi.

Fronton de l'une des entrées du Palais de Justice de Paris.

Dans son essence, la démocratie n'est pas la faiblesse, c'est ce que rappelle du reste Périclès, dans l'oraison funèbre aux premiers morts de la guerre du Péloponnèse:
"Notre régime politique ne se propose pas pour modèle les lois d'autrui et nous sommes nous-mêmes des exemples plutôt que des imitateurs. Pour le nom, comme les choses dépendent non pas du petit nombre, mais de la majorité, c'est une démocratie. [...] Malgré cette tolérance, qui régit nos rapports privés, dans le domaine public, la crainte nous retient avant tout de rien faire d'illégal, car nous prêtons attention aux magistrats qui se succèdent et aux lois, - surtout à celles qui fournissent un appui aux victimes de l'injustice, ou qui, sans être écrites, comportent pour sanction une honte indiscutée."
Thucydide, Guerre du Péloponnèse, II, 37.
Traduction: Jacqueline de Romilly,
professeur émérite des Universités,
Membre de l'Académie Française.










samedi 4 avril 2009

ELECTIONS EUROPEENES : VOICI LA LISTE DU MODEM

Vendredi 3 avril, la liste conduite par Sylvie GOULARD au nom du Mouvement démocrate a été rendue publique.
La liste des candidats, consultable sur le site national, comprend:http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/europe/presentation-listes-europeennes-completes-020409.html, comprend

1 - Sylvie GOULARD - département 56 Présidente du Mouvement Européen, professeur à Science Po Paris, chercheur associé au CERI 44 ans


2 - Bruno JONCOUR - 22 Maire de Saint Brieuc, Conseiller régional de Bretagne 56 ans


3– Elisabeth DELORME-BLAIZOT - 17 Directrice adjointe de la communication externe EDF, Conseillère régionale de Poitou-Charentes 61 ans


4- Laurent GERAULT - 49 Ingénieur conseil en environnement, conseiller municipal et conseiller communautaire d’Angers 44 ans


5- Nadine KERSAUDY - 29 Commerçante, maire de Cleden Cap Sizun, présidente des Maires Ruraux du Finistère 41 ans

6- Olivier DESCHANEL - 44 Cadre territorial, adjoint au maire de Carquefou, Président du Mouvement Démocrate de Loire-Atlantique 50 ans

7- Anne PEAN - 86 Conservateur territorial du patrimoine aux musées de Poitiers 35 ans

8- Grégoire LE BLOND - 35 Maire de Chantepie, président du Mouvement Démocrate d'Ille-et-Vilaine 36 ans

9- Agnès ROY-BERNARD - 44 Associée dans une société de courtage maritime 36 ans

10- François DENIS-MOUHAOU - 56 Enseignant, Conseiller municipal de Pontivy 51 ans

11- Anne LE HELY - 17 Professeur d’éducation physique, sportive de haut-niveau –voile 37 ans 12- Pierre BOCQUILLON - 85 Retraité, directeur général d’une entreprise de Nautisme.PDG Norten Inc Atlanta GA aux USA 62 ans

13- Anne-Marie CROLAIS - 22 Agricultrice, conseillère régionale de Bretagne 58 ans

14- Jérôme SOURISSEAU - 16 Proviseur Lycée professionnel à Cognac, maire de Bourg-Charente, 1er Vice-Président du MoDem de la Charente 35 ans

15- Josette BOURGEOIS - 53 Cadre d’entreprise, Maire de Montreuil Poulay 58 ans

16- Fabrice MARZIN - 35 Enseignant, Conseiller municipal de Rennes 35 ans

17- Waltraud ESNEE - 72 Directrice de gestion, Présidente du MoDem de la Sarthe 49 ans

18- Dominique BROUARD - 79 Directeur d’un institut de formation, Conseiller municipal de Ménigoutte 54 ans

VOLEE DE BOIS VERT POUR LE MAIRE D'ANGERS CETTE SEMAINE

Au détour du Courrier de l'Ouest.
Lors d'une récente interview de Roselyne Bachelot-Narquin, présentement ministre de la santé, et investie depuis peu comme candidate de la Majorité Présidentielle pour les élections régionales, la rédaction de France 3 a diffusé une séquence préenregistrée où l'on interrogeait Jean-Claude Antonini, le maire d'Angers au sujet de la candidature de la ministre.
Celui-ci fit allusion au cumul des mandats auquel la ministre aurait à faire face si le verdict des urnes mettait un terme à l'intermède socialiste à la tête de la région.
La réponse de la pharmacienne au médecin n'a pas tardé : "Jean-Claude, tu galèjes. En qualité de maire d'Angers, de vice-président de la Région et de président de l'agglomération d'Angers, c'est toi le roi des cumulards."
Conclusion : quand on est élu et que l'on voudrait que le président de la région le fût à plein temps, on aurait peut-être plus de crédibilité en donnant soi-même l'exemple du non cumul des mandats. Car, à un moment donné ou à un autre, il va bien falloir rendre plus sévère le cumul des mandats, de manière à ce que la règle appliquable aux maires des grandes villes, aux présidents de département et de région le soit aussi aux adjoints des mêmes villes, aux vice-présidents des exécutifs départementaux et régionaux.
Dans un autre domaine où le maire d'Angers ne voit qu'un créneau communicationnel où le faire-savoir devrait suffire à masquer les carences du faire tout court, Emmanuel Capus, conseiller municipal d'opposition s'étonne de ce qu'Angers, pourtant complaisamment autoproclamée "capitale européenne du développement durable", ne figure même pas dans la liste des villes candidates au label "capitale verte".
Et l'élu de l'opposition de poursuivre, "être une ville éco-responsable, c'est aussi ne pas construire sur des places publiques (Marcel Vigne), [...], ou sur des espaces naturels (Basses-Fouassières). Être réellement capitale européenne du développement durable, c'est passser du virtuel au réel."
Visiblement, au bout d'un an de mandat, ça a l'air de se corser dur pour le maire d'Angers.
Et l'antienne du développement durable apparaît hélas pour ce qu'elle est: un attrape-mouches électoraliste destiné à bâillonner en échange de prébendes d'adjoints ceux qui pourraient justement apporter en la matière un tant soit peu de valeur ajoutée verte.
Dans le domaine du code de la consommation, quand on fait miroiter au consommateur des qualités inexistantes dans le produit que l'on achète, cela s'appelle de la tromperie sur la qualité d'un produit.
Certes en matière électorale, nous savons que depuis longtemps les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Mais la citoyenneté locale s'en sortirait peut-être grandie, si l'on renonçait à se contenter de pseudo développement durable à la petite semaine, à coups d'opérations de communication, et si l'on arrêtait de croire que Agenda 21, campagne promotionnelle et autre gadgets constituaient des atouts suffisants pour que l'on puisse raisonnablement parler de "ville du développement durable."

lundi 30 mars 2009

DEBAT SUR L'EUROPE - QUI EST SUR LA LISTE?

Infos reprises du site de Sylvie GOULARD : http://www.sylvie-goulard.eu/
- 3 avril Débat sur l’Europe avec Bernard Poignant, Ambroise Guellec, Christophe Béchu et bien d’autres à la maison de l’Europe de Vannes (56) dans l'amphithéâtre A de l'IUT à 18h 30.
- Le 14 mai, à Nantes, une émission télévisée organisée par Parola Euradio Nantes sur ‘L'Europe face à la crise’ et ‘la PAc et la pêche’, le débat sera ouvert à des questions des internautes et/ou des lycéens du Lycée professionnel Arago de Nantes. Les invités confirmés sont les suivants : Mr Jadot, Mme Vergnaud, M. Béchu.
Bientôt nous devrions pouvoir avoir connaissance de l'ensemble de la liste.
Outre Sylvie GOULARD et Bruno JONCOUR en n° 1 et n° 2, les places suivantes seraient occupées par Elisabeth DELORME, actuellement conseillère régionale de Poitou Charentes (groupe d'opposition), et Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, président du Modem 49.
Sylvie GOULARD explique elle-même sur son site les principes qui ont guidé le choix de ses colistiers: Le 24 mars, le Conseil national du Modem a avalisé les listes. La liste Ouest est prête ; quelques ajustements étant nécessaires dans d’autres régions, les noms seront annoncés prochainement.
Comment l’avons-nous conçue ? En privilégiant :
- la proximité : tous les Départements sont représentés par des personnes enracinées dans les territoires. Outre Bruno Joncour pour la Bretagne, le chef de file des Pays de la Loire est Laurent Gérault, celui de Poitou-Charentes est Elisabeth Delorme. - La diversité : les membres de la liste, urbains et ruraux, jeunes et plus chevronnés, viennent d’horizons professionnels variés : monde de la pêche, agriculture, protection de la nature, sports, culture, milieux économiques, académiques, élus, commerce. Une ressortissante allemande, vivant en Pays de la Loire depuis des années nous rappelle que le scrutin est EUROPEEN !
- La compétence : pour représenter la région Ouest à Strasbourg et Bruxelles, pour porter haut les couleurs de la France, dans un esprit européen, constructif, nous avons panaché les connaissances des cercles européens, et l’expérience du terrain.

mercredi 25 mars 2009

OUI A L'ETHIQUE CHRETIENNE

A la suite du torrent de haine que les médias ont déversé avec une complaisance malsaine sur notre pape Benoît XVI, Mgr Emmanuel DELMAS, évêque d'Angers, a rendu public le communiqué suivant, que nous reproduisons.
A ceux qui ne le sauraient pas, rappelons simplement que Mgr Delmas, parmi les évêques français est l'un des mieux qualifiés pour être l'exact interprète de la pensée du Saint Père. Spécialiste tout comme son professeur et prédécesseur Mgr Bruguès, aujourd'hui à Rome, Mgr Delmas, évêque d'Angers, est aussi médecin. Ce n'est en effet qu'après la soutenance de sa thèse de doctorat en médecine et un temps d'exercice de la profession qu'il est entré au séminaire de Toulouse.
Les récents propos de Benoit XVI à propos de la lutte contre le SIDA ont été réduits et utilisés. Non, l'Eglise ne minimise pas la souffrance des victimes de ce terrible fléau. Oui, elle s'engage à leurs côtés avec tous les moyens dont elle dispose. Dans son interview lue intégralement le pape souligne combien l'Eglise s'engage dans ce combat très concrètement, par l'accompagnement, les soins et la prévention. Lire le texte de l'interview sur le site de la CEF. Prévenir, c'est éduquer à la responsabilité sexuelle des personnes dans leurs relations mutuelles. Encourager la fidélité et aider à la vivre est le moyen préventif le plus sérieux pour lutter contre le SIDA. La fidélité est à la portée de tous. Chacun, du plus pauvre au plus riche, porte donc en lui la possibilité de lutter efficacement contre cette maladie. C'est ce combat-là que le pape a rappelé.

Le 21 mars 2009,
Mgr Emmanuel Delmas
Evêque d'Angers

mardi 24 mars 2009

C'EST OFFICIEL : LAURENT GERAULT 4ème sur la liste de Sylvie Goulard

Entendu lors du flash de Radio RCF Anjou. Laurent GERAULT, président départemental du Modem 49, sera bien candidat sur la liste conduite par Sylvie Goulard et Bruno Joncour.
Il figurera en 4ème position sur une liste qui comprendra 18 personnes.
Ce choix de François Bayrou fait honneur à la fédération départementale de Maine-et-Loire, et à la section d'Angers.
Elle fait honneur au Maine-et-Loire qui voit ainsi sa place reconnue dans le paysage centriste.
Elle récompense aussi la loyauté au service des idées centristes qui a toujours été la ligne directrice des centristes angevins.

vendredi 20 mars 2009

BENOÎT XVI OU LA MORALE DE LA VIE

L'anecdote de la Dent d'Or évoquera sans doute quelques souvenirs à ceux qui jadis ou naguère lurent ce texte de Fontenelle qui fait partie des passages obligés des anthologies littéraires du XVIIIeme siècle.
"Assurons-nous du fait avant que de nous inquiéter de la cause..." L'histoire est la suivante: un enfant, dit-on, a perdu ses dents, et à la place de l'une d'entre elles pousse une dent en or. Et le prodige de déclencher toutes les interprétations les plus fantaisistes, sauf la plus simple, la plus rationnelle. On avait tout simplement oublié de penser que ça pouvait être une feuille d'or plaquée sur une dent on ne peut plus vraie.
A l'occasion d'une interview du Saint-Père, la sphère médiatique s'est emballée suscitant l'ire d'hommes et de femmes politiques de tout bord.
Or, si l'on s'en réfère aux mots eux-mêmes, aux ipsa uerba, l'on s'aperçoit que la pensée du Pape est l'exact contraire de ce que l'on en retient.
http://www.zenit.org/article-20486?l=french
Voici donc le texte:
Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.
De cette longue réponse seule une petite phrase - décontextualisée - a été retenue. Cette façon de faire en dit long sur l'honnêteté intellectuelle de ceux qui en font usage.
Ce qu'a dit le Pape n'est pas une énième condamnation du préservatif, mais un rappel de la nécessité d'un discours humaniste sur la sexualité.
Lorsqu'il s'agit de prévention, ce n'est pas le seul discours de prévention qui suffit. Chacun sait bien que s'il suffisait de faire de l'information sur la contraception ou la prévention des MST, cela se saurait depuis longtemps et le taux de prévalence des épidémies liées aux MST aurait largement diminuée.
L'on peut indéfiniment reprocher à Benoît XVI comme on le fit naguère à Jean-Paul II leur position vis-à-vis du préservatif.
Chacun sait bien pour peu qu'il s'intéresse un peu à la théologie morale que lorsque l'on utilise un préservatif, pour se protéger d'une maladie contaminante, ou quand on ignore le statut sérologique du ou de la partenaire, on applique tout simplement la très classique doctrine du moindre mal et l'on fait fond sur le sens des responsabilités que se doit d'avoir chacun. Et sur ce point il n'y aucune raison que l'on tienne en toute partie du monde un discours différent. Or, ce que ne voient pas les détracteurs du Saint-Père, c'est que leurs reproches qui tiennent peu ou prou du "aller dire ça, surtout en Afrique, quelle horreur" contiennent intrinsèquement de bien étranges substrats de discrimination et de stigmatisation.
L'on critique le discours du Saint Père sur la chasteté, mais enfin, attend-on de lui qu'il prêche le laxisme et la liberté sexuelle? Certes Jésus nous exhorte à aimer notre prochain comme nous-mêmes, et à soulager ses souffrances autant que faire se peut et à l'humble mesure de nos moyens, mais il ne enjoint pas de faire n'importe quoi. L'évangile n'a jamais dit "jouissez sans entraves".
S'il suffisait pour vaincre la pandémie du Sida en Afrique de seulement distribuer des préservatifs, ce sont des programmes qui ne coûteraient guère aux Etats riches et aux organismes internationaux. Cela se saurait. C'est précisément avoir la naïveté de le croire, croire qu'il suffit de distribuer des préservatifs qui fait que oui, cela pourrait aggraver le problème en donnant le sentiment d'une fausse sécurité. C'est là qu'intervient le discours catholique sur la sexualité: ce n'est pas un discours scientiste aseptisé sur la reproduction, la contraception et la prévention des MST qui à soi seul suffit. Encore faut-il que ce discours soit reçu, entendu, et compris. C'est pourquoi il est inséparable d'une réflexion sur les valeurs.
Promouvoir la culture de la vie, ce n'est pas se satisfaire et croire que tout est dit quand on dit "sortez couverts".
Une fois de plus la sphère médiatique a saisi l'occasion avec une mauvaise foi insigne de détourner les propos du Pape de leur signification.
S'est-elle avant de s'inquiéter des causes assurée des faits. Nous ne le pensons hélas pas. Cela n'en rend que plus préoccupante que des personnalités politiques se soient à ce point laissés piéger. Passons sur le fait que dans tel ou tel article qui fait cohabiter dans la même réprobation des propos pontificaux Line Renaud, Ségolène Royal et François Bayrou, http://www.leparisien.fr/societe/bayrou-royal-et-line-renaud-le-pape-continue-de-choquer-19-03-2009-448330.php.
Passons sur le communiqué tendancieux de Roselyne Bachelot http://www.leparisien.fr/societe/les-catholiques-sont-en-etat-de-choc-19-03-2009-447423.php qui semble croire - en toute bonne foi? - que le Pape a dit que le préservatif ne protégeait pas du Sida.
Je n'ai guère d'estime pour Ségolène Royal dont le sens de l'approximation est bien connu, et la culture générale d'une vacuité hélas abyssale. J'ai approuvé en leur temps les prises de position de Roselyne Bachelot à l'époque où si peu séparait Christine Boutin de Ségolène Royal et de tant de députés socialistes aux abonnés absents lors du vote du PACS.
Mais je suis pour le moins étonné que François Bayrou, dont la pondération, la culture, et les convictions chrétiennes sont connues de tous se soit laissé piéger par les amalgames tendancieux d'une sphère médiatique foncièrement cathophobe.
La réalité est plus simple. Bien des chrétiens utilisent le préservatif, bien des chrétiennes prennent la pilule et pensent à bon droit que cela ne regarde pas Monsieur le Curé, pas plus que ne pas la prendre, ou ne pas utiliser le préservatif quand il n'y a pas de doute sérologique ne regarde qui que ce soit...Cela ne fait pas des premiers des mauvais chrétiens pour autant. Cela ne fait pas non plus des seconds des chrétiens meilleurs que les autres. Le fait que le Pape continue à rappeler une certaine ligne doit-il leur poser des problèmes de conscience? Certes non, à partir du moment, où chacun est à même souhaitons-le de pouvoir déterminr en son âme et conscience ce qu'il lui est possible de faire ou de ne pas faire en connaissance de cause.
Si l'on relit donc dans leur vrai contexte les propos du Pape, jamais nous ne pouvons trouver en un quelconque lieu de son discours qu'il ait dit que le préservatif ne préservait pas du SIDA. Le pape a en réalité dit qu'il ne suffit pas de croire qu'il suffise de dire que le préservatif protège du SIDA.
Accompagner le discours strictement sanitaire et prophylactique d'une promotion des valeurs de la vie, est indispensable. C'est précisément faire fond sur la capacité de l'humaité à s'avancer sur la voie exaltante du progrès moral, où il faut parfois avancer de dix pas puis reculer de neuf, si l'on veut vraiment avancer d'un pas.
C'est donc bien aux pasteurs, dans les communautés où vivent les chrétiens de faire ce travail d'explicitation de la pensée pontificale. Cela suppose que l'on sache aussi éviter les connivences intellectuelles avec ce poison mental qu'est la "culture de mort"qui est le pire danger que l'humanité fasse peser sur elle-même, et qui resurgit subrepticement dans les discours eugénistes, euthanasiques, ou malthusiens qui ne sont pas sans évoquer ceux qu'il était alors à la mode de tenir dans les années trente. Cette idée fera très probablement l'objet d'un prochan billet.
PS: voici une vidéo des propos du Pape.



Ce qu'a vraiment dit le Pape
envoyé par KTOTV

jeudi 19 mars 2009

LA MORT DE LA PLACE DU RALLIEMENT


Naguère, la place du Ralliement était une place vivante. L'accessibilité à tous les modes de transports, aux bus, aux automobiles en faisait véritablement le coeur de la ville. Nous ignorons si à la fin des travaux qui chaque jour amènent leurs tombereaux de nuisances les Angevins se réapproprieront cette place, et si elle redeviendra ce lieu trépidant de vie avec ses klaxons, la musique entraînante des moteurs. En attendant, elle est la proie des pelleteuses. Et c'est le spectacle d'une place saccagée qui est offert aux Angevins, même pas quinze ans après la dernière réfection.

La verrière qui l'ornait, et qui permettait de s'abriter les jours de pluie est vouée aux démolisseurs.

Certes, la ville a connu par le passé la mise au rencarts d'éléments architecturaux qui ne semblaient plus au goût du jour. En son temps, les édiles firent disparaître l'horloge des anciens abattoirs. Mais elle fut simplement remisée, en attendant d'être redécouverte pour être intégrée à l'ensemble architectural du Front de Maine.

La verrière du Ralliement qui représentait un témoignage intéressant de l'art urbain des années quatre-vingt dix est vouée à la destruction, sans même qu'ait été posée la question de sa conservation, ou de son intégration dans un autre site, comme on sut le faire pour la rose du Ralliement transportée place Saint-Serge.

L'on peut s'interroger à la fois sur l'idée que se font les édiles de l'économie des deniers publics quand on casse un lieu emblématique de la ville tous les quinze ans, et sur le peu de respect du patrimoine architectural contemporain, comme s'il s'agissait d'infliger à l'oeuvre de Jean Monnier l'ancien maire d'Angers une bien étonnante damnatio memoriae.

Qu'aura gagné la place du Ralliement : une voie ferrée en son centre, visible comme une balafre au milieu d'un beau visage?

mercredi 18 mars 2009

CAMPAGNE EN VUE DES ELECTIONS EUROPEENNES -16 MARS 2009

François BAYROU était à Saint-Brieuc le 16 mars 2009. A cette occasion, il était accompagné de Sylvie GOULARD, tête de liste de la formation centriste pour le Grand Ouest, et de Bruno JONCOUR, Maire de Saint-Brieuc, et numéro 2 sur la liste pour les élections européennes.

En conclusion, le Président du Mouvement démocrate a rappelé quelle était la ligne de positionnement du mouvement centriste.
"Le gouvernement défend le capitalisme ; le socialisme n'est pas l'attente des Français ; nous défendons un projet humaniste".

On ne pouvait formuler réponse plus claire aux convoitises intéressées de ceux qui à gauche se mettent à rêver à voix haute d'une gauche allant de Mélenchon à Bayrou.


lundi 16 mars 2009

CULTIVONS LES FERMENTS D'ESPERANCE POUR ANGERS

Le 16 mars 2008, après une semaine où le 9 mars avait ouvert les portes de l'espérance à Angers, une chape de plomb s'est abattue sur la ville.
Au bout d'un an, le bilan d'une année supplémentaire de socialisme gestionnaire à Angers ne porte guère à la gloire, même si les thuriféraires habituels peu nombreux il est vrai, continuent à administrer à Angers leur tisane à l'eau tiède, qui finit par induire dans les esprits tant habitués à la consommer qu'on ne peut pas faire autrement.
Je ne sais plus quel jeune maire communiste de la banlieue parisienne reprochait à la gauche son absence de projet, transformant les élus locaux en gestionnaires sans prospective.
Certes le propos de cet élu est d'expliquer pourquoi depuis que François Mitterrand a quitté l'Elysée, celle-ci est incapable d'envoyer l'un des siens aux plus hautes fonctions. Mais son analyse vaut aussi pour tous ces élus locaux entrés dans les conseils municipaux lors de la vague rose, et qui n'ont pas vu que le monde changeait autour d'eux. Ils n'ont tout simplement pas changé de logiciel.
Alors faisons un peu l'inventaire des fléaux dont souffre Angers, et auxquel ces cinq années de socialisme bobo sont hélas bien loin d'apporter les remèdes salutaires qui s'imposent.
- l'absence d'audace d'entreprendre.
- l'absence de prise en compte de la gravité de la crise du logement qui fait qu'il sera très difficile de rattraper les retards de la décennie passée.
-l'absence de claire perception de la réelle pauvreté angevine dont les édiles surestiment les capacités contributives réelles.
- l'enfermement dans un conception étroite de la culture.
-la retard par rapport à tous les progrès de la modernité: il est en effet stupéfiant de constate l'absence totale d'espaces wifi publics. Alors que dans maintes grandes villes, il existe des bornes d'accès public permettant de se connecter au web tout en prenant l'air dans un jardin public, cela n'existe pas à Angers. Le seul espace de ce type est la place Michel Debré, et l'équipement n'existe que par la seule volonté du Conseil Général. Force est de constater que la municipalité socialiste révèle son décalage dans ce domaine des technologies modernes, son déphasage avec les catégories d'âge pour qui cela devrait aller de soi de pouvoir se connecter au web dans les jardins publics.
Il est attristant de voir à quel point Angers fait rimer et pas seulement pour l'oeil et l'oreille conservatisme avec socialisme.
- une politique des transports et du stationnement calamiteuse qui privilégie le paraître sur la prise en compte des vrais besoins de l'agglomération.
Sur ce dossier, l'honnêteté serait tout simplement de reconnaître qu'Angers vu les dérives insupportables des coûts de construction de la Ligne Unique de Tramway ne pourra pas avant longtemps ne serait-ce qu'avoir l'idée d'une préfiguration d'avant projet de deuxième ligne.
Résultat, une ligne de tramway, ce n'est pas un réseau, et l'absence de tramway là où étaient les vrais besoins, c'est-à-dire à Belle-Beille se fera sentir pour de longues années.
Or, Angers aurait pu avoir en mains dès l'année dernière les cartes en mains pour se choisir un autre avenir, pour se faire honneur, comme on le dit si bien dans le Sud Ouest cher à François Bayrou, si elle l'avait vraiment souhaité et suivi l'exemple de ces 27083 électeurs et parmi eux se trouvaient une part substantielle d'électeurs de sensibilité de gauche, ou dont l'état social ne fait pas de soi des électeurs habituels de la droite et du centre.
Il faut vraiment être sourd pour ne pas entendre la sourde clameur des commerçants du centre-ville dont l'accès aux boutiques devient de plus en plus difficile, et qui n'auraient de toute évidence pas connu de tels déboires si un tracé raisonnable avait été choisi. Il n'échappe à personne que les faillites et liquidations que connaît le commerce en centre-ville sont la conséquence directe des travaux du tramway.
Or l'intérêt général ne justifiait pas un passage par l'hypercentre. C'est donc une décision politicienne pour complaire à un lobby bobo très étriqué à qui il est d'autant plus facile de donner à autrui des leçons de civisme écologique qu'il n'est pas concerné soi-même par les contraintes du déplacement.
Lorsqu'est à ce point sacrifiée une partie de la population, qui plus que tout autre est exposée aux fluctuations de l'offre et de la demande, lorsque les pouvoirs publics par leurs mauvais choix dressent les citoyens les uns contre les autres, il ne faut alors pas s'étonner que ceux qui se parlaient encore hier, s'évitent désormais le lendemain. Loin d'être le lien social qu'il aurait pu être, le tramway portera comme une tare inexpiable d'avoir semé dans la ville les ferments de la division et de la discorde.
Oui, le 16 mars 2008 en son matin nous laissa espérer la joie vespérale, jusqu'à ce que la vérité tombe. Je me souviendrai longtemps de ce passage nocturne dans la rue David d'Angers, où nous assistions dans la stupéfaction au spectacle de la ville enterrant son espérance, les ténèbres le disputant à l'atmosphère funèbre, où la rancoeur le disputait à l'incompréhension, et où seule la charité chrétienne constitua alors le dernier rempart pour ne pas exhaler de haine - et pourtant d'en éprouver les motifs ne manquaient pas. Fallait-il en effet que de surcroît nous fussions Chimène?
"Weinen, Klagen, Sorgen, Sagen, Angst und Not, Sind der Christen Tränenbrot"
Tels sont les mots qui me reviennent à l'esprit un an après pour évoquer ce chemin parcouru dans la nuit.
"Larmes, Plaintes, Soucis, Craintes, Angoisses et Détresses sont le pain de larmes des chrétiens".
Cependant, chaque jour qui passe nous rapproche de ce déjà tout proche dimanche de mars 2014 où une nouvelle équipe, de nouvelles idées, un vrai projet municipal porteront enfin l'espoir au présent à Angers. Bien de ceux qui l'avaient espéré dès 1983 ne pourront jamais le voir. Puissent-ils un jour le voir depuis le balcon céleste.
Mais il faut bien se dire ceci, il n'y a d'avenir que pour ceux qui sauront le choisir. Et il n'y a de vent favorable que pour celui qui sait où il a choisi d'aller.
La dignité de la vie civique ne saurait accepter que l'on oublie le lendemain ce que l'on a fait la veille, et c'est pourquoi le choix que nous avons fait le 9 mars et le 16 mars 2008 doit être la boussole de l'engagement que nous avons choisi pour notre cité.
Le 9 mars, qui avait couronné deux mois d'intense campagne électorale au coeur d'Angers a allumé durablement une flamme d'espérance, il ne tient qu'à ceux qui en auront la volonté qu'elle soit inextinguible, et qu'elle se propage plus encore, tel un incendie d'amour couvant sous la braise pour éclater au grand jour lorsque viendra pour Angers l'heure de ses retrouvailles avec son histoire.

samedi 14 mars 2009

UN PEU DE DIGNITE

La réaction du maire d'Angers à la décision d'une association de se désister de son recours contre la DUP est pour le moins désobligeante et insultante. Elle est indigne de la haute idée qu'un élu devrait se faire des devoirs de sa charge. Comment prétendre représenter tous les Angevins et stigmatiser ainsi tous ceux qui se sont reconnus derrière les interrogations d'Angevins simplement dubitatifs par rapport au projet du tramway? Les véritables questions n'ont tout simplement jamais été posées. En particulier celle-ci: comment s'y est-on pris pour faire avaliser le projet à l'agglomération. Quand nous voyons la dérive des coûts, nous n'oserions pas croire que lors de la présentation initiale du projet, les estimations avaient été délibéréement minorées pour faire passer la pilule.
L'utilisation politicienne du tramway que fait la municipalité est tout simplement un élément de plus qui le moment venu me confortera dans le refus de l'utiliser dans sa partie comprise dans l'hypercentre.
En effet, quand on a voté pour une liste qui proposait un autre trajet, il serait incohérent d'utiliser un mode de transport collectiviste passant sur un tracé avec lequel on n'est pas d'accord. Mettre en accord ce que l'on fait avec ce que l'on dit, c'est aussi cela. Faire le contraire serait s'accommoder du péché originel de ce maudit tramway.
Une chose est déjà certaine, le jour où le tramway sera inauguré, je n'assisterai pas à l'inauguration et prendrai toutes dispositions pour ne pas être à Angers ce jour-là.

mardi 10 mars 2009

SOMMES NOUS DEVENUS DES CHIENS?

Nous ne pensons pas que ce soit à l'honneur d'hommes politiques de "se battre comme des chiens". La métaphore canine fort lamentable utilisée par le maire d'Angers en conclusion du vote du budget après les interventions de ses adjoints lisant bien sagement les fiches qui leur avaient été préparées n'est pas à l'honneur d'une vie municipale authentiquement démocrate.
Cette métaphore en appelle une autre, celle de la curée, où après la chasse, on déchiquète les morceaux.
Passons sur la surcharge d'éloges décernés à ce budget, où certain(e)s adjoint(e)s faisaient assaut de flagornerie, comme si certains tenaient absolument à donner des gages supplémentaires de conversion opportuniste au socialisme bobo.
Si ce budget est bon, cette débauche de louange et d'auto-célébration relève de ces moeurs qui caractérisent les microcosmes où règne l'esprit de cour.
S'il n'est pas bon, et s'il n'est pas le budget de combat que l'on se plait tant à vanter, si le montant de la subvention municipale octroyée au CCAS est inférieure au montant de l'inflation, il serait peut-être temps pour les Angevins de s'apercevoir que la municipalité qu'ils ont élue n'est pas une municipalité de gauche préoccupée de justice sociale, mais une municipalité dont le premier réflexe est l'entre-soi bourgeois bohème.
Quelqu'un qui ne connaîtrait pas le tropisme angevin serait bien étonné de voir la préoccupation sociale que l'imaginaire politique classe plutôt à gauche prise en réalité en charge par l'opposition.
Rappelons que c'est au sein de ce groupe de la minorité que siègent les conseillers investis par François Bayrou lors des élections municipales de 2008.
Pour revenir sur cette image des chiens se disputant l'os médullaire, rappelons simplement que la vie politique n'est pas une vénerie où l'on vient planter ses crocs dans les mollets de ceux qui pensent autrement ou tout simplement qui pensent.
Pour reprendre le mot fameux de je ne sais quel journaliste se plaignant de ce que le président de la république les ait comparés à des chiens dans un éloge funèbre resté célèbre, nous ne sommes pas des chiens.
Se battre oui, mais en hommes civilisés, c'est-à-dire faisant preuve entre eux de civilité. Se battre comme des chiens est justement caractéristique d'une agressivité qu'aucune fin ne justifie. C'est faire l'apologie de l'instinct qu'aucune raison ne vient tempérer. Cette image de chiens prompts à s'entredéchirer pour un hochet accrédite hélas l'idée qui trotte dans toute les têtes: l'hallali que l'on sonne sur certaines manifestations culturelles est en réalité une bien triste manoeuvre visant à satisfaire des instincts dont on aimerait voir la race humaine prémunie. Quelle peste aurait donc frappé Angers pour qu'en haut lieu de la cour on criât à ce point haro sur le baudet?
Utiliser la crise pour assouvir un désir de je ne sais quel désir de vendetta politicienne à l'égard de manifestations, dont une en particulier, qui n'a pas démérité, n'est guère honnête ni digne d'hommes et de femmes probes et libres.
Oui, si vraiment faire des économies était nécessaire, nous aurions compris que les sacrifices fussent équitablement répartis.
Restreindre la voilure impliquait peut-être de différer à des jours meilleurs des investissements pas vraiment indispensables, de restreindre encore plus les frais de communication et de fonctionnement qui ne sont pas minces.
Un budget de combat, pour favoriser les ménages et le pouvoir d'achat, c'était peut-être le choix courageux de baisser les taux pour tout simplement maintenir les rentrées fiscales, vu que les bases augmentent mécaniquement. Au lieu de cela, on laisse augmenter les impôts en présentant cette augmentation comme le résultat d'un processus mécanique sur lequel on se prive de la possibilité d'agir. On s'empresse à l'agglo d'enlever d'une main ce que l'on donne chichement de l'autre à la ville en augmentant la taxe d'enlèvement des ordures et l'eau.
Un budget de combat aurait été un budget qui ait le courage de baisser les taux de la fiscalité, pour à terme les ramener au niveau de villes comparables.

Au lieu de tout cela, la politique du trompe l'oeil se poursuit.

Certes, voir ses subventions diminuées aurait assurément chagriné bien des acteurs culturels. Mais au lieu d'un chagrin de courte durée imposé à tous au nom de la solidarité, on prend le risque de la provocation délibérée et de sacrifier un festival qui depuis 25 ans contribuait à la notoriété d'Angers et qui était unanimement salué par la presse. Fallait-il donc un bouc émissaire à la majorité municipale?

Enfin, oui, n'en déplaise, l'évergétisme, c'est-à-dire la juste intervention du pouvoir politique dans le secteur culturel, qui n'utilise pas les acteurs culturels comme des faire-valoirs, ce n'est pas le vulgaire panem et circenses. Cette haute idée de la culture commande que même en temps de crise, l'on puisse continuer à faire exister des événements culturels qui permettent le temps d'un soirée ou d'un festival d'échapper à la morosité du quotidien. Dissiper l'ennui, divertir des préoccupations et des inquiétudes du moment est une activité salutaire pour la culture qui propose à l'homme le supplément d'âme dont il a besoin. Cela suppose une chose: le respect absolu et sans condition de l'indépendance des acteurs culturels, ainsi que la prise en compte de la diversité des lieux où peut se vivre la culture.
Cela suppose aussi le respect des électeurs, car on ne peut pas impunément présenter pour les besoins d'une élection la culture comme l'art d'être ensemble et un an après immoler pour de fallacieux prétextes certaine manifestation sur l'autel expiatoire des froides vengeances.

dimanche 8 mars 2009

LE 9 MARS : ANNIVERSAIRE D'UN JOUR D'ESPERANCE

Hier, c'était le 9 mars. C'est une date importante pour bien des Angevins. En effet, le 9 mars 2008 fut un beau jour. Ce jour-là, démentant les prédictions sondagières au professionnalisme suspect, Christophe Béchu et la liste Choisir l'Avenir qu'il avait su rassembler arrivait très nettement en tête du premier tour des élections municipales à Angers. L'espérance de voir un autre majorité à l'Hôtel de Ville n'était pas alors un irrationnel pari.
Il s'en fallut de si peu que le dimanche suivant une autre majorité s'installât à l'Hôtel de Ville. Nous ne rappellerons pas la lourde responsabilité de ceux qui ont trahi leurs idéaux en faisant le choix du conservatisme et du maintien de l'existant.
Bien plus encore que le souvenir de cette campagne enthousiasmante, ce qui se vit actuellement à Angers nous fait dire que aujourd'hui comme hier nous referions avec la même conviction et le même enthousiasme le même choix. Celui de l'audace pour faire rayonner Angers. Celui du parler vrai pour tourner définitivement le dos à l'artifice communicationnel et aux faux-semblants.

Après un an de mandat, le bilan ne plaide pas en la faveur du maire réélu dans les conditions que l'on sait.

Rien de nouveau dans la gouvernance de la ville, sinon l'artifice cosmétique et le changement de look de Monsieur le Maire.

A en croire certain quotidien de la presse régionale, la succession de celui-ci serait déjà un objet de convoitise de la part de certains de ses adjoints. Que de pensées inavouables les miroirs matutinaux de ceux qui y pensent déjà en se rasant ou en se maquillant le matin auraient-ils déjà captées !

Si ce n'est pas des querelles d'ego en gestation, qu'est-ce que c'est?

Alors que notre ville est ellle aussi frappée par la crise économique, alors que depuis des années nous savons que la ville est plus pauvre que maintes agglomérations de taille et de structure comparables, nous payons aujourd'hui au prix fort les conséquences des choix criticables du passé.

La dérive insupportable des coûts du tramway obèrera pour longtemps les capacités d'investissement de l'agglomération, et l'on sait parfaitement que le choix d'un tracé aberrant n'est pas pour rien dans ce surcoût. Il est d'ores et déjà certains que la seconde ligne ne sera jamais réalisée, faute de pouvoir la financer.
Il est particulièrement navrant de voir que le message des urnes émis sans ambiguïté au premier tour sur ce seul point comme tant d'autres n'ait pas été entendu.

Ainsi, les sommes qui sont englouties dans ce projet mal conçu dès l'origine ne profiteront pas au développement économique d'Angers et de son agglomération. Alors que c'est hic et nunc, ici et maintenant qu'il faudrait agir, faute de quoi ce serait ouvrir toutes grandes les portes d'Angers à un déclin irrémédiable.

Au lieu de chercher là où il le faudrait les indispensables économies, on utilise la crise pour tenter d'imposer une conception univoque de la culture, comme si en dehors de la culture socialiste bling-bling officielle symbolisée par le Quai il n'y avait pas place pour d'autres manifestations de qualité, commme le Festival du Scoop ou Angers l'Eté, qui permettait à un public qui ne part pas en vacances de se distraire tout de même l'été.

Les travaux qui gênent la circulation des automobiles et des piétons dans l'hypercentre disent chaque jour l'incohérence absolue de ce choix. Un tracé raisonnable par les boulevards eût certes engendré des contraintes, mais certainement pas autant de nuisances ni de dérives de coûts induits liés à la configuration particulière de la rue de la Roë. Il suffit de se promener place du Ralliement pour constater désormais que c'est un lieu mort. Du temps où la place était accessible à tous types de déplacements, il était loisible à chacun de voir que c'était là que battait le coeur de la ville. Le réaménagement de celle-ci la transformera en lieu dangereux car coupée en deux par l'immonde balafre d'une voirie de tramway en son centre. Ce sera tout simplement difficile pour les piétons d'y déambuler en sécurité.

Il suffit de se promener dans les rues adjacentes pour voir à quel point le commerce est mis à mal par des conditions d'accès rédhibitoires pour la clientèle, et il ne faut pas s'étonner si fermetures et faillites se multiplient.

Seulement en la matière, ce sont les générations suivantes qui paieront la dette de ce projet dépensier. Pour équilibrer les comptes, il faudra certainement s'attendre à une augmentation substantielle du tarif du ticket. Il ne serait pas surprenant qu'il avoisine d'ici peu les 1,50 € (c'est-à-dire 10,00 francs). Il ne serait pas non plus étonnant que les années suivantes ville et agglo augmentent les impôts.

C'est bel et bien la conception de ce que doit être un centre-ville qui est en cause. Développer les transports en commun est sans doute très bien, mais un centre-ville qui n'est pas accessible grâce à un nombre suffisants de places de parking et d'accès pour automobiles est un centre-ville qui meurt. Car tout simplement si l'on ne peut plus acheter en centre-ville des biens de consommation d'un certain poids, et qu'on a absolument besoin de voiture pour les transporter, on reporte sur l'extérieur de l'agglomération certains secteurs de chalandise. Et c'est là que l'on se rend compte que l'écologie d'une certaine élite bobo n'est qu'un artifice. La réalité, c'est que l'on veut chasser du centre de la ville certains types de commerce.

Le 9 mars 2008 a cependant fait surgir des lumières d'espérance. C'est à chacun qui s'est reconnu dans les propositions de Choisir l'Avenir de contribuer à les faire luire y compris au milieu des ténèbres. Il n'est en effet pas possible de s'accommoder ni du déclin qui naîtrait inéluctablement du manque d'ambition, ni des choix actuels qui ne répondent pas suffisamment aux vraies attentes des Angevins, ni de considérer avec un fatalisme désabusé que ça pourrait être pire, surtout quand nous avions en nous les moyens d'éviter le pire.
Puisse un jour la fortune sourire à ceux qui feront preuve de saine audace pour leur ville. Ces cinq années seront en effet vite passées. Puissions-nous le moment venu retrouver le dynamisme et l'audace qu'Angers avait lorsque Jean Turc et Jean Monnier étaient aux commandes.
Plutôt que de se dire encore cinq ans, mieux vaut se dire "déjà un an".

Fortuna audaces juvat.