jeudi 28 mai 2009

UN JOUR C'EST PS, UNE MINUTE APRES C'EST VERT, ET LE LENDEMAIN, C'EST LA PALINODIE PAR PRESSE INTERPOSEE

Si l'on se place en pensée dans l'âme du persan visitant Paris et la France, l'observation des moeurs politiques spécifiques à l'Anjou est un stimulant exercice d'entomologie électorale.
Il est étonnant de voir combien une élection, comme l'élection européenne, ou la publication d'un livre, comme Abus de Pouvoir de François Bayrou, peuvent, chez certaines personnes être détournées de leur signification au profit d'entreprise personnelle de mystification qui ne tromperont que ceux qui accepteront de l'être.
Paradoxalement, Monsieur le Maire d'Angers aurait-il à ce point raison lorsqu'il évoquait naguère la consistance du vide chez l'une des ses opposantes dont il stigmatisait fréquemment l'approximation dans ses interventions?
Faut-il avoir oublié non seulement les convictions, mais le sens même des mots, et donc l'essence des choses pour oser prétendre que lorsque les adhérents d'une fédération se prononcent démocratiquement c'est de l'autoproclamation, que lorsque l'on fait ratifier un partenariat par une section qui a mûrement réfléchi, c'est "un coup tordu"? Qu'après avoir discuté pied à pied, c'est de l'opportunisme?
Avoir fait mine de défendre une liste autonome, alors qu'in pectore on préparait déjà le ralliement au maire sortant, ce n'est alors pas de l'opportunisme? Promettre la main sur le coeur devant le président de la fédération départementale qu'on respectera la décision de François Bayrou et oublier sa promesse, ce n'est alors pas "un coup tordu"?
Ce serait comique, s'il ne s'agissait pas de politique et s'il s'agissait d'autres choses que de projet pour notre ville, de projet pour l'Europe.
Seulement vient un moment où lorsque l'on profère publiquement de tels propos, non seulement, on trahit la vérité, mais on manque de respect à bien des adhérents de section d'un parti politique qui certes ne se paient pas de mots, mais pratiquent réellement la démocratie.
A bien des égards, lorsque l'on utilise un parti politique pour le besoin d'une investiture, puis que passée la période d'utilité directe de celle-ci, on trahit ouvertement, c'est une forme d'abus de confiance.
Et lorsque celui-ci est perpétré pour briguer un mandat politique, cette manière d'abus de confiance est pire que lorsque c'est un simple particulier qui le commet.
Les fondateurs de la démocratie, c'est-à-dire les Athéniens, dans leur sagesse, prévoyaient la dokimasia et l'euthynè. Avant d'élire leurs magistrats, il vérifiaient s'ils étaient aptes à l'exercice des charges postulées. Et assurément, les manquements à l'honneur et la déloyauté constituaient des empêchements dirimants. A l'expiration de celles-ci, ces mêmes magistrats se soumettaient à l'exercice obligé de la reddition de compte.
A l'heure où il est de bon ton de galvauder l'élection européenne en disant tout et le contraire de tout, parlant de tout sauf d'Europe, quand par exemple ce qui importe à Martine Aubry est seulement qu'on la voie offrir à la dame blanche du Poitou une statue de négresse, que la LCR et le Front National se rejoignent dans le dénigrement incessant de l'Europe, sans que leurs leaders se rendent compte que s'ils sont nés dans un pays en paix, c'est grâce à l'Europe, quand aussi les Verts s'enfoncent dans un discours d'écologie culpabilisante anxiogène, hors du réel, vieux de quarante ans, est-ce bien sérieux d'éluder complètement tout projet européen, tout discours d'Europe, pour se croire autorisée à décerner à tel ou tel candidat dans la liste présentée par un mouvement dont on n'est du reste plus membre des brevets d'honorabilité démocratique?
C'est d'autant moins sérieux, que le lendemain, c'est à une bien pitoyable palinodie que l'on assiste. En effet, n'est pas Chirac qui veut, qui en 1981 pouvait se permettre de dire qu'il ne donnerait pas de consigne de vote, mais qu'à titre personnel il voterait Giscard.
Franchement, en quoi cela concerne-t-il les lecteurs de la presse quotidienne régionale de savoir ce que va faire la première adjointe au maire le dimanche 7 juin.
Si c'est pour une opération de promotion personnelle, en terme de crédibilité c'est plutôt raté. Mais ne s'étonneront que ceux qui voudront bien l'être.
Si c'est pour une énième dissection de mouche, chacun appréciera.
Raison de plus, la vérité étant établie, pour se mobiliser. Le 7 JUIN, pas une seule voix ne doit manquer à Sylvie Goulard.
Voter Sylvie Goulard, voter pour la liste qu'elle conduit, c'est voter Bayrou, c'est voter pour l'Europe.

mercredi 27 mai 2009

dimanche 24 mai 2009

SYLVIE GOULARD REND HOMMAGE AU GENERAL MORILLON

Texte repris de
En 2004, c’est le général Morillon qui menait la liste de notre famille politique aux élections européennes dans l’Ouest. On ne présente pas le général Morillon. Cet ancien « soldat de la paix», commandant en chef des forces de l’ONU en Bosnie au début des années 90, est resté célèbre pour avoir forcé l’entrée de Srebrenica à la tête d’un convoi humanitaire.En revanche, peu de gens savent qu’il a été un député européen particulièrement assidu, respecté de nos partenaires, un élu qui a porté haut les couleurs de la région Ouest au Parlement européen.
Aujourd’hui, je voudrais lui rendre hommage et dire ce que je ressens, à l’idée vraiment étrange de « prendre sa suite ». Jamais, dans ma vie, je n’aurais pensé lui « succéder » de quelque manière que ce soit. Le passage de témoin, symbolique, s’est effectué de manière originale : durant plusieurs jours, un coureur de notre équipe, Bertrand Guiheneuf, a parcouru plus de 100 kilomètres de Saumur à Nantes pour apporter à la jeune génération du MoDem un message de Philippe Morillon. L’idée était d’aller à la rencontre des citoyens de manière originale et de leur montrer que l’Europe, toujours en mouvement, se construit par étapes. Merci à Bertrand et à tous ceux qui ont permis cette belle performance sportive.
Si je suis particulièrement heureuse de mettre mes pas dans ceux du général Morillon, c’est qu’il a placé la barre très haut. Et pour moi, ce sera un modèle. Loyal au MoDem mais éloigné des jeux politiciens, votant toujours en son âme et conscience, il s’est consacré entièrement à son mandat. A Strasbourg, à Bruxelles, mais aussi dans de nombreuses missions pour le Parlement en Afrique, il s’est donné à fond pour sa circonscription. Avec une grande ouverture d’esprit, il a présidé activement la Commission parlementaire sur la pêche, travaillant notamment à rapprocher les professionnels des experts et des scientifiques.
Loin de quitter l’Europe, il continuera, dans les prochains mois, à la servir ; nommé Chef de la mission d’observation de l’UE pour l’organisation et le suivi de l’élection présidentielle en Afghanistan, il ne va pas tarder à partir en Asie. Une mission exaltante au service de la démocratie, dans une des zones les plus troublées du monde. Une belle tâche, non dépourvue de risques, qui le conduira à passer l’été prochain loin des siens, au lieu de goûter des vacances bien méritées. Un exemple à méditer…
Lorsque nous nous sommes rencontrés longuement, à Bruxelles, en février, pour un échange de vues au lendemain de ma désignation, j’ai été très impressionnée. Dans la tempête hivernale qui battait les vitres de son bureau, une phrase du poète allemand Rainer Maria Rilke m’est revenue à l’esprit. Dans les Lettres à un jeune poète, l’homme mûr donne des conseils au débutant : « le fait qu’une chose soit difficile doit nous être une raison supplémentaire de le faire ». Cela doit valoir aussi pour les députés en herbe.

Merci Général !

Sylvie Goulard

vendredi 22 mai 2009

LE MODEM DANS LA COURSE



Bertrand, à son arrivée à la Fontaine Saint-Maurice, accompagné par Eric.


Quand d'aucuns semblent se complaire faute certainement de pouvoir et de savoir parler d'Europe dans la rumination ad nauseam de leurs rancoeurs inassouvies, et de leurs haines recuites, le Mouvement Démocrate, fidèle à François Bayrou, uni autour de notre président départemental Laurent Gérault, et de notre présidente angevine Françoise Legoff porte fièrement ses valeurs et son projet, tourné vers l'Avenir. Haut et fort, sans regret. Loyal dans ses engagements au service des angevins. Présent dans la ville, et ouvrant large son regard vers nos soeurs et frères européens.

Pour la campagne des élections européennes, l'un des membres de la Section d'Angers, notre ami Bertrand, par ailleurs conseiller municipal à Beaucouzé, a voulu participer d'une manière novatrice à la campagne électorale, en reliant Saumur à Nantes en courant, en trois étapes.

Parti hier matin jeudi 21 mai de Saumur, il a fait étape hier soir à Angers, où une délégation de la section angevine l'a accueilli en fin d'après-midi à la promenade Jean Turc (Quai Ligny).




Etape d'Angers - Bertrand devant le drapeau de l'Europe - A l'arrière-plan, nimbée dans la lumière bleue du drapeau aux douze étoiles, Françoise Legoff, présidente de la section d'Angers.


Ce matin, vendredi 22 mai, il est parti d'Angers. Le départ a eu lieu à 9h00, près du Jardin du Mail.



Avant le départ, devant le jardin du Mail, Bertrand et une équipe de supporters.




Quelque part à Angers, rue Rabelais, au premier plan, Florian et Bertrand, derrière : Jean-Luc et Eric, à l'arrière-plan, en vélo, même si ça ne se voit pas trop sur la photo, Eric.


En fin de parcours, demain soir à Nantes, il remettra à Sylvie Goulard un fanion européen et un message du Général Morillon, "notre" eurodéputé sortant.
Pour plus de détail sur ce RED, Relais pour une Europe Démocrate, voir le site départemental : http://www.lesdemocrates49.fr/

jeudi 21 mai 2009

QUEL EST LE PROGRAMME DU PS POUR LES EUROPEENNES

Chaque élection en son temps, et à chaque élection sa campagne.
La lecture matinale de la presse locale semble montrer que ce n'est pas le cas pour tout le monde.
Assurément, la campagne du PS doit être bien morne et laisser beaucoup de temps à ses candidats, puisque Norma Mevel-Pla, adjointe socialiste du maire d'Angers, et candidate sur la liste conduite par Bernadette Vergnaud, publie ce matin dans le Courrier de l'Ouest un billet à la teneur bien étrange.
A croire qu'il s'agit d'un communiqué écrit l'année dernière dans la période des élections municipales, dont on aurait simplement mis la date à jour.
Faute d'avoir quelque chose à dire en terme d'enjeu européen, on vide le congélateur à idées, et on sert un plat mal réchauffé.
Or, confondre à ce point les enjeux d'une élection municipale, où les élections se vivent municipalement, avec ceux d'une élection européenne à la proportionnelle à un tour, révèle manifestement que cette année le PS a un problème avec l'Europe. Comment pourrait-il en être autrement, à partir du moment où la cohabitation au sein d'un même parti de OUISTES et de NONISTES amène l'incohérence et l'incapacité programmatique.
Rien dans le billet commis par Norma Mevel-Pla n'évoque l'Europe, ni la vision qu'elle peut en avoir, ni le projet qu'avec ses colistiers elle compte présenter à l'approbation des électeurs.
Réduire une élection à des enjeux qui ne sont pas ceux du scrutin en question, c'est la galvauder.
Ne pas informer les électeurs sur son projet, se cantonner dans des propos de basse boutique, ce n'est guère sérieux.
En une époque, où à gauche, comme à droite, ou chez les Verts (ce qui permet soit dit en passant à Daniel Cohn-Bendit de rejoindre ses congénères dans la dernière phase de leur complet embourgeoisement, allez rions un peu, pourquoi le prochain ministre d'ouverture, ça ne serait pas DCB, après tout, quand on a hameçonné Besson, Kouchner, etc..., qu'on s'apprête à le faire un jour avec Allègre, le lendemain avec Vallini, après tenté de le faire la veille avec Lang, pourquoi ne pas oser compléter le casting avec le lanceur de pavé maintenant bien rangé), on se livre tout uniment à la chasse au Bayrou, où l'on ressort du frigidaire la sotte idée qu'il n'aurait pas de programme, on se demande quel est celui du PS, parce que ce qui est sûr, c'est qu'au niveau européen, le candidat soutenu par les socialistes, c'est Barroso.
Faire croire aux électeurs français le contraire relève à tout le moins d'une insoutenable légèreté.
La différence substantielle entre le PS et le Modem, c'est que l'on sait que le PS ne pourra pas appliquer le sien, puisqu'il n'a pas de candidat à proposer pour succéder à Barroso, et qu'on voit mal les socialistes Français déplaire à ce point à leurs homologues espagnols, portugais et anglais qui ont déjà manifesté leur soutien empressé au président sortant de la commission européenne.
Il n'est donc peut-être pas faux de parler non pas du PSOE et du PPE, mais du PSPOE qui sait si bien s'entendre pour se partager le fauteuil présidentiel, choisir un candidat unique pour la présidence de la commission.

mercredi 20 mai 2009

VISITE DE F. BAYROU A ANGERS

Au premier rang : Françoise Legoff, conseillère municipale (Angers Choisir l'Avenir), Gilles Groussard, conseiller municipal (Angers Choisir l'Avenir), François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, André Angeard.
Au deuxième rang: Maryse Chrétien (conseillère municipale de 1989-1995, liste de Jean Monnier, candidate en 2008 sur la liste Choisir l'Avenir), Béatrice Groussard, Anita Gobert (candidate en 2008 sur la liste Choisir l'Avenir).
Au troisième rang: Laurent Gérault, conseiller municipal, porte-parole de l'opposition (Angers Choisir l'Avenir).


François Bayrou était donc à Angers hier matin. Lors de son passage, évidemment trop court, mais on en comprend les nécessités, le Président du Mouvement Démocrate a évidemment rencontré les conseillers municipaux issus de la formation qu'il préside et qui siègent au Conseil Municipal au sein du groupe d'opposition Angers Choisir l'Avenir.


LE GRAND ECART

Il paraît qu'à Angers on construit un pont. Plus exactement un viaduc, destiné à enjamber la Maine à une hauteur de 5,50 m pour y faire passer le jouet de Jean-Claude Antonini.
Un jouet coûteux, un jouet qui divise la ville.
Chacun se souvient que le choix primitif de la municipalité était celui d'un pont berge à berge, avec un carrefour giratoire faisant se couper à niveau voie des berges et voie du tramway.
Or, les services de l'Etat, en charge des routes nationales, puis ceux du conseil général lorsque la responsabilité des dites routes leur fut transférée, ont judicieusement fait valoir d'évidentes raisons de sécurité, ce qui poussa l'agglomération à choisir la solution d'un viaduc à l'aspect beaucoup plus intrusif, sauvant ainsi la voie des Berges.
Or, aujourd'hui, tel le Sicambre brûlant ce qui fut adulé la veille, l'adjointe aux déplacements, trouve que la formule la plus chère, 22 millions hors taxes, est la plus intéressante.
L'argent, quand c'est celui des autres, et particulièrement celui des Angevins, ne semble pas un problème. Comme si le tramway était un tonneau des Danaïdes que l'on pouvait remplir avec l'argent d'autrui.
On voudrait démontrer le caractère indispensable du maintien de la voie des berges en l'état qu'on ne s'y prendrait autrement.
Mais dans ce cas, pourquoi continuer à prendre les Angevins pour des andouilles et à ne pas dire la vérité : tout simplement que la voie des berges comme pénétrante rapide a vocation à être pérennisée.
D'ailleurs, le creusement de celle-ci, au droit du pont, pour y permettre le passage des plus gros gabarits, qui pour des raisons de sécurité ne peuvent pas passer par le tunnel de l'A 11 est aussi un aveu.
Pourquoi, à partir du moment où il est avéré pour des raisons de sécurité, qu'une pénétrante rapide doit être maintenue à Angers continuer à mentir aux Angevins, quitte à faire le grand écart avec les idées, nous ne dirons pas les convictions, défendues au conseil municipal, mais sans doute était-ce dans une vie antérieure et que les philtres et maléfices qui ont inspiré trahisons et coups tordus d'un certain mois de janvier 2008 expliquent certainement cette façon de confondre la politique avec le grand écart.

mardi 19 mai 2009

MAROTTE ET GRELOTS OU LES RÊVES FOUS DE CLAUDE ALLEGRE

La république telle que nous la connaissons désormais n'en finit plus de révéler des comportements jusque là inouis.
Naguère encore, quiconque envisageait la possibilité d'être ministre n'exprimait pas ses désirs ou ses ambitions, se contentant de répondre que "si éventuellement on le venait quérir, il envisagerait la possibilité de se mettre au service de la chose publique et du bien commun."
Aujourd'hui, l'on vient solliciter le monarque, un peu comme ces petits marquis demandant à Louis XIV s'ils seraient du déplacement à Marly.
Dernier en date de ces courtisans frustrés dans leurs ambitions ministérielles, Claude Allègre, âme damnée de Lionel Jospin, qui en l'espace de trois ans avec sa duettiste Royal Ségolène, sema une telle zizanie dans l'Education Nationale, que cela bien plus que la diversité des candidatures à gauche en 2002 coûta probablement la possibilité de l'accès à l'Elysée de son créateur politique tout comme de sa colocataire de la Rue de Grenelle.
Voici Claude Allègre, non content de confier à son miroir matutinal lors du rituel du rasage ses ambitions et ses frustrations, qui affiche ses désirs, et formule ses exigences en rêvant à voix haute d'un maroquin ministériel, et pas n'importe quoi, rien moins qu'un MITI à la Française.
Voilà bien des comportements dignes de ces régimes que l'on ne sait pas comment nommer mais où flatteurs et flattés, monarques et cireurs de pompe stipendiés exhibent chaque jour plus encore leur relation fusionnelle.
Aux temps peu glorieux de la gauche plurielle, nous fûmes de ceux qui pensèrent, dirent et écrivirent que Claude Allègre et Ségolène Royal avaient déshonoré la noble fonction de ministre de l'éducation nationale.
Cela croyons-nous les disqualifie durablement pour oser prétendre à nouveau à de telles charges nationales.
Il faudrait être vraiment masochiste pour accepter un tel retour, et il faudrait vraiment vouloir beaucoup de mal à la France pour oser agiter le retour d'un tel repoussoir.
François Goulard, député-maire de Vannes (Majorité Présidentielle) ne s'y trompe d'ailleurs pas.

François Goulard, ancien ministre UMP à l'enseignement supérieur, a jugé mardi que l'entrée de Claude Allègre au gouvernement "serait une folie".
"Il y a des ministres d'ouverture qui sont plutôt de bons ministres mais Allègre ce serait de la folie", a dit M. Goulard dans les couloirs de l'Assemblée.
"Dans le monde de l'éducation, il est complètement décrédibilisé, dans le monde de la recherche, il est littéralement ridicule", a-t-il dit. Car "l'espèce de débat qu'il a essayé d'avoir sur le réchauffement climatique l'a entaché d'illégitimité aux yeux de la communauté scientifique".
Selon M. Goulard, "le remettre dans les fonctions qu'il a occupées autrefois serait une erreur politique de premier ordre. Quant à faire autre chose, je ne sais pas très bien quoi...".
Le nom de Claude Allègre pour entrer au gouvernement circule régulièrement et les spéculations ont été relancées par l'attente d'un remaniement gouvernemental après les élections européennes de juin.
L'hypothèse d'un retour de M. Allègre fait débat chez les chercheurs. Le climatologue français Jean Jouzel, membre du Groupe international d'experts sur le climat (Giec), a jugé qu'on ne pouvait pas avoir un ministre "qui nie la réalité du changement climatique, qui nie les résultats de toute une communauté scientifique".
Puisque la mode est aux cadeaux virtuels, pourquoi ne pas offrir à Claude Allègre une marotte et des grelots?
Qu'attend Ségolène Royal pour demander pardon pour les désirs immodérés de son ancien ministre de tutelle et ses rêves de vaine gloire.

BREVES DE CAMPAGNE : BAYROU A ANGERS






Au cours d'une journée marathon, François Bayrou a fait une brève mais dense escale à Angers. Accueilli à sa descente de train par notre président départemental Laurent Gérault et une délégation représentative du conseil départemental, il a participé ensuite à une réunion de travail avec des associations caritatives et humanitaires mobilisées contre le "délit de solidarité" et a tenu une conférence de presse publique, laquelle s'est tenue au jardin du Mail.
A cette occasion il était accompagné de Sylvie Goulard, tête de liste du Mouvement Démocrate pour la Région Ouest, Bruno Joncour, et Laurent Gérault, respectivement n° 2 et N° 4 sur la liste des candidats aux élections européennes du 7 juin.



A cette occasion, François Bayrou s'est prêté au jeu des dédicaces de son ouvrage Abus de Pouvoir, qui fait littéralement un tabac en librairie.



















lundi 18 mai 2009

ELECTIONS EUROPEENNES : DEBAT DES CANDIDATS

Ci-joint l'enregistrement du débat auquel a participé Sylvie Goulard, la semaine dernière.


image




TRANSBORDEUR - Spécial "Elections européennes 2009"

En savoir plus sur ce programme





mardi 12 mai 2009

CAMPAGNE EUROPEENNE : RUBRIQUE IMPERTINENTE

Composer des listes relève sans doute d'une mystérieuse alchimie.
Officialisée tout récemment, la liste de l'UMP dont nous ne connaissions pour l'Ouest que les deux chefs de file, Christophe Béchu, président du conseil général de Maine-et-Loire et Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne sortante, comprend - ce qui ne surprendra personne - des candidats issus de tous les départements qui composent notre grande région.
Seulement, il se trouve que le 3ème candidat de la dite liste est Monsieur Alain Cadec, premier adjoint au maire de Saint-Brieuc.
Or, pour le sens commun, le premier adjoint, c'est un peu comme l'alter ego du maire, et la plupart du temps, il dispose de quasiment toutes les délégations.
Or il se trouve que le Maire de Saint-Brieuc n'est autre que Bruno Joncour, n° 2 sur la liste du Modem, conduite par Sylvie Goulard.
Sans doute fallait-il qu'un breton - cela se peut comprendre - occupât la troisième place sur une liste dont à n'en pas douter la composition a fait l'objet d'une attention certaine de l'Elysée. Et il y a de sérieuses raisons de penser que c'est un euphémisme que de parler d'attention certaine.
Voici donc la réaction de Sylvie Goulard, lisible sur son site personnel: http://www.sylvie-goulard.eu/
Chroniques européennes du large N°4
10 mai 2009 - Valeurs du foot et de la politique
Parfois, à l’occasion d’un match, deux équipes voisines s’affrontent. Comme Guingamp contre Rennes, en coupe de France, hier soir. Parfois, c’est dur. Mais au foot, y a des règles. Ceux qui sont sur le terrain sont les meilleurs. Ils ont été sélectionnés parce qu’ils savent bien jouer. Ils se sont entraînés longtemps. Parce que sur le terrain, en coupe de France, si t’y connais rien, t’as pas l’air malin. Et puis, le foot, c’est « fair-play », comme disent les Anglais. C’est simple. Tu es d’un côté ou tu es de l’autre. Tu es de Guingamp ou tu es de Rennes. Tous Bretons, mais tu joues à la loyale. C’est la Coupe de France. Tu es fier. Tu es fier de savoir pour qui tu vas en Coupe de France.
Jamais, tu ne joueras contre ton capitaine, celui qui t’a soutenu lors de la dernière sélection, celle qui te tenait à cœur, pour aller en nationale. Jamais, tu ne lui feras un sale coup, à ton capitaine. Parce que tu veux te regarder dans la glace le matin, quand tu te rases. Tu sais que si, une fois, tu changes de maillot au dernier moment, rien qu’une fois, tu auras perdu la confiance. Et quand tu perds la confiance, tu es seul. C’est beau le foot. C’est pas comme la politique, parfois.
Y en a un, en politique, à St Brieuc, il paraît qu’il change d’équipe juste avant le match, alors que la saison des transferts est passée. Sur son blog, on peut lire encore à la date du 9 mai : « en 2001, il participe à la victoire de la liste menée par Bruno Joncour à St Brieuc » ; « en 2007, il participe à nouveau à la victoire de la liste de large ouverture menée par Bruno Joncour ». Il avait l’air de l’aimer son Bruno Joncour. Normal, un premier adjoint, en principe, aime bien son maire. C’est un peu son capitaine. Et pourtant, il va aux Européennes contre Joncour, sur la liste UMP… Allez comprendre ! Un type bien d’ailleurs, ce Joncour, solide, avec des valeurs chevillées au corps, les valeurs de l’Europe : la loyauté notamment, que l’UE demande solennellement aux Etats qui la composent. Cette année, Joncour est numéro 2 de la liste MoDem aux Européennes. Il a déjà fait campagne, pour l’Europe, en 2004 avec le général Morillon. Bruno Joncour, il s’est préparé. Il est allé à Strasbourg, il a rencontré des spécialistes. Depuis le mois de mars déjà, il sillonne toute la circonscription pour écouter les électeurs. Il les respecte.
Mais bon, c’est bien connu. L’Europe, c’est un truc qui vous prend irrésistiblement, une passion subite, un coup de foudre. Pire que les femmes. Sur le site précité, on a beau chercher, rien ; jusqu’à maintenant, pas un mot sur l’Europe. C’est venu d’un coup. Ça va pas être facile ! Changer de maillot et se mettre à l’Europe, sans être entraîné, en si peu de temps. Y a même plus un mois avant les élections ! Bon, il va falloir lui offrir « l’Europe pour les Nuls », comme Plantu à Rachida Dati.

Sylvie Goulard
Précisons, pour une complète information, que lors des législatives de 2007, Bruno Joncour, afin qu'il ne soit pas dit que sa candidature aurait favorisé l'élection du candidat socialiste, avait renoncé à se présenter contre son adjoint.
Moralité : présentez le calumet de la paix. Bien sûr, il sera fumé de concert quand cela sera nécessaire ; mais ne vous attendez pas à ce que la hache de guerre reste pour autant enterrée.
Bonjour l'ambiance au conseil municipal de Saint-Brieuc et dans les couloirs de l'hôtel de ville.
Assurément, la politique, ce n'est pas le monde des Bisounours, ce n'est pas la petite maison dans la prairie, mais, ne serait-ce que par égard pour les électeurs, et pensons d'abord aux briochins, que tout cela, j'imagine, doit rendre perplexe (on le serait à moins), ça serait bien que de temps en temps en politique, on prenne conscience qu'il y a des choses qui ne se font pas.
Autre détail, indépendant de toute cette histoire, quoi que...?
Ouest France rend compte de la position prise par François Goulard, député-maire de Vannes, à propos des élections européennes.
Confidentiel
mardi 12 mai 2009
La liste UMP n’emballe pas François Goulard

« Notre seule chance, dans l’Ouest, de gagner aux européennes, c’était une alliance avec le MoDem. Et que fait l’UMP pour faire plaisir à Bruno Joncour (maire MoDem de Saint-Brieuc)? On choisit son premier adjoint! Bravo, c’est grandiose ! » signé François Goulard. Le député UMP de Vannes n’est d’ailleurs pas le seul à penser que l’UMP a un gros problème dans l’Ouest avec les centristes. Il n’est que de voir, en Mayenne par exemple, la difficulté des relations entre le sénateur Jean Arthuis et l’UMP de centre-droit Yannick Favennec pour comprendre que la tentative de Pierre Méhaignerie de ramener les centristes vers l’UMP n’a pas été un grand succès. Sauf pour les socialistes.

C'est étonnant, c'est peu ou prou ce que je me souviens d'avoir entendu de la bouche même de François Bayrou, venant expliquer à Angers, que si les centristes étaient restés au centre, les régions Bretagne et Pays de Loire ne seraient pas passées à gauche.

Comprenne donc qui pourra.

lundi 11 mai 2009

INTERVENTION DE SYLVIE GOULARD SUR RADIO NOTRE DAME

Sylvie GOULARD est intervenue aujourd'hui sur les ondes de Radio Notre Dame, voici le lien de téléchargement : http://www.radionotredame.net/audio/aujourdhuilegliseledebat/aujourdhuilegliseledebat_20090511.mp3

Par ailleurs, samedi 16 mai, elle interviendra dans le cadre de la journée organisée à la Mutualité à Paris dans le cadre de la manifestation "Ensemble pour l'Europe".

Les membres de 25 communautés et mouvements chrétiens, engagés dans la démarche «Ensemble pour l'Europe », viendront témoigner de leur attachement à une Europe fraternelle et juste. Un événement à ne pas manquer avant les élections européennes du 7 juin prochain.
« Ensemble pour l'Europe » est une démarche spirituelle et œcuménique qui rassemble plus de 150 mouvements et communautés nouvelles de toute l'Europe. En France, ils sont vingt-cinq* à s'être associés à cette initiative qui puise son origine et son dynamisme dans « Pentecôte 1998 ». Jean-Paul II y avait alors appelé les nombreux participants, rassemblés Place Saint-Pierre, à vivre en communion.
Plus d'information:
La démarche de "Ensemble pour l'Europe" a ceci de particulier qu'elle est oecuménique, son objectif n'est pas le retour à une mythique "Europe chrétienne", mais simplement que catholiques, protestants et orthodoxes soient actifs en faveur de l'Europe.
Sylvie Goulard a rappelé qu'il n'était peut-être pas indifférent que les fondateurs de l'Europe, les Monnet, Schumann, De Gasperi, et Adenauer étaient chrétiens. Sans faire de leur foi ou de leur pratique un étendart, ils étaient pour reprendre les mots de Sylvie Goulard, "plus attentifs à ce qu'ils faisaient qu'à ce qu'ils disaient."

samedi 9 mai 2009

LE 9 MAI : JOURNEE DE L'EUROPE




En cette année d'élection européenne, le Modem ne pouvait pas laisser passer la journée de l'Europe.


La matinée a commencé à Saumur par une conférence du Général Morillon sur l'avenir de l'Europe.


C'était aussi l'occasion pour le militants centristes du Maine-et-Loire l'occasion de rendre à "leur" eurodéputé l'hommage que nous luis devions bien, sa modestie dût-elle en souffrir.


Laurent Gérault, Président du Modem 49, candidat aux élections européennes (N° 4 sur la liste conduite par Sylvie Goulard) - Le Général Philippe Morillon, député européen sortant.
Après avoir siégé durant dix ans au Parlement Européen, le Général Morillon avait fait savoir qu'il ne solliciterait pas de nouveau mandat. C'est pourquoi la cérémonie de ce matin était un peu ce que la démocratie athénienne nommait la dokimasia, c'est-à-dire un compte-rendu de mandat.
A n'en pas douter, l'expérience du Général Morillon, son engagement de militaire dans les théâtres d'opération les plus chauds de la planète, sa vision lucide de la place de l'Europe dans le Monde, non seulement de ce qu'elle est, mais de ce qu'elle pourrait être, à condition qu'il y ait ce supplément d'âme, et cet aiguillon qui s'appelle simplement la volonté.
Démographiquement, économiquement, l'Europe pourrait avoir les moyens d'être en Occident, une grande puissance parfaitement capable de ne pas se contenter de jouer les supplétifs des USA. Cela suppose que les Chefs d'Etat de l'Europe en aient suffisamment la volonté, pour doter l'Europe des institutions qui lui permettent de réellement parler d'une seule voie : un Ministre européen des Affaires étrangère, une défense organisée à l'échelle de l'Europe.
Merci Général Morillon, d'avoir servi et illustré l'Europe. Non pas l'Europe bureaucratique, mais l'Europe des valeurs, celle des peuples, celle d'un grand dessein. L'Europe de la Paix.
Puis l'après-midi, la section angevine a lancé une opération de visibilité avec ballons oranges, drapeau bleu aux douze étoiles, distribution de tracts.
Il est symptômatique de constater que si nous ne fûmes pas les seuls en centre-ville, seule la section centriste, conduite par sa présidente, s'est rendue à Monplaisir Place de l'Europe.
La distribution des tracts est aussi l'occasion de prendre connaissance de ceux que nous échangeons avec nos concurrents.
Je ne dirai rien de celui de l'UMP que je n'ai pas eu en main, mais celui des MJS me laisse perplexe.
Sur l'équivalent d'un A3 plié en deux, à l'intérieur, seul un quart du texte parle vraiment de projet pour l'Europe. La moitié traite de questions de politique intérieure française (et c'est là qu'on est pris de vertige, parce que c'est bien prendre les électeurs pour des gogos que de leur faire croire que voter socialiste le 7 juin va changer quoique ce soit au quotidien des français et aux ratés de la politique du gouvernement). Tout au plus on aura attisé un vote protestataire sans rien proposer ou si peu.



Ce qui est le plus inquiétant dans l'argumentaire du PS français car relevant soit de l'hypocrisie soit de l'ignorance, c'est de s'en prendre à Barroso. Le problème n'est pas ce que pense le PS de Barroso, et sur les critiques, il rejoint celles qu'au Modem nous lui adressons, mais, il y a quand même une certaine tromperie de l'électorat de s'afficher pour les électeurs français comme anti-Barroso et une fois à Strasbourg, au sein de la délégation du PSE, ne pas pouvoir ou vouloir présenter de candidat alternatif au président de la commission sortante. Enfin, un certain nombre de leaders socialistes bien en vue au PSE ont fait savoir urbi et orbi qu'ils soutiendraient la candidature de Barroso.



Le Modem quant à lui ne sera pas complice de ce genre de turpitudes. Et les représentants que ses électeurs enverra siéger à Strasbourg ne tiendront pas en France un langage différent de celui qu'ils s'engagent à tenir une fois élus à Strasbourg et à Bruxelles.

vendredi 8 mai 2009

EN CE 8 MAI, N'OUBLIONS PAS L'EUROPE.


En cette année d'élection au Parlement Européen, les cérémonies de commémoration de l'armistice du 8 mai 1945 prennent un relief tout particulier.


Nos générations, celles des 20 à 40 ans, sont celles du maillon de transmission entre les derniers témoins qui ont vécu pendant la seconde guerre mondiale, et qui chacun peuvent avoir connu personnellement un déporté, un résistant, avoir entendu parler par l'un de leurs compagnons survivants de la geste héroïque en même temps que revêtue de l'ombre du secret qu'imposait alors les circonstances d'un frère ou d'un ami mort au combat, les armes à la mains pour qu'un jour notre pays soit libre, ou victime de la pire barbarie que l'homme ait jamais inventé.

Or, de telles barbaries n'ont pu voir le jour que parce qu'elle résultèrent de la collusion de la montée des totalitarismes, elle-même fruit de la crise et de l'exacerbation des nationalismes, et de mentalités parfois prêtes à ce que le venin de l'antisémitisme vienne annihiler tout esprit critique. Sans le sursaut de ceux-qui restèrent debout quand à Vichy on n'entrevoyait de salut pour la France qu'à condition d'être à genoux devant l'ennemi et à cultiver le mea culpisme cher à la Révolution Nationale, notre patrie ne serait pas ce qu'elle est. L'Europe non plus. Ce fut la lucidité de De Gaulle, des partisans et des résistants, des déportés de comprendre et de faire comprendre qu'il n'y avait de France que debout.

A l'heure où l'actualité de certain procès malgré le huis-clos qu'impose la loi semble montrer que l'un des mobiles des accusés était précisément l'antisémitisme, le devoir de mémoire n'en est que plus impérieux. Précisément parce que malheureusement "est encore fécond le ventre d'où sortit la bête immonde"(Brecht) et qu'il est des idées nuisibles dont jamais les peuples ne peuvent se dire définitivement vaccinés et prémunis.

A l'heure où, la crise aidant, il serait ô combien facile d'entonner le chant des sirènes du protectionnisme et du repli frileux, les cérémonies de commémoration nous rappellent comment s'est construite l'Europe.

Elle s'est construite sur la Paix, parce que les vainqueurs n'avaient pas dédaigné les vaincus. Parce que les ferments de construction de l'Europe étaient déjà là, enfouis au tréfonds des consciences de ceux à qui il appartenait de la construire, malgré des économies nationales qui étaient loin de connaître le niveau d'aisance des nôtres.


C'était aussi la condition sans laquelle il n'aurait pu y avoir de Progrès et de Prospérité durables.


Telle est la leçon, tel est le témoignage que nous ont transmis les pères fondateurs de l'Europe.


Pour nous autres croyants, la Paix est un don de Dieu. Elle nous est donnée sans mérite de notre part. Don gratuit, elle n'en est pas moins un don précieux, qu'il nous faut sans cesse faire fructifier, qu'il nous faut s'efforcer de propager partout où parlent encore les armes. Or si depuis soixante quatre ans les armes se sont tues en Europe, elles parlent encore aux portes de celle-ci. C'est dire la mission de l'Europe.


Par le seul fait que l'Europe a permis la Paix, il nous faut aimer l'Europe, comme on aime une personne, quand bien même à certains moments nous la jugeons horripilante, casse-pieds, ou quand nous pensons qu'elle est bien compliquée.

Ce n'est pas le moment de refaire l'injuste procès fait aussi bien au Traité Constitutionnel qu'au Traité Simplifié. Seulement l'Europe ne se construira pas sans les Européens. La démocratie en Europe ne saurait exister sans les peuples qui la constituent.


Cela aussi est une leçon du 8 mai, car si la démocratie a survécu, c'est parce qu'il s'est trouvé des gens qui étaient là, et qui ont fait ce que leur conscience leur dictait. C'est à eux que nous devons la survie de nos institutions démocratiques.

vendredi 1 mai 2009

TRAMWAY ANGEVIN : LES AVEUX D'ANTONINI

Après avoir maintenu mordicus qu'il n'y avait pas de retard dans les travaux, et que tout serait mis en service dans les délais, le Maire d'Angers reconnaît que le tramway ne sera pas ouvert au public avant juin 2011.
Cela n'est pas une surprise, car c'était depuis quelques mois un secret de polichinelle que les délais ne seraient pas tenus, et la première adjointe avait rompu l'omerta sur ce sujet en déclarant publiquement que la mise en service pourrait avoir lieu courant 2011, amenant le cabinet de l'Agglomération à publier un communiqué de recadrage pour rappeler que la date de mise en service était bien fixée à fin 2010.
Six mois de retard viennent donc d'être avoués. Or, quand on connaît la psychologie particulière qui pousse les politiques à pratiquer avec rareté l'exercice intellectuel de la concession, cet aveu ne laisserait-il pas présager qu'en réalité les délais seraient beaucoup plus long, mais que l'on concède du bout des lèvres un retard de six mois pour ne pas effrayer le vulgum pecus.