lundi 10 novembre 2008

APPEL AU REFUS DE LA REGRESSION EN MATIERE JUDICIAIRE

Voici un texte tout-à-fait intéressant, c'est une pétition rédigée par des psychiâtres-experts auprès des tribunaux, signable en ligne.

Non à la perpétuité sur ordonnance !

Source : http://www.pratiquesdelafolie.org/phpPetitions/index.php?petition=2


La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur «particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! A juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.
Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.
C’est une mystification et une confusion organisée des registres. Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie, car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non de l’ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?
La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte. En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.
Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer cet appel.

dimanche 9 novembre 2008

EST-IL OPPORTUN DE REPORTER LA LIMITE D'AGE DE LA RETRAITE?

Récemment vient d'être adopté à la faveur d'un amendement voté lors d'une séance de nuit le report de la limite d'âge en matière de retraite, dans les secteurs où celle-ci est opposable aux salariés. Actuellement de 65 ans pour le droit commun, il est question de la faire passer à 70 ans.
En matière de retraite, chacun sait que si l'on veut maintenir le niveau des pensions, les leviers d'action ne sont pas nombreux, soit on augmente les cotisations, soit on augmente la durée du temps de cotisation, soit encore on fait reposer sur l'initiative privée des salariés une part de leur retraite via l'adhésion à des caisses complémentaires facultatives. Et ces leviers d'actions déjà d'amplitude limitée ne sont pas compensés par une démocraphie florissante. La charge de cotisation travailleur-retraité aujourd'hui est plus lourde que naguère, et lorsque cette charge est trop lourde on crée les conditions d'une crise explosive cumulant les risques d'une baisse de niveau des retraites et d'une pressurisation extrême des revenus du travail, déjà ponctionnés par la fiscalité directe.
La crise monétaire doit inciter à la plus extrême prudence en matière de fonds de pension. Lorsque les mutuelles de retraite placent leurs fonds sur des placements lucratifs, pas de problèmes, mais quand ces placements lucratifs s'effondrent, ce sont les cotisants qui paient l'addition.
L'allongement de la durée du temps de cotisation n'est pas extensible à l'infini. Et maintenir au travail des travailleurs trop âgés n'est ni bon pour la santé ni pour l'économie. Surtout en une époque où le taux de chômage des jeunes est si important.
De plus l'entrée de plus en plus tardive sur le marché du travail va faire à terme l'effet d'une vraie bombe à retardement. Limite d'âge portée à 70 ans ou non, bien des salariés n'auront de toute façon jamais atteint les périodes de cotisation pour avoir une retraite à taux plein.
Il faut aussi avoir le courage de le dire si l'on veut se donner les moyens de sortir de ce cercle vicieux.
Raison de plus pour repenser complètement le système de protection sociale. Car ne nous leurrons pas, les cotisations patronales sont au final payées par les ménages.
Dans son programme présidentiel, François Bayrou avait été le seul à proposer la mise en place d'une TVA sociale dont le produit aurait financé le système de protection sociale. Lorsque le gouvernement Sarkozy a eu la velléité d'y penser, bien tard au demeurant, ce fut une levée de boucliers de la gauche, qui pour la nécessité du moment oubliait que la CSG était son oeuvre, avec y compris l'absurdité que n'étant pas déductible totalement du montant imposable, elle a pour effet de faire payer en partie au contribuable un impôt sur de l'argent qu'il n'a pas touché.
A la vérité, c'est l'abstention des gouvernements des années quatre-vingt et quatre-ving-dix de s'attaquer au dossier des retraites a créé les conditions d'une situation potentiellement explosive que les retraités de demain paieront au prix fort.
En cette matière sans doute plus qu'en d'autres, nos gouvernements ne retrouveront crédibilité que par des décisions qui reposent sur des constats partagés, des décisions expliquées, des efforts consentis à condition que cela ne soit pas en pure perte ou sans espoir de contrepartie certaine.

jeudi 6 novembre 2008

OU VA LE PARTI SOCIALISTE?

A l'heure où d'aucuns s'imaginent encore que l'antisarkozysme peut tenir lieu de projet politique, ou s'offusquent ici ou là de telle ou telle mesure catégorielle qui forcément vient plumer les contribuables (ainsi a-t-on pu lire des monceaux d'absurdités lorsque pour rétablir la confiance dans les banques, le parlement a décidé de se relever le niveau de garantie, d'aucuns ont cru qu'il s'agissait d'argent public dépensé pour renflouer les dites banques, ignorant comment fonctionne une garantie, un peu comme on se porte caution pour autrui dans un contrat de location...), il est étonnant de voir comment les pourfendeurs prêts à s'exciter restent étonnament muets lorsque l'on voit se profiler une nouvelle loi répressive, sur l'enfermement des criminels dangereux, dans des centres fermés. C'est comme si ni plus ni moins on instaurait un système de punition provisoire, non pour réprimer des crimes ou des délits réellement commis, mais pour punir par avance des crimes ou des délits dont on pense qu'ils pourraient être commis. En somme la transposition sur le mode judiciaire pénal du principe de précaution dont on ne voit que trop à quel point il s'avère délétère sur le plan social.
Ainsi petit à petit, avec le silence coupable de la gauche socialiste et de Ségolène Royal en particulier, on assiste au détricotage de l'édifice judiciaire humaniste constitué pas à pas depuis la Révolution.
Lorsque Nicolas Sarkozy avait souvenons-nous en avancé l'idée de la pédophilie génétique, bien rares à part François Bayrou, en butte aux sarcasmes des médias, furent ceux qui s'élevèrent contre cette idée complètement étrangère à notre philosophie judiciaire. Et Ségolène Royal s'était illustrée par son silence.
Mais bon Dieu, est-ce que la gauche d'aujourd'hui, celle qui se dit la gauche parce que tout simplement le courage lui manque pour se dire de droite ou tout simplement social démocrate, aurait le courage d'un Mitterrand ou d'un Badinter, ou d'un Philippe Seguin, ou d'un Jacques Chirac pour ne citer qu'eux. Lorsqu'en 1981, Badinter fit voter l'abolition de la peine de mort, l'opinion n'y était pas favorable. La France n'était ni plus ni moins criminogène, et de telles mesures, celles que Perben puis Dati ont réussi à faire passer auraient provoqué des levées de boucliers humanistes si Peyrefitte, le dernier Garde des Sceaux avait osé seulement proposé le dixième.
A quoi pense le PS alors que précisément se détricotent les valeurs humanistes de la loi judiciaire, ses éléphants sont simplement en train de chercher à savoir qui a la trompe la plus longue, la motion qui rapporte le plus de voix. Triste spectacle d'une Byzance contemporaine dissertant sur l'existence ou non d'un sexe des anges alors que s'effondre le monde. Scandaleuse vision de la vie politique où toute honte bue l'une des prétendantes au siège du premier secrétaire émet l'idée que le parti pourrait rembourser les cotisations de ceux qui ne pourraient pas les payer. Cela s'appelle tout simplement l'achat de suffrages. C'est faire peu de cas du respect dû aux militants que d'imaginer et d'oser le dire que leur voix pourrait faire l'objet d'un troc.
Tout cela pourrait paraître bien anecdotique, mais rien n'est dénué d'importance quand, quel que soit le parti, quelle que soit la couleur de peau ou l'identité de genre, on aspire à l'exercice des plus hautes responsabilités de l'Etat.

mercredi 5 novembre 2008

AVE AMERICA SPES NOSTRA




Cette simple dédicace aux Etats-Unis d'Amérique qui aujourd'hui vit l'un des plus grands moments de son histoire.


Tant de liens que nous avons tendance parfois à ignorer nous lient à ce grand pays d'outre atlantique. A commencer par notre déclaration des droits de l'homme, inspirée par l'oeuvre de La Fayette. La participation des armées américaines à la libération de la France à la fin de la seconde guerre mondiale.
Ce pays,pourtant plus secoué par la crise que nous, a pourtant su faire le pari de la jeunesse et de l'audace en confiant son destin à Barack Obama.

C'est assurément au moins symboliquement une nouvelle frontière qui est conquise, un rêve qui devient réalité. Quelle leçon pour nos pays si souvent pusillanimes et frileux de la vieille Europe! Quelle claque pour certaine de nos cités pour qui moins de quarante ans c'est trop jeune pour être maire d'une grande ville !

En même temps, un voeu qui tient certainement à coeur à de nombreux humanistes: que les USA fassent preuve de courage en abolissant définitivement la peine de mort sur leur territoire. Ce serait assurément un signe fort pour l'ensemble du monde. Celui de la Pax americana communiquée au monde entier.





mardi 4 novembre 2008

CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS - PHOTOS


Voici quelques jours Christophe Béchu était l'invité de Radio Campus, interrogé par deux jeunes animateurs de la dite station, Mathieu Doucet, par ailleurs rédacteur du site d'information locale http://toutangers.canalblog.com et Etienne Merlo.


Christophe Béchu entouré de Mathieu et Etienne


J'ai le plaisir de publier les présentes photos, prises à l'occasion de l'enregistrement de l'émission et qu'ils ont eu l'amabilité de m'expédier.
Il est possible de réécouter l'émission grâce au lien suivant : http://www.radiocampusangers.com/podcasts/90chrono/90chrono-27-10-2008.mp3

VOIES DES BERGES - SUITE 2


Couvrir une voie de circulation rapide est assurément un élément de redéfinition du paysage urbain, qui tout à la fois permet la reconquête de l'espace au profit des modes de déplacements doux, de nouveaux équipements, sans léser les besoins des automobilistes.

C'est ce qu'a compris la Ville de Paris, qui dans le cadre des contrats de Plan Etat-Région a entrepris la couverture d'une partie du périphérique.


C'est un autre exemple dont Angers pourrait s'inspirer pour la voie des berges. Surtout que l'hyperdensification qui nous est promise dans le secteur du Min pourrait bien ressembler peu ou prou à ce que nous pouvons voir de part et d'autre du périphérique parisien.

On imagine donc quel moyen merveilleux ce serait de réconcilier les Angevins avec la Rivière. Sans les nuisances des embouteillages que ne manquera pas de générer le "boulevard urbain" avec ses carrefours à niveaux et ses feux rouges que l'on ne manquerait pas de ressortir trente ans après avoir célébré en grande pompe la disparition du dernier sur l'axe Angers Paris.






PARIS : UN MODELE POUR LES DEPLACEMENTS URBAINS

En bien des domaines, la Capitale a de l'avance, y compris dans le domaine de la mobilité urbaine.
Quand tant de villes provinciales se disent à l'avant-garde de l'écologie des déplacements, la Ville de Paris se lance dans une authentique politique de partage de la voirie, c'est-à-dire sans exclusion d'aucun mode de transport.
Par exemple, la ville de Paris projette de développer un service d'automobiles propres en libre service,http://www.paris.fr/portail/deplacements/Portal.lut?page_id=2&document_type_id=2&document_id=60429&portlet_id=826.




Egalement, afin de rendre plus facile l'utilisation des véhicules électriques, de nombreuses bornes de recharge des dits véhicules s'installent, http://www.paris.fr/portail/deplacements/Portal.lut?page_id=2&document_type_id=2&document_id=56366&portlet_id=826.


Qu'est-ce qui fait qu'en Province on soit si en retard? Et pourtant, les taux d'imposition du foncier ne sont pas si élevés à Paris. La vie culturelle n'y pâtit pas d'une politique audacieuse des déplacements. La construction de logements neufs ne s'y est pas ralentie, permettant depuis peu d'inverser la tendance à l'éloignement de la capitale.

Ce n'est donc pas une question de couleur politique de l'élu, car Bertrand Delanoë est un maire socialiste. C'est sans doute une question de courage, et de juste perception des besoins des administrés et des usagers de la capitale et de prise en compte réaliste des servitudes qu'implique le statut particulier de la dite ville.

Plus simplement, c'est la différence entre le faire et se contenter du dire.

lundi 3 novembre 2008

VOIE DES BERGES - SUITE

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire ou penser, la question de la voie des berges est un élément essentiel qui concerne au quotidien non seulement les citoyens d'Angers, mais aussi tout ceux que leur état de vie ou leur profession amène à passer par cet axe.
Ce n'est certainement pas l'obscurantisme anti-automobile qui donnera la clef si l'on veut voir évoluer cet axe majeur sans rien céder de son utilité, c'est-à-dire la possibilité de traverser la ville de part en part à vitesse rapide et sans encombre.
Ces questions qui touchent au quotidien des gens ne sont pas plus de gauche qu'elles ne seraient de droite. Cela n'est même pas une question d'appartenance à un quelconque parti politique.
Une chose est de s'attacher à développer des transports en commun performants, sur des itinéraires efficaces, et une autre est de considérer les automobilistes comme les coupables tout désignés des maux de la planète.
S'il est établi que la vie en ville concerne au premier chef ses habitants, le fait d'habiter le chef-lieu du département crée à l'égard de ceux qui n'y résident pas mais dont le travail enrichit et développe la ville plus de devoirs que de droits.
Ce n'est donc pas le petit confort de l'élite de privilégiés qui a les moyens d'être propriétaires en centre-ville qui doit être l'élément de décision quand il s'agit des conditions de circulation en ville.
En transformant en boulevard urbain la voie des berges on voudrait asphyxier la ville qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Engager si tôt une réflexion sur de telles bases comme le fait le maire d'Angers est au mieux un gadget inutile, et ce n'est pas indécent de s'interroger sur l'utilité de ce projet, quand on sait qu'il n'est pas immédiatement réalisable, et quand on sait qu'il y va de l'utilisation des deniers publics.
A l'heure où les budgets des collectivités locales sont confrontés à la raréfaction de leurs ressources et où celles-ci, qu'on le veuille ou non, doivent se faire à l'idée que l'Etat n'est pas la vache à lait qui comblera les tonneaux des danaïdes des dépenses locales irréfléchies, il y a très certainement mieux à faire que de mettre en place la coûteuse structure que cette réflexion sur un projet dont il y a de très fortes chances qu'il reste à jamais virtuel.

dimanche 2 novembre 2008

DE L'IRRUPTION DE L'IRRATIONNEL DANS LE POLITIQUE

Il faut avouer que la vie politique est tombé à un niveau d'irrationnel que l'on voudrait croire réservée aux sociétés primitives.
Que de prétendus humoristes se soient crus autorisés à commercialiser des poupées vaudous à l'effigie des deux candidats du second tour de l'élection présidentielle de 2007 n'est peut-être pas un signe de bonne santé politique de notre pays.
Si de tout temps les caricatures ont servi d'exutoire, que l'on se souvienne des têtes piriformes brocardant le Roi Louis Philippe ou plus près de nous de la chronique du Roi et de la Cour d'André Ribaud, la confection de poupées vaudou avec manuel à l'appui et rituel relève d'une régression à la pensée magique et à la superstition.
Que le Président de la République en exercice ait souhaité poursuivre l'atteinte à l'image, cela le regarde, que le Tribunal dans ses attendus ait fait une autre lecture a l'autorité de la chose jugée, restant sauf le droit à appel des parties dans les délais et formes prescrits par la loi.
Que sa rivale ait cru bon de saisir l'occasion pour se faire un coup de publicité, quand on connaît la facilité avec laquelle elle intente des procès pour de bien innocentes photos, en dit tout aussi long sur la dégradation des moeurs politiques de notre pays.
Comme si le débat se résumait à ce simpliste antagonisme de celui (celle) qui croit au vaudou et celui (celle) qui n'y croit pas.
Dans le pays des droits de l'homme si souvent si prompt à s'arroger le monopole du rationalisme quand il s'agit de donner des leçons aux autres, c'est choquant de faire intervenir les pratiques tribales et les rituels magiques dans le champ du politique.
C'est laisser croire que le destin des pays ne se choisit pas mais est affaire de chance ou de malchance et que pour compenser ses frustrations du moment il faille s'adonner à des parodies de pratiques tribales ou primitives.
Les Français seraient-ils devenus si bêtes pour être ravalés au rang d'acheteurs potentiels de poupées vaudoues.
Souhaitons simplement que ce très fâcheux exemple d'irruption de l'irrationnel dans la sphère politique soit bel et bien le dernier. Tout simplement par respect pour les français.

DEVENIR DES VOIES SUR BERGE

La haine anti voiture du maire d'Angers est désormais établie. Rien de nouveau sous le soleil. Seulement, il faudrait peut-être arrêter de tirer des plans sur la comète en mettant en place cette usine à désillusion que constituerait l'idée de supprimer les voies sur berges.
En effet, aucune décision concernant la voie des berges ne peut-être prise tant que l'anneau de rocade ne sera pas totalement réalisé, et tant que l'emprise de cette voirie ne sera pas retombé sous la compétence municipale, ce qui de toute façon ne pourra pas se faire avant 2015.
Faut-il rappeler l'obligation absolue de maintenir en parallèle au réseau autoroutier une voirie aux caractéristiques de routes nationales, à largeur suffisante, et sans obstacles à la circulation.
Le développement durable, ce n'est certainement s'ingénier à faire obstacle au mode de déplacement le plus simple qu'est la voiture particulière.
Les décideurs qui dans les années soixante dix ont contre vents et marées, malgré la frilosité de certains imposé les trémies, avaient eux une vision vraiment prospective de la vie en ville.
Tel n'est malheureusement pas le cas des édiles actuels qui s'agrippent à une conception étroitement bourgeois bohème.
Que dire enfin de ce concept mégalomane qui consisterait à changer la ville de sens. La ville d'Angers s'est historiquement construite en tournant le dos à la rivière. C'est sans doute qu'il y avait des raisons que les lubies pseudo écologistes du maire actuel ne peuvent pas faire oublier.
C'est dire s'il est indispensable de conserver à Angers une voie rapide qui permette de la traverser de part en part.
Il serait temps que les Angevins s'abstraient quelque peu de leur égoïsme. Être le siège de la préfecture implique des servitudes et des nécessités d'accessibilité. C'est dire que plus qu'ailleurs, il faut savoir partager l'espace avec ceux qui habitent ou travaillent ailleurs et qui auront tout le temps besoin de traverser rapidement la ville pour accéder en un point précis.
Est-il vraiment opportun en ces temps de crise d'engloutir argent et énergies dans une chimère.
Que se passera-t-il, si la décision n'est pas prise de réaliser la rocade sud, ou si les aléas budgétaires amènent à en différer la réalisation.
Cela signifie que non seulement il faudra conserver la voie des berges en l'état, mais en améliorer considérablement la circulabilité pour les automobilistes.
Si vraiment l'on veut préserver la ville des nuisances de vue et d'audition, que ne lance-t-on pas dès à présent le projet de mise sous tunnel intégral des voies sur berges depuis le château jusqu'au pont de la haute chaine.
Cela aurait le mérite d'éviter de faire prendre aux Angevins des vessies pour des lanternes, et de mobiliser leur énergie et leurs deniers sur des projets qui en valent la peine.
Autant je serai prêt à accepter l'augmentation de mes impôts pour la mise sous tunnel de la voie sur berge, j'avais d'ailleurs voté pour Dominique Richard entre autres pour cette raison, autant je ne comprendrai pas celle-ci pour financer un projet inutile, chimérique et mégalomane, comme la pseudo reconquête de la voie des berges vue à travers le prisme déformant des lubies municipales.
Sur ce sujet aussi, le devenir de la voie des berges, il va falloir que la (première) adjointe du maire-actuel soit un peu cohérente, parce que en 2001, elle a bel et bien signé et défendu le projet de Dominique Richard d'enfouissement de la voie des berges.
Ce n'est pas parce que en quelque manière on a franchi le Rubicon que l'on peut faire naïvement croire aux électeurs qu'on a bu l'eau de je ne sais quel Léthè qui ferait tout soudain oublier ce que l'on défendait la veille.

mardi 28 octobre 2008

CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS - REDIFFUSION

Pour ceux qui voudraient écouter ou réécouter l'interview de Christophe Béchu, voici les horaires de rediffusion.
Information reprise de http://toutangers.canalblog.com/
90 minutes chrono, la rediff' : mercredi 29 octobre à 11h00 et dimanche 2 novembre à 13h00- (fréquence: FM 103.00)
90 minutes chrono, le podcast : http://www.radiocampusangers.com/podcasts/90chrono .

DÉMOCRATIE LOCALE : LES CCQ, C'EST MAL PARTI !

Voici la copie d'un article publié aujourd'hui dans le Courrier de l'Ouest, en page 7 Angers-Quartiers.
Grand Pigeon: "Démocratie participative" : la forme sans le fond.
Le quartier du Grand-Pigeon accueillait, vendredi soir, la dernière des réunions organisées par la municipalité dans les quartiers. La démocratie participative fait "pschitt".
Les réunions des Conseils Consultatifs de Quartier (CCQ) mis en sommeil au moment des municipales ont de plus en plus mauvaise image. Leur retour sur le devant de la scène ne se fait pas sans mal. Vendredi dernier, devant une assistance assez maigre, les élus responsables des quartiers, Frédéric Béatse et Djamila Delmotte, ont l'animation autour de la notion de "démocratie participative", en soignant la mise en scène.
Le débat a longuement porté sur la philosophie de la démocratie participative. En évitant les connotations politiques, on a tenté de rallier l'assistance au bien-fondé de la chose, tout en injectant une petite piqûre de formation. Le débat était mené par un cadre de l'Association pour la démocratie sociale, assisté d'un dessinateur (excellent). Ça tenait parfois de la leçon.
Les quelquess habitants n'avaient sans doute pas besoin de leçon sur le sujet mais plus de réponse à leurs questions. Pas de réponse, par exemple, du devenir du centre social! Pas plus de prise en compte des quelques problèmes évoqués. Ce n'était sans doute pas le but d'une telle réunion. Au final, comme un goût d'inachevé. Certains ont l'impression que la "démocratie participative" ce sera pour la forme, mais qu'au fond, rien ne bougera.
NDR : Voilà qui est pour le moins étonnant, surtout de la part du Courrier de l'Ouest, ce journal serait-il en train de redécouvrir l'essence de ce que doit être un journal d'information?
Plus prosaïquement, et ce n'est pas glorieux pour la ville, cela confirme ce qui se disait pendant la campagne électorale. Pas plus le 28 octobre qu'avant le 9 mars, la démocratie locale, n'est pas ce qu'elle devrait être.
Enfin, il est une question qui devra être tôt ou tard posée, les moyens qui sont alloués à ces actions de communication où beaucoup de temps se perd à disserter sur des questions oiseuses, où l'on tente de masquer derrière les apparences des TICE la vacuité du fond et des idées, sont-ils correctement utilisés.
Tout cela est navrant, et illustre à quel point l'excellent travail mené par Jean Monnier et Michelle Moreau dans les quartiers a été détricoté au profit d'une politisation outrancière de la vie municipale, et du corsetage des CCQ qui ne fonctionnent pas précisément parce que l'on cantonne leur intervention à des sphères d'actions sans grand intérêt.
Or, ce qui se vit est infiniment plus important que ce qui se dit, et que ce qui se voit.

lundi 27 octobre 2008

A PROPOS DES PRESIDENTIELLES AMERICAINES

Petite remarque impertinente.
Dans quelques jours, les Américains vont élire leur Président.
Si l'élection était le fait des seuls Français, Barack Obama serait élu très certainement haut la main.
Si les Etats Unis élisent le candidat démocrate, cela démontrera aussi qu'ils ont su faire le pari de la jeunesse.
Quelle formidable leçon ce serait pour tant de villes et de collectivités locales françaises dont on connaît hélas la frilosité congénitale à faire le pari de la jeunesse dont la valeur n'attend point le nombre des années.
Si les américains sont capables d'élire un président de 47 ans, et que des cités françaises préfèrent élire des septuagénaires alors qu'elles avaient précisément l'opportunité du changement aussi sur ce plan-là, il y a de quoi se poser des questions sur la modernité, et l'aptitude à impulser le renouveau des dites cités.
Comme quoi le conservatisme, la frilosité, le refus du changement ne sont pas là où on croit qu'elles sont.

FICHIER EDWIGE : AUDIENCE AU CONSEIL D'ETAT CE MATIN

Ce matin, à 9h30, doit se tenir au Conseil d'Etat l'audience de plaidoirie en référé-suspension suite aux recours successifs déposés par Corinne Lepage, François Bayrou et différentes associations habilitées en raison de leur activité à ester en justice.
Cependant, le Ministère de l'Intérieur ayant annoncé le retrait imminent du décret contesté, demande au Conseil d'Etat qu'il ne soit pas statué sur les demandes dont il est saisi, visant à suspendre l'application du décret litigieux.
Voici le communiqué de Corinne Lepage, publié sur le site officiel du Modem:
"L'audience est prévue pour lundi matin. Le Ministère de l'Intérieur a enfin annoncé son intention de retirer le décret et demande au Conseil d'Etat qu'il ne soit pas statué sur la requête au motif d'un retrait imminent. Il va de soi que les requérants ne pourraient que se réjouir de ce que leur initiative ait contribué à un retrait du fichier Edvige à la condition que ce retrait intervienne effectivement avant l'audience du Conseil d'Etat. Ceci étant on ne peut que s'étonner que le gouvernement ait tellement tardé, et regretter qu'il ait fallu saisir le Conseil d'Etat pour enfin obtenir enfin un signe du Ministère de l'Intérieur en direction du retrait de ce texte liberticide."
Corinne Lepage
On ne peut que s'étonner de ce qu'il faille aller jusqu'au référé en Conseil d'Etat pour obtenir le retrait d'un décret aussi dangereux, et que le ministère ait attendu presque le dernier moment pour le retirer, quasi in limine litis.
Sur ce sujet comme sur d'autres, le Modem a résolument apporté la preuve de son indépendance, quand ceux qui se targuent du monopole de l'opposition sont restés silencieux, et pour cause, parce que c'est quand même sous des gouvernements socialistes que le fameux fichier des RG dans sa version non informatisée a vu le jour.
Et le silence de l'ex candidate à la présidentielle - qui une fois de plus préfère les clinquants du Zénith aux vrais sujets politiques - sur un sujet aussi important parce que touchant aux libertés publiques et individuelles révèle une fois de plus la collusion des chantres de l'ordre juste avec les idéologies sécuritaires les plus dangereuses.
Qui sur ce sujet est monté au créneau: les syndicats (CGT, CFDT, FSU, UNSA... et ceux que j'oublie), les associations gays et lesbiennes, le Mouvement Démocrate. Et les partis de gauche qui depuis des années prétendent être à la pointe du combat pour les libertés restent à la traîne ou tout simplement muets et inaudibles, englués qu'ils sont dans les combats d'éléphants.

dimanche 26 octobre 2008

INTERVENTION DE F. BAYROU A LA CONFERENCE NATIONALE

Morceau choisi: comment François Bayrou, agrégé de lettres, ancien ministre de l'éducation nationale juge le projet de réforme du lycée initié par l'actuel ministre Xavier Darcos.
La spécialité des ministres de l'éducation nationale, est hélas, qu'ils soient de gauche ou de droite, d'habiller de l'alibi pédagogique, les mesures destinées en rélaité à orchestrer l'économie des moyens, la raréfaction des enseignements de qualité, le déshabillage de Pierre au profit de Paul, sans que soit réellement posée la question des véritables besoins des élèves, des établissements, sans parler des conditions concrètes de travail de ses personnel.
Plus que jamais, si l'humanisme a un sens pour la société, cela passe par l'école, car sa vocation ne saurait se cantonner à la seule diffusion d'un savoir utilitariste.
En tant de crise, les disciplines d'humanité sont un plus sûr viatique que tout ce qui n'a pour seul argument de promotion que la mode éphémère du moment.
Merci François Bayrou d'oser dire ce que bien des enseignants pensent tout bas.
Pour le texte intégrale, suivre le lien :
Morceau choisi:
Le lycée, l’école maternelle, le RSA
C'est, pour moi, une occasion de vous dire, au passage, que je m'inquiète de ce que prépare la réforme du lycée. À savoir la semestrialisation du lycée, le découpage en modules, en unités de valeurs, en options auxquelles il serait loisible de renoncer après quelques mois. L'éphémère éducatif, il a une apparence : le lycée à la carte, le choix.
Je connais son apparence, je connais sa réalité et je connais ses conséquences. Sa réalité, c'est l'obligation de gagner des heures, de faire des économies et de diminuer le nombre d'heures d'enseignement effectivement délivrées devant les élèves. Mais sa conséquence -et c'est cela qui m'intéresse le plus- c'est que le savoir n'est plus considéré comme une continuité, une construction qui s'élabore au fil du temps et dont on sait que tout y participe à terme, même le cours que l'on trouvait ennuyeux sur le moment, et dont on s'aperçoit quelques années plus tard qu'en fait, il vous avait apporté quelque chose et que ce quelque chose vous aidait à comprendre autre chose.
Je regrette que l'on choisisse cette démarche d'acquisition de la culture qui est en fait une démarche sédimentaire, une démarche de compréhension progressive du monde. Je regrette que l'on choisisse de faire sortir le lycée de la culture de la durée pour le faire entrer dans la culture du zapping.
Cela nourrit pour moi deux inquiétudes. La première est culturelle et elle s'énonce simplement : le zapping est le contraire de la culture.
La deuxième est le risque social, car on sait bien à l'avance qui va s'obstiner dans le "menu large", soutenu par sa famille, avec des stratégies élaborées de parcours scolaires, et qui va renoncer tout de suite, alléger sans cesse son "menu", car les familles ne seront pas derrière pour expliquer l'intérêt de ces options que l'on va abandonner.
Pardon d'avoir fait cette remarque au passage, mais je trouve que le débat ne s'est pas noué autour de cette réforme du lycée, qui n'est pas un débat, selon moi, à périmètre corporatiste, mais un débat sur l'essentiel de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.
Je connais très bien la culture du zapping. C'est le lycée américain qui est, par ses performances, le plus mauvais de tout le monde occidental. Après, il se rattrape, car les Américains ont une institution qui s'appelle le Collège et conduit vers des universités de haut niveau, payantes.
Je n'ai pas envie que l'on abandonne le lycée, dont je considère qu'il n'était pas, et de loin, ce qui marchait le plus mal dans le système éducatif français.
Je voudrais que l'on se tourne vers la base, vers le moment où les fondamentaux sont reçus et acquis, ce qui m'amène à vous dire que je ne comprends pas les attaques contre l'école maternelle, car, si nous étions normalement une société efficace, c'est à l'école maternelle que nous devrions faire porter l'essentiel de l'effort.

CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS

Christophe Béchu, président du Conseil Général de Maine-et-Loire et membre de l'opposition municipale, sera l'invité du premier numéro de "90 minutes chrono", le nouveau rendez-vous évènementiel de Radio Campus Angers.
Le lundi 27 octobre, de 19h00 à 20h30, il répondra en direct aux questions de Mathieu Doucet et d'Etienne Merlo. Au programme : les principaux dossiers du Conseil Général mais également ceux de la ville d'Angers.
Rendez-vous le 27 octobre 2008, dès 19h00, sur Radio Campus Angers (103 FM et www.radiocampusangers.com).

BAYROU TOUJOURS...HOULALA HI HOU

Voici le lien vers un article publié vendredi 24 octobre 2008 par le Figaro.
Bien sûr, il parle de François Bayrou, et c'est plutôt pas mal dit.
Mais, si vous cliquez sur l'un des liens contenus dans cet article, peut-être serez-vous surpris.
Merci à l'ami qui m'a signalé cette page du Figaro que je n'avais pas encore vue. Il se reconnaîtra.

mercredi 22 octobre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - OCTOBRE

Conformément à une tradition établie, nous reproduisons sur ce site la rubrique d'expression de la minorité municipale dans le journal Vivre à Angers.
OCTOBRE 2008 - N°326 11 VIVRE À ANGERS, page 11
“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
Face à la crise du logement : trois propositions pour Angers

Être élu de la minorité, consiste concrètement à alerter la majorité, à veiller à l’intérêt des angevins, à proposer.
La crise s’installant, notre groupe veut pouvoir contribuer pleinement à la redéfinition des politiques municipales afin d’anticiper ses effets négatifs sur les ménages angevins. Le logement est en cela prioritaire et emblématique.
Une double crise immobilière : Les angevins subissent dans le domaine du logement une double crise : locale et internationale.
- locale : entre 1999 et 2006 alors que nous aurions dû et pu construire (forte demande et entreprise du BTP en capacité de le faire) notre ville a divisé par trois le rythme de ses constructions provoquant une inflation soutenue des loyers et un frein à l’accession à la propriété. De même, les travaux mal maîtrisés dans le cadre de l’ORU et l’augmentation des charges (taxe sur les déchets, eau, …), ont entraîné des surloyers dans l’habitat social sans réelle
réaction de la ville.
- internationale : la situation économique provoque une chute de la construction, l’arrêt de projets urbains, le retrait de promoteurs, un fort ralentissement de l’accession à la propriété à Angers comme ailleurs.
Anticiper les effets de la crise sur le logement des angevins : trois propositions

Face à cette double crise la majorité campe sur ses projets d’ “HYPERDENSIFICATION” sans anticiper les conséquences de la crise !
Nous proposons concrétement :
- Le soutien des projets qui font consensus, comme les milliers de logements du plateau des Capucins au détriment de ceux planifiés dans le cadre de l’hyperdensification. Nous devons concentrer l’action des entreprises du BTP dans un souci d’efficacité.
- La création d’un fonds de solidarité municipal (pris sur les revenus de la taxe foncière beaucoup plus élevée à Angers que la moyenne nationale) afin de diminuer les surloyers dans l’habitat social. C’est une mesure rapide susceptible de redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes.
- créer un groupe de travail regroupant professionnels du BTP et élus de toutes tendances, afin de réaliser un audit, de suivre l’évolution du logement à Angers et d’en tirer les conséquences pour adapter notre Plan Local pour l’Habitat.

Il y a urgence !

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”


Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.

Contact : 02 41 05 40 37

mardi 21 octobre 2008

GAUDEAMUS IGITUR: REJOUISSONS-NOUS DONC !

Le premier tour de l'élection municipale d'Angers et l'étroitesse de l'écart qui séparait Christophe Béchu au second tour ont suscité chez les angevins un immense espoir.
Bien entendu, il serait malhonnête de ne pas dire que nous aurions préféré un autre 16 mars 2008, tant le maintien à l'hôtel de ville de la majorité que nous savons n'est pas de nature à susciter l'élan nouveau dont Angers a aujourd'hui encore plus qu'hier tant besoin.
C'est cet élan nouveau des citoyens que l'Association Graines d'Angers, parrainée par Christophe Béchu, conseiller municipal leader de l'opposition , président du Conseil Général, se propose précisément de promouvoir, en créant de nouvelles occasions de débat.
Un comité de pilotage a préparé les bases indispensables à la naissance de cette association. Aux côtés de son président, Roch Brancour, c'est une équipe paritaire, riche de la diversité de ses talents qui a donné de son temps pendant l'été pour lui permettre d'exister bientôt au grand jour.
Outre Roch Brancour, l'équipe fondatrice comprend Nathalie Bernardin-Supiot, Maryse Chrétien, Bernard Dupré, tous trois anciens conseillers municipaux d'Angers, ainsi que Odile Guibert et Anita Gobert.
Gageons que les ouvriers seront nombreux et, le moment venu, la moisson fructueuse pour le plus grand bien d'Angers et des Angevins.

lundi 20 octobre 2008

SUR SAINT MAURILLE : SUITE

Erudition angevine: pourquoi les squelettes découverts dans les sarcophages de la place du Ralliement ne peuvent pas être le corps de Saint Maurille.
[DESCRIPTION DE L'EGLISE SAINT MAURILLE, par Péan de la Tuilerie]
Cette église est encore une collégiale composée de huit chanoines, dont les bénéfices sont conférés par l’évêque d’Angers, excepté la chantrerie et la prébende sacerdotale que présente le chapitre. Il y a aussi plusieurs chapelains et officiers choisis par les chanoines, ainsi que le curé, sous le titre de vicaire perpétuel ; car cette église collégiale est en même temps une paroisse dont le service s’est fait à part. Elle est fort bien décorée, et la nef est accompagnée de bas-côtés qui font deux grandes chapelles très anciennes. Nous conjecturons avec plusieurs auteurs que cette église, ainsi que celles de S. Pierre et S. Saturnin, depuis s. Maimbœuf, furent, dans leur origine, des chapelles bâties dans l’enceinte d’un vaste cimetière, qui renfermait la plus grande partie de la Chaussée S. Pierre d’un côté, et de l’autre, la place S. Maurille, et s’étendait en longueur jusqu’au delà de S. Martin.
Saint Maurille, évêque d’Angers, né à Milan de parents fort illustres, vers l’an 350, mourut le 13 septembre, jour de sa fête, l’an 430, âgé de 90 ans, comme quelques-uns l’ont écrit, et la 34ème année de son épiscopat. Son corps fut mis d’abord dans une voûte ou cave souterraine, qu’il avait faite faire pour l’inhumer ; elle est précisément sous le chœur de l’église dédiée à Notre-Dame, qui porte aujourd’hui son nom. Dans cette cave ou crypte qui est double, et où on ne descend aujourd’hui que très difficilement et avec une échelle, par une ouverture cachée sous les ponts où se mettent les chantres, il y a plusieurs grands tombeaux de pierre dure, fort anciens, dont l’un desquels élevé sur quatre piliers de trois pieds de haut servait d’autel où l’on célébrait souvent la sainte messe. Cette double cave est un morceau précieux et remarquable pour son antiquité pour être l’ouvrage de S. Maurille et pour les voyages qu’on y faisait autrefois aux fêtes de saint Jacques-le-Majeurs, de S. Jacques-le-Mineur, et de S. Benoît, évêque d’Angers. Les reliques de S. Maurille ne furent exposées à la vénération des fidèles que vers le commencement du huitième siècle. Peu de temps après, Charles-le-Chauve les fit transférer de cette église dans celle de Saint Maurice, où elles sont conservées dans une riche et magnifique châsse, pour marque de la dévotion des angevins envers ce très-saint prélat, à qui ils attribuent, avec le Martyrologe des Saints de France, l’institution de la fête de la Nativité de la sainte Vierge, qu’on appelle aujourd’hui Notre-Dame de l’Angevine, parce qu’il est probable qu’elle a été premièrement célébrée en Anjou, le 8 septembre.

Saint Benoît, évêque d’Angers, qui mourut, vers l’an 827, a aussi été inhumé dans la cave souterraine de S. Maurille. Les miracles qui se firent à son tombeau, obligèrent le clergé de transporter son corps dans une châsse, sur le grand autel de la même église où l’on garde séparément son chef qui est d’argent et plusieurs autres reliques. Il tint le siège épiscopal sous le règne de Louis-le-Débonnaire et pratiqua tout ce que l’on devait attendre d’un si saint évêque ; on en fait la fête le 15 juillet. Ce fut sous son pontificat que Théodulphe, évêque d’Orléans, fut emprisonné à Angers comme criminel d’État ; il y fit l’hymne Glorial, laus et honor, comme nous en avons parlé ci-devant.

Péan de la Tuilerie,
Description de la Ville d’Angers et de tout ce qu’elle contient de plus remarquable, augmentée de notes… par Célestin Port, p. 320-326. Angers, E. Barasssé, Imprimeur Libraire, 1869. Laffitte reprints, Marseille 1977.

Note de Célestin Port :
Les cryptes comprenaient quatre caves distinctes, dont trois sous le grand autel, chacune de 20 pieds de long sur 10 de large avec voûtes peintes, reposant sur des murs en ciment, relativement plus anciennes. On y descendait par un escalier de 12 marches, entre le sanctuaire et le chœur, recouvert d’une trappe de bois. Dans la première, quatre tombeaux à couvercle de pierre avec croix en relief à double croisillon formant bordure ; un des quatre tombeaux portait gravés les quatre animaux que vit Ézéchiel, et à un bout l’aigle et le bœuf avec le monogramme du Christ ; dans la seconde, moins longue mais plus large et éclairée par une fenêtre grillée donnant sur le jardin, un tombeau, long de huit pieds, élevé de deux pieds, reposait d’un bout sur deux petits piliers ; au-devant, une table d’autel où se célébrait autrefois la messe ; au bout, une petite statuette de Saint-Jacques-le-Majeur, en bois, mais ajouté postérieurement. C’est ce tombeau que Ménard prétendit être celui même de saint Jacques et qui pouvait bien plus probablement être accepté pour celui de saint Maurille. La troisième cave, à main droite, plus petite et obscure, contenait plusieurs tombeaux élevés, et par une porte murée, ouvrait, dit-on, sur un chemin souterrain qui communiquait avec Saint-Pierre. La quatrième cave, à gauche du maître autel, où menait un escalier distinct, renfermait quatre tombeaux, dont le plus curieux portait le monogramme du Christ, entre l’A et l’Ω. On y inhuma, au XVIe siècle, un Ménage, capitaine de cavalerie. Parmi les 14 tombeaux, on prétendait connaître ceux de Défensor, de saint Apothème, de saint Benoît, comme dans la muraille de l’église, à droite, celui de saint René, qu’on encensait aux grandes fêtes. Bruneau de Tartifume donne le dessin de ces antiquités, p. 356. Voir aussi Grandet, mss. 621, f. 139-141 ; Ballain, mss. 867, p. 571 ; Cl. Mesnard, mss. 875, t. II, p. 85.
in Péan de la Tuilerie, p. 323, op. cit.

dimanche 19 octobre 2008

A PROPOS DES SARCOPHAGES

Les sarcophages découverts place du Ralliement ne peuvent pas contenir le corps de Saint Maurillle. En effet, les reliques du saint furent levées de leur tombeau sur ordre de Charles le Chauve pour être transférées en la cathédrale saint Maurice.

Sur Saint Maurille.
Extrait :
Après avoir vécu au temps des empereurs Valentinien II, Honorius et Valentinien III, il [NDR : Maurille] mourut vers l’an 437, âgé de 90 ans. Son corps fut déposé dans une crypte ou chapelle souterraine qu’il avait fait bâtir au cimetière des chrétiens, hors les murs, dans un lieu où depuis fut construite une église en son nom, qui se voyait avant la révolution à l’est de la place du Ralliement. Charles-le-Chauve, au IXe siècle, fit exhumer le saint évêque, et porter sa châsse dans l’église Saint-Maurice[1]. On a longtemps fêté la fête de sa translation qui avait lieu le 19 octobre.

Godard-Faultrier,
l’Anjou et ses monuments, premier volume, p. 121.
Angers, Imprimerie et librairie de Cosnier et Lachèse, rue Chaussée-Saint-Pierre, 15, 1839.
Réimpression : éditions de la Tour Gile, 1996

[1] Cette église était antérieure à celle de ce nom que nous voyons aujourd’hui. Godard-Faultrier, p. 121, op. cit.

mercredi 15 octobre 2008

LA DEMOCRATIE A-T-ELLE BESOIN D'ADJECTIF?

Chacun sait que la loi fait obligation aux villes d'une certaine taille de mettre en place des Conseils Consultatifs de Quartier. Bien que mis en sommeil à Angers pour cause de campagne électorale, celle-ci avait néanmoins permis de faire émerger insatisfactions et frustrations quant à leur fonctionnement et surtout quant à la prise en compte de leurs préconisations par les élus.
Or voilà qu'aujourd'hui, la majorité municipale d'Angers, sortie des urnes dans les conditions que nous savons, les relance et recycle pour l'occasion la bien curieuse expression de "démocratie participative" sortie par une certaine Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007.
Soyons un peu sérieux, il en est de la démocratie comme de la laïcité. Eprouver le besoin de l'affubler d'une épithète est comme l'étrange aveu qu'elle ne fonctionnerait pas bien ou qu'elle serait dévoyée.
Les choses sont en réalité bien plus simples, la démocratie est ou n'est pas. Et l'on ne peut se repaïtre de concepts issus de la langue de bois politicienne et continuer à délibérer incontinent comme si le 9 mars 2008 n'avait pas existé à Angers.
Témoin en est cette délibération provocatrice lors du conseil municipal du 30 septembre où comme acte symbolique de la mandature, la majorité inscrit à l'ordre du jour la question du lotissement d'un espace vert situé aux Basses Fouassières au pied des barres d'un ensemble immobilier déjà vaste.
La mairie n'ignorait pas le refus unanime du voisinage et fait le choix du passage en force et répond avec un cynisme inouï à la présence bien pacifique de l'association des habitants du dit secteur venus à la salle du conseil avec leurs banderoles.
A l'heure où l'on nous rebat les oreilles de démocratie prétendument participative, comment se fait-il que l'on continue à la dénier. Comme s'il n'y avait pas d'autres endroits à Angers pour lancer des programmes immobiliers.
Les Angevins n'entendent pas en la matière être comme les corbeaux de la fable et jurer honteux et confus mais un peu tard qu'on ne les y reprendrait plus.
Or il est à craindre, que faute d'avoir su choisir le changement, il ne faille pas attendre grand chose des CCQ et que le repoudrage dont ils sont censés faire l'objet lors du grand machin de la démocratie locale ne soit hélas qu'un artifice cosmétique de plus, chose à laquelle les Angevins se sont malheureusement accoutumés depuis trop longtemps.

vendredi 3 octobre 2008

IN MEMORIAM : JEAN FOYER UN GRAND SERVITEUR DE LA REPUBLIQUE



Nous apprenons aujourd'hui la disparition de Jean FOYER, ancien Garde des Sceaux, Membre de l'Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres.


Né à Contigné le 27 avril 1921, ancien élève de l'Institut Mongazon, et de la Faculté de Droit de Paris, Agrégé des Facultés de Droit, il enseigna successivement à Lille, Nanterre, Paris II-Assas dont il était professeur émérite.


Spécialiste de droit civil, sa thèse de doctorat, soutenue en 1954, s'intitulait De l'autorité de la Chose jugée en matière civile. Essai d'une définition.


Ancien Résistant, Gaulliste de la première heure, principal artisan de la rédaction de la Constitution de la Vème République, il fut Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de 1962 à 1967, et Ministre de la Santé en 1972-1973.

Excepté durant l'exercice de ses fonctions ministérielles, il représenta sans discontinuer le Maine-et-Loire comme Député de la 2ème circonscription à l'Assemblée Nationale, de 1959 à 1988.

Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, résidant le plus souvent à Paris, il n'en oublia pas moins son Anjou natal, et fut maire de Contigné le village où il avait vu le jour jusqu'en 2001.

Attentif au monde de la culture, il avait accepté d'être le président d'honneur de l'Association pour la Connaissance, la Sauvegarde et la Promotion des Orgues de Maine-et-Loire lors de sa fondation en 1992, et il avait tenu à honorer ce printemps l'invitation qui lui avait été faite de représenter l'Institut de France au Jury chargé de décerner le Grand Prix d'Orgue Jean-Louis Florentz organisé tous les ans à Beaufort-en-Vallée et à Angers.

Catholique convaincu, il avait été nommé par le Pape Jean-Paul II membre de l'Académie Pontificale Pro Vita.



4 Mai 2008 - Cathédrale d'Angers

Prix de l'Académie des Beaux-Arts Jean-Louis Florentz

De gauche à droite : Mme Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste titulaire adjointe à Saint-Sulpice à Paris, MM. Jean Foyer, Membre de l'Institut de France, Ancien Ministre,

Jean-Claude Vacher, préfet honoraire de Maine-et-Loire.


Recevant S. E. le Cardinal Ratzinger comme Membre associé étranger de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, Jean Foyer s'adressait en ces termes au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le futur pape Benoît XVI.
(extraits du discours).

"Il n'est point de système de rapport entre Église et État qui soit parfait. Dans nos sociétés occidentales, la séparation est sans doute le moins mauvais, et plus simplement le seul possible.
Elle laisse intacte à l'Église sa mission et la charge de parler, de porter le message qui lui est confié aux hommes et au Monde. Elle l'a fait devant la montée des totalitarismes, entre les deux guerres.
Vous l'avez redit en notre temps, rappelant à l'État ses limites nécessaires. Il n'est point un totum. L'État n'est pas tout, il ne doit pas tout faire et il ne peut pas tout faire. L'Église a mis en garde les États, les chrétiens et le Monde contre une utopie sans cesse renaissante, manifestation d'orgueil, contre l'illusion de croire que l'instauration de structures sociopolitiques ou économiques est capable de créer un « homme nouveau ». Utopie meurtrière qui a coûté en notre siècle la vie à des millions d'hommes. En son nom ont été justifiées les plus odieuses contraintes et les pires violences."
[...]
"Ce n'est point la société qui peut rendre les hommes meilleurs, elle ne peut que les rendre pires.
Ce sont les hommes qui peuvent réformer la société, à la condition de s'être convertis eux-mêmes."

mercredi 1 octobre 2008

MISE AU POINT DE XAVIER COCHARD - OUEST FRANCE

Après la tapageuse autant que mensongère intervention de Bernadette Caillard-Humeau dans les quotidiens locaux de samedi 27 septembre, Xavier Cochard, conseiller municipal de Trélazé, élu sur la liste du député maire Marc Goua a fait parvenir à Ouest-France la réaction que voici.

Ouest-France édition du 30 septembre 2008
MoDem : un élu remet les pendules à l'heure
Après les critiques de Bernadette Caillard-Humeau concernant les élections au Mouvement démocrate, Xavier Cochard, élu de Trélazé, réagit vivement.
Les propos de la première adjointe du maire d'Angers lui sont restés en travers de la gorge. Dans notre édition de samedi, Bernadette Caillard-Humeau, et une dizaine de militants, se plaignaient d'être écartés de trois scrutins concernant la désignation de représentants au sein du parti de François Bayrou. Immédiatement, Xavier Cochard, élu au conseil municipal de Trélazé, a fait part de son indignation.
« Je ne peux ni ne veux rester silencieux sur les agissements et les comportements calomnieux de certains membres exclus du MoDem. » Il explique : « Bernadette Caillard-Humeau et ses camarades du groupe démocrate angevin se sont exclus de fait en refusant de respecter le vote des militants de la section d'Angers lorsque ceux-ci ont décidé de faire campagne avec Christophe Béchu... Dire ici, que les anciens UDF se sont automatiquement portés candidats sur des listes de droite est purement scandaleux. Marc Goua est un homme profondément ancré à gauche et je suis néanmoins élu sur sa liste. »
Plus précisément sur les élections au MoDem : « Ce groupuscule s'offusque de voir ses listes invalidées, rien de plus logique puisque ces deux listes ne respectaient pas les règles de parités fixées par les instances nationales, et que les dites listes étaient composées de membres exclus de notre mouvement. »
Et de conclure : « Je suis franchement navré que Bernadette Caillard-Humeau ait besoin de salir publiquement les adhérents, les militants, les responsables et les élus MoDem. »
Merci à Xavier Cochard pour sa courageuse prise de position. Elle est tout à l'honneur de ce que justement François Bayrou souhaite que nous construisions et faisons vivre: un mouvement libre et courageux, qui met au premier plan les convictions et l'humanisme.

lundi 29 septembre 2008

ELECTIONS INTERNES: RESULTAT

Laurent Gérault élu à la présidence du MoDem 49 avec 97% des suffrages exprimés.
Le Mouvement Démocrate de Maine-et-Loire est en ordre de marche, comme l’avait demandé François Bayrou dans son courrier du 26 septembre (voir ci-dessous).

Les adhérents démocrates ont voté de manière claire.
Les résultats sont les suivants :
présidence départementale collégiale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 174
bulletins blancs 4
bulletins nuls 1
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant: Laurent Gérault
voix 174 sièges 5


conseil départemental
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 176
bulletins blancs 3
bulletins nuls 0
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant Françoise Le Goff
voix 176 sièges 56

conférence nationale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 173
bulletins blancs 3
bulletins nuls 3
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant France Réveillère
voix 173
sièges 34
Attachons-nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

François Bayrou a téléphoné personnellement ce midi (lundi 29) à Laurent Gérault pour le féliciter et lui faire part à nouveau de son total soutien.

C’est la meilleure réponse à tous les mensonges et attaques personnelles que l’équipe du MoDem 49 a subis ces dernières semaines. Attachons nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

dimanche 28 septembre 2008

Communiqué de presse Christophe Béchu 12-07-2008

Voici un article qui pour cause de vacances m'avait échappé.

On peut le lire au lien suivant http://www.ouest-france.fr/2008/07/12/angers/-J-ai-dit-non-a-Bernadette-Caillard-Humeau--54079538.html .

Christophe Béchu rappelle judicieusement la fin de non recevoir qu'il a opposée à Bernadette Caillard-Humeau, qui tentait de négocier directement une place sur sa liste, court-circuitant ainsi les instances du parti auquel elle appartenait alors, et qui parallèlement menait ouvertement des négociations avec Jeanc-Claude Antonini.
Cela confirme depuis longtemps ce que nous pensons de BCH: une personne pour qui les mots loyauté et éthique semblent appartenir à une langue qui lui serait étrangère et qui n'a pas compris que faire de la politique ce n'était pas passer son temps à grenouiller dans les arrière-cuisines mais à véritablement se mettre au travail, respecter les décisions collégiales du parti que l'on a choisi, et cesser de s'en réclamer dès lors qu'on choisit un chemin contraire à celles-ci.
Les derniers dérapages médiatiques de sa part ce week-end ne font que renforcer cette impression.

CONSEIL MUNICIPAL : ORDRE DU JOUR 30 SEPTEMBRE

Le Conseil Municipal d'Angers se réunira en séance publique mardi 30 septembre à 19h00.
Ordre du jour consultable sur le site de la Mairie au lien suivant: http://www.angers.fr/uploads/media/OJ_conseil.pdf

jeudi 25 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE (SUITE)

Ces derniers week-end la section d'Angers du Modem s'est lancée dans de grands travaux de rénovation de sa permanence. Grâce à de la peinture fraîche, blanche, grise et orange, des pinceaux et des rouleaux, un peu d'huile de coude et beaucoup de bonne humeur, la salle de réunion a pu prendre une allure un peu plus accueillante.

Voici ce que cela donne une fois les peintures finies.

Et oui, le Modem angevin travaille, et travaille concrètement, et il est beau de voir du travail fini.

mercredi 24 septembre 2008

ANGERS: LA SEULE VILLE OU PERSONNE NE CONNAÎT LA (1ère) ADJOINTE

Il est plus que temps que les Angevins se rendent compte de leur grosse bourde du 16 mars 2008.
L'adjointe au maire chargée de la mobilité est une parfaite inconnue, puisque même le personnel municipal ne la connaît pas.
Comme quoi, connaissance et reconnaissance ne s'improvisent pas. Si n'était en jeu le respect dû au personnel de la mairie, on pourrait trouver bien comique ce qui s'assimile à un jeu assez vache, celui qui consiste quand on est inconnu à tenter de prendre en faute de mauvaise réponse, un employé municipal. Curieuse conception du rôle de l'élu. Et pourtant la scène narrée par Daniel Houlle ne se passe pas dans la Russie soviétique de jadis, mais bel et bien au troisième millénaire à Angers.
ACCROCHE-TOI !
L’anecdote (vécue) se déroule pendant les « Accroche-Coeurs ».

Une tente du festival est dressée sur la place du Ralliement et tenue par du personnel municipal et des bénévoles du comité des fêtes d’Angers. Déboule une nana à vélo, chemisier largement échancré sur les épaules qui vient se renseigner. « Vous pouvez me dire où il y a des spectacles en ce moment ? – Bien sûr…. » Et la permanente de préciser les différents lieux et horaires… La « touriste » reprend : « et vous pouvez m’indiquer lequel est le plus intéressant ? » Et l’autre de répondre qu’il y en a pour tous les goûts, mais que tous sont excellents… sur cette réponse, la fille enfourche son engin et s’éloigne à toutes pédales.

Alors la bénévole qui avait suivi la scène dit à la jeune du service municipal : « T’as vu qui c’était ? – Ben …non, pourquoi ? – C’était la 1ère adjointe du Maire ! – OH ! j’espère que j’ai bien répondu…. ». C'était en effet Bernadette Caillard-Humeau qui faisait son tour des popotes.

Eh oui, BCH/KGB, même combat !!!

Ce qui n’est pas rassurant pour elle, c’est que le personnel ne la connaît pas !

mardi 23 septembre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - SEPTEMBRE 2008

Voici la reproduction de la tribune du groupe "Angers, Choisir l'Avenir", publié dans le mensuel Vivre à Angers, page 17.

Source http://www.angers.fr/uploads/media/VAA325.pdf page 17

“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
La culture pour tous : du discours aux actes


“Les Accroches Coeurs”, vitrine culturelle de la ville viennent de connaître une dixième édition en demi-teinte. Programmation peu visible, absence de décors, manque d’originalité : l’essoufflement est manifeste.
La politique actuelle consiste à centraliser les moyens dans les mêmes structures (le Quai, le
NTA, le Chabada…) et à concentrer la plus grande part des subventions sur les activités culturelles de centre ville aux dépens de nos quartiers. Ce n’est pas notre vision de la culture pour tous.
Ainsi les maisons de quartiers, lieu de proximité, d’initiative, ne disposent que de 1% du budget culturel, somme sans doute trop faible pour accompagner les multiples projets portés par les talents de nos quartiers.
Au cours de ce mandat, nous défendrons l’accès de tous les angevins à toutes les cultures, nous nous y étions engagés pendant notre campagne. Notre ville est riche de sa diversité, des origines multiples des habitants de nos quartiers. Il faut encourager et soutenir cette diversité, encourager et soutenir les échanges inter culturels.
Nous pensons que la culture, l’échange peut être un nouveau ciment, un nouveau lien entre nous.
Nous souhaitons la poursuite des Accroches Coeurs mais en associant plus largement tous les quartiers de notre ville. La priorité au lieu de les allonger et plutôt les aides aux Maisons de Quartier et autres associations culturelles
Nous proposons la création d’un chapiteau itinérant mis à la disposition des quartiers afin d’y encourager la création artistique et culturelle.
Nous voulons que le Quai s’ouvre et se démocratise davantage pour favoriser son accès au plus
grand nombre.
Au-delà des Accroches Coeurs, l’esprit d’initiative des associations et des acteurs culturels de notre ville mérite d’être salué. Aussi, nous tenons à remercier les professionnels, les spectateurs, les bénévoles, les services municipaux et le comité des fêtes qui s’impliquent quotidiennement dans la vie culturelle d’Angers.

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.
Contact : 02 41 05 40 37
NDR: responsable de festival culturel, je souscris pleinement à ces propos, et je remercie bien chaleureusement les conseillers municipaux du groupe "Choisir l'Avenir" pour l'attention humaine qu'ils portent dans leur expression à tous les acteurs de la vie culturelle angevine.
J'ose dire ici que sans le dévouement des associations et de leurs bénévoles, bien des projets culturels qui font le renom d'Angers n'existeraient tout simplement pas. Pour certaines d'entre elles, s'il fallait faire faire par du personnel payé ce qui est fait par des bénévoles, s'il fallait intégrer salaires et charges à leurs prévisions budgétaires, ce serait d'autant moins de ressources qui seraient consacrées aux projets artistiques.

lundi 22 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE DEPARTEMENTALE

Eric et Anthony avec leurs outils.

Depuis deux week-ends la permanence du Mouvement démocrate s'est lancée dans des travaux de réfection des peintures. Après la réfection des façades par le propriétaire bailleur, il devenait plus qu'urgent de donner à l'intérieur des locaux quelques coups de peinceau. Ainsi donc, des militants ont bien voulu donner de leur temps pour rendre nos locaux encore plus accueillants. Toute modestie mise à part, le travail effectué n'a pas grand chose de commun avec celui des ouvriers de la onzième heure.
Pour les murs, c'est la peinture blanche agrémenté de bandes de couleur orange et pour les pleintes c'est du gris.
Faire vivre un parti, ce n'est pas seulement avoir des idées sur l'homme et le monde, le pays, la région et la ville et en débattre, c'est aussi retrousser les manches au sens propre.
A Angers, peut-être mieux qu'ailleurs, le Modem est un parti qui ne vient pas de nulle part, qui ne s'est pas constitué ex nihilo, tant de pages de l'histoire locale du centrisme se sont en effet écrites dans les locaux historiques de la rue Saint Maurille, qui avant d'être ceux du Modem ont hébergé le MRP, le CDS et enfin l'UDF.


Stéphane et Anthony s'apprêtant à peindre les bandes orange.



Claudine et Amand



Claudine en pleine action de peinture d'une porte.






mercredi 17 septembre 2008

HALTE AUX PROJETS D'UTILITE DOUTEUSE

Cette intervention de Jean-Jacques Bélezy, conseiller municipal Modem à Limoges, résume tout à fait les inquiétudes que l'on peut concevoir à propos du projet du nouveau jouet de Jean-Claude Antonini, le centre aqua récréatif, ou quelque chose comme ça. Alors que nul n'ignore qu'en matière sportive, les urgences sont ailleurs et que cet équipement dispendieux obèrera pour de longues années l'indispensable délocalisation du stade Jean Bouin, vétuste et obsolète, qui n'a plus sa place là où il est, et dont la rénovation sur place serait un gouffre abyssal pour les finances de la ville.
A l'heure où le manque de réserves foncières en centre ville est si criant, on ne peut pas se permettre de passer à côté d'une telle opportunité. Les familles que l'on réussira à faire se loger près du centre, ce sera autant de familles qui échapperont aux mouvements pendulaires et dont les enfants viendront renflouer les effectifs de nos établissements scolaires.
Il suffit juste de remplacer les références à Limoges par Angers et ses villes périphériques.
Finalement, entre socialisme mégalomane et bling bling à la Sarkozy, il n'y a guère de différence. Le payeur est toujours le même, le citoyen. Comme si ces édiles se faisaient un devoir de mettre en pratique un adage d'un nouveau jour: "Civis semper solvendus censetur". Le citoyen est réputé toujours solvable.
"Les élus de Limoges Métropole ont choisi ce 30 Juin 2008 de lancer officiellement la procédure de construction d’un centre aqua-récréatif, en fait une « grande piscine », l’équivalent des thermes d’une cité gallo-romaine. Avec un bassin olympique couvert, un bassin de préparation, des hammams et saunas. Un projet chiffré à ce jour 55 millions d’euros, un chiffre considérable pour un équipement de loisir.
Notre agglomération a besoin d’un nouvel équipement nautique, tout le monde s’accorde à dire que les bassins actuels sont saturés.
Pour autant, est-il politiquement raisonnable de mobiliser la quasi-totalité des capacités d’investissement de l’agglomération sur un équipement de loisirs alors que de nombreux besoins essentiels ne sont pas satisfaits, qu’un service essentiel comme celui des transports en commun pour tous les habitants de l’agglo n’est pas honoré.
L’argent mobilisé pour ce projet ne servira pas à améliorer le quotidien des habitants de Feytiat, de Landouge, de Beaubreuil, d’Isle ou de Condat.
Quel va être le coût de fonctionnement d’un tel équipement ? Son impact environnemental ?
Je crois important d’adapter le programme aux capacités et aux besoins actuels de notre agglomération."
Jean-Jacques Bélézy, Conseiller Municipal MoDem de Limoges
http://www.modem87.org/blog.html

Mauvais goût vestimentaire (suite)

Abstraction faite de son appartenance politique, il y a des jours où l'on envierait les parisiens d'avoir un maire qui montre par sa tenue vestimentaire qu'il respecte ses administrés.

Chacun a pu juger du peu de cas que fait le maire d'Angers des codes vestimentaires dans une récente émission télévisée, mais avec cette vidéo prise aux accroches coeurs, c'est encore pire.

Un étranger cherchant dans cet aréopage d'élus le maire d'Angers se demanderait bien où il est.
Les angevins, même ceux qui vont aux Accroches Coeurs, sont ils indignes d'avoir un maire bien habillé?
Quand les politiques s'imaginent que pour parler au peuple, il leur faut arborer une tenue négligée, c'est qu'ils n'ont décidément rien à dire.
D'ailleurs, Ouest France publiait ces jours-ci un article fort intéressant sur le rapport des hommes à leur pouvoir.
"C'est une comédie du pouvoir qui se joue, depuis des millénaires, sous toutes les latitudes. C'est spectaculaire, parce que, au PS, il y a une déficience de leader. C'est comme dans une meute de loups. Il y a chez tous les loups mâles une aspiration à prendre la tête de la meute et puis il y en a un qui, par ses qualités, va finalement l'emporter. Même s'il y a des personnalités pas particulièrement faibles au PS, ils n'ont pas encore trouvé leur Sarkozy.
Que signifie cette tendance à s'habiller à la manière de Mitterrand,
à essayer la barbe ?
Aucune personnalité de gauche ne semble disposer d'une personnalité suffisamment forte et rassurante, d'où le besoin de se réclamer d'un père charismatique par l'imitation, le déguisement, sans oublier l'expression dont l'emphase anachronique frise souvent le ridicule.
De Gaulle proclamait qu'il n'avait pas de prédécesseur, Mitterrand ne se réclamait que de lui-même..."

lundi 15 septembre 2008

LA LAÏCITE TELLE QUE LA VOIT FRANCOIS BAYROU

Voici, reproduit in extenso le texte de l'interview accordée par François Bayrou. Le président du modem, dont nous connaissons tous les convictions de chrétien démocrate laïc, y explique ce qu'est sa vision de la laïcité, celle de la République.
L'on y découvre qu'elle n'est pas l'anticléricalisme, ni même l'obligation pour l'homme politique de taire ses convictions.
Mais le statut d'homme public, lorsqu'ès qualités, il assiste à une cérémonie religieuse, implique une certaine réserve.
Cela m'est l'occasion de résumer une petite anecdote personnelle.
Au tout début de ma carrière, j'avais été amené à conduire des élèves volontaires à la messe de sépulture du papa de l'un d'entre eux. Le chef d'établissement avait naturellement donné les autorisations d'absence nécessaire aux élèves et aux enseignants pour qui leur présence semblait être naturelle auprès de leurs élèves venus accompagner l'un d'entre eux à l'occasion des obsèques de son père.
Représentant en quelque sorte l'Etat auprès de mes élèves, même si la majorité d'entre eux avait été catéchisée et avait fait sa profession de foi, j'avais jugé qu'il eût été inopportun de communier. La raison était que j'accompagnais des élèves, et sur mon temps ordinaire de travail.
La laïcité s'imposait alors, et cela ne m'empêcha pas, non plus que mes collègues, dont je ne savais pas et n'avais pas à savoir quelles étaient les convictions, d'aller ensuite bénir le cercueil du parent décédé. Mais la communion, c'est autre chose, c'était manifester publiquement des convictions de foi. Ce n'était pas le lieu.
Il en eût été évidemment autrement si j'avais assisté à cette cérémonie en dehors de mes heures de service, et sans avoir eu à y conduire des élèves.
Subtilités que tout cela. Le cadre liturgique eût été le même, les personnes présentes aussi, mais une chose changeait, je n'étais pas alors en tant que professeur, mais comme simple particulier.
Je crois que c'était, toutes proportions gardées, et à la place qui est la mienne, la ligne de conduite que François Bayrou propose pour les croyants qui sont en charge d'une partie des affaires publiques et qui sont détenteurs d'une parcelle de l'autorité de l'Etat. L'obligation de réserve étant d'autant plus grande que les responsabilités sont grandes et que la personne qui les exerce exposée aux regards publics.
Cette ligne de conduite était du reste celle du général de Gaulle, qui n'avait jamais fait mystère de sa foi de chrétien, mais qui ne communiait jamais lorsqu'il assistait à une messe en qualité de chef de l'Etat.
Une question mérite cependant d'être posée, c'est la rapidité et la simplicité de diffusion des images. Une photographie peut être diffusée dans l'instant et la technique comme le matériel est à la portée de tous. La conséquence en est que l'homme public est davantage exposé. Et l'immédiateté de la diffusion empêche certainement toute prise de distance dans la réaction de l'opinion publique.
Voici donc le texte de François Bayrou.
Laïc convaincu et chrétien engagé, François Bayrou commente pour le JDD la visite de Benoît XVI en France. Le président du Modem, qui s'est dit "peu enthousiaste" à l'idée que Nicolas Sarkozy reçoive le pape à l'Elysée, estime que "la laïcité, c'est le refus du mélange des genres". Quant à la "laïcité positive", il juge "qu'ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot"... (lire la suite)
JDD : Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
FB : Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.
JDD : Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
FB : Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...
JDD : Vous croyez à ce miracle?
FB : Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...
JDD : Votre foi vient de l'enfance?
FB : Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy... JDD : Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"...
F B : Votre christianisme source votre patriotisme! Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...
JDD : Vous priez?
FB : Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.
JDD : Vous communiez?
FB : Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...
JDD : Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
FB : Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...
JDD : Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
FB : Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.
JDD : Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
FB : Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux. JDD : Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
FB : C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien. JDD : Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
FB : Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.
JDD : Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
FB : On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...
JDD : Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
FB : J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...
JDD : Nicolas Sarkozy est-il croyant?
FB : Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.
JDD : Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
FB : Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.
JDD : Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?
FB : Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté. JDD : Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
FB : Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Olivier JAY (Le Journal du Dimanche)

dimanche 14 septembre 2008

RENTREE DU MODEM ANGEVIN

Le quotidien Ouest France diffuse ce jour sur son site le compte-rendu de la conférence de presse de rentrée de la section d'Angers du Mouvement Démocrate.
L'équipe par la voie de sa présidente a précisé quelles étaient ses préoccupations par rapport au pouvoir d'achat.
Nul n'igore à Angers que les choix de la municipalité et de l'agglomération rendent plus aigu la question du pouvoir d'achat, en raison notamment du poids de la taxe foncière et des loyers.

samedi 13 septembre 2008

VISITE DU SAINT PERE



L'événement du week-end, c'est évidemment la présence du Pape Benoît XVI en France, à Paris et à Lourdes.
A la suite du grand pape Jean-Paul II qui a accompagné notre génération, c'est bien au pape Benoît XVI qu'incombe la charge de rappeler aux catholiques les fondamentaux de leur foi.

Face aux tenants d'un monde sans dieu et vide de sens, pour qui le nihilisme et le matérialisme pratique constituent les seuls horizons de référence, face aux tenants d'une vision étriquée de la laïcité, pour qui la religion ne pourrait être qu'un vague sentiment ou une pratique clandestine interdite de toute expression publique, le discours du Saint Père nous rappelle fort à propos ce qu'est l'engagement du chrétien dans la cité, et ce que peut être une laïcité positive bien comprise, délimitant strictement les affaires de César et celles de Dieu, mais qui crée justement les conditions d'une expression publique de la Foi.


Et cela va droit au coeur d'entendre de surcroît la voix d'un francophile sincère, alors que dans les milieux qui se disent avancés et éclairés, il est de bon ton de brocarder voire de renier le génie français, sa culture.
Merci très Saint-Père pour l'estime que vous êtes venu témoigner à notre cher pays et à sa capitale, dont Jacques Chirac, alors Maire de Paris, accueillant Jean-Paul II, disait en 1980 qu'elle avait recueilli le triple héritage de Jérusalem, d'Athènes et de Rome.
Merci très Saint Père, d'avoir visité Lourdes, où en 1858, la Vierge Marie choisit une humble enfant, Bernadette Soubirous, pour lui demander d'aller dire aux prêtres qu'on bâtisse une chapelle, que l'on vienne en procession, boire à la fontaine et s'y laver.
"Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam, et tibi dabo claves regni coelorum"
(Matth. XVI, 18-19).
Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas contre elle, et je te donnerai les clefs du royaume des cieux."