vendredi 11 février 2011

OÙ VA NOTRE JUSTICE ?

Notre démocratie est un bien précieux. Mais elle est une conquête fragile. Elle est le résultat de luttes, patientes et tenaces, parfois au prix du sang. Raison de plus pour l'estimer et la cultiver. 
Notre constitution repose sur le principe hérité de Montesquieu, celui de la séparation des pouvoirs. Elle est encore et toujours la meilleure garantie dont dispose le citoyen contre l'arbitraire. Encore faut-il que les institutions de notre République se respectent entre elles.


Il est rare de voir en dehors des prétoires robes rouges avec ou sans hermines, robes noires avec ou sans épitoges. Or pourtant c'est ce que les citoyens des villes de certaine importance pouvaient voir comme spectacle ce jeudi 10 février. 
L'on peut supposer que le monde de la magistrature n'est pas plus syndiqué que la moyenne des Français et des fonctionnaires, l'on peut supposer que tout l'éventail des opinions politiques démocratiques y est représenté. 
Il est rare dans une république de voir les magistrats sortir ès-qualités de leurs cours et de leurs tribunaux pour  porter publiquement dans la rue la mercuriale, jusqu'à la plus haute juridiction qu'est la Cour de Cassation. 
Les chefs de juridiction, y compris le parquet, pourtant hiérarchiquement rattaché au pouvoir exécutif, se font l'écho du malaise grandissant.


Dans l'éclosion d'une révolte, il y a certes une goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais pour déborder il faut que le vase soit auparavant plein. 
Depuis dix ans que nous entendons les rodomontades sécuritaires qui ne manquent pas de naître de l'exploitation du moindre fait divers, que de lois empilées qui modifient les codes judiciaires, exposant ainsi les décisions, ordonnances, jugements et arrêts de ceux à qui la République a précisément confié l'exercice de cette noble fonction à une perpétuelle insécurité ! Lois Perben I, II, Loppsi, etc..., peines planchers, et aggravations des peines ont-elles chassé de nos cieux et de nos terres le fléau du crime?
Si tel était le cas, cela se saurait. Cela se devrait dire. Il n'y a pas si longtemps, la pusillanimité des sentiments ne voyait pas autre chose dans le maintien de la peine de mort dans notre code, quand bien même on ne l'appliquât point, que l'ultime instrument de la dissuasion. Sotte naïveté que de croire qu'à l'instant de commettre l'irréparable, la perspective de l'échafaud, du petit matin blême, et de la lame de la guillotine faisant passer le criminel de vie à trépas dans la clandestinité d'une cour de prison allait arrêter la main du criminel !
De temps à autres, dans les procès où se jouait la tête des accusés, les avocats généraux, pour peu qu'il leur restât un peu de culture et d'art oratoire, s'en prenaient aux romantiques de salon qui pensaient que la société s'honorerait en supprimant le châtiment suprême, leur reprochant pèle-mêle d'oublier les victimes, et s'efforçant de persuader jury et cour que seule la menace de la mort pouvait faire reculer les criminels, laquelle  menace n'avait pourtant point retenu la main homicide de celui dont pourtant ils réclamaient la tête. A cette rhétorique en répondait une autre, celle de l'avocat, d'autant plus persuasif que sa robe avait connu le baptême du sang, quand, prévenu par un appel du parquet général, il apprenait qu'il fallait qu'il laissât un numéro de téléphone où on le pouvait joindre à tout moment, s'attendant désormais à être appelé au milieu de la nuit, pour s'entendre mandé d'être à la prison à trois heures du matin.
C'est cette idée de la justice disposant du pouvoir de faire expier le crime dans le sang qui prévalut dans notre France jusqu'en 1981, où le courage d'un président élu qui avait posé cartes sur tables, conduisit notre pays à abolir la peine de mort en temps de paix. 
C'est au contraire cette autre idée de la justice renonçant à la loi du talion, qui récemment encore nous conduisit à déclarer que désormais la peine de mort n'était point conforme à notre constitution.

Quand aujourd'hui nous constatons qu'au plus haut niveau de l'Etat, on érige en norme l'exploitation populiste et malsaine du drame le plus horrible fût-il, au point d'avoir l'impudence de laisser croire que le crime pouvait résulter de la faute de la justice, l'on est tenté de se dire qu'heureusement qu'est passée l'époque où un garde des sceaux qui savait de quoi il parlait quand il vint demander aux députés et sénateurs d'abolir la peine de mort, car sinon aujourd'hui, si n'avait pas été aboli le châtiment suprême, celui-ci, quand bien même il n'eût pas été requis, serait certainement prononcé par des jurys nettement plus répressifs qu'il y a quarante ans, et peut-être appliqué...

Assurément, il eût été important qu'au plus haut niveau de l'Etat précisément on gardât raison. C'eût même été sage. Nul ne discutera l'abjection d'un crime horrible où le dépeçage du corps de la victime vient se rajouter à  l'horreur en soi révoltante du meurtre et du viol.
Mais appartenait-il à celui auquel notre Constitution assigne comme devoir de sa charge la garantie de l'indépendance de la Justice de stigmatiser une profession entière, de laisser croire que la commission d'un crime sordide pouvait résulter de la faute d'une institution, comme si, avec les meilleures garanties de suivi d'exécution des peines et des mesures post-sentencielles, l'on eût pu empêcher en toute heure du jour et de la nuit le criminel de perpétrer le sauvage assassinat d'une jeune fille?
Lorsque l'on a pris sciemment le risque de stigmatiser ainsi l'autorité judiciaire, il ne faut alors pas s'étonner que celle-ci, hiérarchie en tête, est-il besoin de le signaler, retrouve soudain les accents de la mercuriale, et adresse à la puissance exécutive la remontrance que hélas elle mérite.
Est-ce un honneur pour notre pays d'accorder à son autorité judiciaire des moyens inférieurs à ceux que lui accordent d'autres pays pourtant infiniment moins favorisés que le nôtre?
Loin d'avoir apporté la réponse adéquate à la criminalité et la délinquance qu'elle prétendait juguler, la multiplication des lois pénales a accru l'insécurité judiciaire, et partant contribué à l'illisibilité des jugements, faisant planer sur Thémis elle-même non point la saine crainte quand celle-ci naît du doute raisonnable, mais la crainte même de commettre l'erreur, paralysant ainsi son action, exposant presque sans cesser juges de tout niveau à douter même de la règle de droit qu'il convient d'appliquer.

Lorsque l'on prend soin d'examiner la décrépitude dans laquelle l'impéritie de nos gouvernants a enfermé l'autorité judiciaire, il ne faut pas s'étonner davantage de voir robes rouges et hermines, toges, épitoges et mortiers quitter les lambris et les ors de la grand' chambre pour battre le pavé.


Qui croirait que derrière la façade du palais séculaire de l'île de la cité, s'entassent greffiers et magistrats devant se contenter parfois d'obscurs réduits que l'on ne montre jamais pour y travailler à la rédaction de leurs écrits? Qui croirait que ce que l'on nomme dépôt ou geôles est présentement indigne d'une démocratie avancée? Qui croirait que - risquant de bafouer la jurisprudence européenne sur le droit au procès équitable - comparutions immédiates - du moins dans les tribunaux des ressorts les plus peuplés - conduisent les juges à siéger jusqu'à la nuit tombée, et reprendre le lendemain une nouvelle journée parfois dès potron-minet.
Naguère, il y a seulement moins de quarante ans, lorsque le garde des sceaux, ou le ministre de l'intérieur, quand survenait un crime capital, oubliaient leur devoir de réserve, séduits qu'ils pouvaient être par les pièges captieux des microphones et des caméras, le président de la république ne manquait pas au conseil des ministres qui suivait de rappeler, certes mezza voce, à ces mêmes ministres qu'il fallait qu'ils abstinssent de commenter une affaire en cours, précisément au nom de la séparation des pouvoirs, mais aujourd'hui, le poison du populisme semble s'être à ce point inoculé, que l'opinion publique elle-même ne perçoit plus qu'il est tout simplement obscène de voir ceux à qui la conscience de leur charge doit précisément inspirer de sains devoirs de modération, de justice et de retenue, entonner avec une singulière complaisance les antiennes les plus nauséabondes de l'idéologie sécuritaire.

Si l'on souhaite que notre République ne se coupe pas de manière irréfragable de ceux qui ont charge d'exercer l'autorité judiciaire, ce sont d'autres chemins qu'il faut emprunter, et ces chemins ne sont pas ceux du populisme qui consiste à exploiter de manière obscène, et disons-le, irrespectueuse de la décence pourtant due aux victimes et leurs familles, et à livrer ce faisant, par le prisme du pilori médiatique, l'institution judiciaire à l'opprobre et au blâme publics. Ces chemins de la nécessaire réconciliation de la République et de sa justice passent par l'arrêt de la gesticulation et de l'empilement des mesures et des lois. Commençons par tirer le bilan de toutes les lois empilées, de voir si le redécoupage de la carte judiciaire produit les effets que l'on en attendait, donnons simplement à l'institution telle qu'elle est les moyens humains et matériels dont elle a besoin avant de lancer des mesures à l'issue incertaine comme pourraient l'être l'introduction du jury populaire au tribunal correctionnel, la disparition du juge d'instruction, ou la tendance à copier servilement dans nos mœurs juridiques des traditions exogènes auxquelles répugne le génie français.   

mercredi 1 décembre 2010

Cette froide journée de 1er décembre 2010 aura sans doute quelque peu réfréné les ardeurs de qui aurait voulu profiter de la pause méridienne pour visiter la place du Ralliement débarassé des marteaux -piqueurs, engins d'excavation, barrières etc... 




Depuis quelque temps, les entreprises de travaux publics mettaient les bouchées doubles pour libérer la place pour le marché de Noël. C'est ainsi que les cabanons en bois, relégués l'année dernière jusqu'à la place de la Préfecture ont élu domicile sur la place du Ralliement, au pied d'un Sapin de Noël, seule touche végétale au milieu d'un environnement bien minéral, froid et gris. Le carrousel d'antan est revenu pour la joie des petits.


Sans doute est-ce là un autre effet de cette lubie qui consiste à croire qu'il suffit de slogans et d'éléments de langage pour que la ville se croie la capitale du développement durable. Un peu de vert, des arbres ne dépareraient pas sur cette place, désormais balafrée par la voie du tramway, qui transformera l'espace compris entre la station et le théâtre en un no man's land bien impersonnel. 



Les seules notes de nature à égayer sont apportées par le marché de Noël, le retour du manège de chevaux de bois style 1900, et pour seulement deux jours, par deux rames du tramway blanc et arc-en-ciel, conduites nuitamment par camion, pour essayer la partie de voie comprise entre le coeur de ville et la Roseraie.
Le passage du tramway par la place du Ralliement est à coup sûr un ratage: ratage architectural qui ne réussit pas à gommer l'aspect minéral des lieux, mais qui l'aggraverait plutôt, coupure de la place en deux par la voie ferrée, et surtout, le passage en voie unique rue de la Roë, source évidente de ralentissement, puisqu'il faudra bien que le tramway montant attende que celui qui descend ait libéré la voie unique. 



vendredi 12 novembre 2010

TRES CHER TRAMWAY

Mardi 10 novembre se tenait le conseil d'agglomération d'Angers Loire Métropole. Parmi les délibérations soumises au vote des édiles figuraient entre autres le vote d'une somme de 400000 € (somme arrondie) pour rémunération d'une prestation d'assistance et de conception des festivités d'inauguration de la Ligne Unique du Tramway Angevin. Après les consultations d'usages, une agence parisienne avait été retenue.
L'élément inattendu fut ce que l'on pourrait appeler un commencement de fronde des maires des communes suburbaines, obligées, appartenance à l'agglomération oblige, de financer un tramway dont elles ne verront jamais les couleurs dans leur territoire pour nombre d'entre elles, et trouvant sans doute un peu fort de café, cette prestation ne couvrant qu'une mission d'assistance. Ainsi donc, le premier vice-président de l'assemblée nationale, par ailleurs maire d'Avrillé, cherchait à savoir si à cette somme il convenait de rajouter les locations de barnum, les fournitures de petits fours, etc... comme il est d'usage en pareil cas. Laurent Gérault, porte-parole de l'opposition angevine, suggérait l'idée que l'inauguration fût associée aux accroches-coeurs prévus pour le mois de septembre, comprenant mal qu'en période de crise économique qui frappe en premier les plus pauvres de nos concitoyens, une agglomération s'apprête à la fois à dilapider 400000 € pour une prestation de communication, et à voter, dit-on, un impôt sur les ménages... Toujours dans le même registre, Michelle Moreau, ancienne adjointe centriste de l'ancien maire Jean Monnier, désormais représentante de l'opposition, suggérait que l'on envisageât de confier cette action de communication à des étudiants, ce qui aurait le double mérite de faire travailler ceux-ci sur un vrai événement, de concevoir une vraie action de communication, et de ne pas plomber les finances de l'agglomération.
C'est alors que plusieurs maires des communes périphériques faisaient part de leur intention de voter contre cette délibération, arguant peu ou prou des mêmes motifs.
Cette délibération, présentée initialement par la vice-présidente en charge des déplacements, n'avait visiblement pas l'heur de plaire aux édiles.
Crainte de ne pas avoir de majorité suffisante, perception en séance de ce que la délibération était inopportune, celle-ci était en tout cas retirée in extremis de l'ordre du jour.
Le lendemain, les articles de la presse régionale reprenaient cette clôture inattendue de la séance du conseil d'agglomération, et enfonçaient à nouveau le clou sur ce qui commence à être un secret de polichinelle: la mise en place d'un nouvel impôt, dans l'agglomération d'Angers Loire Métropole, frappant directement les ménages. http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-L-inauguration-du-tram-retoquee-au-conseil-d-agglo_loc-1583994_actu.Htm
En ces temps de crise économique, ne serait-il pas temps que les édiles locaux en finissent avec l'idée selon laquelle plus les dépenses de communications sont chères, meilleure est l'effet sur l'opinion. En ce domaine là, une saine sobriété ne s'impose-t-elle pas, et est-il besoin de dire que le moyen de transport induira son usage, par le fait même de le voir passer dans les rues. Ne peut-on pas imaginer non plus une inauguration à moindres frais?

mercredi 12 mai 2010

ANGERS 7, L'AGGLO M'A TUER


En 1989, Angers était une ville dynamique, respectée dans le concert des métropoles innovantes. Jean Monnier, son maire avait été l'un des premiers à comprendre l'intérêt d'une chaîne de télévision locale quand l'antenne régionale de France 3 privilégiait Nantes.
TV 10 fut un magnifique outil. Angers 7, préparé pour affronter les défis de la TNT, est aujourd'hui victime des choix aberrants de la majorité municipale d'Angers et de l'agglomération. En raison de leur attitude sectaire et dogmatique, de leur refus de faire confiance à un projet de reprise porté par les salariés, c'est la liquidation judiciaire.
L'écran noir de notre chaîne locale que nous pouvons d'ores et déjà constater ne s'explique que par la seule frilosité de l'agglomération d'investir dans ce média.
Que l'on ne nous objecte pas l'ampleur de la somme (à peine 1 euro par habitant), assez mince quand on la ramène à celles englouties dans des investissements forts coûteux, où les avenants empilés les uns sur les autres finissent par doubler les sommes initialement octroyées, et où l'on cherche vainement le service rendu au citoyen.
Aujourd'hui Angers 7 rejoint donc la cohorte des sacrifiés. Il y avait déjà eu le festival du scoop, immolé sur l'autel des vendettas politiciennes.
Alors on se prend à rêver de ce qu'auraient pu se dire Jean Sauvage, président du département, s'il était encore de ce monde, et Jean Monnier, s'il était encore maire...
Nul doute que les collectivités se seraient entendues pour assurer la pérennité de notre média local.
Alors cherchons la différence, et il ne faut pas être grand clerc pour la trouver.
Angers n'a pas la majorité municipale qu'elle méritait, l'Agglo non plus.
 
Au moment où il aurait fallu se bouger pour le présent et l'avenir d'Angers 7, c'est-à-dire ces jours-ci, et concrètement pour la municipalité et l'agglo consentir à signer un engagement financier, la majorité municipale, via son association Aimer Angers, n'est intéressée que par un sondage concernant la "popularité" (sic) du maire, la question de savoir "s'il est usé" (resic).
Libre à Aimer Angers d'utiliser ses subsides comme bon lui semble, puisqu'il s'agit de fonds privés, mais, il y avait un moyen gratuit de ne pas avoir à se poser ce genre de question, c'était de ne pas se tromper de scrutin le 16 mars 2008.
La liquidation d'Angers 7 n'est hélas que l'un des dommages collatéraux de la frilosité gestionnaire qui sert de guidance politique à notre commune. Que l'on arrête de se payer de mots, la mission de l'élu est d'avoir de l'ambition pour son territoire, la gestion n'étant qu'un moyen de réalisation optimale pour atteindre un objectif. Car enfin, s'il ne s'agissait que de désigner des gestionnaires, le suffrage universel serait superfétatoire, il suffirait de pourvoir aux postes de maires et d'adjoints aux finances sur la base d'un concours sur épreuves écrites et orales, et de nommer aux postes les plus prestigieux les candidats les mieux classés.
Or si le législateur avait voulu qu'il en fût ainsi, il n'aurait pas maintenu le système de l'élection au suffrage universel.
Si au contraire lors des élections la parole est redonnée au corps civique, c'est bien pour que ce même corps civique réponde par lui-même aux questions qui touchent à son avenir, à l'ambition qu'il a pour son territoire.
Or, à Angers, si les résultats du premier tour des élections municipales ont indubitablement sanctionné le maire sortant, les résultats du deuxième tour, suite à une campagne mensongère, reposant sur des ragots diffamatoires, ont induit le corps civique en erreur, le faisant se tromper d'élection et répondre à une question hors sujet. Or aujourd'hui, ce sont les Angevins qui au quotidien paient cette erreur: un mauvais tracé de tramway, dont la dérive des coûts renvoie au retour des coquecigrues la réalisation de la 2ème ligne, aggravant ainsi le mauvais choix initial, c'est la dérive des dépenses somptuaires et les atermoiements sur les projets structurants pour notre territoire, c'est le climat peu agréable de vendetta politicienne qui a pour conséquence la suppression du festival du scoop.
Et aujourd'hui à cette sinistre cohorte des abandons et des trahisons, se rajoute le coup de poignard dans le dos assené à notre chaîne locale.
La grossièreté avec laquelle le premier magistrat de notre cité a répondu aux salariés d'Angers 7, coupables à ses yeux du crime de lèse-majesté d'avoir eu l'outrecuidance d'avoir manifesté lors de la première sortie du jouet sur rail est en soi l'indice de l'absence de crédibilité des arguties mises en avant pour refuser de soutenir la chaîne locale.
Sans doute s'agit-il d'un énième exemple d'application du précepte autocratique selon lequel la soi-disant écoute participative n'est que le paravent misérable d'une décision déjà arrêtée dont on refuse d'assumer les vrais motifs.
Nous sommes persuadés qu'Angers mérite mieux que cela. Mais il importe, si nous voulons que la léthargie et la frilosité ne se transforment pas en coma dépassé et en cryogénisation, de renouer sans tarder avec une vision dynamique de notre territoire, et des attentes de nos concitoyens.
Tout cela passe par un changement de politique, et pour changer de politique, il faut un nouveau maire, une nouvelle majorité.
C'est pourquoi, le moment venu, nous devrons pour changer de maire donner à Angers les vrais moyens d'une nouvelle majorité.
En 2014, se posera avec urgence et acuité la question de l'accession au pouvoir d'une nouvelle génération d'élus, et d'un maire plus en phase avec les vrais besoins des concitoyens, donc plus jeune.
Angers ne devra pas laisser passer cette chance, faute pour elle de se condamner à une irrémédiable régression.
Trop de signes se sont déjà accumulés. Il faut arrêter ce détricotage de l'héritage des générations de l'après-guerre, de ses élus, de Jean Turc à Jean Monnier, sans le combat quotidien desquels Angers ne serait pas ce qu'elle est.
Nos concitoyens méritent vraiment autre chose que la léthargie et autre chose qu'une gestion de rentiers dont l'alourdissement du bas de laine est inversement proportionnel au travail qu'ils fournissent.

mercredi 3 mars 2010

PROMETTRE SERAIT-IL POUR LES SOCIALISTES UN VERBE SORTI DE LEURS DICTIONNAIRES?

Le PS poursuit sa campagne malgré l’engagement de Jacques Auxiette


Publié le 03/03/2010 - 11:00

Communiqué de presse http://www.bechu-regionales.fr/



François Pinte, porte-parole de Christophe Béchu



Le PS poursuit sa campagne malgré l’engagement de Jacques Auxiette !



Contrairement à l'engagement pris par Jacques Auxiette, nous constatons aujourd’hui que plusieurs réunions de campagne de sa liste se sont tenues :

- En Maine et Loire à Montreuil Bellay

- En Loire-Atlantique à Nort sur Erdre

- En Sarthe à Mamers.

D’autres réunions de la liste socialiste sont programmées pour ce soir [NDR : le 2 mars !] dont un Café politique à Nantes animé par le directeur de campagne de Jacques Auxiette, Christophe Clergeau.



Nous nous étonnons que Jacques Auxiette n'ait pas cru bon, dans pareil contexte, de respecter l'engagement qu'il avait donné à Christophe Béchu.



Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il souhaite.

NDR: en raison des événements tragiques survenus en Vendée, les chefs de file respectifs du parti socialiste (Jacques Auxiette), et de la liste Agir Vraiment (Christophe Béchu, rassemblement de la Droite et du Centre) s'étaient engagés à une trêve de campagne.
Selon des informations concordantes, il semblerait que la consigne n'ait pas été bien entendue par certaines sections du PS.

lundi 1 mars 2010

LE PROGRAMME DE LA LISTE "AGIR VRAIMENT"

Les élections régionales approchent, voici le programme de la liste de rassemblement conduite par Christophe Béchu, chef de file régional, Laurent Dejoie, pour la Loire Atlantique, Antoine Chéreau pour la Vendée, Elisabeth Doineau pour la Mayenne, Fabienne Labrette-Ménager pour la Sarthe, et Géraldine Delorme pour le Maine-et-Loire.
Hommes et femmes de convictions, ils se présentent aux suffrages des ligériens, avec un programme qu'ils n'auront pas à changer dans la précipitation et l'incohérence entre les deux tours du scrutin. Telle est la liste qui se présente au premier tour, telle elle sera au second.

samedi 27 février 2010

DROIT PENAL, MORALITE PUBLIQUE ET VIE POLITIQUE

Notre république s'honore d'être une démocratie. Alors faisons un peu d'histoire grecque, puisque ce régime y est né. Il est loisible à quiconque s'intéresse un tant soit peu au sujet d'apprendrer que l'on y badinait pas avec la morale, et que mieux valait pour qui aspirait aux charges publiques n'avoir pas maille à partir avec la justice.
Les magistrats désignés - on dirait aujourd'hui les élus - devaient au préalable se soumettre à la dokimasia, qui vérifiait si l'impétrant remplissait les conditions de nationalité, s'il s'acquittait de ses impôts, et s'il satisfaisait à ses obligations militaires, et si sa vie privée était exemplaire. Cet examen était dévolu à un jury de citoyens présidés par les Thesmothètes. Devant cette assemblée, si quelqu'un avait une accusation à formuler, un débat contradictoire s'engageait alors, puis l'on passait au vote. Un magistrat pouvait se retrouver ainsi invalidé.
En fin de mandat, les magistrats devaient rendre des comptes, au sens propre du terme, et ne pouvaient avant d'avoir satisfait à cette obligation, ni quitter Athènes, ni disposer de leur patrimoine.
Certes, il n'y a pas commune mesure entre la démocratie directe telle que la connut l'antique Athènes et nos Etats modernes, où la démocratie est par nature représentative.

Une dernière polémique aux relents nauséabonds en Île de France sur le passé présumé d'un candidat investi par le parti socialiste est l'occasion de rappeler quelques évidences: le Code électoral ne dispose-t-il pas que les candidats à une élections doivent remettre en même temps que leur déclaration de candidature un extrait de casier judiciaire, le Bulletin n° 3, que seul l'intéressé peut demander?

Mais il existe aussi pour tout un chacun la possibilité d'obtenir auprès du greffe du tribunal ou de la cour qui a rendu un jugement ou un arrêt la copie intégrale de celui-ci. A condition pour l'auteur de la demande de fournir un certain nombre de renseignements qui supposent de sa part une connaissance assez précise des affaires en question, comme la date de prononcé du jugement, la chambre du tribunal ou de la cour qui l'a rendu, le numéro d'enregistrement au greffe.
Nous n'inventons pas, en voici la preuve sur le site du ministère de la justice, https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_12823_01.do

Par ailleurs, la justice est rendue au nom du peuple français, ce qui signifie que tout jugement est par essence rendu en audience publique, même dans le cas où les débats se sont tenus à huis clos, et qu'il est en théorie ainsi loisible à quiconque se trouverait dans le prétoire, même sans être partie à la cause, de savoir par le menu les détails du jugement.
Il n'est pas rare, dans les quotidiens de presse locale, dans la rubrique faits divers, de donner aussi des comptes-rendus d'audience parfois développés, et la législation n'interdit pas de faire état de l'identité des personnes condamnées, exception faite des mineurs, des faits poursuivis et des peines prononcées.
De plus, il est d'usage dans les salles des pas perdus d'afficher le rôle des audiences pénales, avec mention des personnes poursuivies, leur date et lieu de naissance, ainsi que la nature des faits incriminés.
L'on ne peut pas non plus exclure, jusqu'à preuve du contraire, une indiscrétion ou une confidence imprudente et inopportune de tel magistrat ou autorité de police ayant eu accès aux pièces de procédure, ou ayant interrogé le casier judiciaire. N'y avait-il pas eu naguère un magistrat indélicat qui consultait assidûment le fichier du Bulletin n° 1 (réservé aux seuls autorités judiciaires) pour le compte de je ne sais plus quelle obédience maçonnique et à des fins quelques peu éloignées des besoins d'enquête judiciaire.

En l'espèce, la vraie question à se poser, n'est-elle pas celle de la réapparition d'une forme moderne de la pratique des sycophantes, qui se faisaient à Athènes une spécialité de dénoncer les vices d'autrui, non par esprit de civisme, mais par esprit de lucre. Est-ce que par hasard le culte de l'audimat, la quête effrénée du buzz n'en serait pas l'un des ingrédients?

Enfin, nos sociétés, quelles que soient les lois qui restreignent la communication des écrits judiciaires ou l'interdisent à quiconque n'est pas habilité, ou en rendent l'accès dissuasif, qui prévoient une forme de droit à l'oubli, ne prémunissent peut-être pas suffisamment leurs concitoyens contre quelque chose de beaucoup plus délétère et,pervers : la permanence quelque part dans la mémoire numérique mondiale de toutes les traces numériques que chacun y laisse, et qui constituent - pas seulement virtuellement - un risque pour les réputations, l'honneur personnel, dans la mesure où un clic de souris en un rien de temps donne accès à des informations auxquelles naguère seule la consultation minutieuse de masses de papier pouvait permettre l'accès?


LA LISTE AGIR VRAIMENT DEFEND LE POUVOIR D'ACHAT DES MENAGES LIGERIENS



Lors du meeting du 23 février 2010, Christophe Béchu, président du Conseil Général de Maine-et-Loire, chef de file de la liste "Agir Vraiment", a annoncé une mesure phare de son programme, la contribution de la région en complément de l'intervention déjà conséquente des départements en faveur des transports scolaires.
Pour réaliser cet objectif, le candidat prévoit une somme annuelle de 15 millions d'Euros, dont le financement sera assuré par la diminution des dépenses de fonctionnement et des frais de représentation.
Ceux qui en charge de la région depuis six ans et qui ont laissé déraper l'endettement de la région, qui ont multiplié les dépenses de clientélisme, leurs alliés certains d'après le premier tour, sont-ils les mieux placés pour donner des leçons de bonne gestion des deniers publics?
Nous ne le pensons pas.
A l'heure où d'importantes réformes des collectivités locales sont indispensables, et où la première des réformes devra être la simplification des domaines d'intervention des unes et des autres, la mutualisation des ressources, la recherche de synergie et de partenariat, en faveur bien évidemment des ménages est une démarche qu'il convient d'encourager et de promouvoir.
Puisque l'heure est aux cadeaux, on devrait offrir au PS des travaux de changement de sigle. Dans le mot "socialiste", il y a "social". Les ménages, et particulièrement les plus modestes d'entre eux, apprécieront certainement de voir que ceux qui entendent conserver le monopole de l'héritage des femmes et des hommes qui en 1789 ont voulu l'abolition des privilèges, se situent désormais du côté des notables et des nantis dont le seul objectif est de se maintenir au pouvoir par les méthodes du siècle d'avant : le clientélisme et le sectarisme.
Une fois de plus, les Verts, et l'avatar d'Europe-Ecologie ne trompe personne, montrent leur duplicité entre le discours et les actes.
Ne nous payons pas de mots, et de temps en temps, il ne serait pas mauvais que ceux qui entendent baser leur avenir électoral sur le seul anti-sarkozysme posent de temps en temps leurs lunettes déformantes pour regarder notre région comme nous devons la regarder, avec des yeux authentiquement ligériens.
La démarche de ceux qui ont rejoint Christophe Béchu pour les présentes élections régionales, est conforme à l'éthique et aux convictions qui ont toujours été les leurs : privilégier ce qui se fait et ce qui se vit, car cela est plus important que ce qui se voit.
Une chose est certaine pour nous qui avons choisi le rassemblement et l'alternance nous n'aurons pas à changer nuitamment de programme entre le dimanche soir du premier tour et le lundi matin,  pour servir aux ligériens je ne sais quel mélange, dont l'issue certaine, serait tout simplement le choix de l'immobilisme pour les Pays de Loire.

mardi 23 février 2010

TOURNONS LA PAGE EN PAYS DE LOIRE

Jusqu'en 2004 la région des Pays de Loire était une région dynamique et entreprenante. Six ans de gestion calamiteuse socialo-écolo-bobo cela suffit.
Six ans de dérive des dépenses et de gaspillage communicationnel, cela suffit.
Six ans de retard dans les investissements structurants, cela suffit.
Six ans de démagogie, on a vu ce que ça a donné.
Le 14 mars changeons les choses, et souhaitons bonne retraite à Jacques Auxiette. D'ailleurs, il me semble que le parti socialiste défend mordicus la retraite à soixante ans...

Pour redonner du pouvoir d'achat aux ligériens, que la région commence par donner l'exemple en réduisant ses dépenses.

Pour redonner le goût de l'avenir à notre région, il faut un homme de notre temps, et cet homme c'est Christophe Béchu, le candidat du rassemblement.



Vous ne connaissiez pas Jacques Auxiette, vous voilà renseigné.

vendredi 19 février 2010

DUPLICITE ET FAUX SEMBLANT : LA COMEDIE VERTE CONTINUE.

Loin de moi l'idée du soupçon, mais simplement la pensée que l'électeur pour s'y retrouver aurait peut-être droit à un peu de clarté.
Selon Ouest-France, http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_-Europe-ecologie-Corinne-Lepage-a-Cholet-le-3-mars_-1269062--BKN_actu.Htm Corinne Lepage viendrait soutenir à Cholet les candidats d'Europe-Ecologie. Libre à elle, mais dans ce cas, pourquoi continuer à se prévaloir de sa vice-présidence du Mouvement Démocrate aux électeurs duquel elle doit - soit dit en passant - son mandat de députée européenne.
Ne serait-il pas opportun pour la clarté des choses qu'elle se mît en retrait du mouvement auquel elle avait "adhéré" ?
L'honnêteté n'y perdrait pas et la clarté vis-à-vis de l'électorat y gagnerait certainement, tant il est vrai que voter vert au premier tour, c'est acquiescer par avance à l'idée de devoir de toute façon voter socialiste au second tour, quitte à remiser au placard en moins d'une semaine des postures électoralistes dont on se demande si elles peuvent tenir lieu de convictions, à moins qu'il ne s'agisse d'un penchant particulier pour l'ingurgitation des couleuvres.

mardi 2 février 2010

IN MEMORIAM

Le monde judiciaire et politique de l'Anjou est aujourd'hui en deuil. Nous apprenons en effet le décès de Maître François Chanteux, avocat à la cour, conseiller général du Canton d'Angers-Centre depuis 1991, et Vice-Président du Conseil Général.
François Chanteux a exercé ses fonctions d'avocat au sein du barreau d'Angers depuis sa prestation de serment. Il en était du reste l'un des membres les plus anciens en fonction, et continua à plaider aussi longtemps que le lui permirent ses forces.
Au sein de l'assemblée départementale, il suivait avec une particulière attention les dossiers du monde de la culture et des arts, tant il est vrai que fidèle à la culture humaniste qui avait nourri ses études, il faisait partie de ces personnalités qui n'ont jamais vu dans le droit une pratique desséchée, coupée des réalités humaines parfois bien sombres qui émaillent la vie de ceux en qui il ne voulait pas voir seulement des dossiers mais des personnes riches de leurs parcours complexes, quand bien même ils portaient de lourds fardeaux.
Homme de territoire, pas une seule rue de son canton d'Angers-Centre ne lui était étrangère. Et nombreux furent les passants qu'il croisa lors de ses multiples déplacements entre son cabinet, le Palais de Justice, l'Hôtel du Département qui peuvent témoigner de ces échanges humains et vrais, en même temps que sincèrement désintéressés.
Ses fonctions de conseiller général l'amenèrent naturellement à représenter l'assemblée départementale au sein de nombreux conseils d'administration. Il y était un interlocuteur respectueux et écouté.
Avec le décès de Maître Chanteux, le barreau d'Angers perd un de ses plus éminents membres, et le Conseil Général perd un élu attaché à la vie concrète du territoire qu'il représentait, un élu pour qui rien de ce qui est humain n'était étranger.

dimanche 31 janvier 2010

INFO DE DERNIERE MINUTE : LA LISTE DE RASSEMBLEMENT CONDUITE PAR CHRISTOPHE BECHU PRESENTEE OFFICIELLEMENT

Christophe Béchu a officiellement présenté à la presse la liste qu'il conduit pour les élections régionales.

De plus amples informations dans les jours suivants.

Laurent Gérault, conseiller municipal d'Angers, et porte-parole de l'opposition, figure dans cette liste au titre du contingent de candidats présentés par l'Alliance Centriste.


dimanche 24 janvier 2010

PROMOTION DES TRANSPORTS EN COMMUN : LA POLITIQUE PAR LA PREUVE

On connaît bien les mensonges des Verts qui vantent les transports alternatifs, mais qui s'ingénient à faire le contraire de ce qu'ils prêchent aux autres dans leurs sermons culpabilisateurs. Ainsi Cécile Duflot revenant en catimini de Copenhague en avion, et partant aux Maldives aussitôt après par le même moyen de transport. Quand on se targue de politique sociale, de proximité avec les gens, ça fait tâche. Ainsi Noël Mamère se faisant conduire en voiture et mentant effrontément aux journalistes en disant qu'il est arrivé en vélo.
En revanche, quand Christophe Béchu, candidat à la présidence du Conseil Régional des Pays de Loire, prend le train pour aller d'Angers à Luçon, c'est vrai. En voici la preuve.

Comme quoi, la politique par la preuve n'est pas chez ceux qui d'ordinaire se contentent d'incantations tout juste valables pour les autres, du moment qu'eux peuvent continuer à vivre dans le luxe.


Christophe Béchu : le train en Vendée 22 janvier from agirvraiment on Vimeo.

C'est dire s'il convient de développer les transports en commun. La Vendée est d'ailleurs un département pilote. On se souvient de l'arrivée du TGV en Vendée juste avant les années 2000, certes tracté par une loco diésel entre Nantes et les Sables. Outre l'effet de promotion du département, cela permettait une desserte directe entre le port des Sables d'Olonne, le chef-lieu de département, La Roche sur Yon, la capitale régionale Nantes, et les deux autres métropoles de notre région ligérienne Angers, Le Mans et Paris, sans descendre de voiture.
Las, pour de bas motifs de vengeance politicienne, la Région passée à la gauche en 2004 a mis fin à l'expérience, faisant revenir voyageurs et trains dix ans en arrière, préférant engloutir les deniers publics dans de dispendieuses campagnes de communication plutôt que de participer au financement d'une expérience inédite le temps de l'électrification de la ligne.
Ce n'est que très récemment que la continuité de la ligne électrique a été réalisée, grâce au volontarisme des programmes ministériels, en dépit des atermoiements incompréhensibles de la région.

samedi 23 janvier 2010

UNE PAGE SE TOURNE

Une élection régionale n'est pas une élection nationale, c'est dire si les questions de positionnement par rapport à la politique du gouvernement en place sont tout-à-fait secondes par rapport aux enjeux pour notre région.

Suite à la décision de François Bayrou de fermer la porte à la seule solution qui aurait pu permettre de poser les conditions d'un large rassemblement centriste autour de Jean Arthuis, suite au refus de Laurent Gérault de cautionner une comédie de faux-semblant dont l'issue prévisible est certainement la fusion au second tour de la liste présentée par le Modem avec celle du président sortant, j'ai pris la décision de me mettre en retrait du Mouvement Démocrate.
Il n'est pas possible d'être dedans et dehors.
Il est plus honnête de ne pas franchir certains seuils lorsque le chemin parcouru fait que l'on n'y retrouve plus les idées qui vous ont fait prendre carte, même si les valeurs restent globalement partagées.
Merci à Laurent Gérault pour le courage méritoire à plus d'un titre dont il a fait preuve depuis tant d'années. Puisse l'héritage des centristes fondateurs dont il est le dépositaire fructifier dans l'itinéraire nouveau qu'il nous propose.
En 2006, lorsque j'adhérai à l'UDF, il ne faisait aucun doute que je rejoignais alors une force politique de centre-droite, opposée à la gauche, et qui représentait un courant fort de l'opposition municipale angevine. Il ne faisait pas de doute non plus que c'est ensemble, la droite et le centre que nous devrions aller porter la contradiction au maire sortant.
Voir le leader national préconiser des alliances avec nos adversaires politiques de gauche ou d'Europe Ecologie ne pouvait que m'amener à me mettre en retrait du Mouvement Démocrate.
Voir chaque scrutin détourné de ses vrais enjeux pour se muer en referendum anti-présidentiel n'est pas à même de répondre aux besoins de nos concitoyens.
Les ligériens attendent une chose, c'est qu'on leur parle de leur région, de projets d'avenir, et que l'on mette vraiment au congélateur les ambitions présidentielles nationales des uns comme des autres.
En conséquence, et en cohérence avec mes choix d'opposant municipal et régional, j'apporte mon soutien à la candidature de Christophe Béchu, à partir du moment où constat est fait de l'impossibilité de constituer une liste de rassemblement centriste à même de peser dans le débat régional.
Nous ne pouvons que souhaiter que la liste que Christophe Béchu est en train de constituer, la campagne qu'il mènera nous feront retrouver l'enthousiasme et l'allant de la campagne municipale angevine.
Il importe à présent que tous les courants qui se regroupent derrière lui laissent désormais au vestiaire les oripeaux de la politique de gribouille. Les stratégies de division que d'aucuns s'ingénieraient à attiser sous l'effet de la rancoeur, de la jalousie feront le jeu de nos adversaires de la gauche et de leurs partenaires. Que chacun en soit désormais conscient.

mardi 19 janvier 2010

PAR ICI LA BONNE SOUPE !

Quand on a fait croire aux Français qu'on voulait faire de la politique autrement, et faire de la région qu'on préside un laboratoire de démocratie participative, ne vaudrait-il pas mieux mettre en pratique ses idées ou ses théories, ou tout simplement s'abstenir de les proférer si l'on sait que l'on va faire comme les autres.
On ne saurait mieux faire pour révéler à la face de la terre l'admiration secrète de Madame Royal pour le DRH du Parti Socialiste qu'est devenu Nicolas Sarkozy.
Après tout, au second tour, ce sera peut-être Bussereau qui tirera son épingle du jeu de cette lamentable cuisine, où les désirs d'avenir individuel font fi de l'indépendance au premier tour et de la recherche de majorités alternatives au second tour, qui ne lient pas les centristes au bilan des présidents sortants.

Libre propos d'un centriste qui n'entend pas être un avaleur de couleuvres vertes et roses.



© Ouest France, http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Royal-debauche-une-partie-du-MoDem-_3635-1230191_actu.Htm

vendredi 15 janvier 2010

FIN DE PARTIE (OU FIN DE PARTI?)

Lors d'une conférence de presse, Laurent Gérault, conseiller municipal porte-parole de l'opposition au conseil municipal d'Angers a fait savoir qu'il renonçait à conduire la liste du Mouvement Démocrate pour les élections régionales en Pays de Loire.
En homme de convictions, Laurent Gérault en a développé les raisons. Elles tiennent essentiellement au risque de confusion de l'élection régionale avec un énième tour des élections présidentielles. Par ailleurs, fidèle à ses orientations centristes, le président départemental du Mouvement Démocrate a expliqué qu'il ne reconnaissait plus vraiment dans les orientations du parti, les idées fondatrices qui en 2007 avaient présidé à sa fondation.
Parce que l'engagement politique, c'est la loyauté, la fidélité à ses idéaux, et aussi le respect de ses électeurs, nous comprenons et nous partageons les raisons qui ont conduit Laurent Gérault à ne pas participer à une comédie de faux-semblant dont l'issue pourrait être la fusion avec la liste socialiste de Jacques Auxiette. 
A partir du moment où cela constitue une perspective inenvisageable, il est fort à craindre que maints électeurs centristes, issus notamment de ce terreau de la démocratie chrétienne qui a marqué de son empreinte notre cher Anjou, ne se retrouvent pas du tout dans ce virage à gauche, et en tirent les conséquences au second tour dans l'intimité de l'isoloir, et à défaut de pouvoir voter en faveur de la liste de leur coeur, se rallient à un vote de raison, même s'ils ne s'y retrouvent pas tout-à-fait.
A présent, ce qui doit primer pour notre région des Pays de Loire, c'est le renouveau, la rupture avec cinq années de dérive budgétaire, et surtout l'honnêteté vis-à-vis des ligériens. Nous ne trouvons pas cette honnêteté dans le bilan et le programme d'Auxiette. En effet, le parti socialiste ligérien ne s'est pas encore expliqué sur la contradiction flagrante qu'il y a entre son rejet - tout-à-fait légitime au demeurant - de l'emprunt Sarkozy, limité aux prêteurs institutionnels, et l'emprunt régional, que peuvent souscrire aussi les particuliers, et qui, pour qu'il soit attractif, bénéficie d'un taux pratiquement égal à une fois et demi les taux du marché. Or, c'est bien le contribuable ligérien qui devra payer le service de cette dette inopportune.
Nous ne ferons pas de politique fiction, mais nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si les pères fondateurs de l'UDF en Anjou, Jean Sauvage et Hubert Grimault, reconnaissent le mouvement auquels ils appartenaient aux côtés de François Bayrou, dans ce glissement plus que subreptice vers la gauche, et quelle gauche ... parce que qu'en on voit ce que ça donne comme casting, ça devient pathétique, et inquiétant pour la démocratie française, Frêche en Languedoc-Roussillon dont les valeurs ne sont pas les nôtres, Huchon en ïle de France, condamné à six mois de prison avec sursis, 60000 Euros d'amende et 1 an d'inéligibilité par le Tribunal Correctionnel de Paris pour prise illégal d'intérêt,  http://www.liberation.fr/societe/010121820-jean-paul-huchon-condamne-pour-prise-illegale-d-interets , et Auxiette, en Pays de Loire, qui n'incarne pas précisément le renouveau générationnel en politique, puisqu'élu maire de la Roche sur Yon en 1977...


jeudi 17 décembre 2009

TRAMWAY ANGEVIN, QUAND LA REALITE FINANCIERE VIENT MODERER LES EXCES D'ENTHOUSIASME.

Il a été procédé mardi 15 décembre à l'inauguration du centre de maintenance de la Ligne Unique du Tramway d'Angers. La cérémonie s'est déroulée sous la présidence de Monsieur Richard Samuel, Préfet de Maine-et-Loire, et à ce titre représentant de l'Etat, dont l'investissement en faveur des déplacements en site propre n'est plus à prouver, ainsi d'ailleurs que le montre les décisions consécutives au récent Grenelle de l'Environnnement. C'est du reste l'une des premières manifestations officielles.
Conformément à la déontologie électorale républicaine, et en raison de la proximité du scrutin régional, afin de ne pas faire interférer une inauguration qui ne concerne que la concession du réseau des transports de l'Agglomération d'Angers avec la campagne électorale, aucun nom d'élu présent quelle que soit sa fonction ne peut par conséquent être mentionné.
En ces moments où le commerce angevin, notamment en centre-ville, est durement impacté par les travaux, qui plus qu'ailleurs amènent leur long cortège de faillites, de fermetures, sans pour autant que les préjudices soient toujours reconnus, il est naturel que l'optimisme de façade et de discours doive être tempéré, ne serait-ce que par égard pour les victimes économiques des travaux.
Parce qu'aussi, le dépassement de l'enveloppe initialement prévue fait craindre qu'une fois encore le citoyen angevin fasse les frais de cette opération dispendieuse dont l'opportunité au moins en ce qui concerne le tracé est éminemment contestable, nous nous permettrons simplement d'émettre le voeu que ces dérapages de coût, à trente ans de distance, ne constituent pas pour les finances angevines un scandale politico-financier - les plus anciens angevins se souviennent certainement de la crapuleuse affaire de la STUDA, où tant l'imprévoyance que l'impéritie, ou la naïveté ont généré en un an une hausse du budget de 53 %, ainsi qu'un déficit grandissant.
A l'heure où nos concitoyens subissent de plein fouet les effets de la crise, alors même qu'il est établi que leur potentiel fiscal est inférieur à la moyenne des villes de taille comparable, il semble que cela ne serait pas excessif dans ce domaine aussi des dépenses d'investissements de chercher d'ores et déjà les économies d'échelle qui s'imposent. En effet, ne nous payons pas de mots, ne nous gargarisons pas de langue de bois, le tramway coûte cher aux angevins, l'erreur manifeste quant au choix de son tracé aura fatalement une incidence sur sa fréquentation. Les hypothèses les plus optimistes tablent sur 35000 passagers par jour, ce qui est connu pour être largement insuffisant, dans la mesure où le seuil de rentabilisation devrait-être de l'ordre de 50000 passagers.
C'est dire si l'heure n'est plus aux incantations, à l'inflation communicationnelle sur le développement durable, aux affabulations mythomaniaques sur le réchauffement climatique, mais bel et bien à la mise en place de mesures qui soient réellement de nature à faire retrouver à Angers et à sa région les chemins de la croissance économique et du rayonnement. Cela suppose d'abord pour l'agglomération de faire des économies sur les chages, si justement nous voulons éviter que nos concitoyens subissent pendant de longues années la contrepartie pécuniaire d'un investissement surdimensionnné et mal pensé.

lundi 7 décembre 2009

QUI PEUT EXCUSER LA FAUTE DE GOÛT DE SEGOLENE ROYAL?

En politique, il y a des choses qui se font, il y en a d'autres auxquelles la façon même de faire enlève toute crédibilité.
Alors que le Mouvement démocrate tient son congrès, la Présidente en exercice de la Région Poitou-Charentes choisit comme par hasard ce moment pour faire savoir au chef de file régional pressenti son offre publique de cinq places sur sa liste.
Rien dans la façon d'agir n'est convenable, tout simplement parce que la décence élémentaire veut que l'on ne vienne pas s'immiscer dans les affaires internes d'un parti quand il tient son congrès.
Que n'eût-on pas entendu si - pure hypothèse - le Président du Mouvement Démocrate, ou l'un de ses plus proches collaborateurs avait pris son téléphone portable pour expliquer aux socialistes quel(le) premier(e) secrétaire ils devaient élire?
Où est par ailleurs le respect dû aux électeurs, puisque s'il y a bien un moment dans la vie politique d'une région où ceux-ci choisissent, c'est bien le premier tour des élections? Or, le centre n'est pas comptable du bilan des présidents socialistes sortants des différentes régions. Rien que ce motif est un motif suffisant pour ne pas se sentir concerné par une offre intéressée de captation de candidatures et de suffrages.
Car lorsque l'on se présente dès le premier tour sur la liste conduite par le chef de l'exécutif sortant, cela revient à dire aux électeurs que l'on assume pleinement et complètement le bilan.
Ce n'est ni respectueux des votes des électeurs de 2004 qui ont précisément voté en connaissance de cause pour des candidats centristes, même unis à des listes conduites par un candidat de droite, et ce n'est pas respectueux des centristes démocrates d'aujourd'hui qui entendent se voir proposer au premier tour une offre suffisante de choix.
Il y a donc dans la manoeuvre inopportune de Ségolène Royal quelque chose qui est en soi inélégant et indigne des moeurs démocratiques. Cela tient tout simplement à la noble idée que l'on ne doit pas s'immiscer en quoi que ce soit dans les instances délibérantes d'un parti en monopolisant de l'extérieur l'attention médiatique et en donnant l'impression de vouloir peser du dehors sur les choix qu'il pourrait être amené à faire.
Ce n'est pas parce que d'aucuns lors des élections municipales ont choisi en parfaite connaissance de cause la sujétion pleinement assumée à des leaders socialistes que c'est un exemple transposable sans risques aux élections régionales.
Ceux qui seraient tentés en toute connaisance de cause de céder au chant de la sirène poitevine et plus généralement au chant des sirènes entendues a senestra parte ne devront pas par conséquent s'étonner de ce que pour leur parti l'indépendance s'éloignerait encore plus qu'il n'en fut pour Ulysse de la fuyante Ithaque.
Qui peut gager aujourd'hui que les électeurs authentiquement centristes qui n'ont pas monnayé leur loyauté envers le Modem auront toujours la fidélité de Pénélope si durant trop de nuits ils sont amenés à défaire la toile d'indépendance tissée le jour?
Faut-il rappeler à Ségolène Royal que la clef de la porte qu'elle a trouvé fermée un certain soir de 2007 n'est pas le seul apanage de celui devant l'appartement duquel, sans doute un soir de manque, elle se livra à une indécente sérénade?

dimanche 6 décembre 2009

NON, LES JOURNALISTES NE SONT PAS DES PIQUE-ASSIETTES.

Plus le temps passe, moins les conseils municipaux d'Angers se passent de manière sereine.
Serait-ce hors de portée d'un maire qu'il respectât ceux qui ne pensent peut-être pas comme lui ou qui ne partagent pas sa manière de faire lorsqu'il s'agit de répartir les subventions pour l'organisation d'événements de nature à contribuer au rayonnement d'Angers.
Lors du Conseil Municipal tenu lundi 30 novembre, en réponse à l'intervention d'une conseillère de l'opposition, le Maire a comparé les journalistes invités au Festival du Scoop à des "pique-assiettes".
De telles images, de telles façons de parler dans une enceinte publique ne sont tout simplement pas de mise. Ce ne sont pas des propos off. Et par le fait-même d'avoir été tenus en conseil municipal par le premier magistrat de la ville, c'est l'image d'Angers dans son ensemble qui est atteinte.
Les journalistes du reste ne s'y sont pas trompés qui ont envoyé cette semaine leurs courriers de réaction à Ouest-France.
Si l'objectif partagé des Angevins et de leurs élus municipaux est de contribuer au rayonnement de leur cité, les petites phrases du caniveau politicien ne sont pas la meilleure des méthodes pour y arriver.
Que l'on songe à tout ce qu'en vingt-cinq ans le Festival du Scoop a apporté à Angers, et que pour assouvir un besoin inavouable de vengeance politicienne, la majorité socialo-écologiste refuse de subventionner, l'on s'aperçoit que pour la dite majorité, prête à laisser partir ailleurs le Festival du Scoop, le rayonnement de la ville n'est peut-être pas la priorité, tant lorsqu'il s'agit des moyens à mettre en oeuvre et des énergies à susciter, les postures politiciennes deviennent le crible au travers duquel il faut préalablement faire passer les projets événementiels qui par leur nature même, contribuent au vivre ensemble, et à l'exercice en acte d'une vie démocratique réellement apaisée.
Les Angevins, peu importe leur vote du 16 mars 2008, n'ont certainement pas demandé à être les otages d'une rancoeur personnelle que leur Maire chercherait à assouvir en coupant les ailes à un Festival dont le seul tort des responsables est de s'être comportés en authentiques démocrates, et de privilégier lors des dites élections le débat des idées, la culture de projet, plutôt que les postures politiciennes d'un autre âge.