dimanche 19 octobre 2008

A PROPOS DES SARCOPHAGES

Les sarcophages découverts place du Ralliement ne peuvent pas contenir le corps de Saint Maurillle. En effet, les reliques du saint furent levées de leur tombeau sur ordre de Charles le Chauve pour être transférées en la cathédrale saint Maurice.

Sur Saint Maurille.
Extrait :
Après avoir vécu au temps des empereurs Valentinien II, Honorius et Valentinien III, il [NDR : Maurille] mourut vers l’an 437, âgé de 90 ans. Son corps fut déposé dans une crypte ou chapelle souterraine qu’il avait fait bâtir au cimetière des chrétiens, hors les murs, dans un lieu où depuis fut construite une église en son nom, qui se voyait avant la révolution à l’est de la place du Ralliement. Charles-le-Chauve, au IXe siècle, fit exhumer le saint évêque, et porter sa châsse dans l’église Saint-Maurice[1]. On a longtemps fêté la fête de sa translation qui avait lieu le 19 octobre.

Godard-Faultrier,
l’Anjou et ses monuments, premier volume, p. 121.
Angers, Imprimerie et librairie de Cosnier et Lachèse, rue Chaussée-Saint-Pierre, 15, 1839.
Réimpression : éditions de la Tour Gile, 1996

[1] Cette église était antérieure à celle de ce nom que nous voyons aujourd’hui. Godard-Faultrier, p. 121, op. cit.

mercredi 15 octobre 2008

LA DEMOCRATIE A-T-ELLE BESOIN D'ADJECTIF?

Chacun sait que la loi fait obligation aux villes d'une certaine taille de mettre en place des Conseils Consultatifs de Quartier. Bien que mis en sommeil à Angers pour cause de campagne électorale, celle-ci avait néanmoins permis de faire émerger insatisfactions et frustrations quant à leur fonctionnement et surtout quant à la prise en compte de leurs préconisations par les élus.
Or voilà qu'aujourd'hui, la majorité municipale d'Angers, sortie des urnes dans les conditions que nous savons, les relance et recycle pour l'occasion la bien curieuse expression de "démocratie participative" sortie par une certaine Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007.
Soyons un peu sérieux, il en est de la démocratie comme de la laïcité. Eprouver le besoin de l'affubler d'une épithète est comme l'étrange aveu qu'elle ne fonctionnerait pas bien ou qu'elle serait dévoyée.
Les choses sont en réalité bien plus simples, la démocratie est ou n'est pas. Et l'on ne peut se repaïtre de concepts issus de la langue de bois politicienne et continuer à délibérer incontinent comme si le 9 mars 2008 n'avait pas existé à Angers.
Témoin en est cette délibération provocatrice lors du conseil municipal du 30 septembre où comme acte symbolique de la mandature, la majorité inscrit à l'ordre du jour la question du lotissement d'un espace vert situé aux Basses Fouassières au pied des barres d'un ensemble immobilier déjà vaste.
La mairie n'ignorait pas le refus unanime du voisinage et fait le choix du passage en force et répond avec un cynisme inouï à la présence bien pacifique de l'association des habitants du dit secteur venus à la salle du conseil avec leurs banderoles.
A l'heure où l'on nous rebat les oreilles de démocratie prétendument participative, comment se fait-il que l'on continue à la dénier. Comme s'il n'y avait pas d'autres endroits à Angers pour lancer des programmes immobiliers.
Les Angevins n'entendent pas en la matière être comme les corbeaux de la fable et jurer honteux et confus mais un peu tard qu'on ne les y reprendrait plus.
Or il est à craindre, que faute d'avoir su choisir le changement, il ne faille pas attendre grand chose des CCQ et que le repoudrage dont ils sont censés faire l'objet lors du grand machin de la démocratie locale ne soit hélas qu'un artifice cosmétique de plus, chose à laquelle les Angevins se sont malheureusement accoutumés depuis trop longtemps.

vendredi 3 octobre 2008

IN MEMORIAM : JEAN FOYER UN GRAND SERVITEUR DE LA REPUBLIQUE



Nous apprenons aujourd'hui la disparition de Jean FOYER, ancien Garde des Sceaux, Membre de l'Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres.


Né à Contigné le 27 avril 1921, ancien élève de l'Institut Mongazon, et de la Faculté de Droit de Paris, Agrégé des Facultés de Droit, il enseigna successivement à Lille, Nanterre, Paris II-Assas dont il était professeur émérite.


Spécialiste de droit civil, sa thèse de doctorat, soutenue en 1954, s'intitulait De l'autorité de la Chose jugée en matière civile. Essai d'une définition.


Ancien Résistant, Gaulliste de la première heure, principal artisan de la rédaction de la Constitution de la Vème République, il fut Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de 1962 à 1967, et Ministre de la Santé en 1972-1973.

Excepté durant l'exercice de ses fonctions ministérielles, il représenta sans discontinuer le Maine-et-Loire comme Député de la 2ème circonscription à l'Assemblée Nationale, de 1959 à 1988.

Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, résidant le plus souvent à Paris, il n'en oublia pas moins son Anjou natal, et fut maire de Contigné le village où il avait vu le jour jusqu'en 2001.

Attentif au monde de la culture, il avait accepté d'être le président d'honneur de l'Association pour la Connaissance, la Sauvegarde et la Promotion des Orgues de Maine-et-Loire lors de sa fondation en 1992, et il avait tenu à honorer ce printemps l'invitation qui lui avait été faite de représenter l'Institut de France au Jury chargé de décerner le Grand Prix d'Orgue Jean-Louis Florentz organisé tous les ans à Beaufort-en-Vallée et à Angers.

Catholique convaincu, il avait été nommé par le Pape Jean-Paul II membre de l'Académie Pontificale Pro Vita.



4 Mai 2008 - Cathédrale d'Angers

Prix de l'Académie des Beaux-Arts Jean-Louis Florentz

De gauche à droite : Mme Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste titulaire adjointe à Saint-Sulpice à Paris, MM. Jean Foyer, Membre de l'Institut de France, Ancien Ministre,

Jean-Claude Vacher, préfet honoraire de Maine-et-Loire.


Recevant S. E. le Cardinal Ratzinger comme Membre associé étranger de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, Jean Foyer s'adressait en ces termes au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le futur pape Benoît XVI.
(extraits du discours).

"Il n'est point de système de rapport entre Église et État qui soit parfait. Dans nos sociétés occidentales, la séparation est sans doute le moins mauvais, et plus simplement le seul possible.
Elle laisse intacte à l'Église sa mission et la charge de parler, de porter le message qui lui est confié aux hommes et au Monde. Elle l'a fait devant la montée des totalitarismes, entre les deux guerres.
Vous l'avez redit en notre temps, rappelant à l'État ses limites nécessaires. Il n'est point un totum. L'État n'est pas tout, il ne doit pas tout faire et il ne peut pas tout faire. L'Église a mis en garde les États, les chrétiens et le Monde contre une utopie sans cesse renaissante, manifestation d'orgueil, contre l'illusion de croire que l'instauration de structures sociopolitiques ou économiques est capable de créer un « homme nouveau ». Utopie meurtrière qui a coûté en notre siècle la vie à des millions d'hommes. En son nom ont été justifiées les plus odieuses contraintes et les pires violences."
[...]
"Ce n'est point la société qui peut rendre les hommes meilleurs, elle ne peut que les rendre pires.
Ce sont les hommes qui peuvent réformer la société, à la condition de s'être convertis eux-mêmes."

mercredi 1 octobre 2008

MISE AU POINT DE XAVIER COCHARD - OUEST FRANCE

Après la tapageuse autant que mensongère intervention de Bernadette Caillard-Humeau dans les quotidiens locaux de samedi 27 septembre, Xavier Cochard, conseiller municipal de Trélazé, élu sur la liste du député maire Marc Goua a fait parvenir à Ouest-France la réaction que voici.

Ouest-France édition du 30 septembre 2008
MoDem : un élu remet les pendules à l'heure
Après les critiques de Bernadette Caillard-Humeau concernant les élections au Mouvement démocrate, Xavier Cochard, élu de Trélazé, réagit vivement.
Les propos de la première adjointe du maire d'Angers lui sont restés en travers de la gorge. Dans notre édition de samedi, Bernadette Caillard-Humeau, et une dizaine de militants, se plaignaient d'être écartés de trois scrutins concernant la désignation de représentants au sein du parti de François Bayrou. Immédiatement, Xavier Cochard, élu au conseil municipal de Trélazé, a fait part de son indignation.
« Je ne peux ni ne veux rester silencieux sur les agissements et les comportements calomnieux de certains membres exclus du MoDem. » Il explique : « Bernadette Caillard-Humeau et ses camarades du groupe démocrate angevin se sont exclus de fait en refusant de respecter le vote des militants de la section d'Angers lorsque ceux-ci ont décidé de faire campagne avec Christophe Béchu... Dire ici, que les anciens UDF se sont automatiquement portés candidats sur des listes de droite est purement scandaleux. Marc Goua est un homme profondément ancré à gauche et je suis néanmoins élu sur sa liste. »
Plus précisément sur les élections au MoDem : « Ce groupuscule s'offusque de voir ses listes invalidées, rien de plus logique puisque ces deux listes ne respectaient pas les règles de parités fixées par les instances nationales, et que les dites listes étaient composées de membres exclus de notre mouvement. »
Et de conclure : « Je suis franchement navré que Bernadette Caillard-Humeau ait besoin de salir publiquement les adhérents, les militants, les responsables et les élus MoDem. »
Merci à Xavier Cochard pour sa courageuse prise de position. Elle est tout à l'honneur de ce que justement François Bayrou souhaite que nous construisions et faisons vivre: un mouvement libre et courageux, qui met au premier plan les convictions et l'humanisme.

lundi 29 septembre 2008

ELECTIONS INTERNES: RESULTAT

Laurent Gérault élu à la présidence du MoDem 49 avec 97% des suffrages exprimés.
Le Mouvement Démocrate de Maine-et-Loire est en ordre de marche, comme l’avait demandé François Bayrou dans son courrier du 26 septembre (voir ci-dessous).

Les adhérents démocrates ont voté de manière claire.
Les résultats sont les suivants :
présidence départementale collégiale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 174
bulletins blancs 4
bulletins nuls 1
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant: Laurent Gérault
voix 174 sièges 5


conseil départemental
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 176
bulletins blancs 3
bulletins nuls 0
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant Françoise Le Goff
voix 176 sièges 56

conférence nationale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 173
bulletins blancs 3
bulletins nuls 3
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant France Réveillère
voix 173
sièges 34
Attachons-nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

François Bayrou a téléphoné personnellement ce midi (lundi 29) à Laurent Gérault pour le féliciter et lui faire part à nouveau de son total soutien.

C’est la meilleure réponse à tous les mensonges et attaques personnelles que l’équipe du MoDem 49 a subis ces dernières semaines. Attachons nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

dimanche 28 septembre 2008

Communiqué de presse Christophe Béchu 12-07-2008

Voici un article qui pour cause de vacances m'avait échappé.

On peut le lire au lien suivant http://www.ouest-france.fr/2008/07/12/angers/-J-ai-dit-non-a-Bernadette-Caillard-Humeau--54079538.html .

Christophe Béchu rappelle judicieusement la fin de non recevoir qu'il a opposée à Bernadette Caillard-Humeau, qui tentait de négocier directement une place sur sa liste, court-circuitant ainsi les instances du parti auquel elle appartenait alors, et qui parallèlement menait ouvertement des négociations avec Jeanc-Claude Antonini.
Cela confirme depuis longtemps ce que nous pensons de BCH: une personne pour qui les mots loyauté et éthique semblent appartenir à une langue qui lui serait étrangère et qui n'a pas compris que faire de la politique ce n'était pas passer son temps à grenouiller dans les arrière-cuisines mais à véritablement se mettre au travail, respecter les décisions collégiales du parti que l'on a choisi, et cesser de s'en réclamer dès lors qu'on choisit un chemin contraire à celles-ci.
Les derniers dérapages médiatiques de sa part ce week-end ne font que renforcer cette impression.

CONSEIL MUNICIPAL : ORDRE DU JOUR 30 SEPTEMBRE

Le Conseil Municipal d'Angers se réunira en séance publique mardi 30 septembre à 19h00.
Ordre du jour consultable sur le site de la Mairie au lien suivant: http://www.angers.fr/uploads/media/OJ_conseil.pdf

jeudi 25 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE (SUITE)

Ces derniers week-end la section d'Angers du Modem s'est lancée dans de grands travaux de rénovation de sa permanence. Grâce à de la peinture fraîche, blanche, grise et orange, des pinceaux et des rouleaux, un peu d'huile de coude et beaucoup de bonne humeur, la salle de réunion a pu prendre une allure un peu plus accueillante.

Voici ce que cela donne une fois les peintures finies.

Et oui, le Modem angevin travaille, et travaille concrètement, et il est beau de voir du travail fini.

mercredi 24 septembre 2008

ANGERS: LA SEULE VILLE OU PERSONNE NE CONNAÎT LA (1ère) ADJOINTE

Il est plus que temps que les Angevins se rendent compte de leur grosse bourde du 16 mars 2008.
L'adjointe au maire chargée de la mobilité est une parfaite inconnue, puisque même le personnel municipal ne la connaît pas.
Comme quoi, connaissance et reconnaissance ne s'improvisent pas. Si n'était en jeu le respect dû au personnel de la mairie, on pourrait trouver bien comique ce qui s'assimile à un jeu assez vache, celui qui consiste quand on est inconnu à tenter de prendre en faute de mauvaise réponse, un employé municipal. Curieuse conception du rôle de l'élu. Et pourtant la scène narrée par Daniel Houlle ne se passe pas dans la Russie soviétique de jadis, mais bel et bien au troisième millénaire à Angers.
ACCROCHE-TOI !
L’anecdote (vécue) se déroule pendant les « Accroche-Coeurs ».

Une tente du festival est dressée sur la place du Ralliement et tenue par du personnel municipal et des bénévoles du comité des fêtes d’Angers. Déboule une nana à vélo, chemisier largement échancré sur les épaules qui vient se renseigner. « Vous pouvez me dire où il y a des spectacles en ce moment ? – Bien sûr…. » Et la permanente de préciser les différents lieux et horaires… La « touriste » reprend : « et vous pouvez m’indiquer lequel est le plus intéressant ? » Et l’autre de répondre qu’il y en a pour tous les goûts, mais que tous sont excellents… sur cette réponse, la fille enfourche son engin et s’éloigne à toutes pédales.

Alors la bénévole qui avait suivi la scène dit à la jeune du service municipal : « T’as vu qui c’était ? – Ben …non, pourquoi ? – C’était la 1ère adjointe du Maire ! – OH ! j’espère que j’ai bien répondu…. ». C'était en effet Bernadette Caillard-Humeau qui faisait son tour des popotes.

Eh oui, BCH/KGB, même combat !!!

Ce qui n’est pas rassurant pour elle, c’est que le personnel ne la connaît pas !

mardi 23 septembre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - SEPTEMBRE 2008

Voici la reproduction de la tribune du groupe "Angers, Choisir l'Avenir", publié dans le mensuel Vivre à Angers, page 17.

Source http://www.angers.fr/uploads/media/VAA325.pdf page 17

“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
La culture pour tous : du discours aux actes


“Les Accroches Coeurs”, vitrine culturelle de la ville viennent de connaître une dixième édition en demi-teinte. Programmation peu visible, absence de décors, manque d’originalité : l’essoufflement est manifeste.
La politique actuelle consiste à centraliser les moyens dans les mêmes structures (le Quai, le
NTA, le Chabada…) et à concentrer la plus grande part des subventions sur les activités culturelles de centre ville aux dépens de nos quartiers. Ce n’est pas notre vision de la culture pour tous.
Ainsi les maisons de quartiers, lieu de proximité, d’initiative, ne disposent que de 1% du budget culturel, somme sans doute trop faible pour accompagner les multiples projets portés par les talents de nos quartiers.
Au cours de ce mandat, nous défendrons l’accès de tous les angevins à toutes les cultures, nous nous y étions engagés pendant notre campagne. Notre ville est riche de sa diversité, des origines multiples des habitants de nos quartiers. Il faut encourager et soutenir cette diversité, encourager et soutenir les échanges inter culturels.
Nous pensons que la culture, l’échange peut être un nouveau ciment, un nouveau lien entre nous.
Nous souhaitons la poursuite des Accroches Coeurs mais en associant plus largement tous les quartiers de notre ville. La priorité au lieu de les allonger et plutôt les aides aux Maisons de Quartier et autres associations culturelles
Nous proposons la création d’un chapiteau itinérant mis à la disposition des quartiers afin d’y encourager la création artistique et culturelle.
Nous voulons que le Quai s’ouvre et se démocratise davantage pour favoriser son accès au plus
grand nombre.
Au-delà des Accroches Coeurs, l’esprit d’initiative des associations et des acteurs culturels de notre ville mérite d’être salué. Aussi, nous tenons à remercier les professionnels, les spectateurs, les bénévoles, les services municipaux et le comité des fêtes qui s’impliquent quotidiennement dans la vie culturelle d’Angers.

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.
Contact : 02 41 05 40 37
NDR: responsable de festival culturel, je souscris pleinement à ces propos, et je remercie bien chaleureusement les conseillers municipaux du groupe "Choisir l'Avenir" pour l'attention humaine qu'ils portent dans leur expression à tous les acteurs de la vie culturelle angevine.
J'ose dire ici que sans le dévouement des associations et de leurs bénévoles, bien des projets culturels qui font le renom d'Angers n'existeraient tout simplement pas. Pour certaines d'entre elles, s'il fallait faire faire par du personnel payé ce qui est fait par des bénévoles, s'il fallait intégrer salaires et charges à leurs prévisions budgétaires, ce serait d'autant moins de ressources qui seraient consacrées aux projets artistiques.

lundi 22 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE DEPARTEMENTALE

Eric et Anthony avec leurs outils.

Depuis deux week-ends la permanence du Mouvement démocrate s'est lancée dans des travaux de réfection des peintures. Après la réfection des façades par le propriétaire bailleur, il devenait plus qu'urgent de donner à l'intérieur des locaux quelques coups de peinceau. Ainsi donc, des militants ont bien voulu donner de leur temps pour rendre nos locaux encore plus accueillants. Toute modestie mise à part, le travail effectué n'a pas grand chose de commun avec celui des ouvriers de la onzième heure.
Pour les murs, c'est la peinture blanche agrémenté de bandes de couleur orange et pour les pleintes c'est du gris.
Faire vivre un parti, ce n'est pas seulement avoir des idées sur l'homme et le monde, le pays, la région et la ville et en débattre, c'est aussi retrousser les manches au sens propre.
A Angers, peut-être mieux qu'ailleurs, le Modem est un parti qui ne vient pas de nulle part, qui ne s'est pas constitué ex nihilo, tant de pages de l'histoire locale du centrisme se sont en effet écrites dans les locaux historiques de la rue Saint Maurille, qui avant d'être ceux du Modem ont hébergé le MRP, le CDS et enfin l'UDF.


Stéphane et Anthony s'apprêtant à peindre les bandes orange.



Claudine et Amand



Claudine en pleine action de peinture d'une porte.






mercredi 17 septembre 2008

HALTE AUX PROJETS D'UTILITE DOUTEUSE

Cette intervention de Jean-Jacques Bélezy, conseiller municipal Modem à Limoges, résume tout à fait les inquiétudes que l'on peut concevoir à propos du projet du nouveau jouet de Jean-Claude Antonini, le centre aqua récréatif, ou quelque chose comme ça. Alors que nul n'ignore qu'en matière sportive, les urgences sont ailleurs et que cet équipement dispendieux obèrera pour de longues années l'indispensable délocalisation du stade Jean Bouin, vétuste et obsolète, qui n'a plus sa place là où il est, et dont la rénovation sur place serait un gouffre abyssal pour les finances de la ville.
A l'heure où le manque de réserves foncières en centre ville est si criant, on ne peut pas se permettre de passer à côté d'une telle opportunité. Les familles que l'on réussira à faire se loger près du centre, ce sera autant de familles qui échapperont aux mouvements pendulaires et dont les enfants viendront renflouer les effectifs de nos établissements scolaires.
Il suffit juste de remplacer les références à Limoges par Angers et ses villes périphériques.
Finalement, entre socialisme mégalomane et bling bling à la Sarkozy, il n'y a guère de différence. Le payeur est toujours le même, le citoyen. Comme si ces édiles se faisaient un devoir de mettre en pratique un adage d'un nouveau jour: "Civis semper solvendus censetur". Le citoyen est réputé toujours solvable.
"Les élus de Limoges Métropole ont choisi ce 30 Juin 2008 de lancer officiellement la procédure de construction d’un centre aqua-récréatif, en fait une « grande piscine », l’équivalent des thermes d’une cité gallo-romaine. Avec un bassin olympique couvert, un bassin de préparation, des hammams et saunas. Un projet chiffré à ce jour 55 millions d’euros, un chiffre considérable pour un équipement de loisir.
Notre agglomération a besoin d’un nouvel équipement nautique, tout le monde s’accorde à dire que les bassins actuels sont saturés.
Pour autant, est-il politiquement raisonnable de mobiliser la quasi-totalité des capacités d’investissement de l’agglomération sur un équipement de loisirs alors que de nombreux besoins essentiels ne sont pas satisfaits, qu’un service essentiel comme celui des transports en commun pour tous les habitants de l’agglo n’est pas honoré.
L’argent mobilisé pour ce projet ne servira pas à améliorer le quotidien des habitants de Feytiat, de Landouge, de Beaubreuil, d’Isle ou de Condat.
Quel va être le coût de fonctionnement d’un tel équipement ? Son impact environnemental ?
Je crois important d’adapter le programme aux capacités et aux besoins actuels de notre agglomération."
Jean-Jacques Bélézy, Conseiller Municipal MoDem de Limoges
http://www.modem87.org/blog.html

Mauvais goût vestimentaire (suite)

Abstraction faite de son appartenance politique, il y a des jours où l'on envierait les parisiens d'avoir un maire qui montre par sa tenue vestimentaire qu'il respecte ses administrés.

Chacun a pu juger du peu de cas que fait le maire d'Angers des codes vestimentaires dans une récente émission télévisée, mais avec cette vidéo prise aux accroches coeurs, c'est encore pire.

Un étranger cherchant dans cet aréopage d'élus le maire d'Angers se demanderait bien où il est.
Les angevins, même ceux qui vont aux Accroches Coeurs, sont ils indignes d'avoir un maire bien habillé?
Quand les politiques s'imaginent que pour parler au peuple, il leur faut arborer une tenue négligée, c'est qu'ils n'ont décidément rien à dire.
D'ailleurs, Ouest France publiait ces jours-ci un article fort intéressant sur le rapport des hommes à leur pouvoir.
"C'est une comédie du pouvoir qui se joue, depuis des millénaires, sous toutes les latitudes. C'est spectaculaire, parce que, au PS, il y a une déficience de leader. C'est comme dans une meute de loups. Il y a chez tous les loups mâles une aspiration à prendre la tête de la meute et puis il y en a un qui, par ses qualités, va finalement l'emporter. Même s'il y a des personnalités pas particulièrement faibles au PS, ils n'ont pas encore trouvé leur Sarkozy.
Que signifie cette tendance à s'habiller à la manière de Mitterrand,
à essayer la barbe ?
Aucune personnalité de gauche ne semble disposer d'une personnalité suffisamment forte et rassurante, d'où le besoin de se réclamer d'un père charismatique par l'imitation, le déguisement, sans oublier l'expression dont l'emphase anachronique frise souvent le ridicule.
De Gaulle proclamait qu'il n'avait pas de prédécesseur, Mitterrand ne se réclamait que de lui-même..."

lundi 15 septembre 2008

LA LAÏCITE TELLE QUE LA VOIT FRANCOIS BAYROU

Voici, reproduit in extenso le texte de l'interview accordée par François Bayrou. Le président du modem, dont nous connaissons tous les convictions de chrétien démocrate laïc, y explique ce qu'est sa vision de la laïcité, celle de la République.
L'on y découvre qu'elle n'est pas l'anticléricalisme, ni même l'obligation pour l'homme politique de taire ses convictions.
Mais le statut d'homme public, lorsqu'ès qualités, il assiste à une cérémonie religieuse, implique une certaine réserve.
Cela m'est l'occasion de résumer une petite anecdote personnelle.
Au tout début de ma carrière, j'avais été amené à conduire des élèves volontaires à la messe de sépulture du papa de l'un d'entre eux. Le chef d'établissement avait naturellement donné les autorisations d'absence nécessaire aux élèves et aux enseignants pour qui leur présence semblait être naturelle auprès de leurs élèves venus accompagner l'un d'entre eux à l'occasion des obsèques de son père.
Représentant en quelque sorte l'Etat auprès de mes élèves, même si la majorité d'entre eux avait été catéchisée et avait fait sa profession de foi, j'avais jugé qu'il eût été inopportun de communier. La raison était que j'accompagnais des élèves, et sur mon temps ordinaire de travail.
La laïcité s'imposait alors, et cela ne m'empêcha pas, non plus que mes collègues, dont je ne savais pas et n'avais pas à savoir quelles étaient les convictions, d'aller ensuite bénir le cercueil du parent décédé. Mais la communion, c'est autre chose, c'était manifester publiquement des convictions de foi. Ce n'était pas le lieu.
Il en eût été évidemment autrement si j'avais assisté à cette cérémonie en dehors de mes heures de service, et sans avoir eu à y conduire des élèves.
Subtilités que tout cela. Le cadre liturgique eût été le même, les personnes présentes aussi, mais une chose changeait, je n'étais pas alors en tant que professeur, mais comme simple particulier.
Je crois que c'était, toutes proportions gardées, et à la place qui est la mienne, la ligne de conduite que François Bayrou propose pour les croyants qui sont en charge d'une partie des affaires publiques et qui sont détenteurs d'une parcelle de l'autorité de l'Etat. L'obligation de réserve étant d'autant plus grande que les responsabilités sont grandes et que la personne qui les exerce exposée aux regards publics.
Cette ligne de conduite était du reste celle du général de Gaulle, qui n'avait jamais fait mystère de sa foi de chrétien, mais qui ne communiait jamais lorsqu'il assistait à une messe en qualité de chef de l'Etat.
Une question mérite cependant d'être posée, c'est la rapidité et la simplicité de diffusion des images. Une photographie peut être diffusée dans l'instant et la technique comme le matériel est à la portée de tous. La conséquence en est que l'homme public est davantage exposé. Et l'immédiateté de la diffusion empêche certainement toute prise de distance dans la réaction de l'opinion publique.
Voici donc le texte de François Bayrou.
Laïc convaincu et chrétien engagé, François Bayrou commente pour le JDD la visite de Benoît XVI en France. Le président du Modem, qui s'est dit "peu enthousiaste" à l'idée que Nicolas Sarkozy reçoive le pape à l'Elysée, estime que "la laïcité, c'est le refus du mélange des genres". Quant à la "laïcité positive", il juge "qu'ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot"... (lire la suite)
JDD : Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
FB : Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.
JDD : Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
FB : Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...
JDD : Vous croyez à ce miracle?
FB : Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...
JDD : Votre foi vient de l'enfance?
FB : Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy... JDD : Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"...
F B : Votre christianisme source votre patriotisme! Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...
JDD : Vous priez?
FB : Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.
JDD : Vous communiez?
FB : Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...
JDD : Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
FB : Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...
JDD : Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
FB : Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.
JDD : Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
FB : Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux. JDD : Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
FB : C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien. JDD : Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
FB : Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.
JDD : Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
FB : On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...
JDD : Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
FB : J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...
JDD : Nicolas Sarkozy est-il croyant?
FB : Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.
JDD : Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
FB : Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.
JDD : Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?
FB : Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté. JDD : Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
FB : Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Olivier JAY (Le Journal du Dimanche)

dimanche 14 septembre 2008

RENTREE DU MODEM ANGEVIN

Le quotidien Ouest France diffuse ce jour sur son site le compte-rendu de la conférence de presse de rentrée de la section d'Angers du Mouvement Démocrate.
L'équipe par la voie de sa présidente a précisé quelles étaient ses préoccupations par rapport au pouvoir d'achat.
Nul n'igore à Angers que les choix de la municipalité et de l'agglomération rendent plus aigu la question du pouvoir d'achat, en raison notamment du poids de la taxe foncière et des loyers.

samedi 13 septembre 2008

VISITE DU SAINT PERE



L'événement du week-end, c'est évidemment la présence du Pape Benoît XVI en France, à Paris et à Lourdes.
A la suite du grand pape Jean-Paul II qui a accompagné notre génération, c'est bien au pape Benoît XVI qu'incombe la charge de rappeler aux catholiques les fondamentaux de leur foi.

Face aux tenants d'un monde sans dieu et vide de sens, pour qui le nihilisme et le matérialisme pratique constituent les seuls horizons de référence, face aux tenants d'une vision étriquée de la laïcité, pour qui la religion ne pourrait être qu'un vague sentiment ou une pratique clandestine interdite de toute expression publique, le discours du Saint Père nous rappelle fort à propos ce qu'est l'engagement du chrétien dans la cité, et ce que peut être une laïcité positive bien comprise, délimitant strictement les affaires de César et celles de Dieu, mais qui crée justement les conditions d'une expression publique de la Foi.


Et cela va droit au coeur d'entendre de surcroît la voix d'un francophile sincère, alors que dans les milieux qui se disent avancés et éclairés, il est de bon ton de brocarder voire de renier le génie français, sa culture.
Merci très Saint-Père pour l'estime que vous êtes venu témoigner à notre cher pays et à sa capitale, dont Jacques Chirac, alors Maire de Paris, accueillant Jean-Paul II, disait en 1980 qu'elle avait recueilli le triple héritage de Jérusalem, d'Athènes et de Rome.
Merci très Saint Père, d'avoir visité Lourdes, où en 1858, la Vierge Marie choisit une humble enfant, Bernadette Soubirous, pour lui demander d'aller dire aux prêtres qu'on bâtisse une chapelle, que l'on vienne en procession, boire à la fontaine et s'y laver.
"Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam, et tibi dabo claves regni coelorum"
(Matth. XVI, 18-19).
Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas contre elle, et je te donnerai les clefs du royaume des cieux."

vendredi 12 septembre 2008

LA PALME DU MAUVAIS GOUT VESTIMENTAIRE

Non, ce site ne se reconvertit pas dans la publicité pour le maire d'Angers. Il y a d'autres lieux pour cela et il sont largement assez nombreux.
Simplement, il serait bon de rappeler un certain nombre de règles de bienséance vestimentaire.
Donner une interview à la télévision, ès qualités, suppose le respect des télespectateurs.
D'où vient cette mise négligée que croient bon d'adopter, notamment les élus de gauche, de paraître publiquement, dans l'exercice de leurs fonctions, ou dans les interviews, sans arborer la cravate.
En une époque où l'on s'inquiète à juste titre que les codes vestimentaires ne soient plus respectés, le moins que l'on puisse attendre du maire d'une grande ville, c'est de montrer un minimum de respect à ses administrés.
Que dirait-on d'un magistrat rendant ses arrêts en ayant jeté aux orties la robe et l'hermine?
Paraître sur la place publique est d'autant plus exigeant que l'on occupe de hautes fonctions. Pour les familles les plus humbles, où respecter l'autre par un habillement adapté aux circonstances est une valeur qui a encore un sens, c'est déchoir et montrer une bien mauvaise image que de s'autoriser à confondre espace public et espace intime où l'on peut s'autoriser un habit moins convenu ou plus décontracté. La télévision, ce n'est pas le petit salon.
Pour le fond, c'est du même tonneau. Rien de nouveau sous le soleil. La com, la com, toujours la com, rien que la com, aucune remise en cause sur les sujets qui fâchent: la crise du logement, aggravé à Angers par le refus de programmer les constructions, la fiscalité qui exclut les classes moyennes...
Et bien sûr, la méchanceté gratuite, la vilenie envers Michelle Moreau et Hervé Carré, pourtant choisis par Jean Monnier.
Le clou étant le couplet final, digne d'Ubu Roi. "La succession, pas le temps d'y penser", ce qui en clair, signifie comme le roi de la pièce de Jarry, qu'il n'y a personne d'aussi bien que lui. Sympa pour les adjoints. Tous ne méritent quand même pas une telle disgrâce.
C'est curieux, quand j'écoute certains hommes politiques, j'ai confiance ou je n'ai pas confiance. Quand j'entends Royal, quand j'entends Antonini, je me méfie. La raison en est simple, c'est que la discordance entre la parole et les actions saute aux yeux.
Dalida, pourtant égérie de la gauche, chantait "paroles, paroles, paroles...", c'est pourtant le disque qu'on aurait envie d'écouter après avoir entendu Antonini.


7 A DIRE du 13 09 08
envoyé par ANGERS7

mercredi 10 septembre 2008

ANGERS A L'HEURE EUROPEENNE

A l'initiative de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, dont nous connaissons l'attache indéfectible à l'Anjou, la cité du Roi René a récemment accueilli les 27 ministres de la santé des pays de l'Union Européenne.
Les réunions de travail se sont tenues pour l'essentiel au Centre des Congrès, dont il n'est pas inutile de rappeler que l'initiative de sa construction remonte aux années de la municipalité de Jean Turc qui avait en son temps su faire prendre à Angers le virage de la modernité, même si le choix de l'emplacement fut en définitive le choix de Jean Monnier pour qui le développement économique de la ville primait nécessairement sur la satisfaction des clientélismes politiques.
Enfin, nécessaire hommage à la cuisine française et à l'art de bien recevoir, ce sont les salons du château de Brissac qui ont accueilli les ministres pour leur dîner officiel, auquel ont également pris part MM. Taugourdeau, député-maire de Beaufort en Vallée, Piron, député, conseiller général de Thouarcé, ainsi que Christophe Béchu, Président du Conseil Général de Maine-et-Loire, leader de l'opposition au conseil municipal d'Angers.

samedi 6 septembre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - JUILLET-AOUT 2008

Comme chaque mois, voici la copie de la tribune d'expression de la minorité municipale du Conseil Municipal d'Angers.
Source: http://www.angers.fr/uploads/media/VAA324.pdf, page 13.

Prochain conseil municipal : mardi 30 septembre 2008 (Cf. même source, page 11).
“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)



Un premier bilan

À l’aube de la trêve estivale, l’heure est à un premier bilan. Notre groupe de 14 élus a répondu aux nombreuses sollicitations d’Angevins, d’associations, de collectifs d’habitants, de commerçants. Présents en Mairie et sur le terrain, nous allons continuer au cours de ce mandat à défendre l’intérêt général, défendre l’intérêt des Angevins.
Au conseil municipal nous avons été vos relais sur les questions d’urbanisme comme à la Roseraie ou aux Basses Fouassières, sur les questions d’environnement avec question de l’usine d’incinération, sur les questions de transport : tramway, pistes cyclables, sur les questions de pouvoir d’achat, de loyers. Nous sommes intervenus pour défendre les moyens des associations, pour évoquer sans idéologie ni dogmatisme les problèmes d’insécurité.
Dans le prolongement de notre projet pour Angers, que vous avez placé en tête au 1er tour des élections municipales, nous allons continuer à porter ce que nous avons défendu, ce pourquoi vous nous avez accordé votre confiance.


Vous avez été nombreux à exprimer votre étonnement sur la faible représentation de la minorité malgré l'écart très faible entre les deux listes le 16 mars dernier. Ce sont les règles de la démocratie. Cette faible représentation, notre exclusion de l’exécutif d’Angers Loire Métropole et d’autres lieux de décisions ne font que renforcer notre volonté de défendre l’intérêt des Angevins.


Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée. Le budget, les conseils consultatifs de quartiers, travaux du tramway, la conférence sur les loyers… ces questions qui sont au coeur de votre quotidien, sont toujours au coeur de nos préoccupations.


La rentrée sera aussi pour nous, élus du groupe “Angers, Choisir l’Avenir” l’occasion de venir à votre rencontre sous des formes nouvelles, innovantes.


Nous allons profiter de l’été pour continuer à nous organiser pour être encore plus efficaces à votre service dans les prochains mois.


À chacun d’entre vous, nous souhaitons d’agréables vacances, temps de repos, de retrouvailles en famille, entre amis.


Nous pensons également à ceux pour qui l’été ne changera rien. Chômage, solitude, problème de logement, d’insertion. C’est aussi pour vous que nous nous sommes présentés, c’est vous que nous voulons défendre durant ce mandat.


Christophe Béchu et le groupe “Angers, choisir l’avenir”
Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli
Contact : 02 41 05 40 37

POINTE D'HUMEUR VESPERALE

La rentrée est aussi la période des universités d'été des partis politiques. Et quoi de plus normal.
Mais ce qui l'est peut-être moins, c'est le silence étonnant au JT de TF1 de 20h00 ce soir.
Les jours derniers ont focalisé l'attention sur les petits dîners entre frères et soeurs ennemis de la Rochelle, la dérobade de Ségolène Royal qui sèche une bonne partie de ce rendez-vous annuel. Pour une ex-candidate qui prétend l'être à nouveau, ce n'est pas très poli vis-à-vis des gentils militants, ni même vis-à-vis des élus dont la signature sera si précieuse le moment venu...
L'observation des règles de base du respect, ce doit seulement être valable pour le vulgum pecus, pas pour ceux et celles qui parlent sans arrêt du respect comme d'une vertu essentiellement bonne pour les autres et superflue pour eux ou pour elles.
Mais ce soir, le JT de TF1, a présenté un sujet sur le campus de l'UMP (la "rupture" concerne aussi les éléments de langage, ça fait sans doute plus branché de parler de campus que d'université d'été), un autre sur l'université d'été du Nouveau Centre, mais rien sur celle du Modem.
On parle du PS, de ses courants et de ses éléphants, on parle de l'UMP et de son satellite, le Nouveau Centre, mais du Modem point. Faut-il voir dans cette omission un des effets de cette intimité naguère dénoncée par François Bayrou entre les puissances d'argent et les médias?
Les Français seraient-ils si peu dignes de considération pour que l'on se permît de passer sous silence des informations qui pourraient être utiles à son jugement?

mercredi 3 septembre 2008

EDVIGE, UNE MENACE POUR LES LIBERTES

Depuis sa publication au journal officiel du 1er juillet, le décret instaurant la mise en place du fichier Edvige (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale), multiplie interrogations et mécontentements. Ce fichier se propose de recenser des données touchant à la vie privée, y compris concernant les mineurs et toute personne susceptible de troubler l'ordre public (notion juridique bien floue au demeurant).
Ces données porteraient sur l'adresse, les numéros de téléphone, les adresses électroniques. Les publics visés par la collecte de ces données pourraient être des personnes qui exercent un mandat électoral, en ont exercé un, ou ont même simplement été candidats, et même les responsables syndicaux, économiques, sociaux ou religieux, ou qui ont exercé même peu de temps de tels mandats ou missions. Et même les données touchant à l'orientation sexuelle ou aux choix de vie pourraient faire l'objet de ce fichage.
Imaginons un seul instant quel usage pourrait faire de toutes ces données un régime dictatorial ou génocidaire ou tout le pouvoir de nuisance si ces renseignements venaient à être connus de personnes mal intentionnées. C'est alors que les sycophantes, ces délateurs professionnels qui pourrissaient la démocratie athénienne, referaient leur apparition.
N'avons donc nous rien appris des années sombres de l'Occupation? de ces années où l'on sait quel usage fut fait des fichiers alimentés par la police française parfois dès avant la guerre?
Cette conception de l'ordre public et de restriction des libertés soit disant pour des motifs de sécurité évoque malheureusement des périodes bien troubles de l'histoire: les régimes totalitaires, les régimes anti-démocratiques qui par calcul, intérêt ou couardise s'en font les complices comme le fit l'Etat français sous l'occupation, ou lorsque les institutions républicaines dont on est en droit d'attendre une intégrité sans faille chez ceux qui exercent les plus hautes responsabilités subordonnent l'octroi des postes ou des promotions à des considérations autres que touchant le mérite ou la compétence, comme ce fut le cas lors de la fameuse affaire des fiches où le ministère de la guerre, sur la base d'informations transmises par les loges maçonniques, bloquait la carrière des officiers qui allaient à la messe.
Face à ces risques liberticides, une seule voix, celle de François Bayrou, et le silence bien étonnant des socialistes qui n'en finit pas de se convertir aux sirènes sécuritaires (après le droit de fouilles des véhicules sans mandat de perquisition octroyé aux forces de police du temps de Jospin, après les incantations royalistes sur l'ordre juste, il ne faut pas s'étonner d'assister à une régression sans précédent des mentalités du pays des droits de l'homme dont on finit par se demander si aujourd'hui il serait capable de voter les lois de libéralisme avancé acquises sous Giscard d'Estaing ou l'abolition de la peine de mort votée sous le premier septennat de Mitterrand).
Lois sur la récidive et les peines planchers, enfermement sécuritaire une fois les peines purgées, projet de suppression de la clause d'irresponsabilité pénale des malades mentaux avérés, fichage individuel, tout cela procède d'une même logique: l'exploitation malsaine du sentiment d'insécurité, l'exploitation tout aussi malsaine qu'implique la compassion victimaire où pour exister et être considéré il faut forcément être victime de quelqu'un ou de quelque chose.
Lorsque la cité s'abandonne à ce point aux fantasmes panoptiques, à l'obsession de la précaution, c'est se préparer insidieusement à abdiquer tout ce qui fait la grandeur des démocraties: la liberté individuelle sous toutes ses formes, la responsabilité personnelle et enfin le droit à l'oubli quand ceux qui ont enfreint les lois ont purgé leur peine.
Au lieu de perdre temps et énergie à ergoter sur la politique étrangère, ou de barguigner à l'envi à propos du bouclier fiscal ou du RSA, ceux qui se reconnaissent dans les idées démocrates seraient bien mieux inspirés, comme François Bayrou, de rappeler qu'il est des libertés qui ne se négocient pas.
Pour paraphraser Benjamin Franklin, ce n'est pas parce que l'on abdique une once de liberté que l'on gagne en sécurité. Pire encore, on risque perdre l'une comme l'autre, et de son plein gré, car bien des servitudes sont au départ volontaires.

samedi 12 juillet 2008

LE TEMPS DU PROJET

Ce matin, Ouest France fait paraître une interview de Christophe Béchu. En voici le lien, http://www.angers.maville.com/Municipales-Bechu-solde-ses-comptes-/re/actudet/actu_loc-662925------_actu.html .
Avant la période des vacances, le candidat à la mairie a souhaité clore le temps de la campagne de 2008.
L'élément essentiel en est la conclusion. Christophe Béchu y fait une annonce de première importance. "À la rentrée, nous allons créer une association qui va permettre de prolonger la dynamique de cette campagne en accueillant les hommes et les femmes qui se retrouvent dans notre démarche."
Voilà une heureuse initiative, propre à rasséréner les 27083 électeurs qui font confiance à une équipe enthousiaste et porteuse de nouveauté pour la ville.

mardi 8 juillet 2008

RUBRIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE

Il n'aura échappé à personne depuis ces derniers jours combien le centre ville n'a pas le dynamisme et la fréquentation des années précédentes.
L'on pourra trouver toutes les explications du monde dans la baisse du pouvoir d'achat, ou les départs en vacances, le climat maussade de ce début d'été, qui fait que musarder aux terrasses des cafés du centre ville, n'est pas toujours agréable, exposés qu'ils sont ces jours-ci à des intempéries indignes du mois de juillet.
Il faut reconnaître que notre centre ville souffre des incommodités d'accès induites par les travaux du tramway, et qui font du parcours un chemin semé d'embûches y compris pour les adeptes des modes de déplacement doux. Le piéton doit y regarder à deux fois pour ne pas heurter les barrières, le cycliste doit composer malgré qu'il en ait avec les plots blancs et rouges qui transforment la belle ordonnance rectiligne du Boulevard Foch en un périlleux labyrinthe.
Et si la désertion du centre en raison des incommodités d'accès était tout simplement le prélude à sa muséification, reléguant au loin - c'est déjà fait - les masses laborieuses qui ne peuvent se loger en centre-ville du fait du prix exorbitant des loyers ou des ventes, et aussi l'activité commerciale, car l'offre est soumise à la présence réelle de la demande.
La vocation du centre historique d'une ville n'est pas celle d'un musée enveloppant les trésors du passé sous la naphtaline, ce doit être aussi un lieu de commerce et pas seulement de luxe et d'activité.
A bien y réfléchir, l'on voit que tout les ingrédients de la culture bobo avec tout ce qu'elle peut avoir de plus détestable se met en place. La relégation de toute activité commerciale - en dehors du bling bling et du tape à l'oeil, en dehors du centre, les difficultés d'accès accumulées aussi bien pour les piétons, les automobilistes et les cyclistes.
Une fois débarassé de cet afflux d'importuns et de fâcheux en tout genre, ne risque-t-il pas d'arriver au centre ville ce qu'il arrive à toutes les villes qui ne comprennent pas que ce qui est premier c'est l'entreprise sous toutes ces formes, le confort de l'élite dût-il en pâtir, la mort à petit feu. Un peu comme ces campagnes dont on voit la désertification: les commerces disparaissant un à un, les écoles se vident et finissent par fermer, les services sont relégués en des lieux plus fonctionnels peut-être, mais plus éloignés du coeur de la ville et du département.
La piétonnisation inconsidérée de trop vastes espaces est un handicap surtout quand c'est la place centrale qui en fait les frais.
La place du Ralliement avec ses bus, ses voitures, ses piétons constituait le fier emblème d'une cité dynamique. Qu'en-est-il aujourd'hui, et bien, force est de constater que de battre le coeur de la ville s'est arrêté. L'utilisateur du bus ne peut plus descendre au pied du théâtre, le piéton y est confronté à un silence mortifère, l'automobiliste, fort heureusement, pour quelques mois encore a encore la chance de pouvoir aller garer sa voiture au parc souterrain, que la perspicacité des élus des années soixante-dix et quatre-vingt a eu la sagesse de vouloir construire en ce lieu.
L'un des premiers résultats de ces politiques d'apathie est qu'Angers risque de se faire damer le pion dans bien des secteurs. Passons sur le manque de notoriété, mais tout de même, entendre confondre Angers avec Agen n'est pas simplement une anecdote pour discours de campagne électoral, c'est révélateur du manque de notoriété extérieure conséquence du repli sur soi et sur ses privilèges.
Dernier exemple en date, Végépolys risque de perdre son label mondial de "référence mondiale de l'innovation dans le végétal spécialisé".
Marc Laffineur, Christophe Béchu l'ont bien compris et c'est pourquoi, en compagnie du président de Végépolys, ils doivent rencontrer le premier ministre François Fillon mercredi pour précisément défendre le pôle de compétitivité angevin.
C'est par de telles démarches que l'expression "chasser en meute" a un sens. Et l'on est tenté de se poser une question, que fait la Ville d'Angers, que fait Angers Loire Métropole dans le suivi de ce dossier où là encore, tant d'emplois et de ressources sont en jeu, où c'est la compétitivité d'un secteur de pointe qui est en cause?
Il n'est que trop facile au rat de ville de mépriser le rat des champs. Le rat de ville n'a pour unique souci que de de terminer son repas interrompu par un trouble fête.
"Labourage et paturage sont les deux mamelles de la France", disait Sully à Henri IV, qui ne voyait d'avenir que dans le commerce de l'or du Pérou.
Que gagnent villes et campagnes à continuer à se regarder comme ces chiens de faïence que l'on pose sur les dessus de cheminée?
Mao Tsé Toung - et le marxisme n'est pas vraiment ma Bible, c'est le moins qu'on puisse dire - n'avait-il pas l'intuition qu'il fallait "marcher sur deux jambes", c'est-à-dire développer agriculture et industrie.
L'agronomie contemporaine, en phase avec la recherche la plus pointue, est un secteur phare de notre Anjou, et c'est l'ensemble de notre département, ville comprise qui pâtirait du déclassement de Végépolys.
Raison de plus pour se bouger. La politique du dos rond et de l'inertie face aux coups durs de la guerre économique qui encore aujourd'hui tiennent lieu de stratégie de développement économique de la ville et de l'agglomération ne peuvent plus suffire.
Très précisément, 27083 électeurs ont dit haut et fort le 16 mars qu'ils en avaient assez et qu'ils souhaitaient autre chose.
A force de cultiver la displicentia sui, la déplaisance de soi-même, c'est-à-dire cette forme de modestie mal placée qui consiste à ne pas se croire capable de se battre et à privilégier le repli sur le confort bourgeois à la petite semaine, c'est au déclassement qu'il faut s'attendre.
Le rentier, pour avoir tout misé sur ses rentes, n'en est pas moins tondu.

LE MODEM ET LE DIALOGUE SOCIAL

Lien vers le communiqué de presse de Laurent Gérault, président du mouvement démocrate de Maine-et-Loire, conseiller municipal d'opposition, porte-parole de l'opposition à Angers Loire Métropole.
extrait:
"Les déclarations du Président Sarkozy fragilisent le dialogue social à travers la volonté d’humilier les partenaires sociaux."

vendredi 4 juillet 2008

LA LIBERATION D'INGRID BETANCOURT

De gauche à droite:
Laurent Gérault, conseiller municipal
(groupe d'opposition),
Président départemental du MoDem 49,
Olivia Tambou, adjointe au maire, Jean-Claude Bachelot, Jean-Luc Rotureau, adjoints au maire, Christian Cazauba, Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, Bernadette Caillard-Humeau, Solange Thomazeau, conseillère municipale.

Angers s'est associée aux manifestations organisées à l'occasion de la libération d'Ingrid Bétancourt. A 14h30, en présence de quelques adjoints et de conseillers municipaux, le maire d'Angers a prononcé une brève allocution, après quoi, sans doute avec l'intention de vouloir montrer que la captivité d'Ingrid Betancourt était terminée, il a déchiré le portrait de celle-ci, où l'on pouvait la voir le visage émacié et amaigri, qui avait ému l'opinion ces derniers temps.
Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, déchirant l'effigie d'Ingrid Betancourt

Sans esprit polémique, un tel geste nous étonne quelque peu. L'iconoclasie, c'est-à-dire la destruction délibérée d'une image, n'est pas un geste neutre ni anodin, et le symbole qui le sous-tend est pour le moins ambigu. Cela était inopportun et de mauvais goût.

Il eût été tout aussi simple d'apposer un autocollant avec la mention LIBRE comme cela fut fait à Paris et en tant d'autres lieux.

Dans un autre ordre d'idée, et en terme de gravité, les déclarations hallucinantes de Ségolène Royal ont atteint les sommets de l'immoralité publique. La campagne électorale nous avait hélas habitués aux bévues diplomatiques de Ségolène Royal vantant la célérité de la justice chinoise.

Ces propos - assez déplacés - sur le rôle joué par la diplômatie française, ont été largement condamnés, y compris dans son propre camp. Ils sont tout simplement indignes d'un dirigeant politique qui aspire, quoi qu'on en dise, à la réitération de sa candidature pour les présidentielles de 2012.

ROSELYNE BACHELOT S'ADRESSE AUX ANGEVINS

Un angevin sur deux anti-Antonini !!!
Voilà en substance le résumé de l'interview accordée par Roselyne Bachelot-Narquin à Ouest France.
La Ministre de la Santé, chère au coeur des Angevins, revient sur l'analyse des élections municipales et s'explique sur ce qui aux yeux de certains a pu apparaître comme une éclipse.
Un angevin sur deux ne se reconnaît donc ni dans le bilan de la municipalité sortante, ni dans son projet.
Ainsi, la ministre exprime tout haut ce que bien des gens pensent tout bas. Même si le second tour ne s'est pas concrétisé par une victoire pour la liste Choisir l'Avenir, il faut saluer la performance accomplie au premier tour : devancer le maire sortant de façon très nette, et n'en être séparé au second tour que par 667 voix, dans un contexte national très difficile pour la droite et le centre.
Ce qui se passe en ville est affligeant, car pendant ces six ans les bévues seront irrémédiables et la première d'entre elles est la défiguration de l'hyper centre par le tramway. Ce n'est hélas que quand les nuisances et les mécomptes surgiront, sans parler des risques d'instabilité de certains endroits où il est encore prévu qu'il passe, que peut-être les Angevins se rendront compte.
Ce jour 4 juillet, par une énième opération de communication et de verbalisme, le maire s'imagine qu'il va étouffer la colère des habitants des quartiers confrontés aux hausses de loyer dans les HLM.
Pendant ces six ans, ce sont des opportunités de développement économique qui échapperont à Angers, parce que justement les investisseurs feront d'autres choix, celles des villes où le progrès économique et l'audace ont encore un sens.
Une fois de plus, c'est la frilosité des édiles Angevins qui dans son histoire lui tant valu de déconvenues qui la laissera la ville à l'écart. Au 19ème siècle, les villes qui ont refusé le passage du chemin de fer ont été condamnées à un irrémédiable déclin, dans les années cinquante et soixante, Angers aurait pu récupérer et la préfecture régionale et le Rectorat de l'Académie. Et c'est la frilosité locale qui a fait que l'Etat a fixé le siège de ces institutions à Nantes.
Aujourd'hui, ce sont des institutions à rayonnement régional qui sont menacées. Comme par exemple le siège de l'ONPL, établi pourtant depuis toujours à Angers.
Une chose est assurée, ce n'est pas du côté de la ville qu'il faudra compter pour renouer avec l'audace entrepreneuriale qui prévalait du temps de Jean Monnier. Seules les forces des angevins les sortiront de leur torpeur.
Se gargariser sans arrêt de la ville douce et fraternelle, se contenter de se dire la ville durable, parce que simplement c'est la mode, attiser les peurs et stigmatiser ceux qui comme tout le monde ont le coeur à gauche mais refusent l'assignation à résidence politique n'est pas un programme. C'est de l'audace que l'on attend. Cela n'a rien à voir avec le paternalisme bourgeois d'un autre âge.

jeudi 3 juillet 2008

INGRID BETANCOURT EST LIBRE

Ingrid Betancourt est libre, et son premier déplacement de femme libre est pour la France, qui est aussi l'une de ses patries.
C'est un honneur pour notre pays, dont la Liberté constitue depuis 1989 l'une des valeurs fondatrices, et orne le fronton de tous nos édifices publics.
Il faut saluer ici les autorités colombiennes dont la détermination sans faille a abouti à cette heureuse issue.
Demain, à l'initiative de la municipalité d'Angers qui l'avait faite citoyenne d'honneur de notre ville, une cérémonie sera organisée à 14h30 sur le perron de l'Hôtel de Ville.

samedi 28 juin 2008

A PROPOS DU GRAND STADE


A l'heure où la Ligue annonce la relégation du SCO d'Angers en Nationale, pour d'obscures raisons liées à des arguties administratives, la ville du Mans et le Président du MUC 72 viennent de conclure un accord avec les Mutuelles du Mans et la société Vinci pour la construction et l'exploitation d'un stade neuf, de 25000 places doté de toutes les commodités d'accessibilité.

Le budget de l'équipement se monte à 100000 millions d'Euros, répartis entre la Ville, MMA, et Vinci.

Il semblerait donc que la ville du Mans ait des élus socialistes à l'intelligence bien supérieure à leurs confrères d'Angers qui eux sont prêts à se lancer sans que cela leur pose question dans une ruineuse reconstruction in situ d'un équipement inadapté et qui ne pourra jamais offrir, vu son emplacement, une accessibilité suffisante et des capacités de stationnement à la hauteur.

Enfin, en terme d'image, la différence saute aux yeux entre la MMarena, dont le nom évoque tout à la fois l'arène romaine et la mythique Maracana de Rio de Janeiro, et le vétuste stade de la cité andégave qui refuse manifestement de sortir de sa torpeur.


La MMArena:


Le vieux stade d'Angers:


jeudi 26 juin 2008

A PROPOS DE LA PUBLICITE SUR LES CHAINES PUBLIQUES

On annonce la disparition de la publicité sur les chaines télévisées publiques.
Et il y a lieu de s'en féliciter.
Reste à trouver un mode de financement équitable et pérenne.
Soit l'on admet qu'il s'agit d'un service à la population, et dans ce cas ce sont les impôts de toute nature qui doivent contribuer à son financement comme l'ensemble de toutes les missions du service public. Soit il s'agit d'une prestation et dans ce cas c'est aux usagers d'en supporter le coût, et alors dans ce cas, il faut avoir le courage de le dire et de le faire, c'est la redevance qu'il faut augmenter.
L'on ne peut pas comme le fait le parti socialiste se dire un jour le défenseur du service public et le lendemain accepter que les puissances d'argent continuent à faire main mise sur la télévision.
François Bayrou lui-même dénonçait naguère les méfaits de l'intimité entre les milieux financiers et les médias.
Combien furent nombreux les ténors du PS ces trente dernières années à s'offusquer avec constance de l'intrusion de la publicité dans la télévision. Que n'entendîmes nous pas lorsque la deuxième chaine prit la décision de truffer le programme de prime time par des inscrustations de séquences publicitaires.
Débarasser la télévision publique de la publicité est donc un premier pas dans cette moralisation de la télévision.
Lorsqu'une décision est bonne il faut avoir le courage de le reconnaître. En revanche, la nomination du président de la chaine publique en conseil des ministres serait la pire des choses. Ce serait revenir plus de vingt ans en arrière.
Cette procédure de nomination - actuellement en usage pour les postes de hauts fonctionnaires d'autorité, dont les emplois sont à discrétion du gouvernement n'est en effet pas anodine. Elle crée entre le gouvernement et les personnels nommés un devoir d'absolue loyauté.
Ainsi, le président de la chaine publique, du fait de son mode de nomination, serait assimilable aux préfets, recteurs d'académie, procureurs généraux près les cours d'appel, officiers généraux. Curieuse façon de concevoir l'indépendance de la presse.
Ne peut-on pas envisager de conserver l'actuelle procédure de nomination par le CSA. L'indépendance programmatique n'en serait que mieux assurée.

QUAND LE TRAMWAY PORTE SON OMBRE SUR LES SOLDES

A signaler ce matin le judicieux article d'Ouest France, qui fait état des inquiétudes des commerçants du Centre-Ville d'Angers, et notamment de la rue d'Alsace.
Il semblerait que l'ouverture des soldes n'ait pas drainé autant le chaland que naguère. Et l'érosion du pouvoir d'achat n'explique pas tout, quand l'accès au centre villle ne peut se faire qu'après un parcours pour le moins labyrinthique.
Cela promet, surtout quand il faudra affronter la pénurie de places de stationnement induite par la clôture du parking souterrain du Ralliement.
Mais selon l'article cité, ce dont se plaignent les commerçants ressemble comme à du manque d'anticipation de la mairie, comme si les artifices communicationnels, la réclame tapageuse sur les bienfaits du jouet du maire pouvaient efficacement se substituer aux actions concrètes.
Alors, l'on finit par comprendre l'amertume et la colère, et même la faire sienne, surtout quand on pense il ne s'en fallait pas de beaucoup pour qu'il en fût autrement pour notre ville, son présent et son avenir.

mercredi 18 juin 2008

UN NOUVEL EVEQUE A ANGERS

Habemus antistitem.
Nous avons un évêque.
Depuis le 27 janvier, le diocèse d'Angers était privé d'évêque depuis le départ de Mgr Bruguès à Rome pour exercer les fonctions de Secrétaire de la Congrégation pour l'Education.
Attendue depuis longtemps, et sujet de bien des discussions dans les milieux intéressés, la nouvelle a été diffusée hier mardi 17 juin.
Le nouvel évêque, Mgr Emmanuel Delmas est jusqu'à présent vicaire général du diocèse de Cahors, il est âgé de 53 ans, et il recevra la consécration épiscopale le 28 septembre en la Cathédrale d'Angers.
Le nouveau pasteur du diocèse appartient à une génération de prêtres qui avant de s'engager dans le sacerdoce a effectué des études supérieures de haut niveau.
En effet, avant d'entrer au séminaire, Mgr Delmas a effectué un cursus complet d'études de médecine à la Faculté de Limoges, jusqu'à la soutenance de sa thèse.
Par ailleurs, Mgr Delmas avait eu pour directeur de recherche en maîtrise de théologie le Père Bruguès lui-même, du temps où celui-ci était professeur à Toulouse.
Ainsi, le 28 septembre, Mgr Delmas deviendra officiellement le 91ème évêque d'Angers.

mardi 17 juin 2008

UN GRAND STADE HORS LES MURS, LE CHOIX LYONNAIS.

Interrogé par le quotidien national Le Figaro, Gérard Collomb, maire de Lyon, répond ainsi à propos de la construction d'un nouveau stade.
A.F. : "Pourquoi ne pas faire un stade de football à l'emplacement de l'historique stade de Gerland?
G.C. : «Il nous faut construire un stade de 60.000 spectateurs et il faut monter en puissance, cela ne peut pas se faire à Gerland et cela va se faire dans l'est de Lyon. Il faut savoir se moderniser pour gagner».
Monsieur Collomb, qui pourtant appartient au PS, semble avoir compris qu'on ne pouvait pas faire du neuf et du durable sur du vieux, et qu'un nouveau stade en périphérie est plus économe que la restauration du stade historique in situ.
La mollities andecavensis, l'attitude timorée face aux choix d'avenir expliqueraient-elles sur ce sujet comme tant d'autres bien des choix contestables des édiles angevins?

samedi 14 juin 2008

UN TRAMWAY NOMME DELIRE

La revue mensuelle Nouvel Ouest dans son numéro de juin sous la plume de Christophe Journet publie ces jours-ci un fort intéressant article sur les dessous pas très affriolants de l'enquête qui a précédé la Déclaration d'Utilité Publique concernant les travaux du tramway.

L'association Consultram après un travail de bénédictin, pour obtenir communication des pièces administratives avait pris la décision de formuler un recours contre la DUP devant le Tribunal Administratif de Nantes, par dépôt d'un mémoire au greffe de la juridiction en mars 2007, puis introduit une action en référé, dont les attendus de jugement disaient sans détour que s'il n'y avait pas lieu à retenir l'urgence, il existait quant à la légalité de l'enquête un doute sérieux dont un des éléments substantiels était que la commission d'enquête n'avait pas émis d'avis personnel quant au tracé retenu.

Cette action rappelons-le est toujours pendante devant la juridiction nantaise.

Par ailleurs, un autre article de la même revue écrit noir sur blanc ce qui se dit de plus en plus en ville: revendre ou acheter un commerce en centre-ville sur la zone impactée par le tracé devient mission impossible.

En effet, le refus des banques d'accorder des prêts pour des projets d'acquisition commerciale dans le secteur fait qu'il n'existe pas d'acheteur solvable, sauf à imaginer qu'il soit en mesure de payer comptant. En l'absence d'acheteur solvable, c'est la vente que l'on rend très difficile.

Or derrière le commerce, il y a aussi le travail et l'emploi, le salaire, le pouvoir d'achat.

Est-il décent et responsable de la part d'un édile de se contenter de répondre qu'il n'y a pas d'inquiétude, qu'il y a une commission d'indemnisation, et qu'il suffit de négocier "des exercices" (sic) sur trois ans?

On le voit, les premiers effets du choix d'un mauvais tracé commencent donc à se faire sentir. Et lorsque les parkings du Ralliement et de Marengo auront fermé, les angevins auront pris d'autres habitudes de consommation dans les centres commerciaux de la périphérie, ce qui modifiera durablement les zones de chalandise et contribuera encore plus à la dévitalisation du centre-ville, que l'on commence déjà à sentir sur la place du Ralliement depuis qu'elle n'est plus desservie par les bus.

Pendant la révolution, on y éxécuta les victimes de la terreur, aujourd'hui c'est le commerce de centre-ville que l'on s'apprête à immoler en ces lieux.

Lorsque le tramway par l'hypercentre sera construit, avec ses problèmes liés à la vision d'un centre étriqué et dévitalisé, il faudra beaucoup d'énergie pour rattraper les dégâts, et être en mesure de mettre en place des busway vers les quartiers que le tramway aura laissés à l'écart, notamment le campus et la zone franche, ainsi que la ville de Trélazé dont aucune raison objective ne saurait justifier qu'elle demeurât privée de moyen moderne et rapide de transport en commun.

On en vient in fine à douter de l'opportunité du choix d'un tramway sur Angers, en raison de la taille même de l'agglomération, n'eût-il pas mieux valu, lors de la phase de réflexion préalable, privilégier le trolleybus en site propre, ce qui pour un coût sans doute équivalent eût permis de mettre en place d'emblée au moins deux lignes?

Bref, à Angers, ce n'est peut-être pas Un tramway nommé désir, mais c'est à coup sûr Un tramway nommé délire.

vendredi 13 juin 2008

BIS REPETITA NON PLACENT

La nouvelle du jour n'a pas de quoi nous réjouir. Le NON irlandais est assurément un mauvais coup pour la construction européenne, et voilà l'Europe condamnée à continuer à fonctionner sur les bases imparfaites du Traité de Nice, dont tout le monde reconnaissait les limites, mais avait su les accepter parce qu'elles étaient transitoires.
Ceux qui auront ici ou là attisé les populismes, reproché à leurs gouvernants d'instiller le désamour de l'Europe, accablé les institutions européennes de leur rancoeur et de leur vindicte portent dans ces refus une immense responsabilité, alors que justement aucun de nos pays ne serait ce qu'il est sans l'Europe.
Si l'Union européenne ne nous garantit pas à elle seule du cycle vicieux opulence - relâchement - vieillisement, la division et l'isolationisme ombrageux ne nous en protègeront pas davantage.
En la matière, si la France n'a pas de leçon à donner, et comment le pourrait-elle, alors que le 29 mai 2005, elle a pris la terrible responsabilité de mettre la construction européenne dans les ornières en votant NON, les manifestations d'égocentrisme ou d'irritation nationale en font supporter les conséquences à l'ensemble des citoyens européens.
On en viendrait presque à souhaiter que les referenda comportent pour corollaire nécessaire et immédiat du refus de ratifier la déchéance de la qualité de membre de l'Europe. Lorsque le Général de Gaulle fit voter la constitution du 4 octobre 1958, les pays qui formaient alors la Communauté (les Colonies), avaient le choix: soit adopter la constitution et intégrer la communauté, soit assumer du jour au lendemain son indépendance. Tel fut le sort de la Guinée de Sékou Touré.
Il est des circonstances où la démocratie ne peut se satisfaire des non.
Et en l'affaire, l'Europe ne sort pas grandie suite au refus irlandais.
Les pères fondateurs, signataires du traité de Rome, avaient connu les méfaits de l'exacerbation des nationalismes, et savaient ce que cela signifiait que de construire un espace de paix quand eux-mêmes avaient connu la guerre, et son cortège de privations, de sang et de larmes, en comparaison desquels nos récriminations sur la hausse des prix feraient presque figure de caprices d'enfants gâtés.
Les générations actuelles à qui a été transmis en héritage cette patiente construction européenne peuvent-elles se permettre de réduire à néant toute cette oeuvre de paix et de prospérité? Nous n'avons pas de droit sur l'Europe, nous en avons seulement l'usufruit. De ce que nous aurons su transmettre, nous devrons répondre devant le tribunal de l'Histoire. Ce n'est pas une vaine allégorie pour fleurs fânées de rhétorique, ou pour les sépulcres blanchis de l'art de bien dire et du politiquement correct. Ce tribunal, ce sont nos enfants et nos petits enfants qui s'étonnneront de voir que plus de soixante ans après la guerre il serait presque devenu plus difficile de construire l'Europe, de la faire vivre et aimer.
Sans la clairvoyance, le don d'apercevance des pères de l'Europe grâce à qui la pax inter populos fut réalité, que seraient devenus nos pays?
Tout cela crée une dette à leur égard. Ne la sacrifions pas au moloch d'égoïsmes nationaux insatiables par nature.
Le NON irlandais ne nous réjouit pas. Et le pire serait d'en faire un exemple. Pas plus que le 29 mai 2005 en France, la démocratie ne sort honorée des caprices des peuples. Toutes les explications du monde sur le divorce des peuples et des gouvernants n'exonèrent pas les peuples de réfléchir ne serait-ce qu'une seconde à ce que ces citoyens font lorsque par un caprice d'un instant pour répondre à une autre question que celle qui est posée ils font des folies dans l'isoloir, et après jouent les étonnés, quand on leur rappelle que d'autres choix étaient possibles.
Il en est ainsi de l'Europe, il en est ainsi des pays, il en est ainsi de nos villes.

jeudi 12 juin 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPLE - JUIN 2008

Voici comme ce sera le cas chaque mois, la reproduction de la tribune de l'opposition municipale, dans le mensuel Vivre à Angers.

Au service des Angevins
Depuis l’élection municipale, notre équipe de 14 élus, s’organise au service des Angevins, en veillant à ne pas trahir la confiance qui s’est exprimée en mars dernier.
Présents dans les commissions, sur le terrain, au conseil municipal, aidés de nos collaborateurs, nous sommes à votre écoute, nous travaillons au respect de l’intérêt général des habitants d’Angers.
Cette mission difficile de la minorité, nous la remplirons avec exigence et sérieux au cours de ce mandat. Nous souhaitons donc de la transparence dans les décisions.
C’est pour cette raison que nous avons interpellé le Maire sur les critères d’attribution des subventions municipales. La diversité des associations, l’histoire de chacune d’elles, la nature de leurs activités, exigent de les traiter de façon équitable, en analysant l’ensemble des aides qu’elles reçoivent : postes conventionnés de personnel, subvention de fonctionnement, mise à disposition permanente et gratuite de locaux, prêt gratuit ou non, de salles pour des rencontres, subventions exceptionnelles, mise à disposition de personnel municipal, prise en charge des frais de ménage, des charges électricité, eau, concierge…
Nous allons nous battre pour que les associations puissent remplir leur rôle dans de bonnes conditions : augmentation de créneaux d’utilisation dans des salles municipales, accès à des relais de solidarité, de proximité pour les associations d’aide aux habitants, prise en compte des demandes des jeunes, ou des associations de personnes âgées.
Nous allons nous battre pour de meilleurs accueils pour les assistantes maternelles, pour l’adaptation des maisons de quartiers à leur nouvelle mission de centre social, pour que des jeunes aient accès à des espaces pour inventer des projets.
Ce discours de transparence et d’efficacité nous l’avons porté pendant la campagne, nous le défendrons à vos côtés pendant ce mandat.
Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel, Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli

Contact : 02 41 05 40 37