Dans l'opposition au conglomérat PS/Verts, en Région des Pays de Loire, et en France. Soutien à la Majorité Départementale du Conseil Général 49 et à la nouvelle majorité municipale "Angers pour vous".
A la suite du torrent de haine que les médias ont déversé avec une complaisance malsaine sur notre pape Benoît XVI, Mgr Emmanuel DELMAS, évêque d'Angers, a rendu public le communiqué suivant, que nous reproduisons.
A ceux qui ne le sauraient pas, rappelons simplement que Mgr Delmas, parmi les évêques français est l'un des mieux qualifiés pour être l'exact interprète de la pensée du Saint Père. Spécialiste tout comme son professeur et prédécesseur Mgr Bruguès, aujourd'hui à Rome, Mgr Delmas, évêque d'Angers, est aussi médecin. Ce n'est en effet qu'après la soutenance de sa thèse de doctorat en médecine et un temps d'exercice de la profession qu'il est entré au séminaire de Toulouse.
Les récents propos de Benoit XVI à propos de la lutte contre le SIDA ont été réduits et utilisés. Non, l'Eglise ne minimise pas la souffrance des victimes de ce terrible fléau. Oui, elle s'engage à leurs côtés avec tous les moyens dont elle dispose. Dans son interview lue intégralement le pape souligne combien l'Eglise s'engage dans ce combat très concrètement, par l'accompagnement, les soins et la prévention. Lire le texte de l'interview sur le site de la CEF.Prévenir, c'est éduquer à la responsabilité sexuelle des personnes dans leurs relations mutuelles. Encourager la fidélité et aider à la vivre est le moyen préventif le plus sérieux pour lutter contre le SIDA. La fidélité est à la portée de tous. Chacun, du plus pauvre au plus riche, porte donc en lui la possibilité de lutter efficacement contre cette maladie. C'est ce combat-là que le pape a rappelé.
Entendu lors du flash de Radio RCF Anjou. Laurent GERAULT, président départemental du Modem 49, sera bien candidat sur la liste conduite par Sylvie Goulard et Bruno Joncour. Il figurera en 4ème position sur une liste qui comprendra 18 personnes.
Ce choix de François Bayrou fait honneur à la fédération départementale de Maine-et-Loire, et à la section d'Angers.
Elle fait honneur au Maine-et-Loire qui voit ainsi sa place reconnue dans le paysage centriste.
Elle récompense aussi la loyauté au service des idées centristes qui a toujours été la ligne directrice des centristes angevins.
L'anecdote de la Dent d'Or évoquera sans doute quelques souvenirs à ceux qui jadis ou naguère lurent ce texte de Fontenelle qui fait partie des passages obligés des anthologies littéraires du XVIIIeme siècle.
"Assurons-nous du fait avant que de nous inquiéter de la cause..." L'histoire est la suivante: un enfant, dit-on, a perdu ses dents, et à la place de l'une d'entre elles pousse une dent en or. Et le prodige de déclencher toutes les interprétations les plus fantaisistes, sauf la plus simple, la plus rationnelle. On avait tout simplement oublié de penser que ça pouvait être une feuille d'or plaquée sur une dent on ne peut plus vraie.
A l'occasion d'une interview du Saint-Père, la sphère médiatique s'est emballée suscitant l'ire d'hommes et de femmes politiques de tout bord.
Or, si l'on s'en réfère aux mots eux-mêmes, aux ipsa uerba, l'on s'aperçoit que la pensée du Pape est l'exact contraire de ce que l'on en retient.
Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.
De cette longue réponse seule une petite phrase - décontextualisée - a été retenue. Cette façon de faire en dit long sur l'honnêteté intellectuelle de ceux qui en font usage.
Ce qu'a dit le Pape n'est pas une énième condamnation du préservatif, mais un rappel de la nécessité d'un discours humaniste sur la sexualité.
Lorsqu'il s'agit de prévention, ce n'est pas le seul discours de prévention qui suffit. Chacun sait bien que s'il suffisait de faire de l'information sur la contraception ou la prévention des MST, cela se saurait depuis longtemps et le taux de prévalence des épidémies liées aux MST aurait largement diminuée.
L'on peut indéfiniment reprocher à Benoît XVI comme on le fit naguère à Jean-Paul II leur position vis-à-vis du préservatif.
Chacun sait bien pour peu qu'il s'intéresse un peu à la théologie morale que lorsque l'on utilise un préservatif, pour se protéger d'une maladie contaminante, ou quand on ignore le statut sérologique du ou de la partenaire, on applique tout simplement la très classique doctrine du moindre mal et l'on fait fond sur le sens des responsabilités que se doit d'avoir chacun. Et sur ce point il n'y aucune raison que l'on tienne en toute partie du monde un discours différent. Or, ce que ne voient pas les détracteurs du Saint-Père, c'est que leurs reproches qui tiennent peu ou prou du "aller dire ça, surtout en Afrique, quelle horreur" contiennent intrinsèquement de bien étranges substrats de discrimination et de stigmatisation.
L'on critique le discours du Saint Père sur la chasteté, mais enfin, attend-on de lui qu'il prêche le laxisme et la liberté sexuelle? Certes Jésus nous exhorte à aimer notre prochain comme nous-mêmes, et à soulager ses souffrances autant que faire se peut et à l'humble mesure de nos moyens, mais il ne enjoint pas de faire n'importe quoi. L'évangile n'a jamais dit "jouissez sans entraves".
S'il suffisait pour vaincre la pandémie du Sida en Afrique de seulement distribuer des préservatifs, ce sont des programmes qui ne coûteraient guère aux Etats riches et aux organismes internationaux. Cela se saurait. C'est précisément avoir la naïveté de le croire, croire qu'il suffit de distribuer des préservatifs qui fait que oui, cela pourrait aggraver le problème en donnant le sentiment d'une fausse sécurité. C'est là qu'intervient le discours catholique sur la sexualité: ce n'est pas un discours scientiste aseptisé sur la reproduction, la contraception et la prévention des MST qui à soi seul suffit. Encore faut-il que ce discours soit reçu, entendu, et compris. C'est pourquoi il est inséparable d'une réflexion sur les valeurs.
Promouvoir la culture de la vie, ce n'est pas se satisfaire et croire que tout est dit quand on dit "sortez couverts".
Une fois de plus la sphère médiatique a saisi l'occasion avec une mauvaise foi insigne de détourner les propos du Pape de leur signification.
S'est-elle avant de s'inquiéter des causes assurée des faits. Nous ne le pensons hélas pas. Cela n'en rend que plus préoccupante que des personnalités politiques se soient à ce point laissés piéger. Passons sur le fait que dans tel ou tel article qui fait cohabiter dans la même réprobation des propos pontificaux Line Renaud, Ségolène Royal et François Bayrou, http://www.leparisien.fr/societe/bayrou-royal-et-line-renaud-le-pape-continue-de-choquer-19-03-2009-448330.php.
Je n'ai guère d'estime pour Ségolène Royal dont le sens de l'approximation est bien connu, et la culture générale d'une vacuité hélas abyssale. J'ai approuvé en leur temps les prises de position de Roselyne Bachelot à l'époque où si peu séparait Christine Boutin de Ségolène Royal et de tant de députés socialistes aux abonnés absents lors du vote du PACS.
Mais je suis pour le moins étonné que François Bayrou, dont la pondération, la culture, et les convictions chrétiennes sont connues de tous se soit laissé piéger par les amalgames tendancieux d'une sphère médiatique foncièrement cathophobe.
La réalité est plus simple. Bien des chrétiens utilisent le préservatif, bien des chrétiennes prennent la pilule et pensent à bon droit que cela ne regarde pas Monsieur le Curé, pas plus que ne pas la prendre, ou ne pas utiliser le préservatif quand il n'y a pas de doute sérologique ne regarde qui que ce soit...Cela ne fait pas des premiers des mauvais chrétiens pour autant. Cela ne fait pas non plus des seconds des chrétiens meilleurs que les autres. Le fait que le Pape continue à rappeler une certaine ligne doit-il leur poser des problèmes de conscience? Certes non, à partir du moment, où chacun est à même souhaitons-le de pouvoir déterminr en son âme et conscience ce qu'il lui est possible de faire ou de ne pas faire en connaissance de cause.
Si l'on relit donc dans leur vrai contexte les propos du Pape, jamais nous ne pouvons trouver en un quelconque lieu de son discours qu'il ait dit que le préservatif ne préservait pas du SIDA. Le pape a en réalité dit qu'il ne suffit pas de croire qu'il suffise de dire que le préservatif protège du SIDA.
Accompagner le discours strictement sanitaire et prophylactique d'une promotion des valeurs de la vie, est indispensable. C'est précisément faire fond sur la capacité de l'humaité à s'avancer sur la voie exaltante du progrès moral, où il faut parfois avancer de dix pas puis reculer de neuf, si l'on veut vraiment avancer d'un pas.
C'est donc bien aux pasteurs, dans les communautés où vivent les chrétiens de faire ce travail d'explicitation de la pensée pontificale. Cela suppose que l'on sache aussi éviter les connivences intellectuelles avec ce poison mental qu'est la "culture de mort"qui est le pire danger que l'humanité fasse peser sur elle-même, et qui resurgit subrepticement dans les discours eugénistes, euthanasiques, ou malthusiens qui ne sont pas sans évoquer ceux qu'il était alors à la mode de tenir dans les années trente. Cette idée fera très probablement l'objet d'un prochan billet.
Naguère, la place du Ralliement était une place vivante. L'accessibilité à tous les modes de transports, aux bus, aux automobiles en faisait véritablement le coeur de la ville. Nous ignorons si à la fin des travaux qui chaque jour amènent leurs tombereaux de nuisances les Angevins se réapproprieront cette place, et si elle redeviendra ce lieu trépidant de vie avec ses klaxons, la musique entraînante des moteurs. En attendant, elle est la proie des pelleteuses. Et c'est le spectacle d'une place saccagée qui est offert aux Angevins, même pas quinze ans après la dernière réfection.
La verrière qui l'ornait, et qui permettait de s'abriter les jours de pluie est vouée aux démolisseurs.
Certes, la ville a connu par le passé la mise au rencarts d'éléments architecturaux qui ne semblaient plus au goût du jour. En son temps, les édiles firent disparaître l'horloge des anciens abattoirs. Mais elle fut simplement remisée, en attendant d'être redécouverte pour être intégrée à l'ensemble architectural du Front de Maine.
La verrière du Ralliement qui représentait un témoignage intéressant de l'art urbain des années quatre-vingt dix est vouée à la destruction, sans même qu'ait été posée la question de sa conservation, ou de son intégration dans un autre site, comme on sut le faire pour la rose du Ralliement transportée place Saint-Serge.
L'on peut s'interroger à la fois sur l'idée que se font les édiles de l'économie des deniers publics quand on casse un lieu emblématique de la ville tous les quinze ans, et sur le peu de respect du patrimoine architectural contemporain, comme s'il s'agissait d'infliger à l'oeuvre de Jean Monnier l'ancien maire d'Angers une bien étonnante damnatio memoriae.
Qu'aura gagné la place du Ralliement : une voie ferrée en son centre, visible comme une balafre au milieu d'un beau visage?
François BAYROU était à Saint-Brieuc le 16 mars 2009. A cette occasion, il était accompagné de Sylvie GOULARD, tête de liste de la formation centriste pour le Grand Ouest, et de Bruno JONCOUR, Maire de Saint-Brieuc, et numéro 2 sur la liste pour les élections européennes.
En conclusion, le Président du Mouvement démocrate a rappelé quelle était la ligne de positionnement du mouvement centriste. "Le gouvernement défend le capitalisme ; le socialisme n'est pas l'attente des Français ; nous défendons un projet humaniste".
On ne pouvait formuler réponse plus claire aux convoitises intéressées de ceux qui à gauche se mettent à rêver à voix haute d'une gauche allant de Mélenchon à Bayrou.
Le 16 mars 2008, après une semaine où le 9 mars avait ouvert les portes de l'espérance à Angers, une chape de plomb s'est abattue sur la ville.
Au bout d'un an, le bilan d'une année supplémentaire de socialisme gestionnaire à Angers ne porte guère à la gloire, même si les thuriféraires habituels peu nombreux il est vrai, continuent à administrer à Angers leur tisane à l'eau tiède, qui finit par induire dans les esprits tant habitués à la consommer qu'on ne peut pas faire autrement.
Je ne sais plus quel jeune maire communiste de la banlieue parisienne reprochait à la gauche son absence de projet, transformant les élus locaux en gestionnaires sans prospective.
Certes le propos de cet élu est d'expliquer pourquoi depuis que François Mitterrand a quitté l'Elysée, celle-ci est incapable d'envoyer l'un des siens aux plus hautes fonctions. Mais son analyse vaut aussi pour tous ces élus locaux entrés dans les conseils municipaux lors de la vague rose, et qui n'ont pas vu que le monde changeait autour d'eux. Ils n'ont tout simplement pas changé de logiciel.
Alors faisons un peu l'inventaire des fléaux dont souffre Angers, et auxquel ces cinq années de socialisme bobo sont hélas bien loin d'apporter les remèdes salutaires qui s'imposent.
- l'absence d'audace d'entreprendre.
- l'absence de prise en compte de la gravité de la crise du logement qui fait qu'il sera très difficile de rattraper les retards de la décennie passée.
-l'absence de claire perception de la réelle pauvreté angevine dont les édiles surestiment les capacités contributives réelles.
- l'enfermement dans un conception étroite de la culture.
-la retard par rapport à tous les progrès de la modernité: il est en effet stupéfiant de constate l'absence totale d'espaces wifi publics. Alors que dans maintes grandes villes, il existe des bornes d'accès public permettant de se connecter au web tout en prenant l'air dans un jardin public, cela n'existe pas à Angers. Le seul espace de ce type est la place Michel Debré, et l'équipement n'existe que par la seule volonté du Conseil Général. Force est de constater que la municipalité socialiste révèle son décalage dans ce domaine des technologies modernes, son déphasage avec les catégories d'âge pour qui cela devrait aller de soi de pouvoir se connecter au web dans les jardins publics.
Il est attristant de voir à quel point Angers fait rimer et pas seulement pour l'oeil et l'oreille conservatisme avec socialisme.
- une politique des transports et du stationnement calamiteuse qui privilégie le paraître sur la prise en compte des vrais besoins de l'agglomération.
Sur ce dossier, l'honnêteté serait tout simplement de reconnaître qu'Angers vu les dérives insupportables des coûts de construction de la Ligne Unique de Tramway ne pourra pas avant longtemps ne serait-ce qu'avoir l'idée d'une préfiguration d'avant projet de deuxième ligne.
Résultat, une ligne de tramway, ce n'est pas un réseau, et l'absence de tramway là où étaient les vrais besoins, c'est-à-dire à Belle-Beille se fera sentir pour de longues années.
Or, Angers aurait pu avoir en mains dès l'année dernière les cartes en mains pour se choisir un autre avenir, pour se faire honneur, comme on le dit si bien dans le Sud Ouest cher à François Bayrou, si elle l'avait vraiment souhaité et suivi l'exemple de ces 27083 électeurs et parmi eux se trouvaient une part substantielle d'électeurs de sensibilité de gauche, ou dont l'état social ne fait pas de soi des électeurs habituels de la droite et du centre.
Il faut vraiment être sourd pour ne pas entendre la sourde clameur des commerçants du centre-ville dont l'accès aux boutiques devient de plus en plus difficile, et qui n'auraient de toute évidence pas connu de tels déboires si un tracé raisonnable avait été choisi. Il n'échappe à personne que les faillites et liquidations que connaît le commerce en centre-ville sont la conséquence directe des travaux du tramway.
Or l'intérêt général ne justifiait pas un passage par l'hypercentre. C'est donc une décision politicienne pour complaire à un lobby bobo très étriqué à qui il est d'autant plus facile de donner à autrui des leçons de civisme écologique qu'il n'est pas concerné soi-même par les contraintes du déplacement.
Lorsqu'est à ce point sacrifiée une partie de la population, qui plus que tout autre est exposée aux fluctuations de l'offre et de la demande, lorsque les pouvoirs publics par leurs mauvais choix dressent les citoyens les uns contre les autres, il ne faut alors pas s'étonner que ceux qui se parlaient encore hier, s'évitent désormais le lendemain. Loin d'être le lien social qu'il aurait pu être, le tramway portera comme une tare inexpiable d'avoir semé dans la ville les ferments de la division et de la discorde.
Oui, le 16 mars 2008 en son matin nous laissa espérer la joie vespérale, jusqu'à ce que la vérité tombe. Je me souviendrai longtemps de ce passage nocturne dans la rue David d'Angers, où nous assistions dans la stupéfaction au spectacle de la ville enterrant son espérance, les ténèbres le disputant à l'atmosphère funèbre, où la rancoeur le disputait à l'incompréhension, et où seule la charité chrétienne constitua alors le dernier rempart pour ne pas exhaler de haine - et pourtant d'en éprouver les motifs ne manquaient pas. Fallait-il en effet que de surcroît nous fussions Chimène?
"Weinen, Klagen, Sorgen, Sagen, Angst und Not, Sind der Christen Tränenbrot"
Tels sont les mots qui me reviennent à l'esprit un an après pour évoquer ce chemin parcouru dans la nuit.
"Larmes, Plaintes, Soucis, Craintes, Angoisses et Détresses sont le pain de larmes des chrétiens".
Cependant, chaque jour qui passe nous rapproche de ce déjà tout proche dimanche de mars 2014 où une nouvelle équipe, de nouvelles idées, un vrai projet municipal porteront enfin l'espoir au présent à Angers. Bien de ceux qui l'avaient espéré dès 1983 ne pourront jamais le voir. Puissent-ils un jour le voir depuis le balcon céleste.
Mais il faut bien se dire ceci, il n'y a d'avenir que pour ceux qui sauront le choisir. Et il n'y a de vent favorable que pour celui qui sait où il a choisi d'aller.
La dignité de la vie civique ne saurait accepter que l'on oublie le lendemain ce que l'on a fait la veille, et c'est pourquoi le choix que nous avons fait le 9 mars et le 16 mars 2008 doit être la boussole de l'engagement que nous avons choisi pour notre cité.
Le 9 mars, qui avait couronné deux mois d'intense campagne électorale au coeur d'Angers a allumé durablement une flamme d'espérance, il ne tient qu'à ceux qui en auront la volonté qu'elle soit inextinguible, et qu'elle se propage plus encore, tel un incendie d'amour couvant sous la braise pour éclater au grand jour lorsque viendra pour Angers l'heure de ses retrouvailles avec son histoire.
La réaction du maire d'Angers à la décision d'une association de se désister de son recours contre la DUP est pour le moins désobligeante et insultante. Elle est indigne de la haute idée qu'un élu devrait se faire des devoirs de sa charge. Comment prétendre représenter tous les Angevins et stigmatiser ainsi tous ceux qui se sont reconnus derrière les interrogations d'Angevins simplement dubitatifs par rapport au projet du tramway? Les véritables questions n'ont tout simplement jamais été posées. En particulier celle-ci: comment s'y est-on pris pour faire avaliser le projet à l'agglomération. Quand nous voyons la dérive des coûts, nous n'oserions pas croire que lors de la présentation initiale du projet, les estimations avaient été délibéréement minorées pour faire passer la pilule.
L'utilisation politicienne du tramway que fait la municipalité est tout simplement un élément de plus qui le moment venu me confortera dans le refus de l'utiliser dans sa partie comprise dans l'hypercentre.
En effet, quand on a voté pour une liste qui proposait un autre trajet, il serait incohérent d'utiliser un mode de transport collectiviste passant sur un tracé avec lequel on n'est pas d'accord. Mettre en accord ce que l'on fait avec ce que l'on dit, c'est aussi cela. Faire le contraire serait s'accommoder du péché originel de ce maudit tramway.
Une chose est déjà certaine, le jour où le tramway sera inauguré, je n'assisterai pas à l'inauguration et prendrai toutes dispositions pour ne pas être à Angers ce jour-là.
Nous ne pensons pas que ce soit à l'honneur d'hommes politiques de "se battre comme des chiens". La métaphore canine fort lamentable utilisée par le maire d'Angers en conclusion du vote du budget après les interventions de ses adjoints lisant bien sagement les fiches qui leur avaient été préparées n'est pas à l'honneur d'une vie municipale authentiquement démocrate.
Cette métaphore en appelle une autre, celle de la curée, où après la chasse, on déchiquète les morceaux.
Passons sur la surcharge d'éloges décernés à ce budget, où certain(e)s adjoint(e)s faisaient assaut de flagornerie, comme si certains tenaient absolument à donner des gages supplémentaires de conversion opportuniste au socialisme bobo.
Si ce budget est bon, cette débauche de louange et d'auto-célébration relève de ces moeurs qui caractérisent les microcosmes où règne l'esprit de cour.
S'il n'est pas bon, et s'il n'est pas le budget de combat que l'on se plait tant à vanter, si le montant de la subvention municipale octroyée au CCAS est inférieure au montant de l'inflation, il serait peut-être temps pour les Angevins de s'apercevoir que la municipalité qu'ils ont élue n'est pas une municipalité de gauche préoccupée de justice sociale, mais une municipalité dont le premier réflexe est l'entre-soi bourgeois bohème.
Quelqu'un qui ne connaîtrait pas le tropisme angevin serait bien étonné de voir la préoccupation sociale que l'imaginaire politique classe plutôt à gauche prise en réalité en charge par l'opposition.
Rappelons que c'est au sein de ce groupe de la minorité que siègent les conseillers investis par François Bayrou lors des élections municipales de 2008.
Pour revenir sur cette image des chiens se disputant l'os médullaire, rappelons simplement que la vie politique n'est pas une vénerie où l'on vient planter ses crocs dans les mollets de ceux qui pensent autrement ou tout simplement qui pensent.
Pour reprendre le mot fameux de je ne sais quel journaliste se plaignant de ce que le président de la république les ait comparés à des chiens dans un éloge funèbre resté célèbre, nous ne sommes pas des chiens.
Se battre oui, mais en hommes civilisés, c'est-à-dire faisant preuve entre eux de civilité. Se battre comme des chiens est justement caractéristique d'une agressivité qu'aucune fin ne justifie. C'est faire l'apologie de l'instinct qu'aucune raison ne vient tempérer. Cette image de chiens prompts à s'entredéchirer pour un hochet accrédite hélas l'idée qui trotte dans toute les têtes: l'hallali que l'on sonne sur certaines manifestations culturelles est en réalité une bien triste manoeuvre visant à satisfaire des instincts dont on aimerait voir la race humaine prémunie. Quelle peste aurait donc frappé Angers pour qu'en haut lieu de la cour on criât à ce point haro sur le baudet?
Utiliser la crise pour assouvir un désir de je ne sais quel désir de vendetta politicienne à l'égard de manifestations, dont une en particulier, qui n'a pas démérité, n'est guère honnête ni digne d'hommes et de femmes probes et libres.
Oui, si vraiment faire des économies était nécessaire, nous aurions compris que les sacrifices fussent équitablement répartis.
Restreindre la voilure impliquait peut-être de différer à des jours meilleurs des investissements pas vraiment indispensables, de restreindre encore plus les frais de communication et de fonctionnement qui ne sont pas minces.
Un budget de combat, pour favoriser les ménages et le pouvoir d'achat, c'était peut-être le choix courageux de baisser les taux pour tout simplement maintenir les rentrées fiscales, vu que les bases augmentent mécaniquement. Au lieu de cela, on laisse augmenter les impôts en présentant cette augmentation comme le résultat d'un processus mécanique sur lequel on se prive de la possibilité d'agir. On s'empresse à l'agglo d'enlever d'une main ce que l'on donne chichement de l'autre à la ville en augmentant la taxe d'enlèvement des ordures et l'eau.
Un budget de combat aurait été un budget qui ait le courage de baisser les taux de la fiscalité, pour à terme les ramener au niveau de villes comparables.
Au lieu de tout cela, la politique du trompe l'oeil se poursuit.
Certes, voir ses subventions diminuées aurait assurément chagriné bien des acteurs culturels. Mais au lieu d'un chagrin de courte durée imposé à tous au nom de la solidarité, on prend le risque de la provocation délibérée et de sacrifier un festival qui depuis 25 ans contribuait à la notoriété d'Angers et qui était unanimement salué par la presse. Fallait-il donc un bouc émissaire à la majorité municipale?
Enfin, oui, n'en déplaise, l'évergétisme, c'est-à-dire la juste intervention du pouvoir politique dans le secteur culturel, qui n'utilise pas les acteurs culturels comme des faire-valoirs, ce n'est pas le vulgaire panem et circenses. Cette haute idée de la culture commande que même en temps de crise, l'on puisse continuer à faire exister des événements culturels qui permettent le temps d'un soirée ou d'un festival d'échapper à la morosité du quotidien. Dissiper l'ennui, divertir des préoccupations et des inquiétudes du moment est une activité salutaire pour la culture qui propose à l'homme le supplément d'âme dont il a besoin. Cela suppose une chose: le respect absolu et sans condition de l'indépendance des acteurs culturels, ainsi que la prise en compte de la diversité des lieux où peut se vivre la culture.
Cela suppose aussi le respect des électeurs, car on ne peut pas impunément présenter pour les besoins d'une élection la culture comme l'art d'être ensemble et un an après immoler pour de fallacieux prétextes certaine manifestation sur l'autel expiatoire des froides vengeances.
Hier, c'était le 9 mars. C'est une date importante pour bien des Angevins. En effet, le 9 mars 2008 fut un beau jour. Ce jour-là, démentant les prédictions sondagières au professionnalisme suspect, Christophe Béchu et la liste Choisir l'Avenir qu'il avait su rassembler arrivait très nettement en tête du premier tour des élections municipales à Angers. L'espérance de voir un autre majorité à l'Hôtel de Ville n'était pas alors un irrationnel pari.
Il s'en fallut de si peu que le dimanche suivant une autre majorité s'installât à l'Hôtel de Ville. Nous ne rappellerons pas la lourde responsabilité de ceux qui ont trahi leurs idéaux en faisant le choix du conservatisme et du maintien de l'existant.
Bien plus encore que le souvenir de cette campagne enthousiasmante, ce qui se vit actuellement à Angers nous fait dire que aujourd'hui comme hier nous referions avec la même conviction et le même enthousiasme le même choix. Celui de l'audace pour faire rayonner Angers. Celui du parler vrai pour tourner définitivement le dos à l'artifice communicationnel et aux faux-semblants.
Après un an de mandat, le bilan ne plaide pas en la faveur du maire réélu dans les conditions que l'on sait.
Rien de nouveau dans la gouvernance de la ville, sinon l'artifice cosmétique et le changement de look de Monsieur le Maire.
A en croire certain quotidien de la presse régionale, la succession de celui-ci serait déjà un objet de convoitise de la part de certains de ses adjoints. Que de pensées inavouables les miroirs matutinaux de ceux qui y pensent déjà en se rasant ou en se maquillant le matin auraient-ils déjà captées !
Si ce n'est pas des querelles d'ego en gestation, qu'est-ce que c'est?
Alors que notre ville est ellle aussi frappée par la crise économique, alors que depuis des années nous savons que la ville est plus pauvre que maintes agglomérations de taille et de structure comparables, nous payons aujourd'hui au prix fort les conséquences des choix criticables du passé.
La dérive insupportable des coûts du tramway obèrera pour longtemps les capacités d'investissement de l'agglomération, et l'on sait parfaitement que le choix d'un tracé aberrant n'est pas pour rien dans ce surcoût. Il est d'ores et déjà certains que la seconde ligne ne sera jamais réalisée, faute de pouvoir la financer.
Il est particulièrement navrant de voir que le message des urnes émis sans ambiguïté au premier tour sur ce seul point comme tant d'autres n'ait pas été entendu.
Ainsi, les sommes qui sont englouties dans ce projet mal conçu dès l'origine ne profiteront pas au développement économique d'Angers et de son agglomération. Alors que c'est hic et nunc, ici et maintenant qu'il faudrait agir, faute de quoi ce serait ouvrir toutes grandes les portes d'Angers à un déclin irrémédiable.
Au lieu de chercher là où il le faudrait les indispensables économies, on utilise la crise pour tenter d'imposer une conception univoque de la culture, comme si en dehors de la culture socialiste bling-bling officielle symbolisée par le Quai il n'y avait pas place pour d'autres manifestations de qualité, commme le Festival du Scoop ou Angers l'Eté, qui permettait à un public qui ne part pas en vacances de se distraire tout de même l'été.
Les travaux qui gênent la circulation des automobiles et des piétons dans l'hypercentre disent chaque jour l'incohérence absolue de ce choix. Un tracé raisonnable par les boulevards eût certes engendré des contraintes, mais certainement pas autant de nuisances ni de dérives de coûts induits liés à la configuration particulière de la rue de la Roë. Il suffit de se promener place du Ralliement pour constater désormais que c'est un lieu mort. Du temps où la place était accessible à tous types de déplacements, il était loisible à chacun de voir que c'était là que battait le coeur de la ville. Le réaménagement de celle-ci la transformera en lieu dangereux car coupée en deux par l'immonde balafre d'une voirie de tramway en son centre. Ce sera tout simplement difficile pour les piétons d'y déambuler en sécurité.
Il suffit de se promener dans les rues adjacentes pour voir à quel point le commerce est mis à mal par des conditions d'accès rédhibitoires pour la clientèle, et il ne faut pas s'étonner si fermetures et faillites se multiplient.
Seulement en la matière, ce sont les générations suivantes qui paieront la dette de ce projet dépensier. Pour équilibrer les comptes, il faudra certainement s'attendre à une augmentation substantielle du tarif du ticket. Il ne serait pas surprenant qu'il avoisine d'ici peu les 1,50 € (c'est-à-dire 10,00 francs). Il ne serait pas non plus étonnant que les années suivantes ville et agglo augmentent les impôts.
C'est bel et bien la conception de ce que doit être un centre-ville qui est en cause. Développer les transports en commun est sans doute très bien, mais un centre-ville qui n'est pas accessible grâce à un nombre suffisants de places de parking et d'accès pour automobiles est un centre-ville qui meurt. Car tout simplement si l'on ne peut plus acheter en centre-ville des biens de consommation d'un certain poids, et qu'on a absolument besoin de voiture pour les transporter, on reporte sur l'extérieur de l'agglomération certains secteurs de chalandise. Et c'est là que l'on se rend compte que l'écologie d'une certaine élite bobo n'est qu'un artifice. La réalité, c'est que l'on veut chasser du centre de la ville certains types de commerce.
Le 9 mars 2008 a cependant fait surgir des lumières d'espérance. C'est à chacun qui s'est reconnu dans les propositions de Choisir l'Avenir de contribuer à les faire luire y compris au milieu des ténèbres. Il n'est en effet pas possible de s'accommoder ni du déclin qui naîtrait inéluctablement du manque d'ambition, ni des choix actuels qui ne répondent pas suffisamment aux vraies attentes des Angevins, ni de considérer avec un fatalisme désabusé que ça pourrait être pire, surtout quand nous avions en nous les moyens d'éviter le pire.
Puisse un jour la fortune sourire à ceux qui feront preuve de saine audace pour leur ville. Ces cinq années seront en effet vite passées. Puissions-nous le moment venu retrouver le dynamisme et l'audace qu'Angers avait lorsque Jean Turc et Jean Monnier étaient aux commandes.
Plutôt que de se dire encore cinq ans, mieux vaut se dire "déjà un an".
Laurent GERAULT, Président du Modem 49, conseiller municipal d'Angers (groupe de la minorité qui comprend des membres de la société civile, des personnes issues de la gauche, des membres du Modem bénéficiant du soutien de François Bayrou et des membres de l'UMP) était l'invité de la chaine Angers 7 ce samedi 7 mars.
Il s'est exprimé sur les questions clé de la vie municipale: les choix contestables et contestés de la majorité municipale dont le projet de budget est inadapté aux nécessités de la crise, et dont les effets d'annonce (gel des tarifs municipaux) sont largement obérés par l'augmentation des prélèvements au titre de l'agglo (ordures ménagères - eau - transports) et ne prennent pas en compte les besoin sociaux et la nécessité de développer l'économie de l'agglomération.
Le budget de cette année tant à l'agglomération qu'à la ville révèle avec encore plus d'acuité le dérapage des coûts du tramway qui absorbe cette année encore plus de parts au titre de l'investissement au détriment du développement de l'économie.
Finalement, c'est bien à l'épreuve des faits que nous nous rendons compte que lorsque le maire et sa majorité présentent le budget 2009 comme un budget de combat, il n'y a dans ce vocable qu'un artifice de communication hélas démenti par la réalité dès le debut de l'exercice comptable.
Ensuite, Laurent Gérault est longuement revenu sur le projet européen du MOdem.
L'on se souvient que la campagne des élections présidentielles avait été marquée par le mensonge par omission de Ségolène Royal se refusant à dire si oui ou non elle nommerait François Hollande au gouvernement, ou s'il briguerait la présidence de l'Assemblée Nationale, alors que nul n'ignorait leur concubinage notoire, dont la rupture était connue cependant d'un petit cénacle médiatico-politique parisien.
La question n'était pas sans importance et ne concernait pas simplement une question de vie privée, mais touchait à la séparation des pouvoirs.
Depuis la présidente de Poitou-Charentes poursuit de sa vindicte les magasines, qui font le choix de publier non des photos privées, mais des photos prises dans des lieux accessibles au public, comme naguère tel cliché la montrant abîmée en prière devant l'autel d'une chapelle italienne, ou tout récemment une photographie la représentant au bras d'un homme dans une rue vraisemblablement passagère.
Résultat : poursuite pour atteinte à la vie privée et demande de substantiels dommages et intérêts.
Or en ces temps de crise où tant de françaises et de français ont tant de mal à joindre les deux bouts, la multiplication de ces procès par Ségolène Royal laisse apparaître opportunisme et cupidité : opportunisme car la défense des opprimés et des petites-gens n'est qu'un attrape-mouches pour électeurs naïfs, et cupidité, parce que réclamer 50000 Euros de dommages-intérêts sans s'être donné d'autre peine que d'être photographiée, c'est une insulte pour le peuple des travailleurs qui gagne cette somme en au moins 3 ans...
Finalement, quand on dit que Ségo, c'est Sarko au féminin, ce n'est pas si faux: mélange des genres, exhibitionnisme médiatique, hypocrisie, culte de l'argent facile, populisme démagogique, même mépris de la liberté de la presse.
Ce matin, la sus-dite était l'hôte des quatre vérités et répond tout de go que le procès intenté à Paris-Match, c'est son avocat qui en a pris l'initiative. Mais à qui fera-t-on croire cette fable? Un avocat n'engage une citation devant le tribunal que sur mandat exprès de son client, et après avoir reçu les nécessaires avances sur honoraire.
Mais il y a une différence de taille: le président de la république assume sans ambages son ancrage à droite, alors que la présidente de Poitou-Charentes croit encore et sans le panache et la duplicité florentine d'un mentor dont elle retient si peu les leçons (François Mitterrand) que le PS peut encore être le point de passage pour des gens de droite qui n'arrivent pas à faire carrière dans leur véritable camp et qui par opportunisme croient que l'on peut en toute impunité se déguiser de l'habit de défenseur des opprimés et gruger les électeurs, quitte deux ans après à faire machine arrière.
La crise a en effet bon dos. Ne s'agit-il pas plutôt de l'effet pervers d'une gestion budgétaire qui pendant des années a refusé l'emprunt pour payer cash des investissements dont le fonctionnement s'avère coûteux (notamment le Quai, dont les frais de fonctionnement sont paraît-il très élevés) au point désormais d'étrangler un certain nombre de manifestations qui contribuaient au rayonnement d'Angers, comme par exemple le Festival du Scoop et Angers l'Eté, Tours de Scène.
D'autres manifestations échappent à la cure d'austérité: Premiers plans, et Accroches Coeurs.
L'on se convaincrait plus facilement de la crédibilité des arguments budgétaires mis en avant pour justifier ces coupes sombres, si les sacrifices étaient équitablement réparties? Peut-on parler d'équité quand certaines manifestations sont purement et simplement étranglées? Alors que certaines qui ces dernières années ont sombré dans le clientélisme politique échappent comme par hasard au gel des subventions.
Or demeurer l'Athènes de l'Ouest, c'est comme le développement durable, il ne suffit pas d'en parler, il faut aussi des actes et des moyens. Ce n'est pas simplement un slogan pour papier glacé de propagande électoraliste. Il faut aussi respecter l'indépendance des acteurs culturels dont les financements ne sauraient dépendre d'allégeances politiques ou de dénaturation de leurs objecifs initiaux.
Il n'est pas certain que la municipalité d'Angers en prenne le chemin en étranglant des manifestations qui depuis plus de vingt ans contribuent à son rayonnement national et international.
L'actuel maire d'Angers serait-il tout simplement prisonnier d'une vision étriquée de la culture, qu'il ne semble ne juger qu'à l'aune de son degré de servilité ou de médiocrité.
Voilà un élément s'il en était besoin pour déplorer que l'an dernier Angers ait raté sa réconciliation avec son histoire.
Aujourd'hui comme hier, ce blog continuera à passer au crible d'une critique sans concession ni compromission les orientations de la majorité municipale d'Angers qui ne peut se prévaloir d'avoir été élue par adhésion à son projet.
La Guadeloupe est confrontée depuis plus d'un mois à des troubles d'une rare ampleur. Ni le silence gouvernemental, ni la manipulation-récupération par l'extrême-gauche, ni le blocus qui fait obstacle à la liberté du travail ne sont des méthodes de résolution des problèmes dignes d'une démocratie.
Si nul ne doit nier le poids de l'histoire, est-ce pertinent et honnête de juger ce qui se passe dans les territoires d'outre-mer avec des grilles de jugement valables pour décrire des situations historiques, mais anachroniques aujourd'hui?
Est-il opportun pour une personnalité politique dont les responsabilités sont limités à la présidence d'une région métropolitaine de s'afficher lors de la sépulture d'un syndicaliste?
Est-il opportun pour la présidente de Poitou-Charentes de donner dans la surenchère ethnicisante en se présentant fallacieusement comme "antillaise" et jugeant bon d'insister qu'elle ne vient pas en tant que "blanche"?
S'il eût été opportun et porteur de sens que le Président de la République entreprît sans délais ce que le Général de Gaulle aurait appelé une "tournée des popotes", ce n'est peut-être pas la place d'une personnalité qui n'a pas de responsabilités à la tête d'un parti politque et dont le seul mandat s'exerce en métropole de s'afficher en de telles circonstances pour se livrer à une inconvenante récupération politicienne?
Est-il judicieux de rajouter à une présence inopportune un discours ethnicisant et incendiaire?
A l'heure où précisément il conviendrait de s'asseoir autour d'une table, et de se parler en hommes et femmes de bonne volonté, convenait-il que Ségolène Royal se risquât à une allusion à la Révolution?
Visiblement en pareille circonstance, il faudrait la sagesse d'un Ménénius Agrippa, le délégué patricien qui par sa force de persuasion fit en sorte que la plèbe romaine retirée sur le mont Célius revienne à Rome. Qui aujourd'hui tient aux uns et aux autres le sage discours de la bonne entente des membres et de l'estomac? Sans doute pas un Président silencieux. Mais assurément pas ceux qui à gauche croient opportun de jeter de l'huile sur le feu ou se livrent à du discours communautariste, ou qui pire encore attisent les foyers de sédition.
Dimanche 8 février s'est tenue la Conférence Nationale du Mouvement Démocrate au cours de laquelle ont été présentés les têtes de liste pour les élections européennes. Selon des sources autorisées, l'intervention de Sylvie Goulard, tête de liste pour la région Ouest a été longuement applaudie. A l'issue de la journée François Bayrou a prononcé le discours que voici:
L'actualité religieuse récente a nourri la polémique. A l'affut de tout ce qui pourrait créer le scandale, la presse s'est plue à dresser le pilori médiatique pour s'adonner à l'un de ses jeux favoris, la critique du pape et des catholiques, profitant d'une collusion de deux faits absoluments distincts, la décision du pape de lever l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre et les propos négationnistes tenus par l'un d'entre eux courant novembre, et diffusés on ne sait comment ni par qui alors que s'annonçait la mesure de mansuétude voulue par le souverain pontife.
Voici qu'aujourd'hui, le prélat Williamson, loin d'adopter l'attitude d'humilité et de repentance demandée sans ambiguïté par le pape, persiste dans le négationnisme.
Le révisionnisme et le négationnisme sont des attitudes intellectuelles intrinsèquement perverses. La communauté universitaire française se souvient du profond scandale causé par la soutenance d'une "pseudo-thèse" à l'Université de Nantes dans les années quatre-vingt où sous couvert d'études linguistiques, le doctorant se livrait à une négation de l'existence des chambres à gaz, amenant le ministre des universités de l'époque à annuler la délibération du jury de l'université devant laquelle la thèse avait été soutenue.
Plus récemment, le révisionnisme et le négationnisme furent le fond de commerce abject et nauséeux de l'extrême droite lepéniste.
Alors les propos de Williamson sont triplemment condamnables, historiquement, parce que depuis la libération des camps la preuve est faite du génocide, y compris dans les documents laissés par le Reich où les bourreaux avec leur sens de la méthode et de l'organisation mis au service de l'abjection ont laissé des preuves irréfutables, judiciairement parce que depuis Nuremberg la vérité judiciaire a été dite, et enfin religieusement, parce que les catholiques fidèles au pape, parce que notre pape n'ont pas à faire les frais de l'antisémitisme d'un évêque sans diocèse. Depuis des années, la hiérarchie catholique n'a pas ménagé ses efforts pour se réconcilier avec nos frères juifs à qui Dieu a parlé en premier. Jean-Paul II alla prier à la synagogue de Rome et se rendit à Jérusalem, Benoît XVI depuis son accession au siège de Pierre n'a pas non plus manqué n'a pas manqué de manifester sa préoccupation vis-à-vis de la résurgence de l'antisémitisme en se rendant à la Synagogue de Cologne, la plus ancienne d'Allemagne, détruite par les nazis en 1938 et restaurée en 1959. Une visite à la Synagogue de Rome devrait même avoir lieu prochainement.
Nous n'osons imaginer ce que ressent le Cardinal Lustiger de là où il est entendant les propos ahurissant d'un évêque à qui les preuves irréfutables de l'histoire semblent insuffisantes.
Alors, ne mélangeons pas tout: les tenants de la messe en latin, les tenants d'une vision de l'église qui ne se reconnaissent pas dans les errements théologiques et la politisation post-conciliaire ne sont pas tous d'affreux extrémistes de droite, d'abjects antisémites, d'irrécupérables négationnistes. Parmi eux il y a des gens dont la conscience droite ne supporte justement pas ces dérives. Par respect pour eux, il serait de la plus grande opportunité que la presse se montrât un peu plus objective et honnête quand elle rend compte des décisions du pape et ne confondît pas dans le même opprobre les chrétiens traditionnalistes et les propos d'un évêque négationniste.
Voici les clips de présentation des deux premiers candidats de la liste présentée par le Mouvement Démocrate aux élections européennes du 7 juin 2009. Tout d'abord Sylvie GOULARD
Les semaines qui viennent nous permettront assurément de mieux connaître Sylvie Goulard.
C'est une universitaire, licenciée en droit, diplômée de Sciences Po Paris et de l'ENA, chercheur associée au CERI, centre d'études et de recherches internationales. Elle enseigne au Collège d'Europe à Bruges, et fut conseillère de Romano Prodi de 2001 à 2004 du temps où celui-ci était président de la commision européenne.
Présidente du Mouvement Européen France depuis le 9 décembre 2006, date à laquelle à la suite d'une dynamique campagne elle a succédé à Pierre Moscovici, elle a annoncé aujourd'hui son intention de se mettre en congé de cette fonction, le Mouvement Européen étant par essence apolitique.
Le Mouvement Européen est né des mouvements de résistance, il s'est structuré lors du Congrès de la Haye en 1948, et sa branche française s'est organisée en 1949.
Avant Sylvie Goulard, le Mouvement Européen France a été présidé par Louis Leprince-Ringuet, Jean François-Poncet, Jean-Louis Bourlanges, Anne-Marie Idrac et Pierre Moscovici.
Sylvie Goulard a écrit de nombreux articles pour les grands quotidiens nationaux français: Le Monde, La Croix, Libération, et étrangers, Süddeutsche Zeitung, Financial Times.
Elle est également l'auteur de Il faut cultiver notre jardin européen, éditions du Seuil, 2008.
Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen France, mènera la liste MoDem dans l'Ouest. A ses côtés, le maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour sera numéro deux sur la liste. "Je suis heureuse de la confiance qui m’est faite pour aller défendre l’Europe dans une région de grande tradition européenne et qui, depuis mon mariage, m’est particulièrement chère. L’Europe, c’est la mobilité", dit Sylvie Goulard sur son site Internet.
Qu'aurait-on dit naguère si un leader de la droite avait osé dire tout haut que les frontières avec l'extrême-droite n'étaient pas infranchissables? Il aurait été aussitôt à juste titre voué aux gémonies et précipité du haut de la roche tarpéienne médiatique.
Ségolène Royal en rajoute dans l'incohérence. On se souvient de la sérénade entamée en avril 2007 sous les fenêtres de François Bayrou, on se souvient de son positionnement de drague des voix centristes lors du congrès de Reims.
Et voilà qu'à Bélem en plein forum alter mondialiste, c'est la danse du ventre devant l'extrême gauche.
Le PS ne pourra véritablement rassurer l'électorat centriste qu'à la condition de ne pas se compromettre avec l'extrême gauche dont nous connaissons tous les méthodes antidémocratiques. Ce n'est pas la seule condition, mais c'est la première d'entre elles, et c'est une condition sine qua non.
Dans un autre registre, Ségolène Royal, en quête d'espace et de légitimité par rapport à Martine Aubry, croit utile de se livrer au jeu dangereux de la désignation de coupables et de boucs-émissaires.
Est-il responsable de s'en prendre avec autant de haine aux banques en laissant accréditer l'idée qu'elles sont abreuvées de milliards par l'Etat et que leurs dirigeants continueraient à s'en mettre plein les fouilles.
On sait hélas sur quel substrat idéologique nauséeux ont surfé ceux qui naguère ont fait des banques et des familles de banquiers les coupables tout désignés de la crise des années trente. Les socialistes de la génération qui a connu la guerre, comme François Mitterrand et tant d'autres ne seraient pas risqués à offrir des professions entières à la vindicte publique et au courroux injuste des peuples en qui l'on ne persiste à ne voir que des réserves à voix tout juste bons pour bien voter dans les isoloirs.
Il n'est pas trop tard pour enfin retenir les leçons de l'histoire. La crise des valeurs est suffisamment importante pour n'y point rajouter le mensonge et la haine intra-civique. Ce serait alors instiller le pire des poisons au sein du corps social.
Le populisme d'extrême gauche dans son principe et dans sa vision des rapports sociaux ne diffère guère du populisme d'extrême droite.
Quand on connaît la séduction illusoire qu'opère les idées d'extrême gauche sur les milieux estudiantins et intellectuels, cela confère aux démocrates une lourde responsabilité. Celle de la pédagogie et de la sincérité. Celle du parler vrai qui ne promette pas la lune que l'on sait ne pas pouvoir décrocher.
La presse locale s'est faite l'écho du déplacement de la majorité municipale aux ateliers Alstom pour aller essayer la rame de tramway.
En ces temps de crise économique où les élus devraient donner l'exemple des vertus d'économie, et où les dépenses de représentation et de communication devraient être limitées à ce qu'exige le strict nécessaire, est-il bien nécessaire de maintenir le superflu?
Cela fait une belle jambe aux Angevins de savoir que la première rame roule... à La Rochelle, quand les commerçants sont confrontés aux nuisances quotidiennes, quand les travaux amplifient les effets de la crise, faisant plonger chiffres d'affaires et bilans commerciaux, et alimentant les charettes qui ne prennent plus le chemin du Ralliement, mais qui se dirigent vers le tribunal de commerce, qui pour y obtenir le redressement, qui, hélas, pour procéder à la liquidation.
Aller parader comme cela a été fait à la Rochelle relève à tout le moins de l'inconvenance. Ne serait-ce que par égard pour les commerçants sur qui un sort injuste s'est abattu.
Une bien discutable opération de communication ne compense pas la gêne en matière de circulation et de stationnement, où faute de pouvoir passer en centre-ville, les flux automobiles se détournent vers d'autres secteurs de la ville.
En attendant, l'un des premiers résultats tangibles des travaux, c'est la baisse de fréquentation du centre-ville, montrant par là les limites de la piétonnisation et révélant une fois de plus l'erreur manifeste de jugement et de prospective qui a présidé au choix d'un mauvais tracé.
Certes, le déplacement à la Rochelle, ce n'est pas la sortie nocturne de qui nous savons au Fouquet's, mais cela laisse entière la question du bien-fondé d'une opération de communication dont on se demande en quoi concrètement elle améliore la vie quotidienne des angevins.
Pour paraphraser le titre d'un film, on serait tenté de dire: "Vous ne connaissez pas encore votre tramway, mais vous le détestez déjà."