vendredi 12 septembre 2008

LA PALME DU MAUVAIS GOUT VESTIMENTAIRE

Non, ce site ne se reconvertit pas dans la publicité pour le maire d'Angers. Il y a d'autres lieux pour cela et il sont largement assez nombreux.
Simplement, il serait bon de rappeler un certain nombre de règles de bienséance vestimentaire.
Donner une interview à la télévision, ès qualités, suppose le respect des télespectateurs.
D'où vient cette mise négligée que croient bon d'adopter, notamment les élus de gauche, de paraître publiquement, dans l'exercice de leurs fonctions, ou dans les interviews, sans arborer la cravate.
En une époque où l'on s'inquiète à juste titre que les codes vestimentaires ne soient plus respectés, le moins que l'on puisse attendre du maire d'une grande ville, c'est de montrer un minimum de respect à ses administrés.
Que dirait-on d'un magistrat rendant ses arrêts en ayant jeté aux orties la robe et l'hermine?
Paraître sur la place publique est d'autant plus exigeant que l'on occupe de hautes fonctions. Pour les familles les plus humbles, où respecter l'autre par un habillement adapté aux circonstances est une valeur qui a encore un sens, c'est déchoir et montrer une bien mauvaise image que de s'autoriser à confondre espace public et espace intime où l'on peut s'autoriser un habit moins convenu ou plus décontracté. La télévision, ce n'est pas le petit salon.
Pour le fond, c'est du même tonneau. Rien de nouveau sous le soleil. La com, la com, toujours la com, rien que la com, aucune remise en cause sur les sujets qui fâchent: la crise du logement, aggravé à Angers par le refus de programmer les constructions, la fiscalité qui exclut les classes moyennes...
Et bien sûr, la méchanceté gratuite, la vilenie envers Michelle Moreau et Hervé Carré, pourtant choisis par Jean Monnier.
Le clou étant le couplet final, digne d'Ubu Roi. "La succession, pas le temps d'y penser", ce qui en clair, signifie comme le roi de la pièce de Jarry, qu'il n'y a personne d'aussi bien que lui. Sympa pour les adjoints. Tous ne méritent quand même pas une telle disgrâce.
C'est curieux, quand j'écoute certains hommes politiques, j'ai confiance ou je n'ai pas confiance. Quand j'entends Royal, quand j'entends Antonini, je me méfie. La raison en est simple, c'est que la discordance entre la parole et les actions saute aux yeux.
Dalida, pourtant égérie de la gauche, chantait "paroles, paroles, paroles...", c'est pourtant le disque qu'on aurait envie d'écouter après avoir entendu Antonini.


7 A DIRE du 13 09 08
envoyé par ANGERS7

mercredi 10 septembre 2008

ANGERS A L'HEURE EUROPEENNE

A l'initiative de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, dont nous connaissons l'attache indéfectible à l'Anjou, la cité du Roi René a récemment accueilli les 27 ministres de la santé des pays de l'Union Européenne.
Les réunions de travail se sont tenues pour l'essentiel au Centre des Congrès, dont il n'est pas inutile de rappeler que l'initiative de sa construction remonte aux années de la municipalité de Jean Turc qui avait en son temps su faire prendre à Angers le virage de la modernité, même si le choix de l'emplacement fut en définitive le choix de Jean Monnier pour qui le développement économique de la ville primait nécessairement sur la satisfaction des clientélismes politiques.
Enfin, nécessaire hommage à la cuisine française et à l'art de bien recevoir, ce sont les salons du château de Brissac qui ont accueilli les ministres pour leur dîner officiel, auquel ont également pris part MM. Taugourdeau, député-maire de Beaufort en Vallée, Piron, député, conseiller général de Thouarcé, ainsi que Christophe Béchu, Président du Conseil Général de Maine-et-Loire, leader de l'opposition au conseil municipal d'Angers.

samedi 6 septembre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - JUILLET-AOUT 2008

Comme chaque mois, voici la copie de la tribune d'expression de la minorité municipale du Conseil Municipal d'Angers.
Source: http://www.angers.fr/uploads/media/VAA324.pdf, page 13.

Prochain conseil municipal : mardi 30 septembre 2008 (Cf. même source, page 11).
“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)



Un premier bilan

À l’aube de la trêve estivale, l’heure est à un premier bilan. Notre groupe de 14 élus a répondu aux nombreuses sollicitations d’Angevins, d’associations, de collectifs d’habitants, de commerçants. Présents en Mairie et sur le terrain, nous allons continuer au cours de ce mandat à défendre l’intérêt général, défendre l’intérêt des Angevins.
Au conseil municipal nous avons été vos relais sur les questions d’urbanisme comme à la Roseraie ou aux Basses Fouassières, sur les questions d’environnement avec question de l’usine d’incinération, sur les questions de transport : tramway, pistes cyclables, sur les questions de pouvoir d’achat, de loyers. Nous sommes intervenus pour défendre les moyens des associations, pour évoquer sans idéologie ni dogmatisme les problèmes d’insécurité.
Dans le prolongement de notre projet pour Angers, que vous avez placé en tête au 1er tour des élections municipales, nous allons continuer à porter ce que nous avons défendu, ce pourquoi vous nous avez accordé votre confiance.


Vous avez été nombreux à exprimer votre étonnement sur la faible représentation de la minorité malgré l'écart très faible entre les deux listes le 16 mars dernier. Ce sont les règles de la démocratie. Cette faible représentation, notre exclusion de l’exécutif d’Angers Loire Métropole et d’autres lieux de décisions ne font que renforcer notre volonté de défendre l’intérêt des Angevins.


Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée. Le budget, les conseils consultatifs de quartiers, travaux du tramway, la conférence sur les loyers… ces questions qui sont au coeur de votre quotidien, sont toujours au coeur de nos préoccupations.


La rentrée sera aussi pour nous, élus du groupe “Angers, Choisir l’Avenir” l’occasion de venir à votre rencontre sous des formes nouvelles, innovantes.


Nous allons profiter de l’été pour continuer à nous organiser pour être encore plus efficaces à votre service dans les prochains mois.


À chacun d’entre vous, nous souhaitons d’agréables vacances, temps de repos, de retrouvailles en famille, entre amis.


Nous pensons également à ceux pour qui l’été ne changera rien. Chômage, solitude, problème de logement, d’insertion. C’est aussi pour vous que nous nous sommes présentés, c’est vous que nous voulons défendre durant ce mandat.


Christophe Béchu et le groupe “Angers, choisir l’avenir”
Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli
Contact : 02 41 05 40 37

POINTE D'HUMEUR VESPERALE

La rentrée est aussi la période des universités d'été des partis politiques. Et quoi de plus normal.
Mais ce qui l'est peut-être moins, c'est le silence étonnant au JT de TF1 de 20h00 ce soir.
Les jours derniers ont focalisé l'attention sur les petits dîners entre frères et soeurs ennemis de la Rochelle, la dérobade de Ségolène Royal qui sèche une bonne partie de ce rendez-vous annuel. Pour une ex-candidate qui prétend l'être à nouveau, ce n'est pas très poli vis-à-vis des gentils militants, ni même vis-à-vis des élus dont la signature sera si précieuse le moment venu...
L'observation des règles de base du respect, ce doit seulement être valable pour le vulgum pecus, pas pour ceux et celles qui parlent sans arrêt du respect comme d'une vertu essentiellement bonne pour les autres et superflue pour eux ou pour elles.
Mais ce soir, le JT de TF1, a présenté un sujet sur le campus de l'UMP (la "rupture" concerne aussi les éléments de langage, ça fait sans doute plus branché de parler de campus que d'université d'été), un autre sur l'université d'été du Nouveau Centre, mais rien sur celle du Modem.
On parle du PS, de ses courants et de ses éléphants, on parle de l'UMP et de son satellite, le Nouveau Centre, mais du Modem point. Faut-il voir dans cette omission un des effets de cette intimité naguère dénoncée par François Bayrou entre les puissances d'argent et les médias?
Les Français seraient-ils si peu dignes de considération pour que l'on se permît de passer sous silence des informations qui pourraient être utiles à son jugement?

mercredi 3 septembre 2008

EDVIGE, UNE MENACE POUR LES LIBERTES

Depuis sa publication au journal officiel du 1er juillet, le décret instaurant la mise en place du fichier Edvige (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale), multiplie interrogations et mécontentements. Ce fichier se propose de recenser des données touchant à la vie privée, y compris concernant les mineurs et toute personne susceptible de troubler l'ordre public (notion juridique bien floue au demeurant).
Ces données porteraient sur l'adresse, les numéros de téléphone, les adresses électroniques. Les publics visés par la collecte de ces données pourraient être des personnes qui exercent un mandat électoral, en ont exercé un, ou ont même simplement été candidats, et même les responsables syndicaux, économiques, sociaux ou religieux, ou qui ont exercé même peu de temps de tels mandats ou missions. Et même les données touchant à l'orientation sexuelle ou aux choix de vie pourraient faire l'objet de ce fichage.
Imaginons un seul instant quel usage pourrait faire de toutes ces données un régime dictatorial ou génocidaire ou tout le pouvoir de nuisance si ces renseignements venaient à être connus de personnes mal intentionnées. C'est alors que les sycophantes, ces délateurs professionnels qui pourrissaient la démocratie athénienne, referaient leur apparition.
N'avons donc nous rien appris des années sombres de l'Occupation? de ces années où l'on sait quel usage fut fait des fichiers alimentés par la police française parfois dès avant la guerre?
Cette conception de l'ordre public et de restriction des libertés soit disant pour des motifs de sécurité évoque malheureusement des périodes bien troubles de l'histoire: les régimes totalitaires, les régimes anti-démocratiques qui par calcul, intérêt ou couardise s'en font les complices comme le fit l'Etat français sous l'occupation, ou lorsque les institutions républicaines dont on est en droit d'attendre une intégrité sans faille chez ceux qui exercent les plus hautes responsabilités subordonnent l'octroi des postes ou des promotions à des considérations autres que touchant le mérite ou la compétence, comme ce fut le cas lors de la fameuse affaire des fiches où le ministère de la guerre, sur la base d'informations transmises par les loges maçonniques, bloquait la carrière des officiers qui allaient à la messe.
Face à ces risques liberticides, une seule voix, celle de François Bayrou, et le silence bien étonnant des socialistes qui n'en finit pas de se convertir aux sirènes sécuritaires (après le droit de fouilles des véhicules sans mandat de perquisition octroyé aux forces de police du temps de Jospin, après les incantations royalistes sur l'ordre juste, il ne faut pas s'étonner d'assister à une régression sans précédent des mentalités du pays des droits de l'homme dont on finit par se demander si aujourd'hui il serait capable de voter les lois de libéralisme avancé acquises sous Giscard d'Estaing ou l'abolition de la peine de mort votée sous le premier septennat de Mitterrand).
Lois sur la récidive et les peines planchers, enfermement sécuritaire une fois les peines purgées, projet de suppression de la clause d'irresponsabilité pénale des malades mentaux avérés, fichage individuel, tout cela procède d'une même logique: l'exploitation malsaine du sentiment d'insécurité, l'exploitation tout aussi malsaine qu'implique la compassion victimaire où pour exister et être considéré il faut forcément être victime de quelqu'un ou de quelque chose.
Lorsque la cité s'abandonne à ce point aux fantasmes panoptiques, à l'obsession de la précaution, c'est se préparer insidieusement à abdiquer tout ce qui fait la grandeur des démocraties: la liberté individuelle sous toutes ses formes, la responsabilité personnelle et enfin le droit à l'oubli quand ceux qui ont enfreint les lois ont purgé leur peine.
Au lieu de perdre temps et énergie à ergoter sur la politique étrangère, ou de barguigner à l'envi à propos du bouclier fiscal ou du RSA, ceux qui se reconnaissent dans les idées démocrates seraient bien mieux inspirés, comme François Bayrou, de rappeler qu'il est des libertés qui ne se négocient pas.
Pour paraphraser Benjamin Franklin, ce n'est pas parce que l'on abdique une once de liberté que l'on gagne en sécurité. Pire encore, on risque perdre l'une comme l'autre, et de son plein gré, car bien des servitudes sont au départ volontaires.

samedi 12 juillet 2008

LE TEMPS DU PROJET

Ce matin, Ouest France fait paraître une interview de Christophe Béchu. En voici le lien, http://www.angers.maville.com/Municipales-Bechu-solde-ses-comptes-/re/actudet/actu_loc-662925------_actu.html .
Avant la période des vacances, le candidat à la mairie a souhaité clore le temps de la campagne de 2008.
L'élément essentiel en est la conclusion. Christophe Béchu y fait une annonce de première importance. "À la rentrée, nous allons créer une association qui va permettre de prolonger la dynamique de cette campagne en accueillant les hommes et les femmes qui se retrouvent dans notre démarche."
Voilà une heureuse initiative, propre à rasséréner les 27083 électeurs qui font confiance à une équipe enthousiaste et porteuse de nouveauté pour la ville.

mardi 8 juillet 2008

RUBRIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE

Il n'aura échappé à personne depuis ces derniers jours combien le centre ville n'a pas le dynamisme et la fréquentation des années précédentes.
L'on pourra trouver toutes les explications du monde dans la baisse du pouvoir d'achat, ou les départs en vacances, le climat maussade de ce début d'été, qui fait que musarder aux terrasses des cafés du centre ville, n'est pas toujours agréable, exposés qu'ils sont ces jours-ci à des intempéries indignes du mois de juillet.
Il faut reconnaître que notre centre ville souffre des incommodités d'accès induites par les travaux du tramway, et qui font du parcours un chemin semé d'embûches y compris pour les adeptes des modes de déplacement doux. Le piéton doit y regarder à deux fois pour ne pas heurter les barrières, le cycliste doit composer malgré qu'il en ait avec les plots blancs et rouges qui transforment la belle ordonnance rectiligne du Boulevard Foch en un périlleux labyrinthe.
Et si la désertion du centre en raison des incommodités d'accès était tout simplement le prélude à sa muséification, reléguant au loin - c'est déjà fait - les masses laborieuses qui ne peuvent se loger en centre-ville du fait du prix exorbitant des loyers ou des ventes, et aussi l'activité commerciale, car l'offre est soumise à la présence réelle de la demande.
La vocation du centre historique d'une ville n'est pas celle d'un musée enveloppant les trésors du passé sous la naphtaline, ce doit être aussi un lieu de commerce et pas seulement de luxe et d'activité.
A bien y réfléchir, l'on voit que tout les ingrédients de la culture bobo avec tout ce qu'elle peut avoir de plus détestable se met en place. La relégation de toute activité commerciale - en dehors du bling bling et du tape à l'oeil, en dehors du centre, les difficultés d'accès accumulées aussi bien pour les piétons, les automobilistes et les cyclistes.
Une fois débarassé de cet afflux d'importuns et de fâcheux en tout genre, ne risque-t-il pas d'arriver au centre ville ce qu'il arrive à toutes les villes qui ne comprennent pas que ce qui est premier c'est l'entreprise sous toutes ces formes, le confort de l'élite dût-il en pâtir, la mort à petit feu. Un peu comme ces campagnes dont on voit la désertification: les commerces disparaissant un à un, les écoles se vident et finissent par fermer, les services sont relégués en des lieux plus fonctionnels peut-être, mais plus éloignés du coeur de la ville et du département.
La piétonnisation inconsidérée de trop vastes espaces est un handicap surtout quand c'est la place centrale qui en fait les frais.
La place du Ralliement avec ses bus, ses voitures, ses piétons constituait le fier emblème d'une cité dynamique. Qu'en-est-il aujourd'hui, et bien, force est de constater que de battre le coeur de la ville s'est arrêté. L'utilisateur du bus ne peut plus descendre au pied du théâtre, le piéton y est confronté à un silence mortifère, l'automobiliste, fort heureusement, pour quelques mois encore a encore la chance de pouvoir aller garer sa voiture au parc souterrain, que la perspicacité des élus des années soixante-dix et quatre-vingt a eu la sagesse de vouloir construire en ce lieu.
L'un des premiers résultats de ces politiques d'apathie est qu'Angers risque de se faire damer le pion dans bien des secteurs. Passons sur le manque de notoriété, mais tout de même, entendre confondre Angers avec Agen n'est pas simplement une anecdote pour discours de campagne électoral, c'est révélateur du manque de notoriété extérieure conséquence du repli sur soi et sur ses privilèges.
Dernier exemple en date, Végépolys risque de perdre son label mondial de "référence mondiale de l'innovation dans le végétal spécialisé".
Marc Laffineur, Christophe Béchu l'ont bien compris et c'est pourquoi, en compagnie du président de Végépolys, ils doivent rencontrer le premier ministre François Fillon mercredi pour précisément défendre le pôle de compétitivité angevin.
C'est par de telles démarches que l'expression "chasser en meute" a un sens. Et l'on est tenté de se poser une question, que fait la Ville d'Angers, que fait Angers Loire Métropole dans le suivi de ce dossier où là encore, tant d'emplois et de ressources sont en jeu, où c'est la compétitivité d'un secteur de pointe qui est en cause?
Il n'est que trop facile au rat de ville de mépriser le rat des champs. Le rat de ville n'a pour unique souci que de de terminer son repas interrompu par un trouble fête.
"Labourage et paturage sont les deux mamelles de la France", disait Sully à Henri IV, qui ne voyait d'avenir que dans le commerce de l'or du Pérou.
Que gagnent villes et campagnes à continuer à se regarder comme ces chiens de faïence que l'on pose sur les dessus de cheminée?
Mao Tsé Toung - et le marxisme n'est pas vraiment ma Bible, c'est le moins qu'on puisse dire - n'avait-il pas l'intuition qu'il fallait "marcher sur deux jambes", c'est-à-dire développer agriculture et industrie.
L'agronomie contemporaine, en phase avec la recherche la plus pointue, est un secteur phare de notre Anjou, et c'est l'ensemble de notre département, ville comprise qui pâtirait du déclassement de Végépolys.
Raison de plus pour se bouger. La politique du dos rond et de l'inertie face aux coups durs de la guerre économique qui encore aujourd'hui tiennent lieu de stratégie de développement économique de la ville et de l'agglomération ne peuvent plus suffire.
Très précisément, 27083 électeurs ont dit haut et fort le 16 mars qu'ils en avaient assez et qu'ils souhaitaient autre chose.
A force de cultiver la displicentia sui, la déplaisance de soi-même, c'est-à-dire cette forme de modestie mal placée qui consiste à ne pas se croire capable de se battre et à privilégier le repli sur le confort bourgeois à la petite semaine, c'est au déclassement qu'il faut s'attendre.
Le rentier, pour avoir tout misé sur ses rentes, n'en est pas moins tondu.

LE MODEM ET LE DIALOGUE SOCIAL

Lien vers le communiqué de presse de Laurent Gérault, président du mouvement démocrate de Maine-et-Loire, conseiller municipal d'opposition, porte-parole de l'opposition à Angers Loire Métropole.
extrait:
"Les déclarations du Président Sarkozy fragilisent le dialogue social à travers la volonté d’humilier les partenaires sociaux."

vendredi 4 juillet 2008

LA LIBERATION D'INGRID BETANCOURT

De gauche à droite:
Laurent Gérault, conseiller municipal
(groupe d'opposition),
Président départemental du MoDem 49,
Olivia Tambou, adjointe au maire, Jean-Claude Bachelot, Jean-Luc Rotureau, adjoints au maire, Christian Cazauba, Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, Bernadette Caillard-Humeau, Solange Thomazeau, conseillère municipale.

Angers s'est associée aux manifestations organisées à l'occasion de la libération d'Ingrid Bétancourt. A 14h30, en présence de quelques adjoints et de conseillers municipaux, le maire d'Angers a prononcé une brève allocution, après quoi, sans doute avec l'intention de vouloir montrer que la captivité d'Ingrid Betancourt était terminée, il a déchiré le portrait de celle-ci, où l'on pouvait la voir le visage émacié et amaigri, qui avait ému l'opinion ces derniers temps.
Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, déchirant l'effigie d'Ingrid Betancourt

Sans esprit polémique, un tel geste nous étonne quelque peu. L'iconoclasie, c'est-à-dire la destruction délibérée d'une image, n'est pas un geste neutre ni anodin, et le symbole qui le sous-tend est pour le moins ambigu. Cela était inopportun et de mauvais goût.

Il eût été tout aussi simple d'apposer un autocollant avec la mention LIBRE comme cela fut fait à Paris et en tant d'autres lieux.

Dans un autre ordre d'idée, et en terme de gravité, les déclarations hallucinantes de Ségolène Royal ont atteint les sommets de l'immoralité publique. La campagne électorale nous avait hélas habitués aux bévues diplomatiques de Ségolène Royal vantant la célérité de la justice chinoise.

Ces propos - assez déplacés - sur le rôle joué par la diplômatie française, ont été largement condamnés, y compris dans son propre camp. Ils sont tout simplement indignes d'un dirigeant politique qui aspire, quoi qu'on en dise, à la réitération de sa candidature pour les présidentielles de 2012.

ROSELYNE BACHELOT S'ADRESSE AUX ANGEVINS

Un angevin sur deux anti-Antonini !!!
Voilà en substance le résumé de l'interview accordée par Roselyne Bachelot-Narquin à Ouest France.
La Ministre de la Santé, chère au coeur des Angevins, revient sur l'analyse des élections municipales et s'explique sur ce qui aux yeux de certains a pu apparaître comme une éclipse.
Un angevin sur deux ne se reconnaît donc ni dans le bilan de la municipalité sortante, ni dans son projet.
Ainsi, la ministre exprime tout haut ce que bien des gens pensent tout bas. Même si le second tour ne s'est pas concrétisé par une victoire pour la liste Choisir l'Avenir, il faut saluer la performance accomplie au premier tour : devancer le maire sortant de façon très nette, et n'en être séparé au second tour que par 667 voix, dans un contexte national très difficile pour la droite et le centre.
Ce qui se passe en ville est affligeant, car pendant ces six ans les bévues seront irrémédiables et la première d'entre elles est la défiguration de l'hyper centre par le tramway. Ce n'est hélas que quand les nuisances et les mécomptes surgiront, sans parler des risques d'instabilité de certains endroits où il est encore prévu qu'il passe, que peut-être les Angevins se rendront compte.
Ce jour 4 juillet, par une énième opération de communication et de verbalisme, le maire s'imagine qu'il va étouffer la colère des habitants des quartiers confrontés aux hausses de loyer dans les HLM.
Pendant ces six ans, ce sont des opportunités de développement économique qui échapperont à Angers, parce que justement les investisseurs feront d'autres choix, celles des villes où le progrès économique et l'audace ont encore un sens.
Une fois de plus, c'est la frilosité des édiles Angevins qui dans son histoire lui tant valu de déconvenues qui la laissera la ville à l'écart. Au 19ème siècle, les villes qui ont refusé le passage du chemin de fer ont été condamnées à un irrémédiable déclin, dans les années cinquante et soixante, Angers aurait pu récupérer et la préfecture régionale et le Rectorat de l'Académie. Et c'est la frilosité locale qui a fait que l'Etat a fixé le siège de ces institutions à Nantes.
Aujourd'hui, ce sont des institutions à rayonnement régional qui sont menacées. Comme par exemple le siège de l'ONPL, établi pourtant depuis toujours à Angers.
Une chose est assurée, ce n'est pas du côté de la ville qu'il faudra compter pour renouer avec l'audace entrepreneuriale qui prévalait du temps de Jean Monnier. Seules les forces des angevins les sortiront de leur torpeur.
Se gargariser sans arrêt de la ville douce et fraternelle, se contenter de se dire la ville durable, parce que simplement c'est la mode, attiser les peurs et stigmatiser ceux qui comme tout le monde ont le coeur à gauche mais refusent l'assignation à résidence politique n'est pas un programme. C'est de l'audace que l'on attend. Cela n'a rien à voir avec le paternalisme bourgeois d'un autre âge.

jeudi 3 juillet 2008

INGRID BETANCOURT EST LIBRE

Ingrid Betancourt est libre, et son premier déplacement de femme libre est pour la France, qui est aussi l'une de ses patries.
C'est un honneur pour notre pays, dont la Liberté constitue depuis 1989 l'une des valeurs fondatrices, et orne le fronton de tous nos édifices publics.
Il faut saluer ici les autorités colombiennes dont la détermination sans faille a abouti à cette heureuse issue.
Demain, à l'initiative de la municipalité d'Angers qui l'avait faite citoyenne d'honneur de notre ville, une cérémonie sera organisée à 14h30 sur le perron de l'Hôtel de Ville.

samedi 28 juin 2008

A PROPOS DU GRAND STADE


A l'heure où la Ligue annonce la relégation du SCO d'Angers en Nationale, pour d'obscures raisons liées à des arguties administratives, la ville du Mans et le Président du MUC 72 viennent de conclure un accord avec les Mutuelles du Mans et la société Vinci pour la construction et l'exploitation d'un stade neuf, de 25000 places doté de toutes les commodités d'accessibilité.

Le budget de l'équipement se monte à 100000 millions d'Euros, répartis entre la Ville, MMA, et Vinci.

Il semblerait donc que la ville du Mans ait des élus socialistes à l'intelligence bien supérieure à leurs confrères d'Angers qui eux sont prêts à se lancer sans que cela leur pose question dans une ruineuse reconstruction in situ d'un équipement inadapté et qui ne pourra jamais offrir, vu son emplacement, une accessibilité suffisante et des capacités de stationnement à la hauteur.

Enfin, en terme d'image, la différence saute aux yeux entre la MMarena, dont le nom évoque tout à la fois l'arène romaine et la mythique Maracana de Rio de Janeiro, et le vétuste stade de la cité andégave qui refuse manifestement de sortir de sa torpeur.


La MMArena:


Le vieux stade d'Angers:


jeudi 26 juin 2008

A PROPOS DE LA PUBLICITE SUR LES CHAINES PUBLIQUES

On annonce la disparition de la publicité sur les chaines télévisées publiques.
Et il y a lieu de s'en féliciter.
Reste à trouver un mode de financement équitable et pérenne.
Soit l'on admet qu'il s'agit d'un service à la population, et dans ce cas ce sont les impôts de toute nature qui doivent contribuer à son financement comme l'ensemble de toutes les missions du service public. Soit il s'agit d'une prestation et dans ce cas c'est aux usagers d'en supporter le coût, et alors dans ce cas, il faut avoir le courage de le dire et de le faire, c'est la redevance qu'il faut augmenter.
L'on ne peut pas comme le fait le parti socialiste se dire un jour le défenseur du service public et le lendemain accepter que les puissances d'argent continuent à faire main mise sur la télévision.
François Bayrou lui-même dénonçait naguère les méfaits de l'intimité entre les milieux financiers et les médias.
Combien furent nombreux les ténors du PS ces trente dernières années à s'offusquer avec constance de l'intrusion de la publicité dans la télévision. Que n'entendîmes nous pas lorsque la deuxième chaine prit la décision de truffer le programme de prime time par des inscrustations de séquences publicitaires.
Débarasser la télévision publique de la publicité est donc un premier pas dans cette moralisation de la télévision.
Lorsqu'une décision est bonne il faut avoir le courage de le reconnaître. En revanche, la nomination du président de la chaine publique en conseil des ministres serait la pire des choses. Ce serait revenir plus de vingt ans en arrière.
Cette procédure de nomination - actuellement en usage pour les postes de hauts fonctionnaires d'autorité, dont les emplois sont à discrétion du gouvernement n'est en effet pas anodine. Elle crée entre le gouvernement et les personnels nommés un devoir d'absolue loyauté.
Ainsi, le président de la chaine publique, du fait de son mode de nomination, serait assimilable aux préfets, recteurs d'académie, procureurs généraux près les cours d'appel, officiers généraux. Curieuse façon de concevoir l'indépendance de la presse.
Ne peut-on pas envisager de conserver l'actuelle procédure de nomination par le CSA. L'indépendance programmatique n'en serait que mieux assurée.

QUAND LE TRAMWAY PORTE SON OMBRE SUR LES SOLDES

A signaler ce matin le judicieux article d'Ouest France, qui fait état des inquiétudes des commerçants du Centre-Ville d'Angers, et notamment de la rue d'Alsace.
Il semblerait que l'ouverture des soldes n'ait pas drainé autant le chaland que naguère. Et l'érosion du pouvoir d'achat n'explique pas tout, quand l'accès au centre villle ne peut se faire qu'après un parcours pour le moins labyrinthique.
Cela promet, surtout quand il faudra affronter la pénurie de places de stationnement induite par la clôture du parking souterrain du Ralliement.
Mais selon l'article cité, ce dont se plaignent les commerçants ressemble comme à du manque d'anticipation de la mairie, comme si les artifices communicationnels, la réclame tapageuse sur les bienfaits du jouet du maire pouvaient efficacement se substituer aux actions concrètes.
Alors, l'on finit par comprendre l'amertume et la colère, et même la faire sienne, surtout quand on pense il ne s'en fallait pas de beaucoup pour qu'il en fût autrement pour notre ville, son présent et son avenir.

mercredi 18 juin 2008

UN NOUVEL EVEQUE A ANGERS

Habemus antistitem.
Nous avons un évêque.
Depuis le 27 janvier, le diocèse d'Angers était privé d'évêque depuis le départ de Mgr Bruguès à Rome pour exercer les fonctions de Secrétaire de la Congrégation pour l'Education.
Attendue depuis longtemps, et sujet de bien des discussions dans les milieux intéressés, la nouvelle a été diffusée hier mardi 17 juin.
Le nouvel évêque, Mgr Emmanuel Delmas est jusqu'à présent vicaire général du diocèse de Cahors, il est âgé de 53 ans, et il recevra la consécration épiscopale le 28 septembre en la Cathédrale d'Angers.
Le nouveau pasteur du diocèse appartient à une génération de prêtres qui avant de s'engager dans le sacerdoce a effectué des études supérieures de haut niveau.
En effet, avant d'entrer au séminaire, Mgr Delmas a effectué un cursus complet d'études de médecine à la Faculté de Limoges, jusqu'à la soutenance de sa thèse.
Par ailleurs, Mgr Delmas avait eu pour directeur de recherche en maîtrise de théologie le Père Bruguès lui-même, du temps où celui-ci était professeur à Toulouse.
Ainsi, le 28 septembre, Mgr Delmas deviendra officiellement le 91ème évêque d'Angers.

mardi 17 juin 2008

UN GRAND STADE HORS LES MURS, LE CHOIX LYONNAIS.

Interrogé par le quotidien national Le Figaro, Gérard Collomb, maire de Lyon, répond ainsi à propos de la construction d'un nouveau stade.
A.F. : "Pourquoi ne pas faire un stade de football à l'emplacement de l'historique stade de Gerland?
G.C. : «Il nous faut construire un stade de 60.000 spectateurs et il faut monter en puissance, cela ne peut pas se faire à Gerland et cela va se faire dans l'est de Lyon. Il faut savoir se moderniser pour gagner».
Monsieur Collomb, qui pourtant appartient au PS, semble avoir compris qu'on ne pouvait pas faire du neuf et du durable sur du vieux, et qu'un nouveau stade en périphérie est plus économe que la restauration du stade historique in situ.
La mollities andecavensis, l'attitude timorée face aux choix d'avenir expliqueraient-elles sur ce sujet comme tant d'autres bien des choix contestables des édiles angevins?

samedi 14 juin 2008

UN TRAMWAY NOMME DELIRE

La revue mensuelle Nouvel Ouest dans son numéro de juin sous la plume de Christophe Journet publie ces jours-ci un fort intéressant article sur les dessous pas très affriolants de l'enquête qui a précédé la Déclaration d'Utilité Publique concernant les travaux du tramway.

L'association Consultram après un travail de bénédictin, pour obtenir communication des pièces administratives avait pris la décision de formuler un recours contre la DUP devant le Tribunal Administratif de Nantes, par dépôt d'un mémoire au greffe de la juridiction en mars 2007, puis introduit une action en référé, dont les attendus de jugement disaient sans détour que s'il n'y avait pas lieu à retenir l'urgence, il existait quant à la légalité de l'enquête un doute sérieux dont un des éléments substantiels était que la commission d'enquête n'avait pas émis d'avis personnel quant au tracé retenu.

Cette action rappelons-le est toujours pendante devant la juridiction nantaise.

Par ailleurs, un autre article de la même revue écrit noir sur blanc ce qui se dit de plus en plus en ville: revendre ou acheter un commerce en centre-ville sur la zone impactée par le tracé devient mission impossible.

En effet, le refus des banques d'accorder des prêts pour des projets d'acquisition commerciale dans le secteur fait qu'il n'existe pas d'acheteur solvable, sauf à imaginer qu'il soit en mesure de payer comptant. En l'absence d'acheteur solvable, c'est la vente que l'on rend très difficile.

Or derrière le commerce, il y a aussi le travail et l'emploi, le salaire, le pouvoir d'achat.

Est-il décent et responsable de la part d'un édile de se contenter de répondre qu'il n'y a pas d'inquiétude, qu'il y a une commission d'indemnisation, et qu'il suffit de négocier "des exercices" (sic) sur trois ans?

On le voit, les premiers effets du choix d'un mauvais tracé commencent donc à se faire sentir. Et lorsque les parkings du Ralliement et de Marengo auront fermé, les angevins auront pris d'autres habitudes de consommation dans les centres commerciaux de la périphérie, ce qui modifiera durablement les zones de chalandise et contribuera encore plus à la dévitalisation du centre-ville, que l'on commence déjà à sentir sur la place du Ralliement depuis qu'elle n'est plus desservie par les bus.

Pendant la révolution, on y éxécuta les victimes de la terreur, aujourd'hui c'est le commerce de centre-ville que l'on s'apprête à immoler en ces lieux.

Lorsque le tramway par l'hypercentre sera construit, avec ses problèmes liés à la vision d'un centre étriqué et dévitalisé, il faudra beaucoup d'énergie pour rattraper les dégâts, et être en mesure de mettre en place des busway vers les quartiers que le tramway aura laissés à l'écart, notamment le campus et la zone franche, ainsi que la ville de Trélazé dont aucune raison objective ne saurait justifier qu'elle demeurât privée de moyen moderne et rapide de transport en commun.

On en vient in fine à douter de l'opportunité du choix d'un tramway sur Angers, en raison de la taille même de l'agglomération, n'eût-il pas mieux valu, lors de la phase de réflexion préalable, privilégier le trolleybus en site propre, ce qui pour un coût sans doute équivalent eût permis de mettre en place d'emblée au moins deux lignes?

Bref, à Angers, ce n'est peut-être pas Un tramway nommé désir, mais c'est à coup sûr Un tramway nommé délire.

vendredi 13 juin 2008

BIS REPETITA NON PLACENT

La nouvelle du jour n'a pas de quoi nous réjouir. Le NON irlandais est assurément un mauvais coup pour la construction européenne, et voilà l'Europe condamnée à continuer à fonctionner sur les bases imparfaites du Traité de Nice, dont tout le monde reconnaissait les limites, mais avait su les accepter parce qu'elles étaient transitoires.
Ceux qui auront ici ou là attisé les populismes, reproché à leurs gouvernants d'instiller le désamour de l'Europe, accablé les institutions européennes de leur rancoeur et de leur vindicte portent dans ces refus une immense responsabilité, alors que justement aucun de nos pays ne serait ce qu'il est sans l'Europe.
Si l'Union européenne ne nous garantit pas à elle seule du cycle vicieux opulence - relâchement - vieillisement, la division et l'isolationisme ombrageux ne nous en protègeront pas davantage.
En la matière, si la France n'a pas de leçon à donner, et comment le pourrait-elle, alors que le 29 mai 2005, elle a pris la terrible responsabilité de mettre la construction européenne dans les ornières en votant NON, les manifestations d'égocentrisme ou d'irritation nationale en font supporter les conséquences à l'ensemble des citoyens européens.
On en viendrait presque à souhaiter que les referenda comportent pour corollaire nécessaire et immédiat du refus de ratifier la déchéance de la qualité de membre de l'Europe. Lorsque le Général de Gaulle fit voter la constitution du 4 octobre 1958, les pays qui formaient alors la Communauté (les Colonies), avaient le choix: soit adopter la constitution et intégrer la communauté, soit assumer du jour au lendemain son indépendance. Tel fut le sort de la Guinée de Sékou Touré.
Il est des circonstances où la démocratie ne peut se satisfaire des non.
Et en l'affaire, l'Europe ne sort pas grandie suite au refus irlandais.
Les pères fondateurs, signataires du traité de Rome, avaient connu les méfaits de l'exacerbation des nationalismes, et savaient ce que cela signifiait que de construire un espace de paix quand eux-mêmes avaient connu la guerre, et son cortège de privations, de sang et de larmes, en comparaison desquels nos récriminations sur la hausse des prix feraient presque figure de caprices d'enfants gâtés.
Les générations actuelles à qui a été transmis en héritage cette patiente construction européenne peuvent-elles se permettre de réduire à néant toute cette oeuvre de paix et de prospérité? Nous n'avons pas de droit sur l'Europe, nous en avons seulement l'usufruit. De ce que nous aurons su transmettre, nous devrons répondre devant le tribunal de l'Histoire. Ce n'est pas une vaine allégorie pour fleurs fânées de rhétorique, ou pour les sépulcres blanchis de l'art de bien dire et du politiquement correct. Ce tribunal, ce sont nos enfants et nos petits enfants qui s'étonnneront de voir que plus de soixante ans après la guerre il serait presque devenu plus difficile de construire l'Europe, de la faire vivre et aimer.
Sans la clairvoyance, le don d'apercevance des pères de l'Europe grâce à qui la pax inter populos fut réalité, que seraient devenus nos pays?
Tout cela crée une dette à leur égard. Ne la sacrifions pas au moloch d'égoïsmes nationaux insatiables par nature.
Le NON irlandais ne nous réjouit pas. Et le pire serait d'en faire un exemple. Pas plus que le 29 mai 2005 en France, la démocratie ne sort honorée des caprices des peuples. Toutes les explications du monde sur le divorce des peuples et des gouvernants n'exonèrent pas les peuples de réfléchir ne serait-ce qu'une seconde à ce que ces citoyens font lorsque par un caprice d'un instant pour répondre à une autre question que celle qui est posée ils font des folies dans l'isoloir, et après jouent les étonnés, quand on leur rappelle que d'autres choix étaient possibles.
Il en est ainsi de l'Europe, il en est ainsi des pays, il en est ainsi de nos villes.

jeudi 12 juin 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPLE - JUIN 2008

Voici comme ce sera le cas chaque mois, la reproduction de la tribune de l'opposition municipale, dans le mensuel Vivre à Angers.

Au service des Angevins
Depuis l’élection municipale, notre équipe de 14 élus, s’organise au service des Angevins, en veillant à ne pas trahir la confiance qui s’est exprimée en mars dernier.
Présents dans les commissions, sur le terrain, au conseil municipal, aidés de nos collaborateurs, nous sommes à votre écoute, nous travaillons au respect de l’intérêt général des habitants d’Angers.
Cette mission difficile de la minorité, nous la remplirons avec exigence et sérieux au cours de ce mandat. Nous souhaitons donc de la transparence dans les décisions.
C’est pour cette raison que nous avons interpellé le Maire sur les critères d’attribution des subventions municipales. La diversité des associations, l’histoire de chacune d’elles, la nature de leurs activités, exigent de les traiter de façon équitable, en analysant l’ensemble des aides qu’elles reçoivent : postes conventionnés de personnel, subvention de fonctionnement, mise à disposition permanente et gratuite de locaux, prêt gratuit ou non, de salles pour des rencontres, subventions exceptionnelles, mise à disposition de personnel municipal, prise en charge des frais de ménage, des charges électricité, eau, concierge…
Nous allons nous battre pour que les associations puissent remplir leur rôle dans de bonnes conditions : augmentation de créneaux d’utilisation dans des salles municipales, accès à des relais de solidarité, de proximité pour les associations d’aide aux habitants, prise en compte des demandes des jeunes, ou des associations de personnes âgées.
Nous allons nous battre pour de meilleurs accueils pour les assistantes maternelles, pour l’adaptation des maisons de quartiers à leur nouvelle mission de centre social, pour que des jeunes aient accès à des espaces pour inventer des projets.
Ce discours de transparence et d’efficacité nous l’avons porté pendant la campagne, nous le défendrons à vos côtés pendant ce mandat.
Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel, Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli

Contact : 02 41 05 40 37

dimanche 8 juin 2008

CONVENTION SUR L'EUROPE

LE MODEM DIT OUI A L'EUROPE


Aujourd'hui dimanche 8 juin s'est tenue à la maison de la chimie à Paris la Convention sur l'Europe organisée par le Modem. Plus de 1000 personnes se sont rassemblées, venant de toute la France, et même d'Italie et d'Allemagne, pour participer à deux tables rondes.




Un groupe important venu du Maine-et-Loire s'y est retrouvé conduit par le président départemental Laurent Gérault et notre présidente de section d'Angers, François Le Goff.

A un an des élections européennes, à quelques jours du début de la présidence française de l'Europe, le Modem est bien l'un des rares partis français, pour ne pas dire le seul à avoir une pensée construite sur l'Europe, et à avoir un discours sensé, aussi éloigné des anathèmes souverainistes de ceux qui voient en l'Europe la source de tous les maux sociaux, et pour qui Bruxelles est un bouc émissaire bien commode, que des néo-libéraux, pour qui l'Europe serait le terrain d'expérimentation de la destruction des politiques sociales.

Dans la droite ligne des pères fondateurs de l'Europe, dont il est "l'un des héritiers en ligne directe", François Bayrou a rappelé dans son discours conclusif combien il importait de ne pas concevoir le projet européen comme seulement une défence de ce qui existe mais comme une force de proposition apte à répondre aux défis et enjeux de notre temps pour l'Europe, sa place et son rôle dans le monde.




Pour cela, il est indispensable de promouvoir chez les citoyens européens, cette affectio societatis, (ce sont les mots mêmes de François Bayrou, en langue originale), ce goût de l'alliance européenne, sans lesquels un projet ne tient pas.












mercredi 4 juin 2008

A PROPOS D'UNE ANNULATION DE MARIAGE.

La presse et les médias nationaux se sont fait l'écho de la polémique suscitée par un jugement rendu par la 1ère chambre du Tribunal de Grande Instance de Lille et donné un regain d'actualité à l'article 180 du Code Civil, qui entre autres dispositions prévoit qu'est recevable en sa requête d'annulation de mariage le conjoint lésé par une erreur sur une qualité essentielle de la personne avec laquelle il a contracté mariage, sous réserve que la cause soit portée devant la juridiction civile dans un délai de cinq ans à compter de la célébration du mariage.
Nul n'ignore que ce qui fait l'essence du mariage c'est d'abord la sincérité du consentement de ceux qui le contractent à partir du moment où il n'existe aucune opposition à la célébration du mariage.
Mais en le cas d'espèce, la qualité essentielle est bel et bien la dissumulation de la mariée sur sa virginité.
Appartient-il à un Etat laïc d'entrer dans l'argutie religieuse ou dans ce qui est d'abord une affaire privée.
Une chose est l'attachement individuel à la virginité avant le mariage, quand cela relève d'une adhésion libre et consentie à une foi personnelle, une autre est d'instaurer la capacité de la puissance publique à arbitrer ce genre de différend. Ce qui de manière intime engage une personne, un couple doit-il être la règle générale de l'Etat? N'appartient-il pas au contraire à la puissance publique de garantir l'équité entre les citoyens, abstraction faite de tout précepte religieux qui n'engage que les croyants envers eux-mêmes, et d'assurer comme cela doit l'être dans un état moderne l'égalité de droits entre les femmes et les hommes? N'appartient-il pas à l'Etat de ne pas donner prise à la prolifération de pratiques hypocrites où les remèdes seraient pires que les maux?
Admettre que pour la loi de l'Etat la virginité de l'épouse puisse être regardée comme une qualité essentielle, n'est-ce pas se référer à des systèmes de valeurs médiévaux? N'est-ce pas encourager des pratiques médicales dévoyées et créatrices de dérives lucratives où finalement l'expression "se (faire) refaire une virginité" masquera aux yeux d'une société hypocrite et rétrograde ses propres turpitudes d'un autre âge?
Ne serait-il pas opportun d'encadrer et de préciser les conditions d'application de la procédure en annulation de mariage?
Appartient-il à l'Etat et à ses juridictions d'exercer une forme de justice religieuse? N'est-ce pas la porte ouverte à une ségrégation communautariste encore plus accrue?
Qu'on le veuille ou non, il n'eût pas été pensable qu'un tel jugement eût été rendu il y a trente ans.
Sur bien des sujets, la France des années 2000 est donc bien plus conservatrice et hypocrite que le libéralisme avancé des années soixante-dix. Dans ce domaine, la gauche comme la droite portent leur part de responsabilité et de lâcheté.

mercredi 28 mai 2008

SILENTIUM ORNAT AEDILEM

Hier soir s'est tenu le Conseil Municipal. Parmi la multitude des dossiers présentés à la délibération des édiles figurait la création d'un poste d'assistant d'un groupe d'élus.
Un retour sur la séance inaugurale du 21 mars s'impose. En effet, une modification du réglement intérieur avait élevé le nombre minimal à partir duquel un groupe pouvait prétendre à deux emplois d'assistant. Or, le scrutin du 16 mars a porté à l'hôtel de ville un groupe de 14 élus issus de la liste Choisir l'Avenir, ce qui d'après le réglement précédent lui aurait permis de bénéficier des deux emplois qui lui revenaient.
Seulement la loi prévoit qu'un groupe est constitué dès lors qu'il se compose de six personnes et peut donc à ce titre solliciter l'octroi d'un emploi d'assistant.
Alors que la délibération était présentée immédiatement après celle de la transformation d'un poste d'assistant du groupe majoritaire pour modifier sa quotité de travail et en faire un poste à temps complet, Christian Cazauba, qui rappelons-le, fait partie du groupe qui au mépris de la décision de François Bayrou d'accorder l'investiture à Laurent Gérault pour conduire la liste aux côtés de Christophe Béchu, a sollicité la parole.
L'adjoint de quartier de la Madeleine qui jusque là s'était surtout illustré par son silence au conseil municipal, sinon pour faire apparaître lors de la séance consacrée à la constitution des commissions quelques difficultés à se souvenir de ce qu'il avait réllement sollicité comme commission de rattachement a assimilé la demande légitime des groupes de la minorité à "un abus de procédure", se faisant bien mal à propos l'avocat des angevins dont les finances publiques seraient spoliées sur la durée du mandat d'environ 300000 Euros, et voyant dans cette requête un manquement à l'éthique.
Cette prise de parole dont il est facile de voir qui l'a réellement téléguidée lui a valu une réplique ferme de la part de Christophe Béchu qui a rappelé que le groupe minoritaire ne s'était opposé à la délibération immédiatement précédente qui concernait le groupe majoritaire, qu'en matière d'économie des deniers la liste Choisir l'Avenir n'avait pas de leçons à recevoir quand elle proposait de limiter le nombre d'adjoints à 17, alors que la majorité a porté le plafond à 22 et donc grevé la charge indemnitaire de façon substantielle, et en conclusion il a invité l'élu à faire preuve de beaucoup de retenue et de prudence quant à l'emploi du mot éthique, parce que justement cela pourrait se retourner contre lui.
Cette intervention politicienne semblerait donc être le premier accroc public au sein même de la majorité. Car, ne doutons pas que la présentation de la délibération soutenue par Marie-Thérèse Tondut a été validée par le Maire. Cela fait apparaître la vraie nature de l'intervention de Monsieur Cazauba, à savoir l'expression publique au sein même de la salle du conseil municipal d'une attaque très certainement dirigée contre l'une des composantes de la minorité municipale.
A titre personnel, et à titre d'adhérent du Modem angevin, il me semble quand même judicieux de rappeler qu'en matière d'éthique, Monsieur Cazauba, tout comme le groupuscule Génération Démocrate, devraient commencer par balayer devant leur propre porte, surtout quand on voit que les convictions et la loyauté ont si peu de places quand il s'agit de consommer le plat de lentilles.
Plus que jamais, le Modem angevin est déterminé à occuper toute sa place au sein de l'inter-groupe Angers, Choisir l'Avenir et ne s'en laissera pas compter par des manoeuvres sécessionnistes qui déshonorent durablement leurs initiateurs et ternissent par conséquent le mandat public dont ils sont dépositaires.
Monsieur Cazauba aurait tout intérêt au sein du Conseil Municipal à faire sienne cette maxime légèrement modifiée de la sagesse antique, silentium ornat aedilem. Le silence est l'ornement de l'édile. Mais n'en doutons pas, cela a dû lui être rappelé, probablement dès la fin du conseil municipal entre deux portes feutrées.

dimanche 18 mai 2008

LU AU COURRIER DE L'OUEST DIMANCHE 18 MAI

Dans son édition du dimanche 18 mai, le Courrier de l'Ouest publie un compte-rendu de la première conférence de presse des chefs de file de la minorité du conseil municipal.
Christophe Béchu, Laurent Gérault et Michelle Moreau ont notamment stigmatisé le manque d'ouverture du groupe majoritaire et en ont donné plusieurs signes: la réduction de moitié de l'espace d'expression dans le journal municipal Vivre à Angers, l'absence de représentants au bureau permanent d'Angers Loire Métropole et ce qu'il faut bien appeler le climat de chasse aux sorcières qui vise notamment les réseaux monniéristes qui ont soutenu au nom même de leur engagement aux côtés de l'ancien maire la liste Choisir l'Avenir, qu'il s'agisse de représentants de la société civile, de la fonction publique ou des élus ou anciens élus.
Or, la faiblesse du score obtenu par la liste du maire sortant devrait inciter à un peu plus de prise en compte de la minorité, ne serait-ce que par respect pour les 27083 électeurs qui ont accordé leurs suffrages à la liste conduite par Christophe Béchu, et tout simplement parce qu'Angers a besoin d'une vie démocratique saine et équilibrée.
Ce n'est certainement pas par les exclusives, les excommunications et les mises en quarantaine que l'on y arrivera.
Si les récents dossiers traités jusqu'à ce jour relèvent de l'expédition des affaires courantes, l'annonce par le maire de la construction d'une zone commerciale consacrée à l'équipement de la maison devrait être l'un des premiers points de clivage.
En effet, selon Laurent Gérault, "tout cela va à l'encontre de ce qui avait été annoncé en matière de développement durable, d'équilibres économiques et commerciaux".
Par ailleurs, Christophe Béchu s'est expliqué sur la décision purement technique qui consiste à constituer deux sous groupes, l'un présidé par Michel Moreau et l'autre par Laurent Gérault, lui-même assurant la coordination de l'ensemble. Il s'agit tout simplement de pouvoir bénéficier conformément à la loi de deux collaborateurs rémunérés.
Enfin, Michelle Moreau a précisé qu'elle n'écartait pas l'idée, en cours de mandat, de céder sa place, pour "préparer l'avenir" afin de permettre le passage du témoin à des colistiers qui continuent, même s'ils ne peuvent actuellement siéger au Conseil, à travailler aux côtés des quatorze élus du groupe minoritaire.
NB: ce soir, sur Angers 7, à 20h30, la chaîne locale diffusera l'émission enregistrée avec Michelle Moreau et Hervé Carré.

mercredi 14 mai 2008

VU DANS LA PRESSE QUOTIDIENNE LOCALE

Brève matinale:
Dans l'édition du Courrier de l'Ouest de ce jour mercredi 14 mai, on peut lire une interview que Christophe Béchu, président du Conseil Général de Maine-et-Loire, conseiller municipal d'Angers, et leader de l'opposition municipale, a accordée au quotidien.

lundi 12 mai 2008

AVEC LE MODEM 49, L'EUROPE NE SE CACHE PLUS

A vrai dire, les centristes n'ont jamais caché leurs sympathies européennes.
S'il est une valeur fédératrice du courant centriste c'est bien celle-là. Les pères fondateurs que furent Jean Monnet, Robert Schumann, au sortir de la deuxième guerre mondiale, ne s'y sont pas trompés.
Certes, aujourd'hui, parler d'Europe à 27, ce n'est pas tout à fait la même chose que l'Europe à six des années cinquante. Raison de plus pour donner à l'Europe les institutions pérennes dont elle a besoin.
L'on peut regretter que le traité de Lisbonne n'ait pas été soumis à referedum, mais quand on connaît la propension de l'électorat français à se tromper de question, on peut penser que la procédure de ratification parlementaire - dès lors que celle-ci n'implique pas de modifier la constitution - est un moindre mal.
Le modem angevin ne s'est pas caché vendredi 9 mai, et pourquoi l'aurait-il fait? Une démonstration symbolique mais visible en centre-ville parle sans doute plus à la cité qu'une réception en catimini sous des plafonds lambrissés.

vendredi 9 mai 2008

LE MODEM 49 DIT OUI A L'EUROPE


Ce jour, vendredi 9 mai, la section angevine du Modem a tenu à marquer symboliquement la journée de l'Europe par un rassemblement de 27 personnes, symbolisant les 27 pays de la CEE, revêtu des couleurs oranges et arborant le drapeau bleu étoilé de l'Europe.

Pays fondateur de l'Europe, appelé à en exercer la présidence à partir du 1er juillet, ce qui ne se reproduira pas avant 13 ans et demi, la France doit retrouver le rôle qui doit être le sien dans la promotion d'une Europe humaniste, fidèle aux idéaux de ses pères fondateurs.

Le rassemblement avait lieu sur la place du Ralliement, et commença par une conférence de presse en plein air. A cette occasion, notre nouvelle présidente, Françoise Le Goff, qui est également conseillère municipale d'Angers (liste Choisir l'Avenir) a accordé une brève entrevue aux représentants de la presse quotidienne locale.

Puis nous parcourûmes les rues de la Roë, Saint Laud, rue des Poëliers, et Lenepveu, pour distribuer des tracts.
Outre la présidence de l'Europe par la France, l'une des prochaines échéances est la ratification du traité simplifié. Puis ce sera en juin 2009 l'élection des députés au Parlement Européen. Celle-ci depuis 2004 se fait dans le cadre de grandes régions, à la proportionnelle à un seul tour. Il est à souhaiter que pour notre grande région de l'Ouest la liste du Modem soit conduite par une personnalité incontestée, dont l'ancrage régional et la sincérité de l'engagement européen constitueront un surcroît de crédibilité bien préférable à tout ce qui pourrait ressembler à un parachutage de personnalités venues d'ailleurs.


mercredi 7 mai 2008

L'EXPRESSION DE L'OPPOSITION MUNICIPALE - MAI 2008

A l'heure où le maire d'Angers se gargarise de démocratie pseudo participative en verrouillant les quartiers et en bureaucratisant encore davantage la présence des élus sur le terrain par le miroir aux alouettes des "adjoints territoriaux", symbole d'une vision passéiste de la ville et de la vie municipale, la tribune du groupe d'opposition rappelle fort opportunément que la question du logement reste la question centrale des six ans qui viennent, et que bien des efforts devront être faits pour rattraper les retards, éviter autant le bétonnage que le mitage, mettre en oeuvre une politique du logement pour tous afin d'éviter la relégation en troisième couronne de ceux pour qui se loger en ville devient difficile.
La vie en ville est désormais une vie mobile, et le temps n'est plus où l'on vit, travaille et se distrait dans le même quartier. Les réseaux de socialisation, les transports modernes, les habitudes de vie rendent illusoire le cantonnement au quartier ou au clocher, quand ce sont les affinités qui en fait font choisir lieux de vie et lieux de loisir.
Bien plus que la la transposition sur le quartier des méfaits de la bureaucratisation et du verticalisme municipal, illustré par le fait que les conseils de quartier seront encore plus verrouillés parce qu'ils seront présidés par l'adjoint désigné par le fait du prince, faisant ainsi l'impasse sur la représentativité personnelle d'icelui, ce qu'attendent les Angevins, c'est une administration municipale consciente du besoin d'unité de la ville, avec une vision au delà des frontières obsolètes des quartiers.
La liste Choisir l'Avenir avait eu l'idée de proposer que justement le président du CCQ ne soit pas désigné par le maire, mais élu parmi les habitants.
La démocratie ne peut en effet se contenter de simulacre, et confier la présidence d'un CCQ à un élu, forcément lié par la solidarité envers le groupe majoritaire du conseil municipal est en soi un verrou au développement de la vraie démocratie, un corsetage de la vie du quartier.
Ce qui se met en place n'est ni plus ni moins que la continuation des errements du passé dont nous connaissons tous les méfaits.
Est-ce à dire que pour le Maire et sa majorité le 9 mars avec son coup de semonce fait l'objet d'une bien rapide amnésie?
Les 27083 électeurs qui ont porté leurs suffrages le 16 mars sur la liste conduite par Christophe Béchu sont là pour raffraichir les mémoires. Rien que cela justifie que leur voix soit portée par un groupe d'opposition décidé à ne pas s'en laisser compter.
L'heure pour les édiles à qui a ont été confiées le 16 mars dans les conditions que nous savons les clés de l'hôtel de ville ne devrait pas être aux gesticulations ou aux artifices communicationnels mais à l'action au service des angevins.
Le chemin en est-il pris quand on préfère perdre une matinée le 24 avril pour exhiber les écharpes tricolores et boycotter l'inauguration du contournement autoroutier, laisser croire que le péage pourrait être gratuit, alors que nul n'ignore que les concessionnaires n'ont pas de vocation philanthtropique? Le chemin en est-il pris quand on prend le risque d'une thrombose urbaine avec un mauvais tracé du tramway? Le chemin en est-il pris quand on prétend résoudre la crise du logement par je ne sais quel cour des miracles du verbalisme ou grand machin communicationnel à grand renfort de spectacle pompeusement baptisé Assises ou Etats généraux du logement?
Pendant ce temps, la question du logement reste la même. L'urgence demeure. La ville et ses habitants paieraient, une fois de plus, le prix fort de l'inaction ou de l'aveuglement des édiles.
Plus que jamais, un courant d'opposition municipale résolue, efficace et structurée est nécessaire à Angers. Nous pouvons compter sur les quatorze conseillers municipaux de la liste Choisir l'Avenir pour porter les préoccupations des Angevins.
Leur petit nombre, malgré des conditions d'expression et de travail parfois difficile, laisse imaginer ce qu'aurait pu, ce qu'aurait dû être une vie municipale renouvelée, avec des femmes neuves, des hommes neufs, réellement à l'écoute de la cité.
Philippe Joussain, 7 mai 2008

Pour ceux qui n'auraient pas encore dans leur boîte aux lettres le numéro mensuel de Vivre à Angers, Voici la reproduction de la tribune d'expression de la minorité. http://www.angers.fr/uploads/media/VAA322.pdf


Logement: une urgence pour ce mandat.


Hier, au coeur de la campagne municipale, aujourd’hui au centre de nos préoccupations, la question du logement est une urgence pour le mandat que vous nous avez confié. 8 000 demandes de logements en attente sur Angers, une production de logement au ralenti, un taux de propriétaires très inférieur à la moyenne nationale, des hausses de loyers allant jusqu’à 40 % … Voilà l’imposante réalité des chiffres !
Que ce soit à la Roseraie, à Monplaisir ou en centre-ville, qu’il s’agisse de l’habitat social ou du logement privatif, que ce soit pour les étudiants ou les personnes isolées ou sans ressources, le logement est une problématique quotidienne qui n’est pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat des angevins.
Une ville comme Angers, 17ème ville de France, enviée pour sa douceur, ne peut supporter de telles situations. D’aussi grandes disparités ne peuvent laisser les élus insensibles. Nous défendrons la maîtrise des loyers, la construction et la rénovation de logements, la gouvernance des offices HLM, l’accession à la propriété et le droit au logement.
Les angevins attendent des résultats. Le retard accumulé en termes de construction, l’abandon des engagements relatifs aux loyers par les offices HLM ne sont pas des fatalités. Une volonté politique forte peut inverser la tendance.

Il est de temps de décréter l’urgence en matière de logement !
Au conseil municipal, au conseil d’agglomération, à Angers Habitat, à la Soclova, nous serons vigilants et combatifs sur ces questions. Exigeants et constructifs, nous défendrons une politique de logement juste et efficace, et soutiendrons les initiatives qui la serviront. C’est le sens que nous donnons à notre mandat, et c’est notre responsabilité d’élus.

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roselyne Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel, Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.

Contact : 02 41 05 40 37

mardi 15 avril 2008

CONFERENCE DE PRESSE DE FRANCOIS BAYROU

Voici la capture vidéo de la conférence de presse de François Bayrou tenue hier lundi 14 avril 2008 à Paris.


lundi 14 avril 2008

OUVERTURE DU BLOG DE CHRISTOPHE BECHU

Si le temps officiel de la campagne électorale est clos, cela ne signifie pas que le combat des idées est terminé et que le scrutin du 16 mars constitue un chèque en blanc décerné à Antonini.
Le score réalisé par la liste conduite par Christophe Béchu justifie s'il en était besoin que l'espoir suscité ne retombe pas.
Il est en particulier important que le chef de l'opposition municipale dispose sur l'Internet d'un espace identifié, sous forme de blog.
En voici l'adresse : http://www.christophebechu.fr/

DE L'EQUILIBRE DES POUVOIRS LOCAUX

A l'heure où il est de bon ton de déplorer l'empilement des collectivités territoriales et de crier haro sur les départements comme sur le baudet de la fable, au point que d'aucuns verraient sans inconvénients ses compétences réparties entre la région et les agglomérations, peut-être faudrait-il rappeler que la désignation des représentants des communes aux conseils d'agglomération n'est pas un modèle de démocratie.
Le simple mécanisme de la désignation au second degré éloigne l'élu de l'électeur, et dans les villes d'une certaine importance, rien n'oblige les conseils municipaux à désigner une délégation qui reflète la composition du conseil municipal.
Il est ainsi des agglomérations où la minorité du conseil municipal n'est pas représentée.
Leur représentation tient au bon vouloir du maire, comme celle des autres communes aux vice-présidences stratégiques.
Ainsi, dans l'agglomération d'Angers, certains édiles des communes de première et deuxième couronne paient cher leur indépendance, ainsi, le maire de Mûrs-Erigné rétrogradé à l'antépénultième vice-présidence, sans doute pour crime de lèse-majesté et avoir dit haut et fort qu'il n'allait pas de soi que la présidence revienne de droit au maire d'Angers. Ainsi le maire de Saint-Barthélémy d'Anjou, au prix d'une distorsion des coutumes de représentatitivité démographique.
Ainsi c'est un maire au quel 27083 électeurs angevins ont refusé leur confiance qui - ne retenant aucunement la leçon du premier tour des élections municipales - verrouille encore plus la communauté métropolitaine, en dépossédant le conseil de communauté d'une parti de ses compétences au profit du bureau permanent, dont bien entendu l'opposition municipale angevine est exclue.
C'est sans doute cela la définition de la démocratie dans la ville qui se construit et qui à un si haut degré cultive l'art d'être ensemble, qu'elle commence par exclure ceux qui ont le tort de mal penser, de mal voter, et les représentants auxquels ils ont accordé leur confiance.
Le déficit démocratique naît toujours de la discordance entre le pays légal et le pays réel.
Le département quant à lui a au moins le mérite d'être administré par un conseil délibératif composé par la réunion des conseillers élus directement par les électeurs, qui sont ainsi directement représenté par un élu de proximité qu'ils ont personnellement choisi et qui n'est pas l'otage des partis et des alliances d'opportunité.
En Pays de Loire, il est heureux comme c'est le cas en Mayenne, en Vendée et en Maine-et-Loire que les Conseils Généraux, parce qu'ils sont composés de personnalités pondérées viennent contrebalancer les méfaits de l'aveuglement idéologique de la région et des métropoles.
Rien que par cela, ils font la preuve de leur utilité au service du citoyen.

samedi 12 avril 2008

UNE NOUVELLE PRESIDENTE POUR LA SECTION D'ANGERS




Vendredi 11 avril, la section d'Angers du MoDem s'est réunie au siège de la fédération départementale.


L'ordre du jour prévoyait l'élection d'un nouveau président et d'un nouveau bureau.


Il revenait au président sortant, Thomas Mérel, d'ouvrir la séance, en présence de Laurent Gérault, président départemental, qui avait tenu à ménager une demi-heure avant son départ en vacances et dire combien à ses yeux il importait de doter le MoDem rapidement à tous les niveaux d'institutions en ordre de marche.


Le vote s'est déroulé en deux temps, d'abord l'élection du président et ensuite l'élection du bureau. Avaient fait acte de candidature, Françoise Le Goff, conseillère municipale d'Angers (groupe Angers choisir l'avenir) et Walid Oueslati, conseiller municipal à Beaucouzé.


Chacun des candidats s'est présenté à l'assemblée, puis ce fut le vote à bulletin secret.


Françoise Le Goff a été élue présidente de la section d'Angers.


Pour le bureau, s'est ensuite posée la question d'un vote secret ou à main levée, étant donné qu'il n'y avait qu'une seule liste déposée. A la demande de plusieurs membres de la section le vote s'est fait à bulletin secret.




Pour de plus amples détails, se reporter au site officiel de la fédération départementale.






Notre nouvelle présidente, Françoise Le Goff



mardi 8 avril 2008

ANGERS LOIRE METROPOLE : SEANCE D'INSTALLATION DU CONSEIL

Brève info:
La séance inaugurale du Conseil d'Agglomération se tiendra le jeudi 10 avril à 19h00, en la Salle du Conseil de "l'Hôtel de Communauté", 83 rue du Mail à Angers.
Comme pour les conseils municipaux, le début de la séance est présidée par le Doyen d'Âge (André Despagnet, adjoint au maire d'Angers) pour l'élection du Président d'Angers Loire Métropole.
Si l'élection du Président est en principe sans surprise, la désignation des vice-présidents pourrait peut-être amener une redistribution des cartes, compte-tenu des changements de majorité intervenus aux Ponts de Cé et à Bouchemaine, et de certains arbitrages sans aucun doute fort délicats au sein même de la représentation majoritaire d'Angers.
Ordre du jour:

samedi 5 avril 2008

LE MODEM 49 EN ORDRE DE MARCHE

Vue de l'assemblée

Ce matin, samedi 5 avril, conformément au calendrier national adopté à la suite du Congrès fondateur de Villepinte, la fédération départementale a tenu son assemblée générale à Angers. Après l'adoption du réglement départemental, l'assemblée a procédé à l'élection du président. Le Général Morillon, qui avait accépté d'assurer cette fonction à titre transitoire, a estimé que le moment était venu de mettre la fédération en ordre de marche et de procéder à l'élection d'un nouveau président. Stéphane Thérou, représentant personnel de François Bayrou assistait à cette assemblée.


Général Philippe Morillon, président sortant.


Trois candidats se sont présentés aux suffrages, Xavier Coiffard qui, dès l'ouverture de la séance, annonçait son intention de retirer sa candidature, Serge Neumann et Laurent Gérault. A l'issue du premier tour de scrutin, Laurent Gérault a été déclaré élu à la majorité absolue, puisque 74 % des suffrages exprimés se sont portés sur son nom.

Avec l'élection de Laurent Gérault comme président, c'est une nouvelle génération qui arrive aux commandes du MoDem 49, et il faut saluer ici la sagesse du Général Morillon d'avoir précisément su faciliter le passage du témoin.

Merci au Général Morillon d'avoir su mener avec fermeté le vaisseau du MoDem malgré les tempêtes et les vents parfois contraires.


Félicitations à Laurent Gérault, et comme il se doit ad multos annos.
Laurent Gérault, Président du MoDem 49

A présent que le MoDem 49 se met en ordre de marche, avec l'élection de son président, puis très prochainement avec celle de ses bureaux de section, et la désignation d'un nouveau conseil départemental, ce sont les défis des prochaines échéances électorales qu'il faudra relever, les élections européennes en 2009, où le nouveau parti que nous formons aura à coeur de creuser la question Europe, notamment pendant les six mois de présidence française.

Si l'on y réfléchit bien, l'Europe est bien l'un des éléments du socle de pensée du MoDem, seul parti à avoir sur ce sujet une position cohérente, quand les autres partis sont si divisés entre souverainistes ou nonistes d'un côté, européens ou oui-ouistes de l'autre.

Puis ce seront les régionales, et les cantonales, et les enjeux pour la région des Pays de Loire sont capitaux. Puis les présidentielles de 2012 et les municipales de 2014.



Autant dire qu'il y a du travail et pas de temps à perdre à se regarder le nombril ou à laisser perdurer des situations d'ambiguïté pernicieuses que d'aucuns auraient peut-être un intérêt malsain à entretenir.

Pour tout cela le MoDem 49 est déterminé. Fidèle à son passé, serein dans son présent et confiant dans son avenir.






vendredi 4 avril 2008

TRAMWAY : POUR UNE VRAIE INFORMATION

Le temps de la campagne électorale terminé ne signifie pas pour autant que l'on va rester à attendre que les choses se passent.
Parce que le sujet du tramway est bien trop sérieux, parce qu'il engage durablement les finances de la ville et l'efficacité des transports urbains, il ne faudrait pas croire que le résultat des élections municipales ait pour autant gravé les choses dans le marbre.
Parce que trop d'inconnues d'ordre technique subsistent, il est indispensable de continuer à informer les angevins.
C'est dans cet esprit que le site de consultram est réouvert.
En voici le lien pour ceux qui ne le connaîtraient pas. http://www.consultram.org/.
Rappelons simplement que cette association a déféré devant le tribunal administratif la Déclaration d'Utilité Publique. Une première décision, rendue en référé, avait stipulé dans ses attendus, que s'il n'y avait pas matière à statuer face à un préjudice immédiat, il subsistait un "doute sérieux" sur la légalité de la DUP.
La décision sur le fond est actuellement encore en délibéré devant la juridiction administrative.

jeudi 3 avril 2008

mardi 1 avril 2008

PLACE DU RALLIEMENT

Information de dernière minute.


Selon des sources autorisées, il apparaît que le Ministère des Beaux-Arts, dans le légitime souci de laisser à la postérité un témoignage d'aménagement urbain mêlant l'architecture du 19ème siècle et l'architecture des années 1990 a inscrit au titre des Sites Historiques Classées la Place du Ralliement, voirie, sous-sol et accès à icelui sur une zone allant de la rue d'Alsace aux rives de la Maine et de la Rue Chapéronnière à la rue Saint Maurille.

Compte-tenu de la richesse des aménagements urbains répondant à ces critères de classement, la Cité du Roi René est la première à avoir été désignée pour cette expérience appelée à se développer qui pérennise désormais l'art urbain des années 1990 au même titre que les joyaux de l'art gothique.



Nous ignorons à ce jour la réaction du premier magistrat de la commune d'Angers dont les services vont devoir travailler d'arrache-pied à la remise à plat du projet de construction du réseau du TARA (Tramway Automatisé sur Rail d'Angers).


L'adjointe à la ville qui se déplace elle-même n'était pas non plus joignable. Et l'agence de communication parisienne chargée de la valorisation imagière de la cité durable se refuse à toute explication parce que ça n'entre pas dans le marché dont elle a été adjudicataire.
Photographie d'un site désormais protégé au titre de la valorisation transhistorique du patrimoine urbain.

CONSEIL MUNICIPAL : SEANCE DU 31 MARS


Ainsi que cela avait été annoncé le 21 mars lors de la séance inaugurale, le Conseil Municipal d'Angers a tenu séance hier mardi 31 mars.

L'ordre du jour comportait une longue suite de délibérations sur la désignation des commissions municipales et l'élection au sein de ce conseil des différents délégués dans les instances de toute nature où la ville est représentée.

Le lecteur curieux trouvera le détail de l'ordre du jour sur le site de la mairie.



il serait fastidieux de reprendre ici par le menu le détail de chaque délibération, mais l'on peut déjà s'apercevoir qu'entre l'ordre de présentation de la liste de la majorité municipale et la répartition des délégations de signature du maire, des vice-présidences de commissions, un certain nombre de noms sont mis en avant: Jean-Luc Rotureau, Jean-Claude Bachelot, Rose-Marie Véron, Gilles Mahé... Bref, les adjoints issus du PS et des Verts se taillent la part du lion.

Cela n'en révèle que de façon plus éclatante le côté gadget de ce qu'il reste de présence "centriste" ou "démocrate" dans ce conseil municipal, le maire ayant signifié de façon on ne peut plus claire qu'il n'avait pas besoin de ralliements pour asseoir son pouvoir.

Quand on compare l'étendue des délégations qui étaient jusqu'en septembre celles de Michelle Moreau, et celles dévolues à la première colistière, quand on s'aperçoit que le tableau protocolaire ne comporte plus de maire-adjoint, il y a de quoi se poser des questions. Manifestement, il semblerait qu'au troisième étage on ait tenu à verrouiller d'emblée un certain nombre de dossiers et appliqué le principe de précaution jusque dans la subtile alchimie de la délégation des attributions du Maire.

Est-ce faire de la politique autrement que d'accepter en toute connaissance de cause - nous osons l'espérer - d'être ainsi instrumentalisé le temps éphémère d'une campagne où la majorité actuelle n'a pas déployé beaucoup d'activité, et n'a dû son salut qu'à l'exploitation éhontée des fantasmes et des peurs?

Ce choix-là, de jouer les potiches et les utilités, de courir après les maroquins, les simulacres et les hochets n'a pas été celui du MoDem angevin et chaque jour qui passe est l'occasion supplémentaire de mesurer le bien fondé des choix effectués dans la lucidité dès le mois de septembre.