dimanche 26 octobre 2008

CHRISTOPHE BECHU SUR RADIO CAMPUS ANGERS

Christophe Béchu, président du Conseil Général de Maine-et-Loire et membre de l'opposition municipale, sera l'invité du premier numéro de "90 minutes chrono", le nouveau rendez-vous évènementiel de Radio Campus Angers.
Le lundi 27 octobre, de 19h00 à 20h30, il répondra en direct aux questions de Mathieu Doucet et d'Etienne Merlo. Au programme : les principaux dossiers du Conseil Général mais également ceux de la ville d'Angers.
Rendez-vous le 27 octobre 2008, dès 19h00, sur Radio Campus Angers (103 FM et www.radiocampusangers.com).

BAYROU TOUJOURS...HOULALA HI HOU

Voici le lien vers un article publié vendredi 24 octobre 2008 par le Figaro.
Bien sûr, il parle de François Bayrou, et c'est plutôt pas mal dit.
Mais, si vous cliquez sur l'un des liens contenus dans cet article, peut-être serez-vous surpris.
Merci à l'ami qui m'a signalé cette page du Figaro que je n'avais pas encore vue. Il se reconnaîtra.

mercredi 22 octobre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - OCTOBRE

Conformément à une tradition établie, nous reproduisons sur ce site la rubrique d'expression de la minorité municipale dans le journal Vivre à Angers.
OCTOBRE 2008 - N°326 11 VIVRE À ANGERS, page 11
“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
Face à la crise du logement : trois propositions pour Angers

Être élu de la minorité, consiste concrètement à alerter la majorité, à veiller à l’intérêt des angevins, à proposer.
La crise s’installant, notre groupe veut pouvoir contribuer pleinement à la redéfinition des politiques municipales afin d’anticiper ses effets négatifs sur les ménages angevins. Le logement est en cela prioritaire et emblématique.
Une double crise immobilière : Les angevins subissent dans le domaine du logement une double crise : locale et internationale.
- locale : entre 1999 et 2006 alors que nous aurions dû et pu construire (forte demande et entreprise du BTP en capacité de le faire) notre ville a divisé par trois le rythme de ses constructions provoquant une inflation soutenue des loyers et un frein à l’accession à la propriété. De même, les travaux mal maîtrisés dans le cadre de l’ORU et l’augmentation des charges (taxe sur les déchets, eau, …), ont entraîné des surloyers dans l’habitat social sans réelle
réaction de la ville.
- internationale : la situation économique provoque une chute de la construction, l’arrêt de projets urbains, le retrait de promoteurs, un fort ralentissement de l’accession à la propriété à Angers comme ailleurs.
Anticiper les effets de la crise sur le logement des angevins : trois propositions

Face à cette double crise la majorité campe sur ses projets d’ “HYPERDENSIFICATION” sans anticiper les conséquences de la crise !
Nous proposons concrétement :
- Le soutien des projets qui font consensus, comme les milliers de logements du plateau des Capucins au détriment de ceux planifiés dans le cadre de l’hyperdensification. Nous devons concentrer l’action des entreprises du BTP dans un souci d’efficacité.
- La création d’un fonds de solidarité municipal (pris sur les revenus de la taxe foncière beaucoup plus élevée à Angers que la moyenne nationale) afin de diminuer les surloyers dans l’habitat social. C’est une mesure rapide susceptible de redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes.
- créer un groupe de travail regroupant professionnels du BTP et élus de toutes tendances, afin de réaliser un audit, de suivre l’évolution du logement à Angers et d’en tirer les conséquences pour adapter notre Plan Local pour l’Habitat.

Il y a urgence !

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”


Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.

Contact : 02 41 05 40 37

mardi 21 octobre 2008

GAUDEAMUS IGITUR: REJOUISSONS-NOUS DONC !

Le premier tour de l'élection municipale d'Angers et l'étroitesse de l'écart qui séparait Christophe Béchu au second tour ont suscité chez les angevins un immense espoir.
Bien entendu, il serait malhonnête de ne pas dire que nous aurions préféré un autre 16 mars 2008, tant le maintien à l'hôtel de ville de la majorité que nous savons n'est pas de nature à susciter l'élan nouveau dont Angers a aujourd'hui encore plus qu'hier tant besoin.
C'est cet élan nouveau des citoyens que l'Association Graines d'Angers, parrainée par Christophe Béchu, conseiller municipal leader de l'opposition , président du Conseil Général, se propose précisément de promouvoir, en créant de nouvelles occasions de débat.
Un comité de pilotage a préparé les bases indispensables à la naissance de cette association. Aux côtés de son président, Roch Brancour, c'est une équipe paritaire, riche de la diversité de ses talents qui a donné de son temps pendant l'été pour lui permettre d'exister bientôt au grand jour.
Outre Roch Brancour, l'équipe fondatrice comprend Nathalie Bernardin-Supiot, Maryse Chrétien, Bernard Dupré, tous trois anciens conseillers municipaux d'Angers, ainsi que Odile Guibert et Anita Gobert.
Gageons que les ouvriers seront nombreux et, le moment venu, la moisson fructueuse pour le plus grand bien d'Angers et des Angevins.

lundi 20 octobre 2008

SUR SAINT MAURILLE : SUITE

Erudition angevine: pourquoi les squelettes découverts dans les sarcophages de la place du Ralliement ne peuvent pas être le corps de Saint Maurille.
[DESCRIPTION DE L'EGLISE SAINT MAURILLE, par Péan de la Tuilerie]
Cette église est encore une collégiale composée de huit chanoines, dont les bénéfices sont conférés par l’évêque d’Angers, excepté la chantrerie et la prébende sacerdotale que présente le chapitre. Il y a aussi plusieurs chapelains et officiers choisis par les chanoines, ainsi que le curé, sous le titre de vicaire perpétuel ; car cette église collégiale est en même temps une paroisse dont le service s’est fait à part. Elle est fort bien décorée, et la nef est accompagnée de bas-côtés qui font deux grandes chapelles très anciennes. Nous conjecturons avec plusieurs auteurs que cette église, ainsi que celles de S. Pierre et S. Saturnin, depuis s. Maimbœuf, furent, dans leur origine, des chapelles bâties dans l’enceinte d’un vaste cimetière, qui renfermait la plus grande partie de la Chaussée S. Pierre d’un côté, et de l’autre, la place S. Maurille, et s’étendait en longueur jusqu’au delà de S. Martin.
Saint Maurille, évêque d’Angers, né à Milan de parents fort illustres, vers l’an 350, mourut le 13 septembre, jour de sa fête, l’an 430, âgé de 90 ans, comme quelques-uns l’ont écrit, et la 34ème année de son épiscopat. Son corps fut mis d’abord dans une voûte ou cave souterraine, qu’il avait faite faire pour l’inhumer ; elle est précisément sous le chœur de l’église dédiée à Notre-Dame, qui porte aujourd’hui son nom. Dans cette cave ou crypte qui est double, et où on ne descend aujourd’hui que très difficilement et avec une échelle, par une ouverture cachée sous les ponts où se mettent les chantres, il y a plusieurs grands tombeaux de pierre dure, fort anciens, dont l’un desquels élevé sur quatre piliers de trois pieds de haut servait d’autel où l’on célébrait souvent la sainte messe. Cette double cave est un morceau précieux et remarquable pour son antiquité pour être l’ouvrage de S. Maurille et pour les voyages qu’on y faisait autrefois aux fêtes de saint Jacques-le-Majeurs, de S. Jacques-le-Mineur, et de S. Benoît, évêque d’Angers. Les reliques de S. Maurille ne furent exposées à la vénération des fidèles que vers le commencement du huitième siècle. Peu de temps après, Charles-le-Chauve les fit transférer de cette église dans celle de Saint Maurice, où elles sont conservées dans une riche et magnifique châsse, pour marque de la dévotion des angevins envers ce très-saint prélat, à qui ils attribuent, avec le Martyrologe des Saints de France, l’institution de la fête de la Nativité de la sainte Vierge, qu’on appelle aujourd’hui Notre-Dame de l’Angevine, parce qu’il est probable qu’elle a été premièrement célébrée en Anjou, le 8 septembre.

Saint Benoît, évêque d’Angers, qui mourut, vers l’an 827, a aussi été inhumé dans la cave souterraine de S. Maurille. Les miracles qui se firent à son tombeau, obligèrent le clergé de transporter son corps dans une châsse, sur le grand autel de la même église où l’on garde séparément son chef qui est d’argent et plusieurs autres reliques. Il tint le siège épiscopal sous le règne de Louis-le-Débonnaire et pratiqua tout ce que l’on devait attendre d’un si saint évêque ; on en fait la fête le 15 juillet. Ce fut sous son pontificat que Théodulphe, évêque d’Orléans, fut emprisonné à Angers comme criminel d’État ; il y fit l’hymne Glorial, laus et honor, comme nous en avons parlé ci-devant.

Péan de la Tuilerie,
Description de la Ville d’Angers et de tout ce qu’elle contient de plus remarquable, augmentée de notes… par Célestin Port, p. 320-326. Angers, E. Barasssé, Imprimeur Libraire, 1869. Laffitte reprints, Marseille 1977.

Note de Célestin Port :
Les cryptes comprenaient quatre caves distinctes, dont trois sous le grand autel, chacune de 20 pieds de long sur 10 de large avec voûtes peintes, reposant sur des murs en ciment, relativement plus anciennes. On y descendait par un escalier de 12 marches, entre le sanctuaire et le chœur, recouvert d’une trappe de bois. Dans la première, quatre tombeaux à couvercle de pierre avec croix en relief à double croisillon formant bordure ; un des quatre tombeaux portait gravés les quatre animaux que vit Ézéchiel, et à un bout l’aigle et le bœuf avec le monogramme du Christ ; dans la seconde, moins longue mais plus large et éclairée par une fenêtre grillée donnant sur le jardin, un tombeau, long de huit pieds, élevé de deux pieds, reposait d’un bout sur deux petits piliers ; au-devant, une table d’autel où se célébrait autrefois la messe ; au bout, une petite statuette de Saint-Jacques-le-Majeur, en bois, mais ajouté postérieurement. C’est ce tombeau que Ménard prétendit être celui même de saint Jacques et qui pouvait bien plus probablement être accepté pour celui de saint Maurille. La troisième cave, à main droite, plus petite et obscure, contenait plusieurs tombeaux élevés, et par une porte murée, ouvrait, dit-on, sur un chemin souterrain qui communiquait avec Saint-Pierre. La quatrième cave, à gauche du maître autel, où menait un escalier distinct, renfermait quatre tombeaux, dont le plus curieux portait le monogramme du Christ, entre l’A et l’Ω. On y inhuma, au XVIe siècle, un Ménage, capitaine de cavalerie. Parmi les 14 tombeaux, on prétendait connaître ceux de Défensor, de saint Apothème, de saint Benoît, comme dans la muraille de l’église, à droite, celui de saint René, qu’on encensait aux grandes fêtes. Bruneau de Tartifume donne le dessin de ces antiquités, p. 356. Voir aussi Grandet, mss. 621, f. 139-141 ; Ballain, mss. 867, p. 571 ; Cl. Mesnard, mss. 875, t. II, p. 85.
in Péan de la Tuilerie, p. 323, op. cit.

dimanche 19 octobre 2008

A PROPOS DES SARCOPHAGES

Les sarcophages découverts place du Ralliement ne peuvent pas contenir le corps de Saint Maurillle. En effet, les reliques du saint furent levées de leur tombeau sur ordre de Charles le Chauve pour être transférées en la cathédrale saint Maurice.

Sur Saint Maurille.
Extrait :
Après avoir vécu au temps des empereurs Valentinien II, Honorius et Valentinien III, il [NDR : Maurille] mourut vers l’an 437, âgé de 90 ans. Son corps fut déposé dans une crypte ou chapelle souterraine qu’il avait fait bâtir au cimetière des chrétiens, hors les murs, dans un lieu où depuis fut construite une église en son nom, qui se voyait avant la révolution à l’est de la place du Ralliement. Charles-le-Chauve, au IXe siècle, fit exhumer le saint évêque, et porter sa châsse dans l’église Saint-Maurice[1]. On a longtemps fêté la fête de sa translation qui avait lieu le 19 octobre.

Godard-Faultrier,
l’Anjou et ses monuments, premier volume, p. 121.
Angers, Imprimerie et librairie de Cosnier et Lachèse, rue Chaussée-Saint-Pierre, 15, 1839.
Réimpression : éditions de la Tour Gile, 1996

[1] Cette église était antérieure à celle de ce nom que nous voyons aujourd’hui. Godard-Faultrier, p. 121, op. cit.

mercredi 15 octobre 2008

LA DEMOCRATIE A-T-ELLE BESOIN D'ADJECTIF?

Chacun sait que la loi fait obligation aux villes d'une certaine taille de mettre en place des Conseils Consultatifs de Quartier. Bien que mis en sommeil à Angers pour cause de campagne électorale, celle-ci avait néanmoins permis de faire émerger insatisfactions et frustrations quant à leur fonctionnement et surtout quant à la prise en compte de leurs préconisations par les élus.
Or voilà qu'aujourd'hui, la majorité municipale d'Angers, sortie des urnes dans les conditions que nous savons, les relance et recycle pour l'occasion la bien curieuse expression de "démocratie participative" sortie par une certaine Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007.
Soyons un peu sérieux, il en est de la démocratie comme de la laïcité. Eprouver le besoin de l'affubler d'une épithète est comme l'étrange aveu qu'elle ne fonctionnerait pas bien ou qu'elle serait dévoyée.
Les choses sont en réalité bien plus simples, la démocratie est ou n'est pas. Et l'on ne peut se repaïtre de concepts issus de la langue de bois politicienne et continuer à délibérer incontinent comme si le 9 mars 2008 n'avait pas existé à Angers.
Témoin en est cette délibération provocatrice lors du conseil municipal du 30 septembre où comme acte symbolique de la mandature, la majorité inscrit à l'ordre du jour la question du lotissement d'un espace vert situé aux Basses Fouassières au pied des barres d'un ensemble immobilier déjà vaste.
La mairie n'ignorait pas le refus unanime du voisinage et fait le choix du passage en force et répond avec un cynisme inouï à la présence bien pacifique de l'association des habitants du dit secteur venus à la salle du conseil avec leurs banderoles.
A l'heure où l'on nous rebat les oreilles de démocratie prétendument participative, comment se fait-il que l'on continue à la dénier. Comme s'il n'y avait pas d'autres endroits à Angers pour lancer des programmes immobiliers.
Les Angevins n'entendent pas en la matière être comme les corbeaux de la fable et jurer honteux et confus mais un peu tard qu'on ne les y reprendrait plus.
Or il est à craindre, que faute d'avoir su choisir le changement, il ne faille pas attendre grand chose des CCQ et que le repoudrage dont ils sont censés faire l'objet lors du grand machin de la démocratie locale ne soit hélas qu'un artifice cosmétique de plus, chose à laquelle les Angevins se sont malheureusement accoutumés depuis trop longtemps.

vendredi 3 octobre 2008

IN MEMORIAM : JEAN FOYER UN GRAND SERVITEUR DE LA REPUBLIQUE



Nous apprenons aujourd'hui la disparition de Jean FOYER, ancien Garde des Sceaux, Membre de l'Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres.


Né à Contigné le 27 avril 1921, ancien élève de l'Institut Mongazon, et de la Faculté de Droit de Paris, Agrégé des Facultés de Droit, il enseigna successivement à Lille, Nanterre, Paris II-Assas dont il était professeur émérite.


Spécialiste de droit civil, sa thèse de doctorat, soutenue en 1954, s'intitulait De l'autorité de la Chose jugée en matière civile. Essai d'une définition.


Ancien Résistant, Gaulliste de la première heure, principal artisan de la rédaction de la Constitution de la Vème République, il fut Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de 1962 à 1967, et Ministre de la Santé en 1972-1973.

Excepté durant l'exercice de ses fonctions ministérielles, il représenta sans discontinuer le Maine-et-Loire comme Député de la 2ème circonscription à l'Assemblée Nationale, de 1959 à 1988.

Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, résidant le plus souvent à Paris, il n'en oublia pas moins son Anjou natal, et fut maire de Contigné le village où il avait vu le jour jusqu'en 2001.

Attentif au monde de la culture, il avait accepté d'être le président d'honneur de l'Association pour la Connaissance, la Sauvegarde et la Promotion des Orgues de Maine-et-Loire lors de sa fondation en 1992, et il avait tenu à honorer ce printemps l'invitation qui lui avait été faite de représenter l'Institut de France au Jury chargé de décerner le Grand Prix d'Orgue Jean-Louis Florentz organisé tous les ans à Beaufort-en-Vallée et à Angers.

Catholique convaincu, il avait été nommé par le Pape Jean-Paul II membre de l'Académie Pontificale Pro Vita.



4 Mai 2008 - Cathédrale d'Angers

Prix de l'Académie des Beaux-Arts Jean-Louis Florentz

De gauche à droite : Mme Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste titulaire adjointe à Saint-Sulpice à Paris, MM. Jean Foyer, Membre de l'Institut de France, Ancien Ministre,

Jean-Claude Vacher, préfet honoraire de Maine-et-Loire.


Recevant S. E. le Cardinal Ratzinger comme Membre associé étranger de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, Jean Foyer s'adressait en ces termes au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le futur pape Benoît XVI.
(extraits du discours).

"Il n'est point de système de rapport entre Église et État qui soit parfait. Dans nos sociétés occidentales, la séparation est sans doute le moins mauvais, et plus simplement le seul possible.
Elle laisse intacte à l'Église sa mission et la charge de parler, de porter le message qui lui est confié aux hommes et au Monde. Elle l'a fait devant la montée des totalitarismes, entre les deux guerres.
Vous l'avez redit en notre temps, rappelant à l'État ses limites nécessaires. Il n'est point un totum. L'État n'est pas tout, il ne doit pas tout faire et il ne peut pas tout faire. L'Église a mis en garde les États, les chrétiens et le Monde contre une utopie sans cesse renaissante, manifestation d'orgueil, contre l'illusion de croire que l'instauration de structures sociopolitiques ou économiques est capable de créer un « homme nouveau ». Utopie meurtrière qui a coûté en notre siècle la vie à des millions d'hommes. En son nom ont été justifiées les plus odieuses contraintes et les pires violences."
[...]
"Ce n'est point la société qui peut rendre les hommes meilleurs, elle ne peut que les rendre pires.
Ce sont les hommes qui peuvent réformer la société, à la condition de s'être convertis eux-mêmes."

mercredi 1 octobre 2008

MISE AU POINT DE XAVIER COCHARD - OUEST FRANCE

Après la tapageuse autant que mensongère intervention de Bernadette Caillard-Humeau dans les quotidiens locaux de samedi 27 septembre, Xavier Cochard, conseiller municipal de Trélazé, élu sur la liste du député maire Marc Goua a fait parvenir à Ouest-France la réaction que voici.

Ouest-France édition du 30 septembre 2008
MoDem : un élu remet les pendules à l'heure
Après les critiques de Bernadette Caillard-Humeau concernant les élections au Mouvement démocrate, Xavier Cochard, élu de Trélazé, réagit vivement.
Les propos de la première adjointe du maire d'Angers lui sont restés en travers de la gorge. Dans notre édition de samedi, Bernadette Caillard-Humeau, et une dizaine de militants, se plaignaient d'être écartés de trois scrutins concernant la désignation de représentants au sein du parti de François Bayrou. Immédiatement, Xavier Cochard, élu au conseil municipal de Trélazé, a fait part de son indignation.
« Je ne peux ni ne veux rester silencieux sur les agissements et les comportements calomnieux de certains membres exclus du MoDem. » Il explique : « Bernadette Caillard-Humeau et ses camarades du groupe démocrate angevin se sont exclus de fait en refusant de respecter le vote des militants de la section d'Angers lorsque ceux-ci ont décidé de faire campagne avec Christophe Béchu... Dire ici, que les anciens UDF se sont automatiquement portés candidats sur des listes de droite est purement scandaleux. Marc Goua est un homme profondément ancré à gauche et je suis néanmoins élu sur sa liste. »
Plus précisément sur les élections au MoDem : « Ce groupuscule s'offusque de voir ses listes invalidées, rien de plus logique puisque ces deux listes ne respectaient pas les règles de parités fixées par les instances nationales, et que les dites listes étaient composées de membres exclus de notre mouvement. »
Et de conclure : « Je suis franchement navré que Bernadette Caillard-Humeau ait besoin de salir publiquement les adhérents, les militants, les responsables et les élus MoDem. »
Merci à Xavier Cochard pour sa courageuse prise de position. Elle est tout à l'honneur de ce que justement François Bayrou souhaite que nous construisions et faisons vivre: un mouvement libre et courageux, qui met au premier plan les convictions et l'humanisme.

lundi 29 septembre 2008

ELECTIONS INTERNES: RESULTAT

Laurent Gérault élu à la présidence du MoDem 49 avec 97% des suffrages exprimés.
Le Mouvement Démocrate de Maine-et-Loire est en ordre de marche, comme l’avait demandé François Bayrou dans son courrier du 26 septembre (voir ci-dessous).

Les adhérents démocrates ont voté de manière claire.
Les résultats sont les suivants :
présidence départementale collégiale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 174
bulletins blancs 4
bulletins nuls 1
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant: Laurent Gérault
voix 174 sièges 5


conseil départemental
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 176
bulletins blancs 3
bulletins nuls 0
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant Françoise Le Goff
voix 176 sièges 56

conférence nationale
nombre d’inscrits 697
nombre de votants 179
bulletins exprimés 173
bulletins blancs 3
bulletins nuls 3
liste Tous unis pour porter les valeurs du Modem autour de François Bayrou
représentant France Réveillère
voix 173
sièges 34
Attachons-nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

François Bayrou a téléphoné personnellement ce midi (lundi 29) à Laurent Gérault pour le féliciter et lui faire part à nouveau de son total soutien.

C’est la meilleure réponse à tous les mensonges et attaques personnelles que l’équipe du MoDem 49 a subis ces dernières semaines. Attachons nous à construire maintenant un Mouvement Démocrate rassemblé pour préparer les échéances à venir.

dimanche 28 septembre 2008

Communiqué de presse Christophe Béchu 12-07-2008

Voici un article qui pour cause de vacances m'avait échappé.

On peut le lire au lien suivant http://www.ouest-france.fr/2008/07/12/angers/-J-ai-dit-non-a-Bernadette-Caillard-Humeau--54079538.html .

Christophe Béchu rappelle judicieusement la fin de non recevoir qu'il a opposée à Bernadette Caillard-Humeau, qui tentait de négocier directement une place sur sa liste, court-circuitant ainsi les instances du parti auquel elle appartenait alors, et qui parallèlement menait ouvertement des négociations avec Jeanc-Claude Antonini.
Cela confirme depuis longtemps ce que nous pensons de BCH: une personne pour qui les mots loyauté et éthique semblent appartenir à une langue qui lui serait étrangère et qui n'a pas compris que faire de la politique ce n'était pas passer son temps à grenouiller dans les arrière-cuisines mais à véritablement se mettre au travail, respecter les décisions collégiales du parti que l'on a choisi, et cesser de s'en réclamer dès lors qu'on choisit un chemin contraire à celles-ci.
Les derniers dérapages médiatiques de sa part ce week-end ne font que renforcer cette impression.

CONSEIL MUNICIPAL : ORDRE DU JOUR 30 SEPTEMBRE

Le Conseil Municipal d'Angers se réunira en séance publique mardi 30 septembre à 19h00.
Ordre du jour consultable sur le site de la Mairie au lien suivant: http://www.angers.fr/uploads/media/OJ_conseil.pdf

jeudi 25 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE (SUITE)

Ces derniers week-end la section d'Angers du Modem s'est lancée dans de grands travaux de rénovation de sa permanence. Grâce à de la peinture fraîche, blanche, grise et orange, des pinceaux et des rouleaux, un peu d'huile de coude et beaucoup de bonne humeur, la salle de réunion a pu prendre une allure un peu plus accueillante.

Voici ce que cela donne une fois les peintures finies.

Et oui, le Modem angevin travaille, et travaille concrètement, et il est beau de voir du travail fini.

mercredi 24 septembre 2008

ANGERS: LA SEULE VILLE OU PERSONNE NE CONNAÎT LA (1ère) ADJOINTE

Il est plus que temps que les Angevins se rendent compte de leur grosse bourde du 16 mars 2008.
L'adjointe au maire chargée de la mobilité est une parfaite inconnue, puisque même le personnel municipal ne la connaît pas.
Comme quoi, connaissance et reconnaissance ne s'improvisent pas. Si n'était en jeu le respect dû au personnel de la mairie, on pourrait trouver bien comique ce qui s'assimile à un jeu assez vache, celui qui consiste quand on est inconnu à tenter de prendre en faute de mauvaise réponse, un employé municipal. Curieuse conception du rôle de l'élu. Et pourtant la scène narrée par Daniel Houlle ne se passe pas dans la Russie soviétique de jadis, mais bel et bien au troisième millénaire à Angers.
ACCROCHE-TOI !
L’anecdote (vécue) se déroule pendant les « Accroche-Coeurs ».

Une tente du festival est dressée sur la place du Ralliement et tenue par du personnel municipal et des bénévoles du comité des fêtes d’Angers. Déboule une nana à vélo, chemisier largement échancré sur les épaules qui vient se renseigner. « Vous pouvez me dire où il y a des spectacles en ce moment ? – Bien sûr…. » Et la permanente de préciser les différents lieux et horaires… La « touriste » reprend : « et vous pouvez m’indiquer lequel est le plus intéressant ? » Et l’autre de répondre qu’il y en a pour tous les goûts, mais que tous sont excellents… sur cette réponse, la fille enfourche son engin et s’éloigne à toutes pédales.

Alors la bénévole qui avait suivi la scène dit à la jeune du service municipal : « T’as vu qui c’était ? – Ben …non, pourquoi ? – C’était la 1ère adjointe du Maire ! – OH ! j’espère que j’ai bien répondu…. ». C'était en effet Bernadette Caillard-Humeau qui faisait son tour des popotes.

Eh oui, BCH/KGB, même combat !!!

Ce qui n’est pas rassurant pour elle, c’est que le personnel ne la connaît pas !

mardi 23 septembre 2008

L'EXPRESSION DE LA MINORITE MUNICIPALE - SEPTEMBRE 2008

Voici la reproduction de la tribune du groupe "Angers, Choisir l'Avenir", publié dans le mensuel Vivre à Angers, page 17.

Source http://www.angers.fr/uploads/media/VAA325.pdf page 17

“ANGERS, CHOISIR L’AVENIR” (MINORITÉ)
La culture pour tous : du discours aux actes


“Les Accroches Coeurs”, vitrine culturelle de la ville viennent de connaître une dixième édition en demi-teinte. Programmation peu visible, absence de décors, manque d’originalité : l’essoufflement est manifeste.
La politique actuelle consiste à centraliser les moyens dans les mêmes structures (le Quai, le
NTA, le Chabada…) et à concentrer la plus grande part des subventions sur les activités culturelles de centre ville aux dépens de nos quartiers. Ce n’est pas notre vision de la culture pour tous.
Ainsi les maisons de quartiers, lieu de proximité, d’initiative, ne disposent que de 1% du budget culturel, somme sans doute trop faible pour accompagner les multiples projets portés par les talents de nos quartiers.
Au cours de ce mandat, nous défendrons l’accès de tous les angevins à toutes les cultures, nous nous y étions engagés pendant notre campagne. Notre ville est riche de sa diversité, des origines multiples des habitants de nos quartiers. Il faut encourager et soutenir cette diversité, encourager et soutenir les échanges inter culturels.
Nous pensons que la culture, l’échange peut être un nouveau ciment, un nouveau lien entre nous.
Nous souhaitons la poursuite des Accroches Coeurs mais en associant plus largement tous les quartiers de notre ville. La priorité au lieu de les allonger et plutôt les aides aux Maisons de Quartier et autres associations culturelles
Nous proposons la création d’un chapiteau itinérant mis à la disposition des quartiers afin d’y encourager la création artistique et culturelle.
Nous voulons que le Quai s’ouvre et se démocratise davantage pour favoriser son accès au plus
grand nombre.
Au-delà des Accroches Coeurs, l’esprit d’initiative des associations et des acteurs culturels de notre ville mérite d’être salué. Aussi, nous tenons à remercier les professionnels, les spectateurs, les bénévoles, les services municipaux et le comité des fêtes qui s’impliquent quotidiennement dans la vie culturelle d’Angers.

Christophe Béchu et le groupe
“Angers, choisir l’avenir”

Michelle Moreau, Laurent Gérault, Roseline Bienvenu, Marie-Claude Cogné, Ahmed el Bahri, Françoise Le Goff, Emmanuel Capus, Valérie Raimbault, Romain Thomas, Caroline Fel,
Gilles Groussard, Nedjma Bou-Tlelis et Daniel Dimicoli.
Contact : 02 41 05 40 37
NDR: responsable de festival culturel, je souscris pleinement à ces propos, et je remercie bien chaleureusement les conseillers municipaux du groupe "Choisir l'Avenir" pour l'attention humaine qu'ils portent dans leur expression à tous les acteurs de la vie culturelle angevine.
J'ose dire ici que sans le dévouement des associations et de leurs bénévoles, bien des projets culturels qui font le renom d'Angers n'existeraient tout simplement pas. Pour certaines d'entre elles, s'il fallait faire faire par du personnel payé ce qui est fait par des bénévoles, s'il fallait intégrer salaires et charges à leurs prévisions budgétaires, ce serait d'autant moins de ressources qui seraient consacrées aux projets artistiques.

lundi 22 septembre 2008

RENOVATION DE LA PERMANENCE DEPARTEMENTALE

Eric et Anthony avec leurs outils.

Depuis deux week-ends la permanence du Mouvement démocrate s'est lancée dans des travaux de réfection des peintures. Après la réfection des façades par le propriétaire bailleur, il devenait plus qu'urgent de donner à l'intérieur des locaux quelques coups de peinceau. Ainsi donc, des militants ont bien voulu donner de leur temps pour rendre nos locaux encore plus accueillants. Toute modestie mise à part, le travail effectué n'a pas grand chose de commun avec celui des ouvriers de la onzième heure.
Pour les murs, c'est la peinture blanche agrémenté de bandes de couleur orange et pour les pleintes c'est du gris.
Faire vivre un parti, ce n'est pas seulement avoir des idées sur l'homme et le monde, le pays, la région et la ville et en débattre, c'est aussi retrousser les manches au sens propre.
A Angers, peut-être mieux qu'ailleurs, le Modem est un parti qui ne vient pas de nulle part, qui ne s'est pas constitué ex nihilo, tant de pages de l'histoire locale du centrisme se sont en effet écrites dans les locaux historiques de la rue Saint Maurille, qui avant d'être ceux du Modem ont hébergé le MRP, le CDS et enfin l'UDF.


Stéphane et Anthony s'apprêtant à peindre les bandes orange.



Claudine et Amand



Claudine en pleine action de peinture d'une porte.






mercredi 17 septembre 2008

HALTE AUX PROJETS D'UTILITE DOUTEUSE

Cette intervention de Jean-Jacques Bélezy, conseiller municipal Modem à Limoges, résume tout à fait les inquiétudes que l'on peut concevoir à propos du projet du nouveau jouet de Jean-Claude Antonini, le centre aqua récréatif, ou quelque chose comme ça. Alors que nul n'ignore qu'en matière sportive, les urgences sont ailleurs et que cet équipement dispendieux obèrera pour de longues années l'indispensable délocalisation du stade Jean Bouin, vétuste et obsolète, qui n'a plus sa place là où il est, et dont la rénovation sur place serait un gouffre abyssal pour les finances de la ville.
A l'heure où le manque de réserves foncières en centre ville est si criant, on ne peut pas se permettre de passer à côté d'une telle opportunité. Les familles que l'on réussira à faire se loger près du centre, ce sera autant de familles qui échapperont aux mouvements pendulaires et dont les enfants viendront renflouer les effectifs de nos établissements scolaires.
Il suffit juste de remplacer les références à Limoges par Angers et ses villes périphériques.
Finalement, entre socialisme mégalomane et bling bling à la Sarkozy, il n'y a guère de différence. Le payeur est toujours le même, le citoyen. Comme si ces édiles se faisaient un devoir de mettre en pratique un adage d'un nouveau jour: "Civis semper solvendus censetur". Le citoyen est réputé toujours solvable.
"Les élus de Limoges Métropole ont choisi ce 30 Juin 2008 de lancer officiellement la procédure de construction d’un centre aqua-récréatif, en fait une « grande piscine », l’équivalent des thermes d’une cité gallo-romaine. Avec un bassin olympique couvert, un bassin de préparation, des hammams et saunas. Un projet chiffré à ce jour 55 millions d’euros, un chiffre considérable pour un équipement de loisir.
Notre agglomération a besoin d’un nouvel équipement nautique, tout le monde s’accorde à dire que les bassins actuels sont saturés.
Pour autant, est-il politiquement raisonnable de mobiliser la quasi-totalité des capacités d’investissement de l’agglomération sur un équipement de loisirs alors que de nombreux besoins essentiels ne sont pas satisfaits, qu’un service essentiel comme celui des transports en commun pour tous les habitants de l’agglo n’est pas honoré.
L’argent mobilisé pour ce projet ne servira pas à améliorer le quotidien des habitants de Feytiat, de Landouge, de Beaubreuil, d’Isle ou de Condat.
Quel va être le coût de fonctionnement d’un tel équipement ? Son impact environnemental ?
Je crois important d’adapter le programme aux capacités et aux besoins actuels de notre agglomération."
Jean-Jacques Bélézy, Conseiller Municipal MoDem de Limoges
http://www.modem87.org/blog.html

Mauvais goût vestimentaire (suite)

Abstraction faite de son appartenance politique, il y a des jours où l'on envierait les parisiens d'avoir un maire qui montre par sa tenue vestimentaire qu'il respecte ses administrés.

Chacun a pu juger du peu de cas que fait le maire d'Angers des codes vestimentaires dans une récente émission télévisée, mais avec cette vidéo prise aux accroches coeurs, c'est encore pire.

Un étranger cherchant dans cet aréopage d'élus le maire d'Angers se demanderait bien où il est.
Les angevins, même ceux qui vont aux Accroches Coeurs, sont ils indignes d'avoir un maire bien habillé?
Quand les politiques s'imaginent que pour parler au peuple, il leur faut arborer une tenue négligée, c'est qu'ils n'ont décidément rien à dire.
D'ailleurs, Ouest France publiait ces jours-ci un article fort intéressant sur le rapport des hommes à leur pouvoir.
"C'est une comédie du pouvoir qui se joue, depuis des millénaires, sous toutes les latitudes. C'est spectaculaire, parce que, au PS, il y a une déficience de leader. C'est comme dans une meute de loups. Il y a chez tous les loups mâles une aspiration à prendre la tête de la meute et puis il y en a un qui, par ses qualités, va finalement l'emporter. Même s'il y a des personnalités pas particulièrement faibles au PS, ils n'ont pas encore trouvé leur Sarkozy.
Que signifie cette tendance à s'habiller à la manière de Mitterrand,
à essayer la barbe ?
Aucune personnalité de gauche ne semble disposer d'une personnalité suffisamment forte et rassurante, d'où le besoin de se réclamer d'un père charismatique par l'imitation, le déguisement, sans oublier l'expression dont l'emphase anachronique frise souvent le ridicule.
De Gaulle proclamait qu'il n'avait pas de prédécesseur, Mitterrand ne se réclamait que de lui-même..."

lundi 15 septembre 2008

LA LAÏCITE TELLE QUE LA VOIT FRANCOIS BAYROU

Voici, reproduit in extenso le texte de l'interview accordée par François Bayrou. Le président du modem, dont nous connaissons tous les convictions de chrétien démocrate laïc, y explique ce qu'est sa vision de la laïcité, celle de la République.
L'on y découvre qu'elle n'est pas l'anticléricalisme, ni même l'obligation pour l'homme politique de taire ses convictions.
Mais le statut d'homme public, lorsqu'ès qualités, il assiste à une cérémonie religieuse, implique une certaine réserve.
Cela m'est l'occasion de résumer une petite anecdote personnelle.
Au tout début de ma carrière, j'avais été amené à conduire des élèves volontaires à la messe de sépulture du papa de l'un d'entre eux. Le chef d'établissement avait naturellement donné les autorisations d'absence nécessaire aux élèves et aux enseignants pour qui leur présence semblait être naturelle auprès de leurs élèves venus accompagner l'un d'entre eux à l'occasion des obsèques de son père.
Représentant en quelque sorte l'Etat auprès de mes élèves, même si la majorité d'entre eux avait été catéchisée et avait fait sa profession de foi, j'avais jugé qu'il eût été inopportun de communier. La raison était que j'accompagnais des élèves, et sur mon temps ordinaire de travail.
La laïcité s'imposait alors, et cela ne m'empêcha pas, non plus que mes collègues, dont je ne savais pas et n'avais pas à savoir quelles étaient les convictions, d'aller ensuite bénir le cercueil du parent décédé. Mais la communion, c'est autre chose, c'était manifester publiquement des convictions de foi. Ce n'était pas le lieu.
Il en eût été évidemment autrement si j'avais assisté à cette cérémonie en dehors de mes heures de service, et sans avoir eu à y conduire des élèves.
Subtilités que tout cela. Le cadre liturgique eût été le même, les personnes présentes aussi, mais une chose changeait, je n'étais pas alors en tant que professeur, mais comme simple particulier.
Je crois que c'était, toutes proportions gardées, et à la place qui est la mienne, la ligne de conduite que François Bayrou propose pour les croyants qui sont en charge d'une partie des affaires publiques et qui sont détenteurs d'une parcelle de l'autorité de l'Etat. L'obligation de réserve étant d'autant plus grande que les responsabilités sont grandes et que la personne qui les exerce exposée aux regards publics.
Cette ligne de conduite était du reste celle du général de Gaulle, qui n'avait jamais fait mystère de sa foi de chrétien, mais qui ne communiait jamais lorsqu'il assistait à une messe en qualité de chef de l'Etat.
Une question mérite cependant d'être posée, c'est la rapidité et la simplicité de diffusion des images. Une photographie peut être diffusée dans l'instant et la technique comme le matériel est à la portée de tous. La conséquence en est que l'homme public est davantage exposé. Et l'immédiateté de la diffusion empêche certainement toute prise de distance dans la réaction de l'opinion publique.
Voici donc le texte de François Bayrou.
Laïc convaincu et chrétien engagé, François Bayrou commente pour le JDD la visite de Benoît XVI en France. Le président du Modem, qui s'est dit "peu enthousiaste" à l'idée que Nicolas Sarkozy reçoive le pape à l'Elysée, estime que "la laïcité, c'est le refus du mélange des genres". Quant à la "laïcité positive", il juge "qu'ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot"... (lire la suite)
JDD : Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
FB : Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.
JDD : Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
FB : Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...
JDD : Vous croyez à ce miracle?
FB : Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...
JDD : Votre foi vient de l'enfance?
FB : Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy... JDD : Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"...
F B : Votre christianisme source votre patriotisme! Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...
JDD : Vous priez?
FB : Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.
JDD : Vous communiez?
FB : Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...
JDD : Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
FB : Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...
JDD : Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
FB : Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.
JDD : Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
FB : Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux. JDD : Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
FB : C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien. JDD : Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
FB : Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.
JDD : Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
FB : On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...
JDD : Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
FB : J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...
JDD : Nicolas Sarkozy est-il croyant?
FB : Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.
JDD : Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
FB : Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.
JDD : Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?
FB : Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté. JDD : Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
FB : Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Olivier JAY (Le Journal du Dimanche)

dimanche 14 septembre 2008

RENTREE DU MODEM ANGEVIN

Le quotidien Ouest France diffuse ce jour sur son site le compte-rendu de la conférence de presse de rentrée de la section d'Angers du Mouvement Démocrate.
L'équipe par la voie de sa présidente a précisé quelles étaient ses préoccupations par rapport au pouvoir d'achat.
Nul n'igore à Angers que les choix de la municipalité et de l'agglomération rendent plus aigu la question du pouvoir d'achat, en raison notamment du poids de la taxe foncière et des loyers.